Auteur/autrice : JNR-CPL

80 ans après le massacre du bois du Thouraud en Creuse, un livre retrace l’histoire du maquis

80 ans après le massacre du bois du Thouraud en Creuse, un livre retrace l’histoire du maquis

 

A l’occasion des 80 ans du massacre du bois du Thouraud à Maisonnisses en Creuse, trois historiens locaux publient le premier livre consacré entièrement à cet épisode-clé de la résistance limousine et française.Un extrait de la couverture du livre consacré au massacre du bois du Thouraud aux éditions La Geste. – Editions La Geste
La Creuse commémore un massacre ce 7 septembre : celui du bois du Thouraud. Il y a tout juste 80 ans, le 7 septembre 1943, les soldats allemands ont encerclé ce camp de maquisards situé à Maisonnisses au sud de Guéret. Sept jeunes sont tués, huit autres déportés et trois seulement reviendront des camps.
C’est un épisode de la Seconde guerre mondiale important pour la Creuse et pour la France car à l’échelle nationale c’est le premier maquis français attaqué par des nazis. Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, trois historiens creusois ont publié fin août un livre consacré entièrement au Thouraud ce 7 septembre 1943.

Dix ans de recherches dans les archives
L’ouvrage s’intitule « Le massacre du bois du Thouraud », aux éditions La Geste. Quand on feuillette les 200 pages, on est d’abord frappé par le nombre de photos, tous ces visages qui nous regardent. Guy Avizou, Christophe Moreigne et Christian Penot ont effectué un travail de fourmi dans les archives pour documenter leur livre. Cela permet de voir pour la première fois le visage des assaillants : des membres de la Gestapo de Limoges et des agents français au service des nazis.

« On a réuni toutes les données disponibles à la date d’aujourd’hui, par exemple j’ai examiné tous les rapports de gendarmerie arrivés sur le bureau du procureur de la République à Guéret », raconte Christophe Moreigne. En tout, plus de 9.000 pièces ont été examinées aux archives militaires de Vincennes, aux archives nationales, aux archives départementales…

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En 2024, l’Amicale des Maquis de Vabre va célébrer les 80 ans de la Libération de Castres et du Tarn

En 2024, l’Amicale des Maquis de Vabre va célébrer les 80 ans de la Libération de Castres et du Tarn

En 2024, l’Amicale des Maquis de Vabre va célébrer les 80 ans de la Libération de Castres et du Tarn. ☨🇫🇷 Pour honorer ses aïeux, l’Amicale va publier le portrait des 463 maquisards qui ont participé à cette Libération. Ce projet est aussi un appel à l’aide.
La publication des portraits de nos 463 maquisards a deux objectifs. Faire connaître les vies des hommes et des femmes qui ont pris la route de la montagne du Tarn aux pires moments de notre histoire. Leur honneur, notre devoir. Nous cherchons aussi à retrouver leurs descendants. L’Amicale des Maquis de Vabre a été créée dès 1945 par les maquisards, pour conserver les liens de solidarité nés au maquis et faire vivre leur histoire commune. 80 ans plus tard, alors que la plupart des maquisards nous ont quittés, l’Amicale est animée par leurs descendants. Relancée début 2023, l’Amicale des Maquis de Vabre veut retrouver les héritiers de cette aventure. Nous cherchons archives et témoignages, mais nous voulons aussi permettre à ces descendants de connaître l’histoire de leurs aïeux et leur donner accès à notre travail historique. Chaque jour, jusqu’au 20 août 2024, l’Amicale des Maquis de Vabre va publier des portraits individuels de maquisards. Un de vos amis porte le même nom de famille qu’un de nos maquisards ? Transmettez ! Tous les noms de nos maquisards sont disponibles ici.
Madeleine, Résistante : les fiches pédagogiques

Madeleine, Résistante : les fiches pédagogiques

Madeleine, Résistante est une bande dessinée idéale pour aborder différentes thématiques en classe : la Première et la Seconde Guerre mondiale, la Résistance, l’Occupation…

Dans cette optique, un corpus de fiches d’activités pédagogiques sont en libre accès ici-même, du primaire (avec extraits choisis) au lycée.

Ce dossier est constitué d’activités pédagogiques prêtes à l’emploi destinées à 3 niveaux.
Il peut être utilisé seul ou en complément de l’étude de la bande dessinée Madeleine, Résistante – Tome 1 : « La Rose dégoupillée » de Madeleine Riffaud, Jean-David Morvan et Dominique Bertail.

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Évènement Parcours Résistantes, femmes dans la résistance française par C215

Évènement Parcours Résistantes, femmes dans la résistance française par C215

À l’occasion des Journées du matrimoine et du patrimoine, partez à la découverte de femmes résistantes dans tout le 14e arrondissement, à travers une série de portraits réalisés par le street-artiste C215 !
Découvrez les 22 portraits de l’artiste C215 autour des femmes dans la résistance française, réalisés dans l’arrondissement !
Le projet Résistantes, femmes dans la résistance française, a été mené par la Mairie du 14e en collaboration avec le street-artiste Christian Guémy, alias C215. En août 2022, 22 portraits de femmes illustres, symboles de la Résistance, ont été réalisés dans différents lieux de l’arrondissement.
Retrouvez les différentes fresques et leurs emplacements sur le site de la Mairie du 14e
©Collectif Le Réseau
Exposition « Robert Doisneau – L’esprit de résistance » du 15 octobre 2023 au 28 avril 2024

Exposition « Robert Doisneau – L’esprit de résistance » du 15 octobre 2023 au 28 avril 2024

Du 15 octobre 2023 au 28 avril 2024, le musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne rendra hommage au célèbre photographe Robert Doisneau.
Fruit du partenariat entre l’Association des Amis du Musée de la Résistance à Champigny-sur-Marne (AAMRN) et l’Atelier Robert Doisneau, l’exposition « Robert Doisneau, l’esprit de Résistance » retracera les liens unissant le photographe à la Résistance, depuis son activité de faussaire sous l’Occupation jusqu’à sa donation en 1985 au musée.

Présentation de l’exposition

Si Robert Doisneau est mondialement célébré en tant que photographe de talent, son activité de faussaire est encore méconnue. Ce dernier a pourtant réalisé des faux papiers pour la Résistance : mettant à profit ses compétences de photographe et de graveur, il a contribué à protéger de nombreuses personnes persécutées par le régime de Vichy et par l’occupant. Pendant toute la guerre, il a œuvré dans l’ombre de façon isolée. Ce n’est qu’au soir de la Libération qu’il a rencontré les travailleurs anonymes de la Résistance et qu’il a découvert par là même qu’il avait œuvré pour le réseau auquel appartenait aussi Roger Vailland.
Témoin de la vie sous l’Occupation et de la Libération de Paris, Robert Doisneau a contribué, par ses clichés, à former les images de la Résistance dans notre imaginaire collectif.
Après la Libération, il a révélé l’engagement des imprimeurs clandestins dans une série réalisée en 1944-1945 pour la revue Le Point. À l’instar de ce reportage, l’exposition rendra hommage aux « petites mains » qui ont permis la diffusion des idées de la Résistance, dont Robert Doisneau a reconstitué les gestes. L’enjeu mémoriel est de taille : pour ce photographe humaniste, attaché au lien entre le sujet et son environnement, il s’agissait de témoigner du quotidien des Parisiens pendant et après cette funeste période.
À travers les clichés et les objets personnels de Robert Doisneau, le visiteur découvrira (ou redécouvrira) les techniques de la photographie argentique. Les possibilités qu’offraient des appareils comme le Rolleiflex, avec lequel le photographe a réalisé son célèbre autoportrait en 1947, lui ont permis de faire des reportages saisissants de vérité.
Enfin, l’exposition mettra en lumière la contribution de Robert Doisneau à la reconnaissance de la photographie comme pratique professionnelle mais aussi artistique aux côtés des photographes du courant dit « humaniste ». S’il a dû, toute sa carrière durant, répondre à des impératifs de commande, il a toutefois pu réaliser des clichés plus personnels, au gré de ses pérégrinations dans les rues parisiennes, circulant obstinément « là où il n’y a rien à voir », accumulant les images qui feront son succès.
L’exposition « Robert Doisneau, l’esprit de Résistance » rend hommage à la mémoire du photographe, du « résistant », mais aussi et surtout de l’homme qu’il était : simple et modeste, plein d’humour, humaniste et engagé. Spectateur ou participant, Robert Doisneau a immortalisé, toujours en accord avec sa personnalité et ses convictions, la Résistance face à l’Occupation et lors de la Libération. L’esprit de Résistance qui jalonne son œuvre et son parcours se perpétue aujourd’hui à travers ses filles, Annette Doisneau et Francine Deroudille, qui animent l’Atelier Robert Doisneau.

Musée de la Résistance nationale
Site Aimé Césaire
40, quai Victor Hugo
94500 Champigny-sur-Marne

25 août 1944 : les Parisiens libèrent la capitale

25 août 1944 : les Parisiens libèrent la capitale

Du 19 au 25 août 1944, les Parisiens se soulèvent contre l’occupant allemand. Des journalistes exhortent à « la bataille de Paris », qu’ils immortalisent.
21 août 1944, le journal L’Humanité – qui paraît clandestinement depuis 5 ans – titre « La bataille de France et de Paris continue » :
« Dans Paris et la région parisienne, le peuple soulevé a accompli une œuvre rapide de libération. Ce fut d’abord la grève des cheminots […], ce fut la grève des P.T.T. [l’Administration des Postes, Télégraphes et Téléphones, ndlr] qui suivit et puis le beau mouvement de la police parisienne. […] La lutte s’engagea sous toutes ses formes, depuis mercredi autour de Paris. Elle se transporta dans Paris à la suite de la débandade des Allemands. 
Exposition

Exposition

Hôtel de ville – Palais Rohan
Jusqu’au samedi 8 juillet 2023
Bordeaux
En 14 panneaux, l’exposition retrace les conditions de la création de la médaille de la Résistance française
Cette exposition a été réalisée par l’Association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française et la Fondation de la Résistance qui ont bénéficié du concours d’institutions partenaires (musées, services d’archives, associations…) et de collectionneurs privés.

L’exposition explique la volonté du général de Gaulle de récompenser les différentes composantes de la société française engagées dans la Résistance, individus mais également unités militaires, collectivités territoriales ou civiles. Elle permet également de montrer la diversité des formes d’engagement et des parcours de ceux qui ont rejoint la Résistance intérieure et la France libre.

Quand

Jusqu’au samedi 8 juillet 2023
Aux horaires d’ouverture de l’hôtel de ville

Place Pey Berland 33000 Bordeaux