Diffusion du film « Nous étions des combattants »
Huit survivants témoignent, ils avaient entre 15 et 21 ans quand la guerre a éclaté, ils se sont engagés dans le combat clandestin antinazi et ont rejoint les rangs de la Jeunesse Communiste Juive mise en place par la MOI. Notre film au travers de ces entretiens nous parle du rôle des juifs communistes issus de l’immigration d’Europe de l’Est durant l’Occupation et leur contribution à la Libération de la France, édité en DVD, il sera aussi :
Diffusé sur RMC découverte le 11 janvier 2019 à
20h50
Palmarès du concours de la meilleure photographie d’un lieu de Mémoire
Le concours de la meilleure photographie d’un lieu de Mémoire offre aux élèves la possibilité de photographier des lieux de mémoire relatif à la Résistance intérieure et extérieure, à l’internement et à la Déportation situés en France ou à l’étranger. Son jury est composé d’iconographes, de conservateurs de musées, de journalistes et de représentants d’institutions et d’associations de mémoire et d’histoire. En 2018, 31 photographies ont été adressées au jury qui a décerné le premier prix de cette vingtième édition à Élise ROUZIÉ, élève de Première scientifique au lycée Barral de Castres (Tarn) pour sa photographie intitulée « Passages », réalisée au centre de mise à mort d’Hartheim (Autriche).
=> Consulter le règlement et la composition du jury du concours
Cycle « Tribune Libre Résistance »
Le cinéma Saint-André des Arts s’associe à la Fondation de la Résistance pour organiser de janvier à mai 2019 des projections de films sur la Résistance. Présentés dans le cadre du cycle « Tribune Libre Résistance » organisé le 3e jeudi de chaque mois au Saint-André des Arts, les films seront suivis de débats animés par un historien et/ou un cinéaste.
Au programme : Un condamné à mort s’est échappé de Robert BRESSON, L’armée des ombres de Jean-Pierre MELVILLE, Le jour et l’heure de René CLÉMENT, L’armée du crime de Robert GUÉDIGUIAN et Laissez-passer de Bertrand TAVERNIER.
Découvrez le Programme Tribune libre Résistance et la bande annonce du cycle.
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Cinéma Saint-André-des-Arts,
30 rue Saint-André des Arts (Paris 6e)
Écrits de résistance
Pour la première fois, voici ici rassemblés les principaux écrits de Pierre Mendès France lors de la Seconde Guerre mondiale.
De Liberté, liberté chérie qui raconte les tentatives de l’auteur de poursuivre le combat en 1940 puis son évasion de prison après sa condamnation pour désertion, aux discours qu’il prononça à la radio en 1944-1945 alors qu’il était en charge du ministère de l’Économie nationale, c’est l’engagement dans la guerre par un acteur de la France Libre qui est ici raconté à la première personne.
Le lecteur trouvera notamment dans ce recueil les notes tenues quotidiennement par Pierre Mendès France lors de périlleuses missions aériennes sur l’Europe occupée au sein du mythique Groupe Lorraine, dans lesquelles il décrit le quotidien et le courage de ces aviateurs dont beaucoup perdront la vie, une petite armée qui symbolisa la France combattante et sauva l’honneur.
Les Écrits de résistance de Pierre Mendès France représentent un témoignage essentiel et incontournable du combat militaire, civique et patriotique d’un des plus éminents responsables politiques français du XXesiècle. Souligner sa résistance personnelle à la dictature vichyste et son engagement dans la France Libre constitue à la fois un devoir d’histoire et un acte de mémoire pour aujourd’hui.
Édition critique établie par Vincent Duclert, historien, professeur à Sciences Po, directeur du CESPRA (CNRS – EHESS).
Avec la collaboration de Joan et Michel Mendès France, et de Simone Gros
Guy Charmot, doyen des compagnons de la Libération, est mort à 104 ans
Après sa mort, lundi, il ne reste plus que quatre de ces résistants de la première heure de la deuxième guerre mondiale encore vivants.
Guy Charmot, mort lundi 7 janvier à l’âge de 104 ans, ne se sentait pas une âme de soldat, encore moins de héros des champs de bataille. Des dispositions insoupçonnées au courage et l’immixtion de la guerre décidèrent du contraire. Né le 9 octobre 1914 à Toulon, élevé dans une famille de fonctionnaire des impôts, l’enfant voulait soigner les gens, vaincre les maladies, rêvait de lointains horizons, d’aventures, à l’époque synonymes des colonies. Devenu médecin militaire, passé par l’école d’application des troupes coloniales du Pharo, à Marseille, le jeune lieutenant croyait accomplir son destin quand, en mars 1940, à 25 ans, il fut expédié dans un poste de brousse à Batié, au Burkina Faso, pour chasser le trypanosome, un parasite transmis par la mouche tsé-tsé. Au fin fond du pays lobi, le lieu n’était relié au reste du monde que par un simple émetteur radio.
C’est par son entremise qu’il apprend l’armistice demandé par Pétain, le 17 juin 1940. Comme dans toutes les colonies françaises au même moment, les quelques militaires qui étaient là doivent se décider : accepter la défaite ou poursuivre le combat. Après un bref conciliabule, ceux de Batié choisissent presque tous de ne pas se résigner. Ils traversent la Volta noire et passent en Gold Coast (actuel Ghana), sous domination anglaise. De là, Guy Charmot rejoint le Cameroun où un inconnu du nom de Leclerc vient d’imposer le drapeau gaulliste. Il mène ses premiers combats contre d’autres Français, à Libreville, afin de rallier le Gabon par la force. Il soigne les blessés des deux camps.
Je serai là, par Olivier Lalieu
Notre pays traverse une crise sur laquelle chacun a son avis propre. En tant qu’association, nos statuts interdisent les prises de position politiques. En tant que président, je ne saurai m’en affranchir. Mais je ressens en suivant l’actualité une force impossible à contrarier, voir même un silence impossible à garder. Samedi 22 décembre, une orpheline de la Shoah a tenté, seule, de s’interposer dans le métro parisien face à trois manifestants qui scandaient des slogans hostiles au président de la République en faisant « une quenelle » ce geste inventée par Dieudonné pour insulter ce qu’il appelle le sionisme et propageant en vérité un antisémitisme insupportable. C’est devenu un signe de ralliement contre ce qu’ils appellent « le système » dans lequel certains voient la domination, hier comme aujourd’hui, des Juifs dans les médias, l’économie, la société. Elle a tenté de les raisonner en faisant appel au dialogue et à sa propre histoire, elle dont le père a été assassiné à Auschwitz, pour qui ce geste ne pouvait être toléré. Personne n’est venu l’épauler. Elle a été raillée par ces hommes, elle a enduré des propos négationnistes et a dû descendre à la première station.
Aujourd’hui, je veux saluer son courage.
Je ne dramatise rien. Je ne mélange rien. Ces faits sont véridiques et viennent s’ajouter à d’autres qui montrent par des slogans et des engagements l’empreinte de l’extrême – droite au sein des mouvements sociaux en cours, sans que cela ne les résume.
La question n’est pas de savoir si nous sommes revenus dans les années 1930, de discuter sur le statut du mouvement et les forces qui l’animent, sur la souffrance sociale. Mais force est de constater qu’il y a parmi les manifestants des militants qui derrière la dénonciation du « système » remettent en cause la République et la Démocratie. Force est de constater qu’il y a un noyau de militants d’extrême – droite pour qui « la gueuse » demeure à attaquer et à abattre, et qu’ils saisissent toutes les opportunités, médiatiques ou physiques, pour avancer, masqués ou à découvert, seuls ou avec des alliés, conscients ou inconscients.
Cela ne vous rappelle donc rien ? Alors ce soir, j’ai envie de dire que nous sommes tous concernés et que nous ne pouvons pas rester impassibles. Les institutions de notre pays sont fortes mais elles reposent sur le ciment de la cohésion nationale et sur un socle de valeurs héritées de la Révolution de 1789. Au nom de l’héritage moral des rescapés des camps et des résistants au nazisme, je suis révolté par ces attaques et ce brouillard qui aveuglent certains esprits. Cela se passe ici en France, cela se passe aujourd’hui, devant nous. Rescapés de Buchenwald et de tous les camps, fils, filles, descendants, amis, nous sommes là et nous n’oublions rien.
Face à ceux qui veulent abattre le « système », qu’ils sachent qu’ils trouveront face à eux nos institutions et, hier comme aujourd’hui, des hommes et des femmes de tous les horizons, de toutes les origines, de toutes les confessions, de tous les âges.
Je ne veux donner de leçons, ni de conseils à personnes.
J’en serai.
J’en serai. Parce que sinon tout en ce que je crois serait vain et les paroles prononcées au nom de la mémoire Buchenwald, un simple trait de sable vacillant dans le vent de l’histoire. Je serai là. Je ne sais pas comment, je ne sais pas où mais je veux être là, face à eux, pour la France et l’avenir de nos enfants.
Olivier Lalieu est Président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos
DÉTRUIRE PARIS, LES PLANS SECRETS D’HITLER
FRANCE 5 / LA CASE DU SIÈCLE / DÉTRUIRE PARIS, LES PLANS SECRETS D’HITLER / DIMANCHE 6 JANVIER 2019 À 22.35
En août 1944, alors que Paris est sur le point d’être libéré, Hitler ordonne de détruire la ville en minant les ponts et les monuments. Le roman national raconte que le général allemand, Dietrich von Choltitz, Commandant du Gross Paris et amoureux des arts, aurait sauvé la capitale en refusant d’obéir à l’ordre du Führer.
Ce récit, célébré par la littérature et le cinéma, a bercé l’imaginaire de plusieurs générations de Français. Il faut dire qu’elle est belle cette histoire !
Elle est belle, mais elle est fausse. L’enquête de Françoise Cros de Fabrique s’appuie sur des documents inédits, découverts au sein des archives militaires allemandes, mais aussi en France, aux archives de la Préfecture de Police et de la Défense. Elle va démontrer que cette légende a été tissée par le général allemand lui-même et que la réalité est plus complexe, et beaucoup moins romantique. Plus surprenant encore : cette enquête va également révéler qu’après la libération de Paris, Hitler va, par trois fois encore, tenter d’anéantir la capitale de la France.
Colloque « Le Conseil National de la Résistance et les Comités de la Libération »
ASSOCIATION NATIONALE DES FAMILLES DE FUSILLÉS , MASSACRÉS DE LA RÉSISTANCE FRANÇAISE ET AMI(E)S (ANFFRMA), FAMILLES DES FUSILLÉS DU 15 DÉCEMBRE À CAEN, ASSOCIATION NATIONALE DU SOUVENIR DES FUSILLÉS DU MONT VALÉRIEN ET DE L’ILE DE FRANCE, AMICALE CHATEAUBRIANT-VOVES-ROUILLÉ-AINCOURT, MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE JUIVE (UJRE, MRJ-MOI)
HOMMAGES AUX FUSILLÉS DU 15 DÉCEMBRE 1941
VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2018
Colloque
« Le Conseil National de la Résistance (CNR)
et les Comités de la Libération (CDL, CLL) »
de 9h 30 à 17h auditorium de la Ville de Paris 5 rue Lobau Paris 4e (Métro Hôtel de Ville), inscriptions et carte d’identité obligatoire
En partenariat avec la Ville de Paris, le Musée de la Résistance Nationale, le dictionnaire des fusillés et massacrés Maitron, le CPL
Auditorium de la Ville de Paris 5 rue Lobau Paris 4è (Métro Hôtel de Ville), de 9h30 à 17h inscription gratuite et carte d’identité obligatoires
PROGRAMME
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE (CNR)
Mise en place et objectifs, les acteurs connus et inconnus par Claude PENNETIER chercheur au CNRS, Centre d’Histoire sociale du 20e siècle, directeur du dictionnaire Maitron
Un regard le programme du CNR : les nationalisations par François DUTEIL Institut d’Histoire Sociale CGT.
LES COMITÉS DE LA LIBÉRATION (CDL,CLL)
Le Comité Parisien de la Libération par Charles RIONDET, Ingénieur de Recherche à l’INRIA, docteur en Histoire, Conseil scientifique du MRN
Les Comités de Libération du Centre-Ouest par Dominique TANTIN, historien, docteur en Histoire, agrégé en Géographie, Président de l’association pour un Maitron des fusillés
Le Comité Départemental de l’Yonne par Joël DROGLAND, historien, coordinateur du CD-rom sur la Résistance dans l’Yonne (AERI-ARORY), vice-président de l’association pour la recherche sur l’occupation et la Résistance dans l’Yonne (ARORY)
Le Comité Local de Libération de Tourlaville (50) par Laurent VEDY (ANFFRMA)
Renseignements et inscriptions : Colloque (gratuit), Repas (33€) – Jean Darracq tel : 06 10 98 84 15
mail : sylvie-jean.darracq@wanadoo.fr ou ANFFRMA 9 rue Amédée Picard 94230 CACHAN
SAMEDI 15 DÉCEMBRE 2018
10h – Dévoilement de la plaque commémorative des fusillés habitant rue Traversière : Raymond Ballet, Octave Lamand, Hermann Schipke au 35 rue Traversière (Métro Gare de Lyon)
11h – Cérémonie patriotique au monument aux morts de la mairie du 12è rue Descos (Métro Dugommier ou Montgallet) Square Eugène Thomas puis allocutions et vin d’honneur dans la mairie
13h – Repas des familles et de leurs ami(e)s sur inscription (33€) Restaurant FELIX Place Félix Eboué (angle Bld de Reuilly et rue Taine) Métro Daumesnil
Du 1er au 17 décembre 2019 : exposition de l’ANFFMRFA (les otages) à la mairie du 12e
TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D’INSCRIPTION AU REPAS
Nîmes : des collégiens rencontrent une ancienne résistante déportée
Ce mercredi à l’issue d’une projection au CGR, une centaine de collégiens nîmois a échangé avec Andrée Julien, 96 ans, résistante déportée à Ravensbrück par l’Allemagne nazie.Ce lundi au CGR, l’ensemble des élèves de troisième de l’institution Saint-Stanislas de Nîmes, soit près d’une centaine de collégiens au total, a découvert Les Héritiers, le film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar (sorti en décembre 2014). L’histoire d’une classe difficile d’un lycée de Créteil qui se révèle en participant, et en remportant, le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD). Inspiré de faits réels.
A l’issue de la séance, grâce à la participation de l’association Les Têtes à Clap, ils ont pu échanger avec Ahmed Dramé, co-scénariste du long-métrage, et Andrée Julien, 95 ans, ancienne résistante. Membre d’une famille de trois enfants « qui aimait la liberté », elle avait fêté ses 20 ans à la prison des Beaumettes à Marseille avant d’être déportée à Ravensbrück, « matricule 42184 ».
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