Auteur/autrice : JNR-CPL

INFORMATION DE L’ADVR

INFORMATION DE L’ADVR

Mardi 26 novembre à 14 h 30
Pierre-Yves Desmonceaux met en scène et interprète le monologue écrit par Gilles Ségal. Son intelligence des enjeux philosophiques et humains de ce texte poignant est éblouissante.
Pour éprouver son obéissance, Dieu ordonne à Abraham de sacrifier Isaac. Un ange arrête de justesse sa main ; un bélier remplace l’enfant. Mais, dans le wagon plombé où le narrateur du texte de Gilles Ségal rencontre le père et le fils dont il raconte les derniers jours, il n’y a pas d’ange pour arrêter la mort… Geste d’amour ou geste de folie ? Le narrateur ne juge pas, sinon en affirmant qu’« en ce temps-là, l’amour était de chasser ses enfants ». Lui l’avait su à temps : c’est pour cela que son fils est toujours vivant et qu’il peut lui raconter, dans un testament en forme de mémorial, les derniers jours de l’infanticide et de son petit. Encouragé par les photos de son arrière-petit-fils reçues d’Amérique, taraudé par l’imminence du dernier départ (la valise à ses pieds a été préparée pour l’hôpital, où l’attend une opération sans doute fatale), le narrateur raconte l’histoire de cet homme qui, le premier jour, demande à son fils s’il a fait ses devoirs, lui explique ensuite, de jour en jour, ce qu’un homme accompli doit savoir, organise, le sixième jour, le mariage de son garçon au milieu des mourants, avant d’aider le petit, finalement, à échapper aux bourreaux grâce à une pastille de cyanure.
Evidence du talent
« En ce temps-là, l’amour était-ce tuer son enfant ? » Le clown éperdu préféra s’accrocher à Spinoza plutôt que de se complaire dans l’ordure du cloaque infernal qui conduisait les Juifs aux chambres à gaz. L’homme offre à son fils, en six jours, le temps d’arriver en Pologne, un accéléré des leçons qu’il lui aurait sans doute prodiguées patiemment, si le temps lui avait laissé celui d’être père. Le narrateur est perplexe d’abord, admiratif ensuite. La leçon de choses est leçon de vie. L’amour de celui qui écoute pour celui qui enseigne est aussi grand que celui du père qui veut croire aux forces de l’esprit en pleine déréliction. L’humour et le suicide demeurent au condamné comme ultimes preuves de sa liberté. Telles sont les armes de ce malheureux, qui sauve l’humanité en refusant d’abdiquer la sienne. Pierre-Yves Desmonceaux réussit le tour de force d’incarner les différentes figures du récit par une interprétation protéiforme absolument époustouflante. Aucune grandiloquence dans l’adresse, aucune affèterie dans le jeu, aucun pathos : l’économie est totale, l’effet est saisissant. Chaque mot est pesé, chaque phrase est nécessaire, dans la bouche du comédien comme dans celle de son personnage. Pierre-Yves Desmonceaux ne prend pas le spectateur en otage. Il se tient à l’écart de l’émotion manipulatrice. Il se tient droit, vrai, évident, sincère. Un exceptionnel moment de théâtre !
La terrasse- Catherine Robert

78e anniversaire de l’exécution de 69 otages le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien

78e anniversaire de l’exécution de 69 otages le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien

À l’occasion du 78ème anniversaire de l’exécution de 69 otages le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien, une journée d’hommage aux fusillés est organisée ce SAMEDI 13 DECEMBRE 2019 !

En représailles à la mort de quatre soldats, les autorités d’occupation font fusiller 95 otages, dont 69 au Mont-Valérien. Aux communistes jusque-là principalement visés, les Juifs sont ajoutés. Par cette exécution massive, c’est la définition idéologique des autorités allemandes des responsables des attentats, les «  »judéo-bolcheviques » », qui est complétée.
Parmi ces hommes, se trouvait Gabriel Péri. Né à Toulon, Gabriel Péri était un homme engagé. À la fois journaliste, secrétaire national des Jeunesses communistes en 1922, membre du Comité central du Parti communiste de 1924 à 1929, suppléant de 1932 à 1937, chef des services de politique étrangère du journal L’Humanité et député de Seine-et-Oise jusqu’en 1940, il a surtout marqué par sa passion patriotique et antifasciste. Le 18 mai 1941, Gabriel Péri est arrêté sur dénonciation, puis fusillé au Mont-Valérien le 15 décembre 1941, par les Allemands.
« Peut-être quelques-uns de mes papiers serviront-ils à ma mémoire. Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l’idéal de toute ma vie ; que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que vive la France. » Extrait de la lettre laissée à son avocate et amie, Odette Moreau.

16e édition du « livre résistant »

16e édition du « livre résistant »

Samedi 30 novembre de 14 h 00 à 18 heures

 

16e édition du « livre résistant » écrivains et historiens dédicaceront leurs derniers ouvrages sur la Résistance

 

Salons des Fondations de la Résistance et pour la mémoire de la Déportation

30 boulevard des Invalides 75007 Paris

Métro : ligne 13 – station Saint-François Xavier

 

MÉMOIRE ET ESPOIRS DE LA RESISTANCE

L’Association des Amis de la Fondation de la Résistance – Déclarée loi de 1901

Pavillon de la Mémoire – Place Marie-Madeleine Fourcade

16-18 place Dupleix – 75015 Paris

Téléphone : 01 45 66 92 32

E-mail : memoresistance@gmail.com

Site Internet : www.memoresist.org

 

Représentation théâtrale de « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Ségal

Représentation théâtrale de « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Ségal

En ce temps là, l’amour… de Gilles Segal avec David Brecourt from PM Productions on Vimeo.

L’Association de Défense des  Valeurs de la Résistance et le Comité « Ecole de la rue Tlemcen » vous proposent d’assister à une représentation théâtrale de « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Ségal.

La représentation, offerte à ses membres par les deux associations, aura lieu :

Mardi 26 novembre à 14h30

A la maison des seniors Bluma Fiszer, 1ter rue Charles Baudelaire  Paris 12ème (métro Ledru-Rollin)

Le nombre de places étant limité, il est nécessaire de s’inscrire, au plus tard le 22 novembre :

Pour l’ADVR : Yves Blondeau 06 50 42 86 05  ou  blondeauyves2000@yahoo.fr

Pour le Comité Tlemcen : Claude Smadja 06 12 53 24 08  ou  claudesmadja@club-internet.fr

Invitation en PJ.

Bien Cordialement.

Yves Blondeau, secrétaire général de l’ADVR

L’historien Grégoire Kauffmann raconte une bavure de la Libération à Quimperlé

L’historien Grégoire Kauffmann raconte une bavure de la Libération à Quimperlé

L’écrivain et historien Grégoire Kauffmann, vient de terminer son livre, « Hôtel de Bretagne », qui traite, entre autres, de l’immédiat après-guerre à Quimperlé, dans le Finistère sud. Il évoque l’exécution sommaire d’un prétendu collaborateur. Une bavure de la Libération à laquelle son grand-père, Pierre Brunerie, militaire et résistant, n’a peut-être pas été étranger.

 

TEXTE DE L’ÉDITEUR :
9 août 1944, Quimperlé, Finistère sud.
Sous les yeux de sa femme et de son petit-fils, Adolphe Fontaine est arrêté à son domicile par les maquisards qui viennent de libérer la ville. Roué de coups, promené dans les rues, il est fusillé quelques heures plus tard.
Cette exécution sommaire est le point de départ de l’enquête menée par Grégoire Kauffmann. Avec l’œil de l’historien, il remonte la piste de son grand-père, Pierre Brunerie, l’un des meneurs de la Résistance. A-t-il commandité le meurtre du 9 août ?
En suivant les traces de ce fils d’ébéniste, jeune sympathisant communiste devenu militaire, c’est un destin français que l’on découvre dans ce récit haletant, de la déroute de 1940 aux premières heures de la Résistance, de la clandestinité sous l’Occupation aux débordements de l’épuration…
Exhumée des archives, une étonnante galerie de personnages gravite autour de l’hôtel de Bretagne, repaire de la Résistance quimperloise : notables en cheville avec l’occupant, agents infiltrés, officiers allemands noceurs et tortionnaires, femmes amoureuses qui finiront tondues, héros ordinaires, résistants improbables…
Une véritable comédie humaine de la France des années sombres.
L’enquête intime d’un historien au cœur d’un secret de famille.
  • Hors collection – Histoire
  • Paru le 06/11/2019
  • Genre : Histoire
  • 432 pages – 146 x 221 mm
  • Broché
  • EAN : 9782081421790
  • ISBN : 9782081421790
VIDEOS – La carrière des Fusillés à Châteaubriant : un lieu chargé d’émotion

VIDEOS – La carrière des Fusillés à Châteaubriant : un lieu chargé d’émotion

Par , France Bleu Loire Océan
 
 
Le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, au lieu-dit La Sablière, 27 prisonniers sont tués par les nazis en représailles à l’exécution d’un officier allemand. La carrière des Fusillés garde la mémoire de ces martyrs de la première heure.
Ce mercredi 22 octobre 1941, c’est jour de marché à Châteaubriant.  Dans l’après-midi, 27 prisonniers du camp de Choisel, sont conduits dans des camions à La Sablière, près d’une ancienne ferme et d’une carrière de sable bordée de genêts et d’ajoncs. Neuf poteaux en bois y ont été plantés. 27 hommes, en majorité des communistes, sont exécutés. Quelques heures avant, ils ont juste le temps d’écrire un mot à leurs familles. Ils sont abattus en représailles de l’attentat du « Feldkommandant Hotz » de la place de Nantes. Parmi ces hommes, Guy Môquet, 17 ans, étudiant et militant communiste.  Le même jour, 21 autres otages sont fusillés, 16 à Nantes et cinq au Mont-Valérien en région parisienne. Une première exécution collective en France qui va « indigner le monde entier » raconte Thomas Ginsburger-Vogel, fils de résistant et de déportée à Auschwitz et Ravensbrück. Il est président des « Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Loire-Atlantique », membre des « Amis du Musée de la Résistance de Châteaubriant ».  

EN SAVOIR PLUS

Journée d’étude : « LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE »

Journée d’étude : « LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE »

L’UNION DES ASSOCIATIONS DE MÉMOIRE DES CAMPS NAZIS

Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen

 

vous prie d’assister à la journée d’étude

  

LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE

 

dimanche 24 novembre 2019

de 9h30 à 16h30

 à l’Auditorium de la Préfecture de Paris / Ile-de-France

5 rue Leblanc 75015 Paris

 

Accès dans la limite des places disponibles

Réponse impérative avant le 18 novembre 2019

de préférence par mail : interamicale1945@gmail.com

tél : 06 16 46 06 21

 

Métro ligne 8 : arrêt Balard – RER C : arrêt Pont du Garigliano – Tramway 3 ou en bus PC1 : arrêt Pont du Garigliano –

Bus 30, 88, 169 : arrêt terminus Hôpital Européen Pompidou

 

Représentations visuelles et textuelles par des déportés ou des artistes non déportés

 

Visées didactiques

Statuaire et images, sur les sites des camps ou dans l’espace commémoratif

(Père-Lachaise, Buchenwald, Mauthausen, Natzweiler, Vél d’Hiv, média).

Avec la contribution de Walter Spitzer, déporté, peintre et plasticien.

 

Images à vif 

Quatre cas, parmi les créations dans ou après le camp : Thomas Geve (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald) – Jeannette L’Herminier (Ravensbrück) – Pierre Provost (Buchenwald) –

Walter Spitzer (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald)

 

Gestes d’artistes 

Ceija Stojka (Auschwitz, Ravensbrück, Bergen Belsen) – Edith Kiss (Ravensbrück) –

Zoran Mušič (Dachau) et Miklos Bokor (Auschwitz, Buchenwald).

 

Avec la participation de Pascal Convert (plasticien, écrivain et réalisateur) et Lou Simon (comédienne).

Journée animée par Agnès Triebel (Association Buchenwald-Dora)

et Daniel Simon (Amicale de Mauthausen).

 

Les œuvres choisies seront présentées par :

Anne Bernou, Yvonne Cossu*, Aurélie Cousin, Dominique Durand*, Marie Janot, Sylvie Ledizet*,

Gisèle Provost*, Daniel Simon*, Walter Spitzer*, Agnès Triebel*, Caroline Ulmann*.

 

*membres des associations organisatrices