Catégorie : Actualité de la Résistance

Agentes secrètes britanniques en mission dans la résistance française : une histoire méconnue

Agentes secrètes britanniques en mission dans la résistance française : une histoire méconnue

Quatre-vingts ans après la capitulation de l’Allemagne nazie, la présence de femmes parmi les agents britanniques déployés dans les réseaux de résistance suscite toujours une certaine fascination. Leur action, encore trop rarement évoquée, n’échappe pas à des formes de romantisation et de glamourisation. N’est-il pas temps de rendre compte de la véritable nature de leurs expériences ?


Après la capitulation française en juin 1940, le Royaume-Uni s’impose comme le dernier rempart contre le Reich. Churchill n’entend pas s’enfermer dans une posture défensive. Il met sur pied une organisation clandestine chargée de « mettre le feu à l’Europe » en agissant dans les pays tombés sous le joug nazi. La mission du Special Operations Executive (SOE) est de soutenir les foyers d’opposition naissants, en leur fournissant armes et munitions et en coordonnant leurs actions.

Le SOE doit ainsi poursuivre le combat là où les troupes régulières ont capitulé et pour ce faire, s’appuie sur la guerre de subversion et d’usure. Mais derrière ces méthodes non conventionnelles, un autre aspect suscite toujours une certaine fascination plus de 80 ans plus tard : le recrutement délibéré d’officiers féminins.

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NOTRE PROCHAIN COLLOQUE : TÉMOINS ET MÉMOIRES DES VICTIMES DE L’OCCUPATION

NOTRE PROCHAIN COLLOQUE : TÉMOINS ET MÉMOIRES DES VICTIMES DE L’OCCUPATION

Dans le cadre de l’hommage aux fusillés du 15 décembre 1941, les associations de familles de fusillés (Mont Valérien, Caen, Châteaubriant et l’UJRE) et l’Association pour un Maitron des fusillés et exécutés, avec le soutien de la ville de Paris, organisent une journée spéciale :

VENDREDI 12 DECEMBRE 2025
de 9 h à 17 h

à l’auditorium de la ville de Paris
5 rue Lobau – Metro Hôtel de Ville

TÉMOINS ET MÉMOIRES
DES VICTIMES DE L’OCCUPATION

Cette journée est bâtie à partir du programme de recherche de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) présenté par ses responsables  Denis Peschanski (CNRS) et Thierry  Berkover (AFMD) avec d’autres historiens et historiennes. Les témoignages recueillis pour le Mémorial des femmes et ceux  sur les exécutions de Vincennes en 1944 sont exposés comme exemples d’utilisation du programme qui va au delà du simple document et s’interrogent sur le statut du témoin. Ceux qui sont retenus sont accompagnés de nombreuses notes et observations qui facilitent leur utilisation pédagogique et citoyenne en ligne. D’autres témoignages sont étudiés, ceux du camp de Romainville par Thomas Fontaine, de Rhône-Alpes, de la Résistance cheminote ainsi que celui sur la déportation d’ Alter Fajnzylberg.

PROGRAMME

Introduction
Claude Pennetier, directeur honoraire du Maitron, co-président de l’association Pour un Maitron des fusillés et exécutés (APMFE)

Présentation du programme ANR (Agence nationale de la recherche)Témoins 39-45
Denis Peschanski, directeur émérite du CNRS
Thierry Berkover, co-responsables du programme, président de l’Association des Amis de la Fondation de la Déportation
Carine Klein, ingénieure de recherche au CNRS
Guillaume Pollac, docteur en histoire

Exemple d’application pratique du programme Témoins 1941-1945
Sabine Pesier, coprésidente du Mémorial des femmes.

Témoins de Romainville, Témoins des femmes de Romainville
Thomas Fontaine, Directeur des projets du Musée de la Résistance Nationale-Réseau, Directeur de projet du Mémorial national des femmes en résistance et en déportation.

Le Mémorial de l’oppression en Rhône-Alpes, précurseur et modèle du service de recherche des crimes de guerre ennemis
Jean-Luc Marquer, coprésident de l’association Pour un Maitron des fusillés et exécutés

Témoins de la Résistance cheminote
Jean-Louis Ponnavoy, secrétaire de l’association Pour un Maitron des fusillés et exécutés.

Edition d’un témoignage exceptionnel : Ce que j’ai vu à Auschwitz (Les Cahiers d’Alter)
Roger Fajnzylberg

Témoins des exécutions de Vincennes en août 1944
Sylvie Pépino (Enquête ANR Témoins 1939-1945), Annie Pennetier-Surzur (Apmfe)

Renouveau des promenades mémorielles
Dialogue entre Julien Le Gros, journaliste et Claude Pennetier (APMFE)

Conclusion
Denis Peschanski

Renseignements
et inscriptions pour la journée
(gratuit) 

Jean Darracq
Tel : 06 10 98 84 15
Mail : sylvie-jean.darracq@wanadoo.fr

ANFFMRFA
9 rue Amédée Picard
94230 CACHAN

Marcel Francq, dernier survivant de la Libération de Châteaubriant, vient de mourir juste avant ses 100 ans

Marcel Francq, dernier survivant de la Libération de Châteaubriant, vient de mourir juste avant ses 100 ans

La mairie de Châteaubriant annonce, ce lundi, la mort de Marcel Francq, juste avant ses 100 ans. Il était le dernier survivant de la Libération de Châteaubriant, ce pour quoi il avait reçu la Légion d’honneur en août dernier.

« Je l’ai fait de tout cœur » : voilà ce que Marcel Francq disait de sa participation à la Libération de Châteaubriant, lorsque nous l’avions rencontré en août dernier, lorsqu’il a été décoré de la Légion d’honneur, à l’occasion du 81e anniversaire de la libération de la ville, en août 1944. Ce lundi, la ville annonce son décès, juste avant ses 100 ans qu’il aurait dû fêter le 4 décembre.

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Prochaine sortie du catalogue d’exposition permanente du Musée de la Résistance nationale

Prochaine sortie du catalogue d’exposition permanente du Musée de la Résistance nationale

Un appel au soutien dans une période de transition. Le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne lance les précommandes de son catalogue d’exposition permanente, qui paraîtra en décembre. Cet ouvrage, richement illustré de plus de 250 documents issus d’un des plus grands fonds sur la Résistance en France, vise à offrir une synthèse accessible et visuelle des collections du musée.

Quand les nazis raflaient le plus haut lieu de la résistance étudiante française grâce à un traître

Quand les nazis raflaient le plus haut lieu de la résistance étudiante française grâce à un traître

Une cérémonie d’hommage aux résistants déportés de l’université de Strasbourg s’est tenue, ce mardi 25 novembre, au palais universitaire. L’occasion de revenir sur le passé de ses membres. Le choix du courage que beaucoup paieront de leur vie.

« Cette journée du 25 novembre, je m’en souviens comme si c’était hier. » Au sein du palais universitaire de Strasbourg (Bas-Rhin), paré en mausolée, ce n’est plus Yvonne Lobstein, la vénérable dame qui témoigne, ce mardi 25 novembre. Mais Yvonne Henry, l’étudiante de l’université de Strasbourg (Bas-Rhin) repliée à Clermont-Ferrand et qui a vécu les rafles de 1943.

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CHAMPIGNY SUR MARNE : Le Musée de la Résistance nationale ouvre les précommandes de son catalogue

CHAMPIGNY SUR MARNE : Le Musée de la Résistance nationale ouvre les précommandes de son catalogue

En décembre 2025, le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne publiera le catalogue officiel de son exposition permanente, un ouvrage de référence qui propose pour la première fois une vision d’ensemble, illustrée et accessible, de l’un des plus importants fonds consacrés à la Résistance en France.

Destiné à tous les publics, historiens, enseignants, étudiants, familles, ou encore passionnés d’histoire, ce catalogue constitue à la fois un compagnon de visite incontournable et un bel objet culturel à découvrir, offrir et transmettre.

Un ouvrage richement illustré, au cœur de l’histoire de la Résistance

Pensé comme une porte d’entrée vers la richesse des collections du musée, le catalogue réunit plus de 250 documents remarquables : archives inédites, photographies historiques, objets emblématiques et œuvres artistiques. Sur 144 pages couleur, il éclaire les parcours, les engagements et les visages de la Résistance en France à travers les grandes thématiques de l’exposition permanente.

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Projection spéciale du film « Le gars des Callouins. L’épopée de Désiré Le Fauconnier au sein de la 2e DB »

Projection spéciale du film « Le gars des Callouins. L’épopée de Désiré Le Fauconnier au sein de la 2e DB »

🎞️Mardi 9 décembre prochain 19h45, rendez-vous pour une projection spéciale au Pathé Alésia, dédiée au film « Le gars des Callouins. L’épopée de Désiré Le Fauconnier au sein de la 2e DB » (production Les Trois chêne 2023).
Le documentaire revient sur le parcours du jeune Désiré, 17 ans, qui s’engage volontairement au sein de la 2eDB du général Leclerc le 4 août 1944. En quelques semaines, il se trouve au coeur de la bataille de Normandie, de la Libération de Paris, de la bataille de Dompaire, de la Libération de Strasbourg, de la découverte du camp de concentration Dachau et de la prise de la Kehlsteinhaus (Nid d’Aigle d’Hitler). La projection sera suivie d’une conférence du réalisateur Olivier Fély-Biole.
Inauguration de la place de Madeleine Riffaud

Inauguration de la place de Madeleine Riffaud

4 j 
Paris, 26 novembre.
C’était ce 26 novembre à Paris. à 500m du tunnel des Buttes Chaumont qui confirmera l’entrée de Madeleine Riffaud dans l’Histoire avec un H, le jour anniversaire de ses 20 ans, le 23 aout 1944.
Vers 15 h 00, la placette à ce moment encore sans nom s’est remplie progressivement de plus de 300 personnes.
Ce jour, gris de ciel, lumineux de cœur, voit l’inauguration de la place de Madeleine Riffaud. Parmi cette foule grandissante où se côtoient celles et ceux qui avaient connu Madeleine, avaient milité avec elle, étaient présents aussi, beaucoup de représentant-es des organisations, parti et syndicat dont durant 3/4 de siècle et jusqu’à sa mort elle a été toujours adhérente.
La CGT était représentée par Sophie Binet accompagnée de Pablo Aiquel secrétaire général du syndicat national journalistes (SNJ-CGT) et Gilbert Garrel Président de l’IHS CGT.
De nombreux militants du PCF du 19e, mais aussi du 3e ou elle a si longtemps habité, des journalistes de l’Humanité.
L’ANACR et son comité de Paris, le Secours populaire, l’ARAC étaient aussi représentés. Francis Rol Tanguy président du CPL accompagné du Conseil d’administration de l’association dont Madeleine était la présidente d’honneur, le Musée de la Résistance nationale représenté par son vice-président, moi-même, et Philippe Beaudelot président de l’association des amis parisiens du Musée de la Résistance nationale étaient tous là.
Sobriété des discours. Le maire du 19e rappelant les combats de la Libération, le PC de Madeleine dans le bureau de poste non loin du lieu, moment historique, de la capture du train et ses 80 soldats allemands dans le tunnel des Buttes-Chaumont. Mais aussi une évocation de la journaliste grande reportère des combats de libération nationale dans le monde, des luttes sociales et ses liens avec la Vie Ouvrière, L’Humanité dont le hors-série était bien présent. La poétesse amie d’Éluard, d’Aragon, de Vercors de Raymond Aubrac qui tous l’ont encouragé à creuser son sillon de sa plume pour notre plus grand bonheur.
Jean David Morvan qui a convaincu Madeleine d’accepter de co-scénariser ses mémoires en BD pour parler à la jeunesse, venu avec son fils filleul de Madeleine, a parlé simplement et brièvement (trop), avec un proche de Madeleine de cette dimension de femme libre qui fondamentalement la caractérisait, rejoignant ainsi de l’image que nous partageons d’elle.
Il revenait à Anne Hidalgo de sortir du rôle protocolaire de la Maire, partie imposée du moment, pour revenir sur la dimension humaine, politique, historique qu’a pris Madeleine Riffaud dans l’histoire de notre pays et sa place dans la mémoire parisienne.
Lorsque le drap aux couleurs de Paris est tombé, salué par le chant des partisans, un nouvel espace de lumière est venu éclairer Paris.
Hitler en loup, Göring en cochon… Un trésor de la Résistance en bande dessinée exposé à la Bn

Hitler en loup, Göring en cochon… Un trésor de la Résistance en bande dessinée exposé à la Bn

 

Par Malika Bauwens

Publié le 17 novembre 2025 à 19h00, mis à jour le 18 novembre 2025 à 16h23
La Bibliothèque nationale de France expose, dans la rotonde du site historique Richelieu, 77 planches originales de La Bête est morte !, chef-d’œuvre dessiné par Calvo en pleine Seconde Guerre mondiale, dont elle a fait l’acquisition cette année grâce au succès d’un appel au don et au mécénat. Un joyau de la BD résistante.

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