Auteur/autrice : JNR-CPL

L’histoire de la Rose blanche, mouvement de résistance allemand au nazisme

L’histoire de la Rose blanche, mouvement de résistance allemand au nazisme

Sous le nom la Rose blanche, deux étudiants munichois se constituèrent à partir du printemps 1942, en groupe de résistance contre le régime nazi. Ils s’appelaient Hans Scholl et Alexander Schmorell.

Ils rassemblèrent autour d’eux un petit nombre de parents et d’amis. L’activité du groupe consista pour l’essentiel dans la diffusion de tracts, d’une haute tenue littéraire et philosophique, soutenant que tout Allemand qui ne s’opposerait pas ouvertement au régime nazi serait tenu pour coupable des crimes du régime. Cette campagne de tracts dura jusqu’en Février 1943, date de l’arrestation de Hans Scholl et de sa sœur Sophie. Par sa forme organisationnelle et par son mode d’action, par la nature des thèmes qu’elle mit en avant, par sa composition sociale, la Rose blanche révèle que subsistait, dans la société allemande, un fond idéologique antérieur au nazisme et radicalement incompatible avec le tout-puissant régime. Au cœur de cet héritage, on trouve la spiritualité chrétienne, sans référence aucune à quelque idéal démocratique ou révolutionnaire que ce soit. Aussi est-on tenté de mettre à l’écart ce qu’on peut appeler la doctrine de la Rose blanche. On se borne à admirer le courage de ses membres. Or, cela ne suffit pas. Leur doctrine importe ; elle annonce la forme qu’a prise, après 1945, la pensée politique allemande. On ne comprend pas l’Allemagne de l’Ouest naissante si l’on ne prend pas en compte une donnée : dans ce qu’elle avait de respectable, elle a été construite par des hommes et des femmes qui avaient exactement l’âge et la formation intellectuelle des membres de la Rose blanche.

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DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

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L’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exprime sa totale réprobation de la Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Si elle approuve sans réserve l’importance de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, elle ne saurait reconnaître comme fondée sur le plan historique la confusion entre communisme et nazisme et ses conséquences éminemment préjudiciables et contestables sur le plan mémoriel, politique et juridique.

Notre association, apolitique de par ses statuts, a été fondée en 1945 par des rescapés d’opinions diverses et reste profondément attachée à cette pluralité et à l’unité forgée dans la Résistance en France autour du Conseil national de la Résistance et poursuivie derrière les barbelés du camp de concentration de Buchenwald au sein du Comité des intérêts français. Parmi ces résistants figuraient de nombreux communistes. Nous ne saurions donc assimiler les communistes aux criminels nazis et leurs collaborateurs qui furent leurs bourreaux comme ceux du continent européen tout entier. Nous ne saurions accepter de ne pouvoir rendre hommage à tous les Résistants au IIIe Reich, en cautionnant une réécriture de l’histoire qui en exclurait les communistes lesquels pourtant en payèrent un lourd tribut.

Cette réécriture de l’histoire présente dans la Résolution du Parlement européen est également inacceptable concernant l’évocation des origines de la Seconde Guerre mondiale fondée sur une interprétation historique parcellaire et biaisée.

L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos apporte son plein soutien à la déclaration du Comité international Buchenwald-Dora du 8 octobre 2019.

Les mémoires des crimes contre l’humanité et le combat contre les dictatures sont des composantes majeures de la construction européenne. Il importe de les préserver sans opposer les victimes, ni procéder à des amalgames ou des réécritures funestes qui contribuent à occulter la nécessité de poursuivre, en Europe comme ailleurs, la lutte pour les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les populismes.

C’est pourquoi l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exige le retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Paris, le 8 novembre 2019

Histoire. La Libération dans les pas d’un résistant quimperlois

Histoire. La Libération dans les pas d’un résistant quimperlois

« Hôtel de Bretagne » : voici le récit unique d’un historien qui explore sans fard le passé et les passions d’une famille, la sienne, et d’une ville, Quimperlé, transfigurée par la guerre et l’Occupation. Le récit de Grégoire Kauffmann est traversé par d’inimaginables figures.

Ce mercredi 6 novembre, paraît « Hôtel de Bretagne. Une famille française dans la guerre et dans l’épuration » (Ed. Flammarion). L’historien Grégoire Kauffmann y décrypte le parcours de son grand-père, Pierre Brunerie, qui dirigea la Résistance, dans le secteur de Quimperlé, en 1944.

Votre récit retrace l’histoire d’un grand-père, un résistant, une image tutélaire et contrastée.

C’est un exercice émouvant. C’était un inconnu, ce grand-père. Il est mort quand j’avais 4 ans. J’en avais une image très fantasmée. Dans l’imaginaire familial, c’était la figure de la Résistance, notable quimperlois, s’étant couvert de gloire. Ça a été une rencontre. Via les archives familiales, j’ai trouvé d’innombrables documents, passionnants, concernant la période de la Résistance. Et quelque chose de très émouvant qui était la correspondance amoureuse de mon grand-père. C’est une très belle histoire d’amour. Avec Imelda, une jeune femme de Clohars, dont la famille fonde l’Hôtel de Bretagne. Je voulais raconter cette rencontre romantique. Les parents d’Imelda sont contre cette union. Mais contre la fatalité familiale, les convenances, ils se sont rebellés parce qu’ils étaient amoureux.

Ce grand-père, à 20 ans, a une certaine candeur, un enthousiasme. Puis, quand il va choisir, pour les beaux yeux d’Imelda, de s’engager dans l’armée. Il vit la campagne de France, en mai-juin 1940. Et on oublie souvent que c’est le théâtre d’une extraordinaire violence, d’une hécatombe dans les rangs de l’armée française. Ce spectacle du sang a été à l’origine de son absence d’illusions sur la nature humaine. Il campe déjà alors ce héros tout en raideur qui sera celui de la Résistance.

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Grenoble : “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, l’exposition événement au Musée dauphinois

Grenoble : “Rose Valland. En quête de l’art spolié”, l’exposition événement au Musée dauphinois

 

Du 5 novembre 2019 au 27 avril 2020, le musée Dauphinois présente « Rose Valland. En quête de l’art spolié », une exposition qui retrace la parcours hors-norme de cette figure iséroise de la Résistance. L’événement s’inscrit dans le cadre des commémorations du 75e anniversaire de la Libération.

Par A.M avec communiqué

À Grenoble, c’est un hommage à une grande dame de la Résistance en même temps qu’une plongée dans l’Histoire que nous propose en cette fin d’année le Musée dauphinois avec sa nouvelle exposition temporaire.

Intitulée « Rose Valland. En quête de l’art spolié », celle-ci retrace la parcours de cette figure locale de la Résistance.

Née le 1er novembre 1898 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en Isère, Rose Valland, de son vrai nom Rosa Antonia Valland se passionne très jeune pour les beaux-arts et l’histoire de l’art.

De l’Ecole  normales des institutrices de Grenoble, à l’Ecole du Louvre et passant par les Beaux-arts de Lyon, elle accomplit un brillant cursus

Puis, à l’Institut d’art et d’archéologie de l’université de Paris, elle obtient  les trois certificats d’études supérieures d’histoire de l’art moderne, d’archéologie médiévale, et d’archéologie grecque.

Conservatrice au musée du Jeu de Paume

À la fin des années trente, Rose Valand travaille comme « attachée de conservation » bénévole au Musée du Jeu de Paume où sont exposées les avant-gardes européennes. Elle s’y occupe du catalogue des collections du musée, puis travaille à la réalisation d’une quinzaine d’expositions internationales.

Titularisée en 1941,  elle reste à son poste alors que le musée devient le dépôt principal des œuvres enlevées par les nazis aux familles juives et aux collections publiques.

Blois : la résistante Marthe Hoffnung Cohn présente le film de sa vie

Blois : la résistante Marthe Hoffnung Cohn présente le film de sa vie

Un film a été tourné sur la vie de Marthe Cohn, héroïne de la Résistance. Il est présenté à Blois le 11 novembre au cinéma Les Lobis en sa présence.

Pour la quatrième année consécutive, Marthe Hoffnung Cohn revient à Blois. Les fois précédentes, elle venait témoigner de son passé de Résistance et d’héroïne de la Deuxième Guerre mondiale devant les lycéens ; cette fois-ci, elle est venue pour présenter le film qui a été tourné sur sa vie « Chichinette, ma vie d’espionne ».

La vie de celle qui en vingt ans a donné entre mille et deux mille conférences à travers le monde, a été mise en images par l’Allemande Nicola Hens, et est désormais devenue un documentaire de 86 minutes. Le titre « Chichinette » vient d’un surnom désobligeant que lui a donné un gradé à qui elle avait tenu tête.
Une espionne juive dans l’Allemagne nazie Mais qui est Marthe Hoffnung Cohn alias Fräulein Ulrich – cette femme de l’ombre, au service des résistants français et luttant contre les forces nazies ? Née à Metz en 1920, elle maîtrise parfaitement l’allemand, un atout majeur lorsqu’elle devient une espionne juive qui a infiltré les lignes ennemies. Elle raconte son parcours dans un livre paru en 2002, « Derrière les lignes ennemies – Une espionne juive dans l’Allemagne nazie ».

Eugène Heim, ancien président de l’association Blois-Weimar est une fois de plus à l’origine de la venue de la résistante à Blois. « Elle est en tournée à travers la France pour la promotion de son film jusqu’en décembre, et nous avons profité d’une fenêtre dans son emploi du temps pour lui demander de venir à Blois présenter son film. »

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Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération Source : article Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération | Place Gre’net – Place Gre’net

Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération Source : article Grenoble a commémoré le 75e anniversaire de la remise de la croix de la Libération | Place Gre’net – Place Gre’net

De nombreuses personnalités, parmi lesquelles le maire de Grenoble Eric Piolle, le préfet de l’Isère Lionel Beffre et Lionel Boucher, Secrétaire de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française, ont participé aux cérémonies commémoratives de la remise de la Croix de la Libération à la ville de Grenoble, le mardi 5 novembre 2019. Une journée sous le signe de l’émotion.

Journée chargée d’émotions, ce mardi 5 novembre 2019, à l’occasion de la cérémonie commémorative du 75e anniversaire de la remise de la Croix de la Libération à Grenoble. Celle-ci a débuté par l’inauguration, dans la matinée, de la rue de Vassieux-en-Vercors, sur la Presqu’île scientifique, non loin de la rue des Martyrs. Un village déjà distingué pour ses hauts faits de résistance durant l’Occupation et dont le maire, Thomas Ottonheimer, a salué l’histoire.

Le village de Vassieux-en-Vercors avait en effet reçu la Croix de la Libération par décret du général de Gaulle, le 4 août 1945. Et était ainsi devenu la quatrième des cinq collectivités civiles françaises élevées à ce rang avec la mention suivante :

« Village du Vercors qui, grâce au patriotisme de ses habitants, s’est totalement sacrifié pour la cause de la Résistance française en 1944. Principal centre de parachutage pour l’aviation alliée sur le plateau, a toujours aidé de tous ses moyens les militaires du Maquis dans les opérations de ramassage d’armes. Très violemment bombardé le 14 juillet, attaqué par 24 planeurs allemands les 21 et 22 juillet, a eu 72 de ses habitants massacrés et la totalité de ses maisons brûlées par un ennemi sans pitié. Martyr de sa foi en la résurrection de la Patrie.«

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