Catégorie : Actualité de la Résistance

Résistance unie, déportation et martyrs

Résistance unie, déportation et martyrs

Sur le site du mémorial à Vitrac-sur-Montane au pied de la croix de Lorraine, a eu lieu la 18 e cérémonie commémorative de la résistance unie, de la déportation et des martyrs.

Instaurée le 10 septembre 2004, la cérémonie commémorative de la résistance unie, de la déportation et des martyrs s’est tenue ce vendredi sur le site du mémorial à Vitrac-sur-Montane au pied de la croix de Lorraine, symbole de l’union de la résistance française.

Une centaine d’enfants présentsAfin de transmettre le devoir de mémoire et faire vivre le souvenir, près d’une centaine d’élèves des écoles d’Égletons et du RPI Vitrac Eyrein ont pris part à cette cérémonie en ravivant les flammes de l’espoir sur le site du mémorial.

Au cours de cette cérémonie organisée par le Conseil départemental, Nathalie Marcillac, accompagnée de Frédéric Valy, a interprété le Chant des partisans et la Marseillaise. Un moment empreint d’émotion pour le public venu en nombre.

Dans son allocution, Pascal Coste a remis en avant le rôle de passeurs de mémoire et les valeurs portées par l’association du mémorial, notamment auprès des jeunes, avec un partenariat indispensable avec l’éducation nationale.

« Des valeurs d’unité, de détermination et d’espérance qui ont été le fondement du Conseil national de la Résistance créé par le général De Gaulle et Jean Moulin et qu’il nous appartient collectivement de perpétuer et de défendre », a-t-il réaffirmé.

La préfète de la Corrèze, Salima Saa a, quant à elle, affirmé « qu’un peuple sans passé est un peuple sans avenir. »

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La fin de la guerre.

 Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIème Reich (1944-1945)

La réflexion que propose le thème du CNRD pour 2021-2022 porte sur les relations entre trois réalités historiques séparables mais non séparées : les opérations militaires alliées, leurs objectifs, leur déroulement et leurs résultats ; les répressions et les déportations jusqu’aux limites les plus extrêmes ; la fin du régime nazi, dans le contexte de la période la plus meurtrière de la Seconde guerre mondiale, de 1944 à 1945.

Un des points centraux de cette problématique réside dans les conséquences que les opérations militaires comportent en termes de recrudescence de la brutalisation et de la répression par les nazis, notamment sur les civils et les résistants. En revanche, elles ne changent rien à leur pratique exterminatoire contre les Juifs, ce qui montre par défaut la centralité de celle-ci dans la politique nazie. Pour les nazis et depuis les origines du conflit mais avec une intensification croissante, le conflit est idéologique et racial. Ils continuent de mener la guerre contre les Juifs jusqu’au bout. Vers l’effondrement militaire et le déchainement répressif, les deux dernières années de la guerre sont meurtrières : radicalisation de la violence guerrière, politique de terreur d’Est en Ouest, représailles partout, alors qu’Auschwitz devient l’épicentre du système concentrationnaire nazi.

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre et dans la ligne des programmes du collège et des lycées, qui mettent l’accent sur l’importance des faits militaires et de leurs interactions avec les différentes formes de répression et les déportations pratiquées par l’Allemagne nazie et ses vassaux, mais aussi par l’URSS, durant la Seconde guerre mondiale[1]. Fidèle à la réforme du CNRD, elle rejoint les thèmes des quatre dernières années : adossée aux programmes, ouverte aux apports de la recherche, avec des vues larges sur la France et sur l’Europe.

 

1. Une chronologie des années 1944-1945

Le thème débute en janvier 1944, ce qui permet d’inclure non seulement les convois de déportation à partir de la France, mais aussi l’ensemble de ce qui précède la déportation des Hongrois. La période qui va de janvier à juin 1944 est comme une veillée d’armes au cours de laquelle s’intensifie la répression dans les territoires occupés, pour assurer les arrières de l’armée allemande, en attaquant et en éliminant les maquis (Ain, Glières, Limousin) ou contre les partisans biélorusses sur le front de l’Est. En février 1944, le commandement militaire allemand pour l’Ouest promulgue un texte réglementaire (décret Sperrle) qui transforme les politiques répressives – ce qui concerne notamment la France, qui passe de « territoire ami » à « hostile » et doit donc être traité comme tel.  Ces opérations ont aussi un point commun : elles s’accompagnent de rafles contre les civils, au premier rang desquels les Juifs.

Juin 1944, après le tournant de la défaite des armées allemandes à Stalingrad, en février 1943, fournit une césure possible pour marquer le commencement de la fin du conflit, avec le débarquement à l’Ouest, la libération de Rome et l’offensive Bagration quinze jours plus tard, colossale opération qui balaye quasiment tout le front de l’Est et marque le début de la marche à la victoire du côté soviétique[2]. Dans ce début de la phase finale de la guerre, à l’Est comme à l’Ouest, les conséquences des opérations militaires sur les répressions et les déportations sont manifestes. La répression qui s’abat sur les populations est d’autant plus violente que se joue le sort final de la guerre (Oradour, Tulle, le Vercors, Varsovie et les déportations partout).

Alors que sont engagés des combats décisifs, les Allemands mettent en œuvre une véritable stratégie de terreur dans les territoires qui restent sous leur contrôle. La fin de l’été 1944 et l’automne qui suit marquent une troisième césure, avec une retraite généralisée de la Wehrmacht et l’échec de rares contre-offensives[3] qui se traduisent par des violences et des exactions croissantes dans les territoires concernés. La peur devient le quotidien des peuples.

La mention de « la fin du IIIème Reich » dans l’intitulé permet de circonscrire le sujet au continent européen et met l’accent dans un même mouvement historique sur le moment le plus intense, l’échec et les conséquences de la « guerre d’anéantissement » lancée à l’Est par Adolf Hitler le 22 juin 1941, avec l’opération Barbarossa[4] et qui ne prend fin qu’avec la chute de Hitler et la capitulation de l’Allemagne, le 8 mai 1945[5]. Sur le front de l’Ouest, à partir de la fin du mois de juillet 1944, les Alliés piétinent – Paris n’est libérée qu’au mois d’août. La guerre n’est pas terminée à Noël et des régions entières demeurent sous l’occupation, c’est-à-dire sous la répression, allemandes[6].

Ce n’est qu’avec la campagne du Rhin à l’Ouest[7] et le franchissement de la Vistule à l’Est que les Alliés parviennent, au terme de longs et très durs combats de janvier à mai 1945, à progresser à l’intérieur du Reich et à détruire la Wehrmacht qui se bat encore en Italie ou dans les Balkans, y compris contre les résistants. Les conséquences pour les territoires occupés par l’Allemagne ou soumis à leurs vassaux sont terribles.



[1] Programmes d’histoire de terminale des séries générale et technologique BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019

[2] Jean Lopez Opération Bagration : La revanche de Staline (1944) Paris, Economica 2014

[3] Anthony Beevor Ardennes 1944. Le va-tout d’Hitler Paris, Le livre de poche2017

[4] Jean Lopez, Lasha Otkhmezuri, Barbarossa. 1941, la guerre absolue Paris, Passé composé 2019

[5] Philippe Richardot  Hitler face à Staline. Le front de l’Est 1941-1945 Paris, Belin 2013

[6] Nicolas Aubin La course au Rhin (25 juillet-15 décembre 1944). Pourquoi la guerre ne s’est pas finie à Noël Paris, Economica 2018

[7] Daniel Feldmann et Cédric Mas La campagne du Rhin. Les Alliés rentrent en Allemagne (janvier-mai 1945) Paris, Economica 2016

 

Tristan Lecoq
Inspecteur général de l’Éducation nationale
Professeur des Universités associé à l’Université Paris Sorbonne
Président du jury national des correcteurs du Concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD)

Réouverture du Musée de la Résistance en Bretagne

Réouverture du Musée de la Résistance en Bretagne

Dans le cadre de la réouverture du Musée de la Résistance en Bretagne, une semaine inaugurale est organisée du 17 au 26 septembre 2021. Plusieurs temps forts vous seront proposés afin de vous plonger dans l’histoire de la Résistance et découvrir notre nouveau musée :
▪ Son et Lumière « Saint-Marcel, de l’ombre à la lumière » 🎟
▪ Bal de la Libération
▪ Reconstitution historique
▪ Conférences 🎟
▪ Visites guidées
▪ Exposition
Pour certains de ces évènements, il vous faudra réserver vos billets ! Alors, dépêchez-vous !
les Journées du Patrimoine / Charlotte Delbo

les Journées du Patrimoine / Charlotte Delbo

Vous n’avez sûrement pas loupé que les Journées du Patrimoine arrivent à grands pas, les samedi 18 et dimanche 19 septembre, mais savez-vous qu’en parallèle se déroulent également les Journées du Matrimoine ? 

L’association HF, qui lutte pour l’égalité des hommes et des femmes dans le domaine de l’art et de la culture, organise cette année sa 7e édition des Journées du Matrimoine. Les Journées du Matrimoine reviennent avec un programme complet et des créations artistiques créées et pensées uniquement par des femmes. Au total, 39 rendez-vous culturels et 21 événements gratuits à découvrir à Paris et en Île-de-France.

Cette année, l’écrivaine française engagée dans la Résistance française et qui a vécu la déportation, Charlotte Delbo, est mise à l’honneur aux côtés de Violette Leduc, Adrienne Gorska, Catherine Des Roches et beaucoup d’autres. Entre performances, concerts, parcours architecturaux, films, théâtres, lectures et spectacles (toujours en hommage à Charlotte Delbo et les autres femmes mises en avant) les journées s’annoncent culturellement enrichissantes.

Tenez-vous prêts pour la soirée d’ouverture qui aura lieu le vendredi 18 septembre à la Cinémathèque française. Un film de la réalisatrice Nelly Kaplan sera diffusé et lancera officiellement cette 7e édition des Journées du Matrimoine !

 

Dans la peau d’un résistant

Dans la peau d’un résistant

Gordes, Office de Tourisme, 19 septembre 2021 09:30

Journée du patrimoine 2021 Office de Tourisme. Gratuit|Sur inscription https://www.luberoncoeurdeprovence.com/eboutique-widget/dans-la-peau-d-un-resistant-jep
Dimanche 19 septembre, 09h30

Dans la peau d’un résistant

Plongez dans la peau d’un résistant en plein maquis de Gordes.
A mi-chemin entre un petit escape-game et un géocaching sur un parcours Aller/Retour de 6.5 km.
En suivant votre guide maquisard tout le long du jeu trouvez des balises cachées par la résistance française dans le maquis grâce à une boussole à l’ancienne et à l’aide d’un dossier qui seront remis à chaque groupe.
Des informations importantes seront utiles afin de rejoindre les alliés.

Dimanche 19 septembre – 09h30 à 12h30

Nombre de places limité à 20 personnes. Prévoir de bonnes chaussures de marche, une bouteille d’eau et un chapeau en cas de soleil. A partir de 6/7 ans si bons marcheurs et sachant lire. Enfants accompagnés par les parents. Pass-sanitaire requis.

CEREMONIE DE DEVOILEMENT DE LA PLAQUE COMMEMORATIVE EN HOMMAGE à JEAN de VOGÛE

CEREMONIE DE DEVOILEMENT DE LA PLAQUE COMMEMORATIVE EN HOMMAGE à JEAN de VOGÛE

Jeudi 16 septembre à 14 h 15
3, rue Léon Cosnard -75017 – PARIS
Jean de Vogüé, responsable du COMAC pour la zone Nord (photographie extraite de La Libération, les archives du COMAC, mai-août 1944, Editions de Minuit, 1964)
Né à Paris le 27 avril 1898, Jean de Vogüé s’engage dans la Marine en mars 1917. Admis à l’Ecole navale, il en sort enseigne de vaisseau en décembre 1917. Embarqué sur un torpilleur, il prend part à la guerre navale en Méditerranée. Après l’armistice, Vogüe est envoyé à la flottille du Danube pendant l’année 1919. Promu lieutenant de vaisseau en 1924, il quitte la Marine deux ans plus tard. Il entre ensuite dans les affaires et devient l’animateur du Comité de répartition des sucres.
Mobilisé fin août 1939, il est désigné comme officier de liaison à l’Amirauté britannique. Promu capitaine de corvette en mai 1940, il prend part aux combats et à l’évacuation de Dunkerque, qu’il quitte le 4 juin au matin. Jean de Vogüe est alors promu chevalier de la Légion d’honneur. Retourné en Angleterre, il refuse de reconnaître l’armistice et décide de rentrer en France en juillet 40 où il est aussitôt démobilisé. En 1940 et 1941, son action se porte sur la propagande dans tous les milieux de zone Nord, dans le but de préparer le climat pour les luttes futures et d’entraîner des couches de plus en plus importantes de la population dans la Résistance. Il participe alors à la diffusion de nombreux journaux clandestins.
A partir de novembre 1942, il travaille en étroite coordination avec le mouvement Combat zone Nord. Grâce à l’appui de Combat, il peut développer un groupe en zone Nord. En février-mars 1943, à la demande du BCRA (missions de Brossolette et Passy), il fusionne ses forces avec le mouvement CDLR dirigé par Lecompte-Boinet, dont il devient l’adjoint. Il s’applique d’abord à donner une structure régionale et départementale solide, à la fois hiérarchisée et décentralisée.
Une stèle enfin édifiée pour Jean Viennot, un jeune résistant mort pour la France

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Un livre hommage à son oncle, compagnon de cellule du résistant Jacques Desbonnet

Un livre hommage à son oncle, compagnon de cellule du résistant Jacques Desbonnet

C’est en retraçant sa généalogie que Thomas Duhem découvre René Wallard, son oncle résistant et compagnon de cellule de Jacques Desbonnet, “j’avais alors le devoir d’écrire”.

Rien ne le destinait à écrire deux livres ni à mettre les pieds dans les Hauts-de-France jusqu’à ce qu’il mette le nez dans sa généalogie. Thomas Duhem est originaire de l’est de la France, en Meurthe-et-Moselle. Passionné d’histoire, il décide un jour d’étudier en détail son arbre généalogique. Il va alors se découvrir un cousin dans le Nord, Arthur, mais surtout, René Wallard, un oncle résistant de la Deuxième Guerre mondiale et compagnon de cellule de Jacques Desbonnet, figure douaisienne de la résistance. De fil en aiguille il retrouvera aussi sa fille, Micheline, et passera deux ans à recueillir son témoignage ainsi que celui de Jacques pour retracer et surtout retranscrire l’histoire de son oncle, assassiné en août 1943 par les Allemands.

“Le devoir d’écrire”

Fonctionnaire d’État, il avoue n’avoir jamais été un grand littéraire mais “j‘ai appris, je n’avais pas le choix. Ce n’est pas une passion pour l’écriture que je me suis découvert mais bien une obligation d’écrire pour que cette partie de l’histoire ne s’envole pas avec Jacques Desbonnet qui n’est malheureusement pas éternel”. C’est ainsi que sort un premier livre, Dis leur de ne jamais pardonner, à la mémoire de son oncle. Puis un deuxième ouvrage nait de ce voyage dans l’histoire quand Thomas Duhem décide d’écrire sur le parcours du douaisien Jacques Desbonnet dans Être prêt. Le livre a été écrit en quelques mois et à distance puisque Thomas et Jacques étaient alors confinés, l’un dans le nord et l’autre dans l’est. “On a presque tout fait par téléphone, je lui posais des questions et il me racontait. Ce qui est bien avec Jacques c’est qu’il a une excellente mémoire, il se souvient encore de chaque détail de son quotidien pendant la guerre. C’était très facile de travailler avec lui”, confie Thomas Duhem.

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Histoire : “Fini de reculer ! On se fait tuer sur place !”

Histoire : “Fini de reculer ! On se fait tuer sur place !”

Le 11 septembre 1944, à Belmont, près de Fayl-Billot, le détachement de soldats français de l’aspirant Pasquet était réduit au silence en affrontant une colonne allemande en retraite.

C’était, à partir de 1942, la seule formation militaire française tolérée par l’Occupant. Autant dire que les résistants ont regardé avec grande méfiance, voire hostilité le 1er régiment de France, créé en zone libre et dont un détachement est arrivé dans le Nord-Est (en zone occupée) fin mai 1944. Mission des hommes du commandant Samuel Meyer : assurer la surveillance de la ligne électrique à haute tension Paris-Kembs. Voilà pourquoi un de ses éléments s’est établi en Haute-Marne, à Champigny-lès-Langres.

Le commandant Meyer l’y a rejoint le 15 août 1944, portant son poste de commandement à Hûmes, puis rassemblant ses trois compagnies à Bussières-lès-Belmont. Effectifs à sa disposition : 248 officiers, sous-officiers et soldats casqués, habillés et armés.

Alors que Londres a refusé le passage du 1er régiment de France à la Résistance, les officiers du bataillon Meyer, sans grand enthousiasme, ont pris la décision, le 2 septembre 1944, de se joindre aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la Haute-Marne. Ils formeront le groupement Oscar, qui se battra dans la région de Fayl-Billot en liaison avec le maquis de Bussières.

Blessés et capturés

Le 11 septembre 1944, la section du lieutenant Bertrand d’Arras part, avant l’aube, pour le château de Saulles. Elle doit y assurer la protection d’un poste de secours. En arrivant sur Belmont, elle se heurte à la tête d’une colonne allemande qui cherchait à rejoindre la nationale 19, capturant le major Teudesmann. Bientôt, le combat s’engage, dans le village, puis à hauteur du cimetière. Des renforts sont envoyés par Meyer. Notamment les douze hommes de l’aspirant Michel Pasquet. Le jeune officier arrive près du cimetière lorsqu’il est pris sous le feu des Allemands qui y sont retranchés. « Maintenant c’est fini de reculer ! On se fait tuer sur place ! », lance-t-il.

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Madeleine, nom de code Reiner, résistante au dernier degré

Madeleine, nom de code Reiner, résistante au dernier degré

Propulsée dans l’occupation allemande par un formidable « coup de pied au cul »l marqué du sceau de la Wehrmacht, la jeune Madeleine Riffaud, 17 ans, est décidée : d’une manière ou d’une autre, elle entrera dans la résistance. Encore faut-il la trouver. « Madeleine, Résistante », portrait-BD d’une femme extraordinaire, qui refuse de se définir comme telle. Et pourtant…

Par Lysiane Ganousse 03 sept. 2021 à 19:30

« Les forces d’occupation devraient toujours penser à une bonne chose : c’est qu’on fabrique beaucoup plus de résistants, de maquisards et tout ça par un simple coup de pied au cul que par d’autres choses. »

Madeleine vient de le subir, ce fameux coup de pied de l’humiliation, marqué de la semelle d’un officier de la Wehrmacht alors qu’elle essayait désespérément de trouver un brancard pour son grand-père sur les routes de l’exode. La violence de la défaite, le claquement des mitrailleuses allemandes canardant à l’aveugle les convois de réfugiés, et le tempérament en acier de la jeune fille qui n’en avait pas encore fini de son adolescence avaient déjà préparé le terrain.

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