Catégorie : Actualité de la Déportation

Le 78e anniversaire de la Libération de Lyon commémoré ce samedi

Le 78e anniversaire de la Libération de Lyon commémoré ce samedi

À l’occasion des 78 ans de la Libération de Lyon, le 3 septembre 1944, la Ville de Lyon organise ce samedi une série de commémoration à l’Hôtel de Ville.

Le 3 septembre 1944, le général Diego Brosset, commandant de la première division de la France Libre, épaulée par la 36e Division d’Infanterie américaine et les Forces françaises de l’Intérieur, libérait la ville de Lyon en s’emparant de l’Hôtel de Ville. Ce samedi 3 septembre 2022, 78 ans plus tard, Lyon célébrera sa libération.

Une cérémonie place Bellecour

Plusieurs temps forts sont organisés à partir de 18 heures, en présence du maire de Lyon Gregory Doucet. Les commémorations débuteront par un dépôt de gerbe dans la cour de l’Hôtel de Ville de Lyon, proclamée « Capitale de la Résistance » par le général de Gaulle en septembre 1944 et qui fut par la suite « Médaillée de la Résistance française » par décret le 20 novembre 1946.

La cérémonie se poursuivra par une marche jusqu’à la place Bellecour, en empruntant la rue Paul Chenavard. Le cortège sera emmené par 70 jeunes du Service national universel chargés de porter les drapeaux. Les commémorations seront clôturées sur la place par les discours des officiels et un concert de la fanfare du 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA).

Joséphine Baker, la nouvelle exposition du Musée de la Résistance de Toulouse ouvre ce 25 juin

Joséphine Baker, la nouvelle exposition du Musée de la Résistance de Toulouse ouvre ce 25 juin

Après le succès de la très belle exposition sur les époux Klarsfeld, le Musée de la Résistance et de la Déportation à Toulouse met maintenant en avant une figure panthéonisée en 2021 : l’artiste engagée Joséphine Baker. L’exposition inédite et gratuite ouvre ce samedi 25 juin, jusqu’au 29 octobre.

« Joséphine Baker, une vie d’engagements », c’est la nouvelle exposition du Musée de la Résistance de Toulouse sur l’allée des Demoiselles (Busca) présentée du 25 juin au 29 octobre. Elle est construite autour la liberté d’artiste de Joséphine Baker, ses combats et son héritage. Elle met en lumière son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et évoque son amour pour la France, aux côtés de ceux qui ont lutté contre le racisme dans le monde.

Des robes, des perruques, des vinyles de Baker jamais montrés au public

L’artiste, femme engagée et résistante, Joséphine Baker (1906-1975), entre au Panthéon le 30 novembre 2021 à Paris. L’Américaine devenue Française a vécu de nombreuses années en Dordogne. Sa dépouille repose à Monaco, mais ne sera pas transférée à Paris, c’est le souhait de ses enfants. Elle est la première femme noire à faire son entrée au Panthéon.

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Mémoire et Vigilance le bulletin de l’association des amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation n°96 est paru. Avec en première page la photo des collégiens de 3ème de Sarcelles qui ont travaillé sur les textes de Delbo.
Présentation de l’exposition virtuelle « Juifs, résistants, combattants »

Présentation de l’exposition virtuelle « Juifs, résistants, combattants »

A l’occasion de la présentation le 30 juin prochain de l’exposition virtuelle « Juifs, résistants, combattants » du Musée de la Résistance en ligne, nous vous proposons au cours des prochains jours de découvrir quelques unes des notices qui y sont présentées.
« Le mouvement de jeunesse sioniste (MJS) » par Fabrice Bourrée
Après la défaite, les dirigeants des multiples organisations sionistes se replient en zone sud. Joseph Fischer, commissaire général du Keren Kayemeth en France (fonds national juif) lance alors un appel à tous les responsables sionistes en vue l’instauration d’une politique commune aux différentes organisations sionistes. En décembre 1941, les dirigeants de la Fédération de la Jeunesse sioniste se réunissent à Lyon, à la brasserie Georges, sous la direction de Simon Levitte et en présence de Joseph Fischer. C’est au cours de cette réunion qu’est décidée la création d’un mouvement unique avec pour objectif de « rassembler les jeunes Juifs dans un esprit de résistance morale par l’éducation, par la connaissance du judaïsme et par une fraternité d’idéal sioniste ». La présidence du mouvement est confiée à Dika Jefroykin avec Simon Levitte comme secrétaire général. Son financement est au départ assuré par la Fédération de la Jeunesse sioniste.
Des groupes (G’doudim) sont constitués à Grenoble, Annemasse, Chambéry et Nice. La section de Grenoble établit son siège cours Jean-Jaurès. Dirigée par Otto Giniewsky, dit Toto, et Georges Schnek, elle est reconnue comme l’une des plus actives, tout comme celle de Nice dirigée par Jacques Waintrob.
En mai 1942 se tient à Montpellier le premier congrès en temps de guerre de la Jeunesse sioniste. Le congrès acte la création du Mouvement de Jeunesse sioniste de France (MJS) dont l’objectif principal est le regroupement de tous les jeunes sionistes quelles que soient leurs opinions politiques ou leurs conceptions religieuses. A l’initiative de Simon Lévitte, Joseph Fischer et Otto Giniewski, il est décidé de refuser d’intégrer l’Union générale des Israélites de France (UGIF) et de transformer le mouvement en organisation clandestine.
En août 1942, une école des cadres se tient à Moissac durant trois semaines. En parallèle, un service social qui prendra l’appellation « Éducation physique » début 1943 est mis en place avec pour objectif de sortir des internés des camps d’internement, les cacher et leur procurer aide sociale et morale. Cette action de sauvetage se fait également en lien avec le service social clandestin des Eclaireurs israélites, « La Sixième ». Certains membres du MJS en coopération avec l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE), les Eclaireurs israélites de France (EIF) et l’Armée juive (AJ) participent aux tentatives de passage d’enfants et d’adultes en Suisse. D’autres filières partent vers l’Espagne pour se joindre aux armées alliées tandis que certains volontaires sont intégrés aux maquis et aux corps francs, notamment dans la Montagne noire ou au sein de l’Organisation juive de combat (OJC).
Selon un rapport du 30 juillet 1943, mentionné par Ruth Fivaz-Silbermann dans son ouvrage La fuite en Suisse, le MJS de Grenoble aurait assisté (entre légalité et clandestinité) quelque 2 000 personnes. Jeanne Latchiver, surnommée affectueusement la « reine-mère », âgée de 40 ans en 1942, accueille les réunions du MJS, toujours semi-clandestines, dans sa maison de Seyssis, puis d’Echirolles. Son domicile reste jusqu’à la Libération lieu de rencontre et boîte aux lettres du groupe. Le groupe a même loué (en période d’occupation italienne) un chalet au-dessus de Grenoble, aux Michalons, près de Saint-Nizier-du-Moucherote), où il se réunit le dimanche dans un esprit scout, pour y suivre des conférences sur le judaïsme mais surtout pour y faire de la culture physique et des exercices paramilitaires, avec Jacques Lazarus comme instructeur militaire.
Le MJS a subi de lourdes pertes dans ses rangs parmi lesquelles Mila Racine, Marianne Cohn, Jacques Waintrob, Eugène Bass ou encore Maurice Loebenberg.
Responsable du MJS de Saint-Gervais-Le Fayet, en Haute-Savoie, munie de faux papiers au nom de Marie-Anne Richemond, Mila Racine est convoyeuse d’enfants vers la Suisse. Le passage s’organise dans la région d’Annemasse où la frontière est plus facile à franchir puisque depuis novembre 1942, la zone est sous occupation italienne. A partir de septembre 1943, suite à l’armistice signé par l’Italie avec les Alliés, les Allemands occupent la zone laissée libre par les Italiens. Le passage de la frontière suisse devient bien plus dangereux. Mais loin de renoncer, Mila Racine poursuit ses traversées. Le 21 octobre 1943, elle est interceptée à Saint-Julien-en-Genevois alors qu’elle convoie une trentaine d’enfants. Incarcérée plusieurs mois à la prison du Pax à Annemasse, elle est déportée à Ravensbrück par le convoi parti de Royallieu le 31 janvier 1944 à destination de Ravensbrück. Le 20 mars 1945, à quelques semaines de la libération du camp, elle trouve la mort à Amstetten sous un bombardement britannique, atteinte par un éclat d’obus. Son courage a permis de sauver 236 enfants. A titre posthume, en 1950, Mila s’est vue décerner la médaille de la Résistance française.
Après l’arrestation de Mila Racine, Marianne Cohn prend le relais. Elle reçoit de faux papiers au nom de Marie Colin et réussit à faire transiter plusieurs groupes d’enfants de l’autre côté de la frontière suisse. Elle est appréhendée par une patrouille allemande le 31 mai 1944 alors qu’elle accompagne 28 enfants de 4 à 15 ans. Ils sont internés à l’hôtel du Pax d’Annemasse. Les enfants sont sauvés grâce à l’intervention du maire, Jean Deffaugt (reconnu Juste parmi les nations en 1966). Quant à Marianne Cohn, sortie de la prison, elle est assassinée par des miliciens. Son corps est découvert après la guerre.
Un bilan dressé par le MJS en août 1944 mentionne des « papiers fournis à environ 25 000 personnes (…), 1 723 passages en Suisses, 134 passages divers (de Belgique. etc), 1 362 jeunes placés ». Il souligne qu’environ 4000 jeunes ont bénéficié de l’assistance du MJS (non seulement en argent, mais en vêtements, nourriture etc ».
Exposition

Exposition

Double article dans « La Croix » sur « La Rafle du Vel d’Hiv » (Grasset) ainsi que sur les très beaux et bouleversants dessins sur la rafle faits par Cabu en 1967 réunis en volume et commentés par moi avec une préface de Véronique Cabut (Tallandier). Parution du Cabu aujourd’hui et ses dessins exposés au Mémorial de la Shoah à partir du 1er juillet 2022 (jusqu’au 7 novembre).
Les petites histoires derrière la grande

Les petites histoires derrière la grande

Vincent s’intéresse à ce que l’on ne sait pas de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Normandie, de la Résistance au Débarquement. Il mène l’enquête pour découvrir les petites histoires méconnues, ces détails qui ont participé à l’écriture de l’histoire internationale. L’acte d’un homme qui a des répercussions insoupçonnées, un espion oublié dans les archives, les histoires bouleversantes de civils, d’anonymes… il n’y a pas de petites histoires !

La résistance Normande

La Normandie compte plus de 10 000 résistants, ce qui est remarquable d’autant plus que la résistance dans la région était à haut risque car ses habitants ont subi une dense et étroite occupation dès 1940.

On a peut-être une image déformée du rôle de la Résistance : on prête aux résistants des actions militaires comme des sabotages, des attentats, des embuscades tendues aux allemands. Si ces actes ont eu lieu, la Résistance fut aussi non-violente avec des figures moins héroïques : une mercerie qui sert de boîte aux lettres pour transmettre le courrier entre résistants, un garagiste qui cache des armes dans son atelier, une jeune fille à vélo qui transmet un message…

La lutte armée a occupé une minorité de résistants ou une petite partie de leur temps. En réalité, avant le débarquement du 6 juin 1944, la résistance s’est principalement consacrée au renseignement et aux sauvetages. Le renseignement était d’autant plus important que les Américains et les Anglais envisagent dès août 1943 un débarquement en Normandie.

Il leur faut donc des informations sur les défenses ou les forces de l’adversaire : mouvements de troupes, localisation des fortifications, des dépôts d’essence, des rampes de lancement V1 ou des terrains d’aviation… La Résistance se compose donc d’informateurs et d’agents de liaison chargés d’acheminer l’information jusqu’aux services secrets installés à Londres.

Cependant tous ces exemples n’épuisent pas la diversité des actes de résistance. La majorité des Normands reste attentiste et si certains voient la Résistance d’un bon œil (ils sont prêts à cacher des résistants ou les ravitailler, à fermer les yeux sur leurs agissements), d’autres sont hostiles et méfiants.

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Une plaque en hommage au résistant Paul Monot, à Brest

Une plaque en hommage au résistant Paul Monot, à Brest

Mis en ligne le

Dans le cadre du 75è anniversaire de l’attribution de la médaille de la Résistance française à la ville de Brest, le résistant brestois Paul Monot, fusillé au Mont Valérien en 1943 est désormais honorée. Une plaque en son nom est apposée au n° 27 de la rue Conseil.

Le jeune résistant brestois Paul Monot voit sa mémoire honorée dans sa ville natale. Une plaque commémorative a été inaugurée le 1er juin, sur le mur de sa maison natale, rue Conseil, dans le quartier de Saint-Martin.

Le choix de la liberté

« La ville de Brest a souhaité marquer de façon soutenue le 75è anniversaire de l’attribution de la médaille de la Résistance. Nous participons ainsi à rendre visibles celles et ceux qui ont fait le choix de la liberté et de la France face au nazisme, unis dans un même élan. Nous devons tous et toutes être fiers de ce qu’ils et elles ont accompli à l’époque », a souligné Eric Guellec, adjoint au maire en charge des associations patriotiques et des anciens combattants, lors des allocutions de cette cérémonie d’hommage.

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