Ces héraultais font l’histoire

Un héros de la Résistance française- Jean Moulin- et le grand amour secret d’André Malraux – Josette Clotis- sont réunis aujourd’hui pour se rappeler qu’au plus sombre de notre histoire, le noble courage et les beaux sentiments n’ont cessé d’animer les français, face au totalitarisme. Rendons leur hommage.
Centre de la Résistance à Blois : ça démarre fort !
Le choix de la Résistance
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Sans délaisser l’étude — toujours essentielle — des réseaux, de l’organisation et des rapports de forces politiques, les historiens de la Résistance prêtent une attention croissante aux résonances intimes des événements de 1939-1944, qui engageront à entrer — ou non — en dissidence. Pierre Laborie, récemment disparu, avait ouvert la voie avec ses travaux sur l’opinion française sous Vichy. Un recueil d’articles posthume (1) rappelle les principaux traits de sa démarche : un questionnement subtil sur le vécu des acteurs ; un effort pour saisir la complexité des phénomènes d’opinion ; une acuité qui le rendait sensible à toute la gamme des formes du refus — de la réticence silencieuse à la résistance active — et qui l’amena à reconsidérer l’attitude de ces Français qu’un livre à succès présentait autrefois comme « quarante millions de pétainistes » (2). Chacune à sa manière, les dernières grandes synthèses historiques sur la Résistance traduisent cet intérêt pour les cheminements individuels. S’appuyant sur une impressionnante quantité de témoignages, Comment sont-ils devenus résistants ? est ainsi tissé d’une multitude de récits de vie entremêlés (3). Même préoccupation chez les auteurs de La Lutte clandestine en France : tout en proposant un cadre général solide et nettement dessiné, ils ne cessent de s’interroger sur ce qui oriente les trajectoires, sur ce qui fait la trame concrète d’un parcours résistant, « au ras de la quotidienneté » (4).
Visite guidée en soirée Musée de la résistance et de la déportation de Picardie Tergnier


Visite guidée en soirée Musée de la résistance et de la déportation de Picardie, 16 mai 2020-16 mai 2020, Tergnier.
Visite guidée en soirée le samedi 16 mai à Musée de la résistance et de la déportation de Picardie
Le musée vous propose deux visites guidées à partir de 20 h et 22h sur le thème de la seconde guerre mondiale. Depuis la création du musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie, résultée de la volonté de Résistants de transmettre aux jeunes l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, des combat de la Bataille de France à l’Appel à résistance du général de Gaulle vous découvrirez tout au long de votre visite le parcours d’hommes et de femmes persécutés par le régime nazi. Entrés libre
La Médaille de la Résistance française

15ème édition du festival Résistance au cinéma

Inauguration du mur des noms – le vendredi 14 février
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L’association Trans’Mission et le Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne ont le plaisir de vous inviter à l’inauguration du nouveau mur des noms (plus de 3000 noms) réalisé par la FMD sur la base des archives du Camp de Royallieu retrouvées à Caen.
Ce projet est financé par notre association .
L’inauguration est prévue le Vendredi 14 février 2020 à 11h30 au Mémorial de Royallieu
Sylvin Rubinstein, le danseur de flamenco qui se déguisait en femme pour tuer des nazis

Après avoir perdu sa sœur jumelle dans le camp d’extermination de Treblinka, il n’eut de cesse de se venger. Il participa à diverses actions de sabotage, fomenta des attentats et commit plusieurs assassinats.
C’est une histoire de vengeance à la Inglourious Basterds, une histoire à rebondissements, presque trop romanesque pour être vraie. «Au début je n’ai pas cru un mot de ce que Sylvin Rubinstein me racontait, son récit me paraissait trop fantastique», se souvient le journaliste allemand Kuno Kruse, ancien reporter au magazine Stern et auteur de la biographie Dolores et Imperio. Die drei Leben des Sylvin Rubinstein, et coréalisateur du documentaire He danced Life. «Mais j’ai commencé à mener des recherches et tous les détails qu’il m’avait donnés se sont avérés», poursuit-il.
Kuno Kruse a fait la connaissance de Sylvin Rubinstein au début des années 2000 alors qu’il faisait un reportage sur les artistes de cabaret de Sankt-Pauli, le quartier rouge de Hambourg. Danseur de flamenco à la retraite, Sylvin Rubinstein s’y était fait connaître sous le nom de scène de «Dolores» et d’«Imperia Dolorita». Car c’est déguisé en femme, dans d’exubérantes robes de flamenca, qu’il se produisit plusieurs décennies durant dans les bars et les discothèques du quartier des plaisirs des marins. Ses jambes interminables, dévoilées par d’habiles pas de danse, étaient légendaires à Sankt-Pauli. Les doigts tendus vers le ciel, les yeux fermés, Sylvin Rubinstein frappait le sol avec une grâce troublante.
« Les Enfants du 209,rue Saint Maur, Paris 10e » !
« Les Enfants du 209,rue Saint Maur, Paris 10e » !
Sur Arte le Lundi 27 janvier à 22 h 35
Au terme d’une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d’un immeuble parisien dont l’enfance avait été saccagée sous l’Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.
Avant-guerre, avant que Vichy ne recense les juifs – étrangers et français –, avant que leurs biens ne soient spoliés, avant la rafle du Vel d’Hiv’ de juillet 1942 et les déportations vers Auschwitz, à quoi ressemblait la vie au 209, rue Saint-Maur ? Chassés d’Allemagne ou ayant fui les pogroms d’Europe centrale, un tiers des habitants de cet immeuble du 10e arrondissement est de confession juive. Chez les Diamant, ils sont huit : les parents, trois enfants nés en Pologne et trois en France. Aujourd’hui installée à Tel-Aviv, Odette est la seule survivante. Chez les Baum, des deux enfants, Marguerite et Albert, seul ce dernier a survécu. Depuis Melbourne, en Australie, Berthe Rolider évoque la pièce unique qu’elle partageait avec père et mère. Chez les Goldszstajn, si René, âgé de 19 mois au moment des rafles, peut encore témoigner, c’est à la concierge, Mme Massacré, qu’il le doit. Sa mère l’a jeté dans ses bras lors de son arrestation en 1944, raconte « Miquette », la petite-fille de la gardienne. Les Osman, eux, ont eu le temps de confier Henry, 5 ans, à une organisation clandestine juive. Après cinq familles d’accueil, il a pu fonder sa propre famille aux États-Unis. Au 209, il y avait aussi Jeanine Dinanceau, dont le père a caché Thérèse et ses parents dans une pièce de 6 mètres carrés jusqu’à la Libération. Courageux quand on a comme lui un fils dans la LVF (Légion des volontaires français). Certains s’en souviennent aussi, l’inspecteur Migeon, qui habitait là, a frappé à plusieurs portes pour prévenir de l’arrivée de ses collègues…




