Catégorie : Actualité de la Résistance

Disparition

Disparition

J’ai le regret de vous annoncer que Jean Vaislic vient de nous quitter.
J’ai une pensée particulière pour sa femme Marie et ses deux fils.
Arrêté en 1942, et intégré au Kommando de Harzungen (camp satellite de Dora et Buchenwald), il participera malgré lui, à la construction des fusées V2. En août 1944, il est transféré à Auschwitz-Birkenau, puis à Gleiwitz, Blechhammer, Gross-Rosen et, au terme d’une longue « Marche de la mort », à Buchenwald où il recouvre la liberté le 11 avril 1945.
Infatigable témoin dans les écoles et autres moments mémoriels, dont les deux derniers événements publics furent lors de la remises du « Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora » à la Cité de l’Espace de Toulouse par le directeur de l’ONAC-VG, Renaud Schouver et sa participation au Concert de la Liberté à l’oratoire du Louvre en hommage aux déportés, organisé par l’AFMD.
L’ouverture du procès du Musée de l’Homme

L’ouverture du procès du Musée de l’Homme

[8 janvier 1942] L’ouverture du procès du Musée de l’Homme
Il y a 80 ans s’ouvrait le procès du réseau du Musée de l’Homme devant la cour allemande installée au sein de la prison de Fresnes. Suite aux arrestations de noyaux clandestins menées dès le mois de février 1941, dont celles d’Anatole Lewitsky et d’Yvonne Oddon, puis celle de Boris Vildé, le mouvement est profondément diminué, privé de plusieurs de ces membres fondateurs.
Ce qui fut nommé « L’affaire Vildé » entrainera dès le 8 janvier 1942, l’introduction de l’un des procès majeurs de cette année d’occupation, celui du Musée de l’Homme. 19 femmes et hommes sont inculpés pour « propagande et aide à l’ennemi ». Le procès dura plus d’un mois.
Dans le cadre de ce 80e anniversaire, le mémorial du Mont-Valérien vous propose de revenir sur les parcours de ces femmes et de ces hommes, intellectuels engagés pour la Liberté, dès les prémisses de l’occupation. En lien avec le Musée de l’Homme, des événements scientifiques et mémoriels seront proposés.
Yvonne Oddon©MNHN-DBD
ILS ONT ETE CACHES PAR DES VILLAGEOIS PENDANT LES MARCHES DE LA MORT

ILS ONT ETE CACHES PAR DES VILLAGEOIS PENDANT LES MARCHES DE LA MORT

A Mötzing, durant les marches de la mort 3 déportés de confession Juive se sont cachés dans la grange où la colonne a passé la nuit. Lorsque les gardes, des SS, et les déportés quittent Mötzing le 25 avril, après un certain temps, trois évadés sortent de leur cachette dans une meule de paille. Il s’agit de :
Janek Silberberg né le 25.10.1925, Juif polonais, il a transité par les KZ de Plaszow, Auschwitz, de Sachsenhausen puis transféré à Flossenbürg où il n’a pas été enregistré)
Heinrich Chensinski né le 15.3.1925, Juif polonais, il a transité par les camps de Rakowice, KZ Plaszow), KZ Gross- Rosen, Buchenwald puis avant l’évacuation il est transféré à Flossenbürg, où il n’a pas été enregistré.
Samuel Berger né le 03.01.1924 Juif polonais matricule 81932 – Buchenwald matricule 137058, non enregistré à Flossenbürg où il a été transféré le 26.03.1945.
Une colonne de 300 hommes traverse Aufhausen venant de la direction de Mötzing sur l’Ochsenstraße après Haid. Une autre colonne avec beaucoup moins de déportés est allée en direction de Wallkofen.
Maintenant, les habitants sont confrontés à un problème: que faire avec ces trois évadés? Que se passerait-il si les gardes SS reviennent pour une raison quelconque? Ce serait extrêmement dangereux pour les rescapés et aussi pour ceux qui les ont protégés. Ils sont accueillis dans le Mötzinger Pfarrhof avec le pasteur Alois Bauer. Peu de temps après, ils sont cachés par la famille Müllerbauer. L’étudiant de médecine de l’époque, Hans Wörner, visitait la famille Müllerbauer pour s’inquiéter de la santé des évadés et suivait leur rétablissement progressif avec une nourriture correcte.
Ils sont restés à Mötzing plusieurs mois après la guerre puis ils ont rejoint la Palestine.
A Mötzing trop faibles pour poursuivre la route, sept déportés sont tués :
Maurice Blumenberg né le 24 avril 1898 à Paris – Buchenwald – Juif français – matricule 121197 transféré d’Auschwitz le 21.01.1945 matricule 167469.
Herz Enger né le 12.09.1919 – Buchenwald – Juif polonais – matricule 126776.
Symcha Rozen, né le 07.04.1915 – Buchenwald – Juif polonais – matricule 126545 venant du camp d’Auschwitz matricule 178381 le 10.02.1945.
Georges Adler né le 30.08.1925 – Buchenwald – Juif Hongrois – matricule 52417 venant du KL d’Auschwitz le 18.06.1944.
Gabriel Blechmann le 16.11.1923 à Riga – Buchenwald – Juif Lettonien – matricule 82305 venant du KL de Stuthof le 16.08.1944, matricule 59670.
Majer Nussbaum né le 05.03.1925 à Aark – Buchenwald – Juif polonais – matricule 134409.
Berek Brojges né le 03.03.1923 à Dzialoszyce – Buchenwald – Juif polonais – matricule 134313, venant de Gross Rosen le 07.03.1945, matricule 89578.
Une citoyenne de Triftlfing a décrit comment elle voyait les quelques centaines de prisonniers du camp de concentration comme une petite fille. « Des hommes courbés, se soutenant les uns les autres, enveloppés dans des couvertures, incroyablement vieux même s’ils étaient jeunes. »
« Vous n’irez plus danser »

« Vous n’irez plus danser »

[Vous n’irez plus danser ! ]
 Attention ! Il ne vous reste que quelques jours pour venir visiter l’exposition « Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 », qui fermera ses portes lundi 3 janvier à 18h.
Une visite guidée gratuite de l’exposition est proposée dimanche 2 janvier à 14h30. N’hésitez pas à vous inscrire, il reste des places  04 76 42 38 53.
Jacques Semelin : « Concernant le maréchal Pétain et les juifs français, Zemmour a exploité une faiblesse de l’historiographie »

Jacques Semelin : « Concernant le maréchal Pétain et les juifs français, Zemmour a exploité une faiblesse de l’historiographie »


[Interview] Spécialiste de la violence de masse, l’historien Jacques Semelin a travaillé de nombreuses années sur la survie des Juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale. Il déconstruit les propos d’Éric Zemmour et rappelle combien le régime de Pétain continue d’imprégner nos esprits.
Interview Pascale Tournier
Publié le 04/01/2022 à 11h24 I Mis à jour le 04/01/2022 à 11h24

Directeur de recherche émérite au CNRS affecté au Centre d’études et de recherches internationales, professeur à Science Po Paris, Jacques Semelin est un spécialiste des génocides et de la violence extrême. Une énigme française retrace sa décennie de recherches qui ont abouti à la publication de l’ouvrage Persécutions et entraides dans la France occupée, comment 75 % des Juifs en France ont échappé à la mort (les Arènes-Seuil).

Comment avez-vous accueilli les propos d’Éric Zemmour affirmant que le maréchal Pétain avait sauvé des Juifs français ?

C’est tout simplement scandaleux. Il a repris les arguments de Jacques Isorni, l’un des avocats du maréchal Pétain lors de son procès, tout en s’appuyant sur un auteur dont la thèse est peu reconnue parmi la communauté scientifique. Éric Zemmour a aussi exploité une faiblesse de l’historiographie.

Depuis les travaux de Robert Paxton sur le rôle de la collaboration du régime de Vichy avec l’occupant, les historiens s’étaient surtout concentrés sur les causes de la déportation de 25 % des Juifs de France et fort peu sur celles de la survie des trois autres quarts.

À la demande de Simone Veil, je me suis emparé de cette question en 2008 pour consacrer quelque 10 années de recherche à comprendre les raisons pour lesquelles « la France est le pays où les Juifs ont proportionnellement subi le moins de pertes », comme le formule Serge Klarsfeld. C’est l’histoire de cette enquête que je raconte dans mon nouveau livre Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés (Albin Michel).

Comment expliquer ce chiffre si élevé de 75 % ?

En tout cas, ce n’est pas grâce à Vichy mais en dépit de Vichy. Selon Éric Zemmour, Vichy aurait livré des Juifs étrangers pour sauver les Juifs français. Où a-t-il vu ou lu cela dans les archives ? Il est vrai que Pierre Laval a voulu se débarrasser en priorité des Juifs étrangers, dans le contexte de la xénophobie ambiante. Cela n’a pas empêché des Français d’aider spontanément nombre d’entre eux au moment fatidique de leur possible arrestation.

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Résistants, déportés : un appel à témoignages

Résistants, déportés : un appel à témoignages

Pour ne pas passer à côté de renseignements importants, l’association lance un appel aux personnes susceptibles d’avoir contribué à aider la Résistance ou résistants elles-mêmes.

Entretien avec Serge Libot, membre de l’association Avessac histoire et patrimoine (AHP), à Avessac, près de Redon (Ille-et-Vilaine).

Votre prochaine publication, prévue courant 2022, portera sur les déportés et les résistants de la commune. Quelle est la genèse de ce projet ?

AHP a été sollicité, il y a deux ans et demi, par les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation pour reconstituer le parcours de six déportés avessacais. La réflexion s’est alors portée sur le devoir de mémoire et le devoir d’histoire. C’est pourquoi nous avons décidé d’élargir nos recherches aux résistants de la commune. Nous avons donc recherché des témoignages pour étayer le vécu de cette époque couvrant la période de 1943 à 1945.

Avec quels retours ?

Ils sont positifs, avec la découverte de quelques pépites. Par ailleurs, nous avons trouvé trois autres déportés. Sur le volet résistance, nous avons trouvé un certain nombre de noms auxquels nous aimerions donner un peu de vie. Certains sont d’authentiques résistants ; d’autres ont contribué à faire vivre la Résistance ou étaient des figurants.

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Atelier pour enfants « Résistance et solidarité » Mémorial de la Shoah Paris

Atelier pour enfants « Résistance et solidarité » Mémorial de la Shoah Paris

Atelier pour enfants « Résistance et solidarité » Mémorial de la Shoah, 1 mars 2022, Paris.
Date et horaire exacts : Le mardi 01 mars 2022
de 14h30 à 17h00
payant
Lors d’une visite-atelier, les enfants découvrent les différentes formes de résistance, de la libération du territoire au sauvetage des enfants.

À travers l’analyse de documents d’archives, ils mettent en lumière l’engagement de personnes aux origines et parcours divers.

Animé par Karine Edry.

Mémorial de la Shoah 17 Rue Geoffroy l’Asnier Paris 75004