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L’Association pour le souvenir des fusillés du Mont-Valérien et d’Ile-de-France présente en hommage solennel aux fusillés du Mont Valérien et à toute la Résistance, le samedi 1er juin 2024 à 14h00 « LES ÉTRANGERS DANS LA RÉSISTANCE – LA LIBÉRATION », écrit par Evelyne Loew et interprété par Les collégien-ne-s du collège Albert Camus de Bois-Colombes (92) et les lycéen-ne-s du lycée Alain du Vésinet (78), spectacle monté par le Collectif Passerelles (Thomas Fitterer, Marilyne Fontaine, Sylvain Méallet, Patrick Palmero, Chani Sabaty Président : Ludovic Deschamps Directrice technique et son : Raphaëlle Chevalier).
Avec la participation exceptionnelle d’Ariane Ascaride

Emmanuel Macron entame les commémorations des 80 ans du Débarquement par le Morbihan ce mercredi. Il se rend sur le site du maquis de Saint-Marcel, à une trentaine de kilomètres de Vannes. Plus de 2.000 résistants ont mené depuis ce site des opérations de guérillas contre les Allemands en juin 1944.

Créé en février 1943, le maquis Saint-Marcel est aujourd’hui une page de l’histoire de la Résistance française. Entre le 5 juin et le 18 juin 1944, on a compté jusqu’à 2.000 résistants et parachutistes SAS, sous les ordres du commandant Morice, installés en pleine campagne, dans la région de Malestroit, située à une trentaine de kilomètres de Vannes, site connu par les Alliés sous le nom de code “Baleine”. Ils ont mené des opérations de guérillas contre les Allemands
Dès le 5 juin, veille du Débarquement allié, les opérations commencent vraiment, déclenchées par des messages diffusés par Radio Londres devenus célèbres : « Les dés sont sur le tapis » et « Il fait chaud à Suez ». Ces messages induisent d’engager des actions de destruction de voies ferrées, couper des lignes téléphoniques et attaquer des groupes d’Allemands.

Cet été 1944, les résistants berrichons jouent un rôle capital dans la libération de Franc en ralentissant les troupes allemandes et plus particulièrement la colonne Elster. Un succès dont ils sont en majeure partie dépossédés par les Américains craignant la montée des « maquis rouges » français.
Dans son documentaire, Raphaël Millet nous emporte au fil des archives et des témoignages dans le Berry de la seconde guerre mondiale.
« Berry été 44, une histoire volée ? » ouvre des pages méconnues sur la libération de la France en été 44 et met en lumière le rôle essentiel des résistants du Centre de la France et plus précisément des maquisards de l’Indre et du Cher. Pour remonter du sud-ouest vers le nord-est, les colonnes allemandes en retraite sont dans l’obligation de passer par le Berry, où elles vont être mises en grande difficulté face aux actions de la résistance. De ces épisodes, il ne reste que peu de traces et jusqu’à ce jour, aucun film français pour en témoigner.
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Les femmes jouèrent un rôle crucial dans la résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale. Leur action a pourtant été largement sous-estimée dans l’écriture de l’Histoire.
De Morgane Joulin
Les Femmes françaises libres, volontaires féminines des Forces françaises libres (FFL), défilent en uniforme.
PHOTOGRAPHIE DE Lebrecht Music & Arts / Alamy Banque D’Images
C’est un ratio qui parle de lui-même, six femmes sur mille trente-huit titulaires ont été faites Compagnons de la Libération : Berty Albrecht, Laure Diebold, Marie Hackin, Simone Michel-Levy, Émilienne Moreau-Évrard et Marcelle Henry. Soit moins de 10 % des médaillés de la Résistance.
Pourtant, les femmes étaient présentes dans un grand nombre des branches de la résistance française, armées (Francs-Tireurs et Partisans, Mouvement de Libération Nationale…etc), ou non (« assistantes »). Qu’elles aient été reconnues ou soient restées anonymes, les femmes ont longtemps souffert d’un manque de reconnaissance pour leurs actions militantes.
Le 8 mai 1945 marquait la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe suite à la capitulation de l’Allemagne. En ce jour de commémoration, nous vous proposons de revenir sur l’histoire de huit d’entre elles.

« Les sanglots longs des violons de l’automne, blessent mon cœur d’une langueur monotone ». C’est par ce message, diffusé à la BBC dans l’émission ‘Les Français parlent aux Français’, que la radio britannique annonce le Débarquement de Normandie. Un message codé, capté sur de nombreux postes à travers l’Hexagone, et une annonce qui aura des conséquences immédiates en Drôme comme en Ardèche.
« Le chamois des Alpes bondit »
Côté Drôme, le fol espoir que fait naître l’annonce de l’arrivée des Américains provoque la montée de milliers de personnes vers le plateau du Vercors, quelques semaines plus tard ce maquis sera tragiquement attaqué par l’armée allemande. « Dans la nuit du 5 au 6, la BBC diffuse également le message ‘Le chamois des Alpes bondit’, il appelle à l’insurrection le maquis du Vercors », explique Alice Buffet, directrice du musée de la Résistance et de la déportation à Grenoble. Au-delà de ça, « il y a eu un vrai enthousiasme, à la connaissance du débarquement, on va voir affluer des hommes vers les maquis », ajoute-t-elle.

En mai 1943, Ernest Kaltenbrunner, nouveau chef à Berlin de l’Office central de la sécurité du Reich (RHSA) remet à Hitler un rapport qui décrit dans le détail l’organisation de la Résistance française.
Sous la forme d’une enquête historique qui s’appuie sur les archives inédites des services secrets français, ce film révèle comment la plupart des organisations de la Résistance ont été infiltrées par des Français, appelés « V Man », hommes de confiance, à la solde des Allemands.
L’ouverture récente de nouvelles archives des services secrets français conservées au Service Historique de la Défense (SHD) a révélé que durant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des organisations de la résistance française ont été infiltrées par des traitres au service de l’occupant allemand.
Peu connue, l’existence de ces traitres, qu’il s’agisse de résistants arrêtés et « retournés » ou de Français acceptant contre rémunérations de travailler pour l’ennemi, éclaire d’un jour totalement nouveau à la fois l’histoire de la répression allemande et celle de la résistance française.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, plus de deux cents messages sont diffusés sur Radio Londres à l’intention de la Résistance française, dont le fameux vers de Verlaine, entré dans l’Histoire. Le poète du XIXe siècle n’avait sûrement pas imaginé qu’il symboliserait un jour la victoire des démocraties occidentales sur la barbarie nazie