Auteur/autrice : JNR-CPL

Thème du CNRD 2019-2020 : « 1940. ENTRER EN RÉSISTANCE. COMPRENDRE, REFUSER, RÉSISTER »

Thème du CNRD 2019-2020 : « 1940. ENTRER EN RÉSISTANCE. COMPRENDRE, REFUSER, RÉSISTER »

Sous l’autorité de M. l’Inspecteur général de l’Éducation nationale Tristan LECOQ, le CNRD 2019-2020 aura pour thème : « 1940 ENTRER EN RÉSISTANCE. COMPRENDRE, REFUSER, RÉSISTER ». La Fondation de la Résistance réalisera, aux côtés de ses partenaires, la brochure pédagogique imprimée et numérique. Une exposition virtuelle sur le Musée de la Résistance en ligne est également en cours d’élaboration.

=> Consulter les archives du CNRD dans l’espace pédagogique du Musée de la Résistance en ligne

La traque des Résistants

La traque des Résistants

Résumé

Qui a provoqué la chute de Jean Moulin ? Qui a livré d’Estienne d’Orves ? Qui est le traître à l’origine du démantèlement du réseau du musée de l’Homme ? Qui se trouve derrière la souricière qui entraîne l’arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ? Quel est le rôle des agents recrutés par les services allemands dès juin 1940, les fameux « VM » ?

Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers constitués par les services secrets à la fin de la guerre et récemment déclassifiés. Il a rassemblé pour la première fois des informations et des documents inédits sur les agents qui ont travaillé pour l’occupant en infiltrant la Résistance. Ainsi, il raconte la traque des résistants par la police de Vichy, par l’Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l’administration militaire allemande. La plupart de ces affaires n’ont cessé d’alimenter des polémiques et n’ont pas livré tous leurs secrets, comme le drame de Caluire, pour lequel Jean-Pierre Azéma propose ici une mise au point. Cette enquête palpitante enrichit à la fois l’histoire de l’occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

L’auteur de La traque des Résistants

Auteur

Fabrice Grenard, historien, spécialiste du ravitaillement sous l’Occupation, de la Résistance et de l’histoire des maquis, est l’auteur notamment de La France du marché noir (2008), Maquis noirs et faux maquis (2011) et Une légende du maquis : Georges Guingouin…

 

 

Jean Villeret, 96 ans,

Jean Villeret, 96 ans,

Ce résistant déporté grandi à Maisons-Alfort continue inlassablement de raconter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale aux élèves de la France entière. Il a été décoré des Palmes académiques lors d’une cérémonie en mairie.

 « En 1938, je faisais l’école buissonnière du côté de Saint-Vincent à Maisons-Alfort. Jamais je n’aurais cru qu’on me décerne les Palmes académiques, c’est un peu fort de café. Tout arrive ». Ce vendredi soir, Jean Villeret tient fébrilement son discours, écrit, pour une fois. Lui qui habituellement parle « à chaud ». Le résistant déporté de 96 ans, narrateur infatigable de l’Histoire devant la jeunesse française, est le centre de tous les regards, en mairie d’Alfortville.

Quelques minutes auparavant, le député PS Luc Carvounas lui a remis les Palmes académiques, au grade de commandeur. Une distinction « très importante » qui l’« honore ». Ce titre vient s’ajouter à une très longue série (officier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Médaille de la déportation…), aussi impressionnante que l’est sa vie de combattant.

Jean Villeret, 96 ans, a reçu les Palmes académiques, en mairie d’Alfortville. LP/Agnès Vives

A Dachau jusqu’en avril 1945

« Un parcours exceptionnel », vante admiratif en début de cérémonie le maire PS Michel Gerchinovitz, avant d’en relater les grandes dates. Le 14 juin 1940 et l’exode à 18 ans. Le 31 décembre 1943 et l’entrée dans la résistance armée au côté des Francs-Tireurs Partisans. Le 7 juillet 1944 et la déportation au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, avant Dachau où il restera jusqu’à la libération du camp par les troupes américaines, le 29 avril 1945.

« Quand j’ai vu les premiers soldats américains, ce fut quelque chose d’inoubliable. Cinq ans à attendre le débarquement et les troupes alliées. C’était Noël. Le monde allait vivre dans la paix. »

« J’ai du mal à lire, pourtant j’ai écrit gros »

Alors comme tous ceux « revenus de cet enfer », son « devoir » est de venir témoigner. Encore et encore. Que ce soit dans les écoles, les collèges, les lycées et même à l’université, « une fois ». Ce jeudi, il était à Levallois (Hauts-de-Seine) devant 70 jeunes, deux jours avant, le résistant livrait son récit à Sablé-sur-Sarthe.

Et alors qu’il force l’admiration d’une assistance au bord des larmes, le combattant rend hommage au corps enseignant, à « l’Education nationale, laïque, obligatoire et gratuite, une chance pour la jeunesse en France, indispensable au savoir et à la connaissance ».

Avant de s’excuser de chercher ses mots, non sans humour : « J’ai du mal à lire, pourtant j’ai écrit gros ». Le public sourit. Mais l’émotion rattrape très vite la salle, les anciens combattants présents, son épouse Nicole au premier rang, les élus… Jean Villeret entonne « la Voix du rêve ». Ce chant qui a bercé les nuits du camp de Natzweiler-Struthof. « Gravé dans sa mémoire ». C’était il y a 75 ans.

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75ème anniversaire des Glières (Haute-savoie) : ces lieux qui perpétuent l’histoire de la Résistance

75ème anniversaire des Glières (Haute-savoie) : ces lieux qui perpétuent l’histoire de la Résistance

Haut-lieu de la résistance durant la Seconde Guerre Mondiale, le plateau des Glières et la nécropole de Morette perpétuent l’esprit des maquisards des Glières. 75 ans après, ils accueillent chaque année des milliers de visiteurs.
Situé entre 1300 et 1800 mètres d’altitude, au coeur du massif des Bornes (Haute-Savoie), le plateau des Glières fut le décor du premier maquis de la Résistance.

Voir l’interview de Gérard Métral, président de l’association des Glières au micro de Marion Feutry et Maxime Quémener.

Le plateau est aujourd’hui parcouru par un sentier historique. Il retrace l’organisation et la vie quotidienne des 465 maquisards qui s’y sont rassemblés dès le 31 janvier 1944 sous le commandement du lieutenant Tom Morel puis du capitaine Anjot pour s’opposer aux forces de Vichy.

Symbole d’espoir, le Monument des Glières apparaît comme posé au coeur de ce vaste alpage, aujourd’hui espace naturel protégé. Construit en 1973 par Emilie Gilioli, il a été édifié à l’initiative des survivants des Glières en hommage aux maquisards.

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Seconde Guerre mondiale: Pourquoi le massacre d’Ascq en 1944 n’est pas (ou peu) enseigné à l’école?

Seconde Guerre mondiale: Pourquoi le massacre d’Ascq en 1944 n’est pas (ou peu) enseigné à l’école?

A quelques jours des célébrations du 75e anniversaire du massacre d’Ascq, enseignants et historiens ont consacré une journée d’études à cet événement historique méconnu du grand public

  • Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, 86 civils étaient exécutés, en représailles d’un acte de sabotage, par une division des Waffen-SS à Ascq, près de Lille.
  • Des enseignants et des historiens organisaient une journée d’étude sur ce massacre très peu enseigné à l’école.
  • Le 75e anniversaire du massacre d’Ascq sera célébré, dimanche, à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord.

C’est un épisode quasiment oublié de notre Histoire. Pourtant, on va célébrer, dimanche, le 75e anniversaire du massacre d’Ascq, près de Lille, dans le Nord. Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, 86 civils étaient exécutés, en représailles d’un acte de sabotage, par une division des Waffen-SS, dans cette commune devenue aujourd’hui Villeneuve-d’Ascq.

Or, cet événement historique reste encore largement méconnu, y compris dans la métropole lilloise faute d’être enseigné dans les écoles nordistes. « Oradour-sur-Glane tend à résumer tous les massacres qui ont eu lieu en 44. Et encore, aucun manuel scolaire ne fait aujourd’hui référence à ce massacre », explique Stéphane Henry, inspecteur académique référent Mémoire et Citoyenneté, dans le Nord.

« La mémoire a occulté les massacres de civils »

« La mémoire, qu’il ne faut pas confondre avec l’Histoire, a occulté les massacres de civils pour différentes raisons, notamment parce que, dans notre imaginaire collectif, le camp de concentration est devenu central dans la compréhension du système répressif nazi », note Stéphane Henry.

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Lettre de Joseph Epstein

Lettre de Joseph Epstein

Joseph Epstein est responsable, en 1942, des groupes de sabotage et de destruction créés dans les entreprises travaillant pour l’occupant, il prend la direction de l’ensemble des FTP de la région parisienne, en mai 1943, sous le nom de « colonel Gilles ». Il instaure une tactique de guérilla urbaine que mettent en oeuvre les FTP-MOI. Il est arrêté, en gare d’Évry Petit-Bourg, avec Missak Manouchian le 16 novembre 1943. Joseph Epstein est fusillé au Mont-Valérien le 11 avril 1944, sous une de ses fausses identités, Andrej.

 

EN SAVOIR PLUS

Le Serment de Buchenwald, camp libéré le 11 avril 1945

Le Serment de Buchenwald, camp libéré le 11 avril 1945

Le Serment de Buchenwald

Nous, les détenus de Buchenwald, nous sommes venus aujourd’hui pour honorer les 51.000 prisonniers assassinés à Buchenwald et dans les kommandos extérieurs par les brutes nazies et leurs complices.
51.000 des nôtres ont été fusillés, pendus, écrasés, frappés à mort, étouffés, noyés et tués par piqûres.
51.000 pères, frères, fils sont morts d’une mort pleine de souffrance, parce qu’ils ont lutté contre le régime des assassins fascistes.
51.000 mères, épouses et des centaines de milliers d’enfants accusent.
Nous, qui sommes restés en vie et qui sommes des témoins de la brutalité nazie, avons regardé avec une rage impuissante, la mort de nos camarades. Si quelque chose nous a aidé à survivre, c’était l’idée que le jour de la justice arriverait.

AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES LIBRES

Nous remercions les armées alliées, les Américains, les Anglais, les Soviétiques et toutes les armées de Libération qui luttent pour la Paix et la vie du monde entier.
Nous rendons hommage au grand ami des antifascistes de tous les pays, à l’organisateur et initiateur de la lutte pour un monde nouveau, que fut F.D. Roosevelt. Honneur à son souvenir.
Nous, ceux de Buchenwald, Russes, Français, Polonais, Slovaques et Allemands, Espagnols, Italiens et Autrichiens, Belges et Hollandais, Luxembourgeois, Roumains, Yougoslaves et Hongrois, nous avons lutté en commun contre les SS, contre les criminels nazis, pour notre libération.

Une pensée nous anime :
NOTRE CAUSE EST JUSTE, LA VICTOIRE SERA NOTRE

Nous avons mené en beaucoup de langues, la même lutte dure et impitoyable. Cette lutte a exigé beaucoup de victimes et elle n’est pas encore terminée.
Les drapeaux flottent encore et les assassins de nos camarades sont encore en vie. Nos tortionnaires sadiques sont encore en liberté. C’est pour ça que nous jurons, sur ces lieux de crimes fascistes, devant le monde entier, que nous abandonnerons seulement la lutte quand le dernier des responsables sera condamné devant le tribunal de toutes les Nations.
L’écrasement définitif du nazisme est notre tâche.

NOTRE IDEAL EST LA CONSTRUCTION D’UN MONDE NOUVEAU DANS LA PAIX ET LA LIBERTE.

Nous le devons à nos camarades tués et à leurs familles. Levez vos mains et jurez pour démontrer que vous êtes prêts à la lutte.

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.

Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe par l’ADVR

Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe par l’ADVR

Comme chaque année, en hommage aux résistants fusillés ou assassinés dans les camps de concentration allemands, l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance, ADVR , ravivera la Flamme sur la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe.

Si vous souhaitez participer à cette cérémonie, le rendez-vous est à 18h, en haut des Champs Elysées, côté droit en regardant l’Arc, le lundi 8 avril.

La cérémonie a lieu à 18h30 très précises.

L’ADVR

Conférence – La mémoire oubliée de la Seconde Guerre mondiale

Conférence – La mémoire oubliée de la Seconde Guerre mondiale

La mémoire oubliée de la Seconde Guerre mondiale
Vendredi 29 mars, 18 h
Avec Stéphanie Trouillard, journaliste pour France 24, auteure de l’ouvrage Mon oncle de l’ombre : Enquête sur un maquisard breton.

Pendant des décennies, le souvenir d’André Gondet, un résistant tué en juillet 1944, s’est perdu au sein desa famille. A travers son livre Mon oncle de l’ombre, sa petite-nièce a décidé de briser le silence. Qui était cet homme dont son grand-père ne prononçait pas le nom ? Quel était son combat ? Pendant cinq ans, la jeune femme arpente les salles d’archives et interroge des témoins de cette période. En se lançant sur les traces de ce héros ordinaire, elle se rend compte qu’un voile a été jeté sur la mémoire sensible de la Seconde Guerre mondiale. Soixante-dix ans après, les hommes et les femmes se libèrent enfin de ce poids. Le passé ne demande qu’à parler.

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