Un violon dans l’Histoire



2022: 77 ème ANNIVERSAIRE DE L’APPLICATION DES GRANDES MESURES DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE :
Du 3 février au 30 juin 2022, le Mémorial des martyrs de la Déportation accueille l’exposition temporaire :
TRAIN 14 166.
LYON – NATZWEILER – RAVENSBRÜCK – AUSCHWITZ-BIRKENAU.
11 AOÛT 1944.
Réalisée dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation édition 2021 – 2022, cette exposition, déjà visible librement, sera déclinée en un atelier et une visite guidée adaptée aux scolaires (à partir du mois de mars) et en une visite thématique pour le tout public (tous les dimanches à partir du mois de mai).
Le 11 août 1944, dix voitures voyageurs quittent la gare de Lyon Perrache en direction des camps de transit parisiens. À leur bord, environ 650 prisonniers majoritairement extraits des cellules de la prison de Montluc, parmi lesquels 350 hommes, femmes et enfants Juifs à destination de Drancy. Les résistantes sont quant à elles attendues au camps de Romainville et les résistants à Compiègne. Onze jours plus tard, les quelques 350 Juifs arrivent à Auschwitz-Birkenau. Enfants, vieillard et « inaptes » au travail sont assassinés tandis que les autres intègrent le système concentrationnaire. Parmi eux, moins d’une centaine verra la fin de la guerre. Entre temps, 62 résistantes sont internées à Ravensbrück, dont au moins 25 n’en réchapperont pas, ainsi que 221 résistants au camp de Natzweiler-Struthof.
Sans passer par Paris, le train 14 166 qui devait être un transfert de prisonniers est devenu un convoi de déportation, en direction du système concentrationnaire et des centres de mise à mort, au cœur du Reich. Quarante-trois ans plus tard, la constitution du convoi du 11 août est l’un des 5 chefs d’accusations retenus contre Klaus Barbie pour crime contre l’humanité et pour lequel il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Aujourd’hui, ce convoi est le symbole d’une politique répressive allemande qui s’est exercée et intensifiée jusqu’aux derniers jours de l’occupation.
Réalisée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre sous la direction de Tal Bruttmann, cette exposition est développée en partenariat avec le Mémorial de la Shoah et le ministère de l’Éducation nationale.
Véritable ressource pédagogique elle est adaptée aux élèves de collèges et lycées, afin de faire connaître l’histoire de ce convoi, mais aussi de transmettre la mémoire de ses nombreuses victimes.
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Accessible en visite libre
Visites guidées tout public dès le mois de mai
Visites et ateliers pédagogiques dès le mois de mars
Plus d’information | memorial.martyrs.deportation@gmail.com
ou au 06 14 67 54 98
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Icône des supporters du Red Star de Saint-Ouen, Rino Della Negra est entré dans l’histoire en entrant dans la Résistance, avant d’être exécuté parmi les « terroristes » de l’Affiche rouge. Une biographie lui est enfin consacrée.
« La plus grande preuve d’amour, c’est de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Difficile de ne pas voir, dans cette phrase qui conclut la lettre d’adieu de Rino Della Negra à ses parents, quelques heures avant d’être fusillé, une réminiscence de l’Évangile selon saint Jean – « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »
Dans sa famille originaire du Frioul, arrivée en France au début des années 1920 avec la vague d’immigrés antifascistes, l’influence catholique n’est pourtant pas patente. Rino naît en 1923 à Vimy dans le Pas-de-Calais, d’où les Della Negra partent quand il a trois ans pour rejoindre Argenteuil et le quartier Mazagran – rebaptisé « Mazzagrande » par l’importante communauté italienne qui s’y est installée.

Le Musée de l’Homme, musée de synthèse présentant l’Homme sous ses facettes biologiques et culturelles, est inauguré le 20 juin 1938. Deux ans plus tard, les troupes allemandes paradent devant le Trocadéro. Musée militant, antiraciste, cosmopolite, le musée et une partie de son personnel scientifique ne furent pas des témoins indifférents aux temps troublés que traversa alors la France. Après la décapitation du réseau de résistance du musée, il vacille dans ses fondations identitaires avant qu’une nouvelle routine de travail ne se mette en place, au cœur de l’Occupation.
En lien avec cette conférence, une visite guidée au Mont-Valérien est proposée le dimanche 6 mars 2022 à 16h. Le Mont-Valérien a été le principal lieu d’exécution par l’armée allemande sur le territoire français pendant la Seconde Guerre mondiale. De 1941 à 1944, plus de 1000 hommes furent assassinés pour ce qu’ils faisaient, pour ce qu’ils étaient ou pour ce qu’ils représentaient. L’année 1942 fut la plus meurtrière. Aux exécutions massives d’otages, s’ajoutent notamment celles des condamnés à mort des « Grands procès », dont celui du Palais Bourbon et celui de la Maison de la Chimie.
Arrêtés de février à juillet 1941, Jules Andrieu, Georges Ithier, Anatole Levitsky, Léon-Maurice Nordmann, René Sénéchal, Boris Vildé et Pierre Walter, sont condamnés à mort le 17 février 1942 par le tribunal militaire allemand lors du procès dit du « Musée de l’Homme ». Ils sont exécutés le 23 février au Mont-Valérien. Yvonne Oddon, Agnès Humbert, sont déportées vers les camps allemands.
En ce 80e anniversaire, le mémorial du Mont-Valérien et le Musée de l’Homme s’unissent pour rendre hommage et transmettre les mémoires de ces femmes et de ces hommes qui, par leur esprit et leur intelligence, ont pris les armes pour défendre les libertés et la démocratie.

L’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis a pour but d’entretenir et de valoriser la mémoire de la Résistance à l’occupant nazi et au régime de Vichy. Sous l’égide du Musée de la Résistance nationale de Champigny sur Marne, ce festival annuel « La Résistance au cinéma » en Seine-Saint-Denis s’adresse au grand public et plus particulièrement aux scolaires, avec l’appui des directrices et directeurs de salles de cinéma ainsi que des structures culturelles municipales du département.
Cette 17e édition du festival s’organise avec de nombreux partenaires : la délégation de Seine-Saint-Denis des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, le Musée de l’Histoire vivante de Montreuil, l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, les Archives départementales, l’Association Républicaine des Anciens Combattants de Seine-Saint-Denis, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Le Patriote Résistant.
Elle est soutenue par le Conseil départemental, la Direction des Services départementaux de l’Éducation nationale de Seine-Saint-Denis, Est-ensemble et Seine-Saint-Denis Tourisme.
Chaque projection se prolonge par un débat avec des intervenants historiens, passeurs de mémoire, responsables d’associations, du monde du cinéma, etc. La billetterie des séances scolaires est prise en charge par l’association des Amis de Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis.
Sabine Pesier
Présidente de l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis

Mercredi 16 février, dans le cadre d’un séjour de cohésion de deux semaines à l’espace 1.000 Sources de Bugeat, quarante jeunes volontaires du Service national universel (SNU) se sont retrouvés au musée départemental de la Résistance Henri-Queuille de Neuvic.
Des jeunes venus de quatre départements de la Nouvelle-Aquitaine (Creuse, Haute-Vienne, Lot-et-Garonne et Charente-Maritime). Deux modules leur ont été présentés : un par Rudy Moreau, ancien militaire de carrière, représentant l’ONACVG (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre), et un second par Gilbert Baubatie, ancien professeur d’histoire, invité à venir évoquer l’histoire de la Résistance française en général, et haute corrézienne en particulier.
Parmi les « stagiaires » de ce groupe, Louis Abadia, qui souhaite devenir officier militaire, confirme qu’il est venu chercher lors de ce stage un apprentissage à la vie sociale, découvrir une certaine forme d’encadrement et appréhender tous les aspects de la hiérarchie et de l’autorité.
Quant à Rachelle, une jeune fille qui envisage de devenir médecin militaire dans la marine, elle explique que cette formation répond totalement à ses attentes avec notamment : les principes de la cohésion de groupe, les symboles autour du port de l’uniforme, mais également tout ce que représente pour elle l’autorité militaire.
Quant aux objectifs du SNU, ils peuvent être résumés ainsi : appréhender une certaine cohésion sociale, accepter la mixité, suivre une préparation à l’entrée dans la vie active civile dans la citoyenneté.
Ce stage, par l’intermédiaire d’un séjour de cohésion de douze jours, en dehors de leur département, devra être suivi par ces jeunes gens d’une mission d’intérêt général de 84 heures dans une administration publique ou au sein d’une association.
La veille, 40 autres jeunes du SNU ont aussi effectué une visite guidée du musée et ont visionné notamment, le film La Résistance en Haute-Corrèze .
L’histoire d’Henri Queuille, acteur essentiel de la Résistance nationale, a également été retracée aux jeunes volontaires.

Jusqu’au 30 août prochain, le musée de la Résistance de Limoges expose de nombreux objets, affiches et documents de propagande créés entre 1940 et 1944 pour promouvoir l’idéologie du régime de Vichy et de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain
Des affiches, des livres, des bibelots, des contes pour enfants, des timbres, des partitions musicales : ces documents inédits, à la fois surannés et étrangement modernes, souvent inconnus du grand public, dormaient dans les réserves du musée de la Résistance, au cœur du vieux quartier de la Cité à Limoges.
Objets exhumés d’un passé pas si lointain, à mi-chemin entre la mémoire et l’histoire, ils sont les témoins d’un passé qui hante encore nos débats du présent.