Gabriel Péri
15 décembre 1941 : Gabriel Péri, figure majeure du PCF et du journal l’Humanité, est fusillé par les nazis au mont Valérien.
Dans sa dernière lettre, il laisse ces mots :
« Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l’idéal de ma vie ; que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que vive la France. Je fais une dernière fois mon examen de conscience : il est très positif. »

L’histoire méconnue du Chant des partisans


Une exposition organisée par le Musée de l’ordre de la Libération à Paris retrace l’histoire méconnue du Chant des partisans et d’Anna Marly, sa compositrice.
C’est l’une des rares chansons qu’il nous reste de la Résistance, et qui est toujours jouée lors de cérémonies officielles. Le Chant des partisans, parfois surnommé La Marseillaise de la Libération, a une histoire particulière, souvent méconnue, qui est à la hauteur de sa puissance symbolique.
Tout d’abord parce que nous devons sa naissance à une femme : Anna Marly. Née en 1917 à Petrograd (Saint-Pétersbourg) en pleine Révolution d’Octobre, son père est fusillé en 1918 et elle est contrainte de fuir son pays avec sa mère, sa sœur et sa gouvernante pour la France en 1921. Sa famille s’installe alors à Menton, dans les Alpes-Maritimes. Elle reçoit une guitare à l’âge de 13 ans, instrument qui marque le début de sa vocation pour la musique. Sergueï Prokofiev, une connaissance de sa famille, lui apprend les rudiments de la composition. Anna Marly sera également danseuse dans la troupe des Ballets russes de Monte Carlo avant de gagner Paris, où elle étudie au Conservatoire, puis se produit dans les cabarets en interprétant ses chansons. C’est à cette époque qu’elle prend le nom de Marly.
Elle épouse le baron Van Doorn en 1939 et tous deux fuient la guerre pour l’Angleterre. Engagée comme cantinière dans les Forces françaises libres (FFL) à Londres, elle met peu à peu son talent musical au service de la résistance. « Elle jouera dans le Théâtre aux armées pour les soldats britanniques, tchèques ou polonais, explique Lionel Dardenne, historien et commissaire de l’exposition Le Chant des partisans au Musée de l’Ordre de la Libération à Paris.
« Histoire est inspirée par les femmes courageuses de la Résistance française »
Dakota & Elle Fanning dans le film The Nightingale de TriStar
Selon The Wrap, Dakota Fanning (La guerre des mondes, Il était une fois à Hollywood) et Elle Fanning (Super 8, maléfique) ont officiellement signé pour les rôles principaux dans la prochaine adaptation du film dramatique de TriStar Pictures. Le rossignol, qui sera basé sur le roman le plus vendu de Kristin Hannah du même nom. Les anciennes enfants vedettes sont définies pour interpréter les rôles des sœurs Vianne et Isabelle.
(…)
Publié pour la première fois en 2015 Le rossignol suit l’histoire de deux sœurs en passe de devenir majeures en France à la veille de la Seconde Guerre mondiale et raconte l’histoire de leur combat pour survivre sous l’occupation allemande de la France. L’histoire est inspirée par les femmes courageuses de la Résistance française qui ont aidé les aviateurs alliés à s’échapper du territoire occupé par les nazis et à cacher des enfants juifs.
«Le rossignol» sera la première fois que nous agissons ensemble à l’écran. Nous avons joué le même personnage à différents âges mais nous ne nous sommes jamais parlé devant une caméra. « Les soeurs Fanning ont déclaré dans une déclaration commune. «Pendant des années, nous avons cherché un film à faire les uns avec les autres, puis ce bijou est apparu. En tant que soeurs, partager notre talent artistique tout en donnant vie à une histoire de soeur si puissante est un rêve devenu réalité. Nous sommes très chanceux d’avoir notre intrépide directrice, Mélanie Laurent, pour nous guider tout au long du voyage. Faisons ça, ma soeur !!
Fascisme, antifascisme et Résistance italienne

Hommages aux fusillés du 15 décembre 1941


75 ans, se souvenir et continuer leur combat

Une page d’histoire peu ou pas connue

Voici une histoire que trop peu de gens connaissent. Ces héros eux même s’étant effacés se sentant presque coupables, eux, d’avoir survécu.
Des premier.e.s arrêté.e.s dès fin 38, les derniers vont recouvrer la liberté que fin 1944, ce seront des dizaines de milliers d’interné.e.s administratif.ve.s, victimes de ces lettres de cachet du 20e siècle mis en place par le gouvernement Raynaud -Daladier, piétinant le vote du Front populaire.
Ces décrets et lois qui servent toujours de base juridique aux centres de rétentions administratives encore en vigueur 80 ans plus tard.
Elles et ils vont subir une répression massive qui pour un grand nombre d’entre eux conduira jusqu’au peloton d’exécution, à la guillotine en France pour les hommes , ou en Allemagne pour les femmes, au convois Nacht une Nebel de la déportation.
D’autres ont vécu l’internement. Pour la grande masse d’entre eux, ce sont les années de leurs 20 ans.
Certain.e.s au bout de quatre années qui auront traversé cette épreuve seront les cadres politiques, syndicaux, associatifs, des mouvements sportifs, culturels, d’éducation populaire, lié.e.s à leur quartier, leur ville, leur village.
Elles et Ils impulseront la reconstruction du pays mettant en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance.
Leur histoire collective reste à écrire. Pour la connaître, leur rendre hommage et en faire un morceau très fort de l’aiguille de notre boussole.
Pays de Quimperlé. Grégoire Kauffmann fait le plein, partout, avec son Hôtel de Bretagne

Indiscutablement, le livre de Grégoire Kauffmann, Hôtel de Bretagne, une famille française dans la guerre et dans l’épuration, c’est le succès de l’automne dans le Pays de Quimperlé.
Le plein à la librairie des Mots voyageurs en basse-ville, le plein à la médiathèque de Querrien, le plein à la librairie Penn da Benn de la place Saint-Michel. À cela, il faut ajouter une intervention, jeudi matin, devant des lycéens de Kerneuzec.
Avec son Hôtel de Bretagne, une famille française dans la guerre et dans l’épuration, Grégoire Kauffmann remplit et captive les salles. Il est vrai que son livre traite d’un sujet bien local : la Résistance et l’après-Résistance dans le pays de Quimperlé, à travers le portrait de son grand-père, Pierre Brunerie et de sa grand-mère, Imelda. Tous deux ont été de grands résistants.
Les séances de dédicaces durent près de trois heures, à chaque fois. À en avoir mal au poignet et aux doigts…
Vendredi midi, après un déjeuner vite avalé à La cale d’Anaurot et avant de prendre un train pour Paris vers 14 h 30, l’historien et écrivain n’en revenait toujours pas. Son dernier ouvrage est un vrai succès de librairie dans le pays de Quimperlé.
Certains viennent à lui avec trois, voire quatre, livres achetés et demandent des dédicaces différentes. Dans certaines familles, on prépare déjà les fêtes de fin d’année et les cadeaux à glisser sous le sapin.
Conférence « Georges Mandel »

Ghislain Quétel raconte une épopée exceptionnelle de la Résistance normande

La médiathèque de Brionne organise une nouvelle conférence vendredi 22 novembre à 17 h 30 : « Résistance en Normandie, code d’honneur et rôle dans la réussite du Débarquement »
Depuis cinq ans, Ghislain Quétel propose des conférences gratuites sur la Résistance normande entre la Somme et le Pays Basque. À ce jour, 79 conférences ont été produites dans 10 départements différents (Calvados, Manche, Orne, Eure, Seine-Maritime, Somme, Eure-et-Loir, Côte d’Amor, Allier, Charente-Maritime, Pyrénées-Atlantiques). Ghislain Quétel est sociétaire de l’Association des Écrivains Combattants à Paris, auteur de « Résistance et Libération en Pays d’Auge… Et de Cherbourg à Pont-Audemer jusqu’à Amiens » (aux éditions les Cahiers du temps à Cabourg, ouvrage soutenu par la Région Normandie).
Dès l’invasion allemande de 1940, pendant quatre ans, la Normandie est suroccupée. Dans ce contexte difficile, contrairement à certains écrits défavorables d’après-guerre, les Résistants et les Patriotes normands n’ont pas démérité pour apporter leur contribution à la réussite du débarquement », explique Ghislain Quetel.
Fils de résistant, il a mené des investigations, plein-temps, pendant six ans « sur les pas du groupe Louvel » entre Cherbourg et Pont-Audemer jusqu’à Amiens. En effet, Émile Louvel, chef résistant de la première heure originaire de Touques, est traqué par la gendarmerie, la police française et la Gestapo, successivement dans le Calvados, la Manche, la Somme et l’Eure.
Cette épopée exceptionnelle est le fil conducteur pour expliquer les liaisons et les actions de la résistance normande entre les réseaux Centurie, FTP-FTPF normands et picards, Buckmaster Jean-Marie, Zéro-France, SNCF, PTT, maquis Stalhand dans le Calvados, maquis Surcouf de Robert Leblanc, Angerville et Félicité avec Pierrette Greffier dans l’Eure, maquis Beaucoudray dans la Manche, mais aussi chez les fermiers-granitiers (carriers) résistants de Saint-Michel-de-Montjoie, Champ-de-Boult et à Vire…
