Exposition en gare de Paris Austerlitz autour de la bande-dessinée « Madeleine Résistante »


LA FIN DE LA GUERRE – Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIème Reich (1944-1945)
Axe n°1La difficile attente du Débarquement
Au printemps 1944, la population française attend avec impatience le Débarquement. Les Alliés progressent sur tous les fronts. A l’Est, les Soviétiques parviennent à reconquérir une grande partie des territoires perdus depuis l’attaque allemande du 22 juin 1941. En Italie, les Anglo-Américains et les Français remontent depuis le sud après plusieurs débarquements mais buttent devant des lignes de défenses mises en place par les Allemands. Les bombardements s’intensifient sur l’Allemagne.
Face à la menace d’un débarquement en France, l’occupant allemand accentue la répression contre la Résistance, avec la complicité de l’Etat français. Des actions particulièrement brutales sont menées contre les maquis et les civils suspectés de les soutenir. L’application en France de la « Solution finale » se poursuit, tandis qu’elle fait plus de 420 000 victimes parmi les juifs de Hongrie. De grands convois de déportation partent de Compiègne vers les camps de concentration et de Drancy vers les centres de mise à mort, en premier lieu Auschwitz-Birkenau.
Mise en ligne des états des sources de la Seconde Guerre mondiale pour la Haute-Vienne
Par Pierre-Valéry Archassal
Haute-Vienne (87)
03.02.2022
1939-1945
Les Archives départementales de la Haute-Vienne conservent un très riche fonds relatif à la Seconde Guerre mondiale. Afin de faciliter vos recherches dans ces sources et mieux préparer votre venue en salle de lecture, des états des sources sont désormais disponibles en ligne.
Les documents relatifs à la Seconde Guerre mondiale sont essentiellement conservés dans les fonds de la série continue W (archives postérieures au 10 juillet 1940) dits fonds contemporains, aux Archives départementales de la Haute-Vienne. Parmi ceux-ci, on distinguera ceux spécifiques à la période ou aux organismes de temps de guerre, de ceux, plus généraux provenant des administrations territoriales et de l’État et dans lesquels les dossiers se rapportant à la guerre se trouvent disséminés parmi les autres. Pour mieux comprendre l’articulation des différents fonds, les Archives de la Haute-Vienne ont réalisé un document PDF à lire et télécharger éventuellement.
L’état des sources qui vient d’être rendu disponible en ligne également sous forme de PDF, même s’il n’est pas encore exhaustif, concerne notamment :
En plus de cet état des fonds qui permet de préparer une recherche en salle de lecture, les Archives départementales de la Haute-Vienne ont également mis en ligne des documents numérisés concernant l’histoire du département dans la Seconde Guerre mondiale.

La vie fulgurante d’une femme agent secret assassinée à 23 ans à Ravensbrück.
Mariée à 19 ans, veuve à 21, agent secret à 22 ans, déportée et assassinée par les nazis à 23 ans à Ravensbrück en 1945. Elle, c’est Violette Reine Szabo, qui a vécu sur le mode de l’éclair. Partout où elle est passée, sa grâce et sa combativité ont suscité l’étonnement et jusqu’à celui de ses bourreaux qui l’ont abattue d’une balle dans la tête. On attendait un récit qui soit à la hauteur d’une vie aussi sublime que tragique: c’est chose faite avec cette biographie de…

78 ans après son assassinat, le résistant François Verdier reste dans les mémoires. Jean-Pierre Blanc, maire honoraire de Marsoulas, était présent pour lui rendre hommage en forêt de Bouconne.
Au-delà des Toulousains, quiconque a fait des études ou travaillé un jour dans la ville Rose, est passé forcément par les allées François-Verdier. Mais qui était François Verdier ? Un résistant français, assassiné par la Gestapo le 27 janvier 1944 dans la forêt de Bouconne, à l’Ouest de Toulouse. En 1945, la municipalité toulousaine de Raymond Badiou donna son nom à ces allées de la ville, les débaptisant par la même occasion du nom qu’elles portaient depuis le 14 novembre 1940 : celui du maréchal Pétain.
En sus de cette reconnaissance, chaque année une cérémonie en son honneur a lieu en forêt de Bouconne à la date anniversaire. Dimanche dernier, elle se déroulait en présence du préfet de Région Étienne Guyot, des élus locaux, départementaux et régionaux, des représentants des associations d’anciens combattants avec leur porte-drapeau, des historiens, ainsi que des élèves du collège François Verdier de Léguevin.
Jean-Pierre Blanc, délégué des Médaillés de la Résistance Midi-Pyrénées, maire honoraire de Marsoulas, était également présent et a, dans un discours émouvant, rappelé que ce héros de la Résistance avait reçu la médaille de la Résistance Française avec rosette, crée par le général de Gaulle, à titre posthume et attribuée le 3 août 1 946.



Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), est mort samedi d’un cancer à l’âge de 96 ans. Membre de la résistance juive, il avait été arrêté à Lyon, puis déporté le 3 février 1944 par le convoi numéro 67.
L’un des derniers grands témoins de la Shoah est décédé. Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), est mort samedi 22 janvier d’un cancer à l’hôpital de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, à l’âge de 96 ans, a annoncé l’UDA dimanche dans un communiqué.
« Il était l’incarnation de l’Union des déportés », a déclaré à l’AFP Isabelle Ernot, directrice scientifique de l’UDA, ajoutant : « Il a été un acteur essentiel du recueil de la mémoire, de sa mise en valeur pédagogique et de sa transmission. »
Raphaël Esrail est né le 10 mai 1925 en Turquie « dans une famille juive qui émigre en France l’année suivante », rappelle l’UDA dans son communiqué. Membre de la résistance juive à Lyon où il confectionne de faux papiers, il est arrêté puis interné au camp de Drancy, avant d’être déporté à 19 ans à Auschwitz-Birkenau le 3 février 1944, par le convoi 67, le même que la famille Pikovsky auquel France 24 a consacré un webdocumentaire.
En janvier 2020, à l’occasion des 75 ans de la libération du camp, il avait accordé un entretien à France 24 lors duquel il avait raconté ce voyage vers l’enfer : « Vous mettez des hommes et des femmes dans des wagons à bestiaux. Vous leur donnez un seau hygiénique et un seau d’eau. Ils restent trois jours sans manger. Les gens doivent faire leur besoin devant les autres. On ne traite pas les chiens de cette façon. La déshumanisation a commencé dans le train ».