Exposition



Rediffusion de « La Rafle du Vel d’Hiv » de David Korn-Bzorza dimanche 18 février 2024 sur France 5 à 21h05. Occasion de retrouver des témoins forts et bouleversants, dont l’une est récemment partie, Annette Krajcer (1929-2024), après Léon Fellmann (1925-2021) et Annette Zaidman (1934-2022). Rachel Jedinak, Esther Senot, Arlette Testyler et mes chers « vieux » amis Jenny Plocki et Joseph Schwartz sont toujours parmi nous – et dans la meilleure forme qu’on peut l’être à leur âge !

À l’occasion de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, le mémorial de la Shoah présente une exposition pour célébrer l’engagement des étrangers dans la Résistance.
Au cœur du mémorial de la Shoah, au pied de l’escalier qui mène à l’exposition, gît la « tache de sang », comme l’appelait Louis Aragon. L’Affiche rouge, haute de près d’un mètre, accueille le visiteur. Les visages des combattants de « l’armée du crime » y sont présentés comme autant de cibles « terroristes » abattues par les nazis. Une propagande qui dès ses origines « n’a pas fonctionné », rappelle la commissaire d’exposition Renée Poznanski.
Placardée partout sur les murs de Paris et dans plusieurs formats, elle avait pour but de désigner les ennemis : tous des étrangers coupables d’attentats contre les Français. Faux, leurs actions étaient ciblées et ne tuaient que des occupants allemands. Leur assignation à résidence communautaire est « un anachronisme déjà pour l’époque ». « Ces résistants étaient traversés par une convergence ou une polyvalence identitaires. » Juifs, Hongrois, Polonais, Arméniens, Italiens, Espagnols, communistes… Ces identités ne rentraient pas en concurrence, ne se hiérarchisaient pas. Ce qui prévalait, c’était leur volonté de libérer la France. Le dénominateur commun de leur combat : l’idéal des Lumières contre le fascisme et le nazisme.

À l’occasion de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, le mémorial de la Shoah présente une exposition pour célébrer l’engagement des étrangers dans la Résistance.
Au cœur du mémorial de la Shoah, au pied de l’escalier qui mène à l’exposition, gît la « tache de sang », comme l’appelait Louis Aragon. L’Affiche rouge, haute de près d’un mètre, accueille le visiteur. Les visages des combattants de « l’armée du crime » y sont présentés comme autant de cibles « terroristes » abattues par les nazis. Une propagande qui dès ses origines « n’a pas fonctionné », rappelle la commissaire d’exposition Renée Poznanski.
Placardée partout sur les murs de Paris et dans plusieurs formats, elle avait pour but de désigner les ennemis : tous des étrangers coupables d’attentats contre les Français. Faux, leurs actions étaient ciblées et ne tuaient que des occupants allemands. Leur assignation à résidence communautaire est « un anachronisme déjà pour l’époque ». « Ces résistants étaient traversés par une convergence ou une polyvalence identitaires. » Juifs, Hongrois, Polonais, Arméniens, Italiens, Espagnols, communistes… Ces identités ne rentraient pas en concurrence, ne se hiérarchisaient pas. Ce qui prévalait, c’était leur volonté de libérer la France. Le dénominateur commun de leur combat : l’idéal des Lumières contre le fascisme et le nazisme.

On a rendu hommage mercredi 7 février aux victimes françaises tuées le 7 octobre dernier lors de l’attaque du Hamas. La cérémonie s’est déroulée aux Invalides qui ont été le théâtre d’une histoire incroyable de la résistance française.
On est en décembre 1940. Les Invalides sont alors occupés par la Wehrmacht qui les ont transformés en caserne. On s’apprête à accueillir en grandes pompes les cendres de l’Aiglon, le fils de Napoléon, qu’Hitler a accepté de rendre à la France. Des drapeaux nazis ont été installés partout. Mais le jour de la cérémonie, ils ont disparu. Les Allemands sont furieux, il est trop tard pour les réinstaller.
C’est la famille Morin qui a fait ça. Georges, le papa, vit avec sa femme Denise et sa fille Yvette dans un petit appartement de fonction de l’hôtel des Invalides, puisqu’il travaille au service des Anciens Combattants. Ils ne payent pas de mine, les Morin, mais ils ont en fait intégré la résistance. Et sont très actifs.



Diego Gaspar Celaya est spécialiste de l’exil espagnol en France après la Guerre Civile et plus particulièrement de la participation des exilés dans la résistance française. Il a notamment publié l’ouvrage La
guerra continúa : voluntarios españoles al servicio de la Francia libre (1940-1945). Henri Farreny présentera son livre Le sang des Espagnols – Mourir à Paris.
Entre 1941 et 1944, plusieurs centaines d’Espagnols ont résisté à Paris. Nombre d’entre eux ont été emprisonnés, déportés, tués. Leurs noms et leurs actes sont encore méconnus.
Intervenants
Henri Farreny, professeur des universités honoraire, président de l’association des résistants espagnols en France l’AAGEF-FFI.
Diego Gaspar Celaya, professeur dans le Département d’Histoire de l’Université de Saragosse.
Traduction simultanée : Ester Habas
Site web : http://www.toulouse.cervantes.es
Publié par Agence Kom
31 rue des chalets
31000 Toulouse
Tél : 0561628072

Charles Bochard a mené trois vies : mécanicien, rugbyman à l’Olympique de Besançon et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale. Fusillé par les allemands il y a 80 ans, le 26 janvier 1944, son parcours est digne d’un roman d’aventure.
L’Équipe de l’Olympique de Besançon (RCFC) en 1938, Charles Bochard est en bas à gauche – Archives de l’Olympique de Besançon
Alain Dougy, mémoire de l’Olympique de Besançon retrace la vie de Charles Bochard.
Pupille de la Nation passionné par le sport
Charles Bochard naît en 1916 à Lons-le-Saunier. Comme beaucoup de jeunes gens de cette époque, son histoire est marquée par la guerre. Il perd son père en 1919, lors de la Première Guerre mondiale. Pupille de la Nation, Charles Bochard devient aide-mécanicien pour un garage de Besançon.
En parallèle, Charles Bochard découvre le rugby. Son bon niveau l’amène à intégrer le RCFC – Racing Club Franche-Comté, l’ancêtre de l’Olympique de Besançon. À cette période, le club fait partie de l’élite du rugby français. Charles Bochard y est demi de mêlée, et c’est un joueur très populaire.
Brest compte deux nouveaux récipiendaires de la médaille de la Résistance française : Charles Vuillemin et Paul Monot, fusillés au Mont-Valérien à l’automne 1943. Brest 44 recherche des membres de la famille du premier.
Gildas Priol, de Brest 44, a contribué, avec des anciens combattants, à permettre à deux Brestois fusillés au Mont-Valérien, non pas de sortir de l’oubli (leur nom figure sur une stèle à Saint-Marc) mais d’être sur un pied d’égalité avec leurs camarades : Paul Monot et Charles Vuillemin. (Photo Le Télégramme/David Cormier)
« C’est une distinction, créée par le général De Gaulle, qu’on ne peut plus obtenir qu’à titre posthume parce qu’il faut avoir trouvé la mort dans le cadre d’une action de résistance. Près de 70 000 personnes en France l’ont reçue, à rapporter au nombre de victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il en est attribué à peine 20 par an ». Gildas Priol sait le prestige de la médaille de la Résistance française. Pour son association Brest 44, aidée notamment par l’Association nationale des anciens combattants (Anacr), cette attribution est aussi le fruit de près de deux ans de démarches.