Exposition itinérante « Toutes les couleurs de la liberté : la Résistance dans les BD de la libération à 1949 »




Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l’égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l’importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L’équipe d’encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l’improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l’hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, «â??Le palace des bagnards d’honneurâ??» comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17.000 à 20.000 déportés, soit plus d’un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d’extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l’hôtel et que s’est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l’attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l’ampleur de la tragédieâ??? Ce livre est issu d’une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d’archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.



– Installation du village 8h00/10h00 Barnums et scène.
– Installation des associations : 10h00/11h00.
– Inauguration du village : 11h30.
– de 14h00 à 20h00 : Animation sur la scène : pièce de théâtre vivant, chorales, conservatoire de musique, etc.
– 20h00 : démontage du village.
En matinée
Différentes cérémonies devant des plaques du 18e arrondissement : Plaque du CPL au 4 rue Girardon, plaque aux ateliers RATP rue Championnet, plaque place Louis BAILLOT, autres plaques 18e , Mairie du 18e : plaque des élu.e.s : Justine Mayer, Monument aux Morts.
Après-midi
14h00 : Cérémonie rue du Four.
16h00 : Cérémonie aux Stèles Jean Moulin avec la Fondation de la Résistance.
17h30 : Cérémonie du Ravivage de la Flamme à l’Arc de Triomphe.
En matinée
Projection, suivie d’un débat, de la pièce de théâtre réalisée par les élèves de CM2 de l’Ecole Pasteur B de Fontenay sous Bois, montée dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2025 dans une salle de la Mairie du 18e arrondissement avec la présence d’élèves des écoles du 18e arrondissement et la présence possible d’élèves de Fontenay sous Bois ayant participé à cette pièce.
15 euros (+ 7 euros de frais de port), à commander ou à venir chercher à :


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, neuf femmes déportées par les nazis à Ravensbrück ont réussi à échapper ensemble à une marche de la mort. Parmi elles, Hélène Podliasky, résistante française et grand-tante de l’écrivaine Gwen Strauss. En retraçant leur incroyable évasion dans « The Nine », l’autrice américaine revient sur cette amitié indéfectible, née dans l’horreur des camps.
La grand-tante de Gwen Strauss, Hélène Podliasky, a fait partie d’un groupe de neuf femmes qui ont réussi à échapper à une marche de la mort nazie et à rejoindre les troupes américaines au printemps 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sept d’entre elles étaient membres de la Résistance française et deux de la Résistance néerlandaise. Toutes avaient été arrêtées en France puis déportées en Allemagne à Ravensbrück, le plus grand camp de concentration pour femmes du IIIe Reich.

Le 8 mai 1945, la poche de La Rochelle était enfin libérée. A l’époque, quatre blindés fabriqués par les résistants locaux avaient défilé pour la première fois. 80 ans après, deux amis passionnés d’histoire ont décidé de fabriquer la réplique d’un de ces blindés symboliques de la résistance.
C’est l’une des attractions des commémorations du 8 mai à La Rochelle – cérémonie grand format pour ce 80e anniversaire de la victoire contre le nazisme, qui coïncide avec la libération de la poche de La Rochelle. La réplique d’une petite automitrailleuse blindée, construite par la résistance rochelaise, est exposée dans la cour de l’hôtel de ville : la « Joseph Camaret 1 » apparaît aux côtés de sa sœur, la « Joseph Camaret 2 » – une pièce originale cette fois, toujours en possession de la ville de La Rochelle.

Ce lundi, plusieurs centaines d’élèves du Toulois engagés dans un travail de mémoire sur l’histoire locale de la Résistance et de la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale ont présenté leurs travaux. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet était présente.
La salle de l’Arsenal, à Toul, affichait complet ce lundi. Pour cause, plusieurs centaines d’élèves du Toulois sont venus présenter leurs travaux portant sur l’histoire locale de la Résistance et de la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les élèves de troisième du collège Jacques Gruber à Colombey-les-Belles qui sont montés sur scène en premier pour présenter l’histoire de Suzanne Kricq alias Régina, une héroïque résistante touloise : « On apprend que Suzanne avait un petit appartement à Nancy qui a servi à héberger des personnes juives à plusieurs reprises » lance une élève devant le public extrêmement attentif et à l’écoute. Pour mener leur travail, les élèves ont du se mettre dans la peau des historiens pendant plusieurs semaines : « On a regroupé des informations et on a essayé de faire un résumé. Nous, on a travaillé sur le résistant Gaëtan Ledur » indique Manon, en classe de terminal au lycée Louis Majorelle à Toul.
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Dans l’indicible du camp de Buchenwald, les artistes Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre ont réuni 30 jeunes de Berlin, Clichy et Bourges pour dire « l’Écriture ou la vie », de l’auteur résistant espagnol, Jorge Semprun, déporté en 1944. En devenant garante de cette mémoire, la jeunesse raconte quelque chose d’elle-même.
Il y a le silence. Celui, tout particulier, d’un camp de concentration vide, un silence lourd de tous les morts, ces 56 000 hommes, femmes et enfants tombés de froid, de faim, d’épuisement ou de maladies, pendus ou fusillés, entre 1937 et 1945. Puis il y a un autre silence, actif, tendu celui-là, celui gardé par une petite foule de jeunes gens debout dans le vent et le noir de la nuit thuringienne. Il est brisé par une voix : « Nous partagions cette mort qui s’avançait, obscurcissant leurs yeux, comme un morceau de pain. »