Auteur/autrice : JNR-CPL

Exposition : Déportées à Ravensbrück, 1942-1945

Exposition : Déportées à Ravensbrück, 1942-1945

Archives nationales | du 3 février au 16 juin 2023

Les Archives nationales présentent l’exposition « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 ». Cette exposition fait revivre l’itinéraire de seize femmes déportées depuis la France pour faits de résistance, d’abord en France, puis au camp de Ravensbrück, en Allemagne. Les documents, pour certains inédits, et les objets originaux rassemblés dans ce parcours retracent les conditions extrêmes dans lesquelles ces femmes réussirent à vivre ou survivre.

  •  De l’arrestation à la déportation

Des fonds privés d’une grande richesse, collectés auprès d’associations, d’anciennes déportées et de leurs proches, permettent d’éclairer les conditions de détention des femmes emprisonnées en France puis déportées à Ravensbrück. Parmi les documents remarquables issus de ces archives, sont exposés des lettres et billets clandestins rédigés en prison avant le départ pour l’Allemagne. Ces écrits fragiles dévoilent une détention ponctuée de violences et un engagement sans faille contre l’occupant. Des documents et objets ramenés de Ravensbrück, notamment des portraits dessinés, font revivre ces femmes déportées et sont les témoins précieux de leur quotidien.

  • Raconter le quotidien et l’après

Des fonds privés d’une grande richesse, collectés auprès d’associations, d’anciennes déportées et de leurs proches, permettent d’éclairer les conditions de détention des femmes emprisonnées en France puis déportées à Ravensbrück. Parmi les documents remarquables issus de ces archives, des lettres et billets clandestins rédigés en prison avant le départ pour l’Allemagne. Ces écrits fragiles dévoilent une détention ponctuée de violences et un engagement sans faille contre l’occupant. Des documents et objets ramenés de Ravensbrück, notamment des portraits dessinés, font revivre ces femmes déportées et sont les témoins précieux de leur quotidien.

Commissariat scientifique
Lucile Chartain, chargée d’études documentaires au département Exécutif et Législatif, Archives nationales
Marine Garnier, chargée d’études documentaires au département de la Justice et de l’Intérieur, Archives nationales.

Informations pratiques
Entrée libre et gratuite
Ouverture du lundi au samedi du 9h45 à 16h45
Fermé le dimanche et les jours fériés : voir le détail

Pourquoi on a failli ne jamais lire le Journal d’Hélène Berr

Pourquoi on a failli ne jamais lire le Journal d’Hélène Berr

63 ans… C’est le temps écoulé entre la mort d’Hélène Berr, étudiante juive parisienne déportée à Auschwitz, et la publication de son “Journal”, dans lequel elle chronique son quotidien entre 1942 et 1944. Sa nièce, Mariette Job, nous explique ce long délai.

Publié en janvier 2008, le Journal d’Hélène Berr fut un choc à sa sortie et reste un témoignage majeur de la vie sous l’Occupation. Née en 1921, juive, étudiante en anglais et passionnée de littérature, cette jeune Parisienne tint, en effet, la chronique de son quotidien d’avril 1942 à février 1944. Son journal dit ses peurs, ses doutes, ses engagements, mais aussi ses joies, ses coups de cœur et ses moments de légèreté. On y comprend d’ailleurs très bien pourquoi, si longtemps, les Juifs français n’imaginèrent pas que leur pays les sacrifierait à l’occupant nazi. En mars 1944, Hélène Berr fut arrêtée avec ses parents, retenue à Drancy puis déportée à Auschwitz et enfin à Bergen-Belsen. Elle y mourut du typhus, quelques jours avant la libération du camp.

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Festival d’Angoulême : quand la BD parle de la résistance

Festival d’Angoulême : quand la BD parle de la résistance

À l’occasion du 50e festival de la bande-dessinée à Angoulême, une exposition met à l’honneur des femmes, résistantes parisiennes, dont la vie a été adaptée dans une BD.

Elle était dans l’armée des ombres, mais elle est aujourd’hui dans la lumière d’une exposition au festival d’Angoulême. Madeleine Riffaud, 98 ans, a confié ses souvenirs à un scénariste qui en a fait une bande dessinée vendue à 60 000 exemplaires. Jean-David Morvan, scénariste de « Madeleine Résistante », connaît la vie de Madeleine sur le bout des doigts.

Les lecteurs conquis

Une histoire vraie, un témoignage précieux sur la résistance et la libération de Paris. Pour les auteurs, c’est une responsabilité, même s’ils doivent parfois prendre quelques libertés avec la réalité. « Des fois, on change des petites choses et on lui demande si on peut le faire et elle accepte ou elle n’accepte pas, ça dépend », poursuit Jean-David Morvan. 

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Résistance civile aux rafles de Juifs pendant l’été 1942

Résistance civile aux rafles de Juifs pendant l’été 1942

 

Le site Gallica est décidément une source inépuisable de documents et on y fait parfois des découvertes étonnantes ! C’est le cas avec le document que nous présentons ci-dessous. Intitulé « Informations sur les atrocités nazies », le texte, daté du 7 septembre 1942, a été tapé à la machine à écrire  pour probablement être ensuite imprimé  « avec les moyens du bord » en recto-verso et diffusé sous le manteau. Il s’agit ici du numéro 1 d’une série de 3, mais sur Gallica, le numéro 2 n’est pas proposé et semble donc avoir été perdu.

Relevant de la Résistance civile, cette feuille volante a pour objet de dénoncer les rafles et les déportations massives de Juifs de l’été 1942, « commencées le 16 Juillet dans toute la zone occupée », avec une référence explicite dès le début à la rafle du Vel d’Hiv. On ignore qui sont le ou  les rédacteurs ou rédactrices de cette série de textes, ni si il ou elle appartenait à un  mouvement de résistance structuré. Notre hypothèse, c’est qu’il y a au moins deux rédacteurs ou rédactrices, par la différence de style, les derniers textes du verso ayant un ton plus mordant et plus ironique. Il semble que les auteurs vivaient dans la zone-nord, compte tenu des informations nombreuses  données sur Drancy et  Pithiviers.

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Châtellerault : le court métrage sur les résistantes de la Manu projeté salle de la Gornière

Châtellerault : le court métrage sur les résistantes de la Manu projeté salle de la Gornière

Le court métrage « Femmes en résistance, de la Manufacture de Châtellerault à Ravensbrück », réalisé par une classe de troisième du collège Jean-Macé de Châtellerault, est projeté vendredi 13 janvier salle de la Gornière.

Vendredi 13 janvier 2023, à 18 h 30, salle de la Gornière à Châtellerault, sera projeté le court métrage Femmes en résistance, de la Manufacture de Châtellerault à Ravensbrück.

Ce court métrage bouleversant, d’une durée de 14 minutes, a été réalisé au printemps 2022 par une classe de troisième du collège Jean-Macé de Châtellerault. « C’est une très belle contribution au travail de mémoire sur la Résistance et la Déportation des Châtelleraudaises pendant la Seconde Guerre mondiale », soulignent les trois organisateurs de la soirée, l’Association de la fondation pour la mémoire de la Déportation de la Vienne, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes de la Vienne et le Centre châtelleraudais d’histoire et d’archives.

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Témoignage d’Henri Borlant

Témoignage d’Henri Borlant

En juillet 1942, Henri Borlant et sa famille sont déportés au camp d’Auschwitz alors qu’ils pensaient se rendre dans des usines ou des champs pour travailler.

Avec
  • Henri Borlant Auteur.

À la veille de la déclaration de guerre, Henri Borlant est réfugié dans le Maine-et-Loire après avoir quitté le 13è arrondissement de Paris. À la rentrée des classes, il est inscrit à l’école libre, sous sa véritable identité, car dit-il, « on était pas cachés, on était réfugiés ».

Il raconte que, pendant longtemps, son père a cru que l’étoile juive allaient les protéger. Mais le 15 juillet 1942, alors qu’il vivait sans crainte, un camion de soldats allemands s’arrête en bas de chez lui avec pour ordre d’arrêter toutes personnes âgées de 15 à 50 ans. Henri Borlant, deux de ses frères et sœurs ainsi que sa mère figurent sur la liste : « on croyait qu’on nous amenait pour travailler. » Les frères sont séparés de leur sœur et de leur mère qui retrouve finalement le foyer familial quelques jours plus tard. Les enfants Borlant sont quant à eux transportés et entassés dans des wagons à bestiaux, hommes et femmes séparés, trois jours et trois nuits durant, avant d’arriver à Auschwitz sans passer par Drancy.

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Pierrette ROSSI, née Brochay, s’est éteinte à 103 ans

Pierrette ROSSI, née Brochay, s’est éteinte à 103 ans

Pierrette ROSSI, née Brochay, s’est éteinte à 103 ans !
1918-2022. Le 21 juillet 2021 disparaissait Jeanne BORZAKIAN.
L’Association de Défense des Valeurs de la Résistance (ADVR), fondée par Robert Chambeiron, secrétaire général
adjoint du Conseil National de la Résistance, se rassemblera autour de Pierrette Rossi et de Jeannette Borzakian le
14 décembre 2018 pour leur rendre un hommage amical à lʼoccasion de leur centenaire.
Pierrette ROSSI est née à Lyon le 7 février 1918. Elle fait partie des rares Français qui ont vraiment entendu, le 18 juin 1940, lʼappel du général de Gaulle qui lui redonne un peu dʼespoir.
Révoltée par la Collaboration, elle rejoint le mouvement Combat en septembre 1941. Son emploi à lʼinspection académique lui permet dʼavertir les jeunes instituteurs requis pour le STO et elle les aide à y échapper. Agent de liaison, elle participe à des transports et distributions de tracts.
Recherchée, elle devient clandestine sous le nom de Marie Dupont.
Elle travaille au service social de Combat dans le département de lʼAIN. Sa mission consiste à aider les familles de déportés, fusillés et emprisonnés. Menacée dʼarrestation elle change de secteur et devient responsable départementale du service social de
Combat à Lyon. Dénoncée par une de ses adjointes qui a été arrêtée,elle est arrêtée à son tour en juillet 1944 puis déportée puis déportée à Ravensbrück où elle arrive au terme dʼun terrible voyage de 11 jours.
Au camp elle sʼattache à rester digne et solidaire de ses camarades… et à saboter les pièces quʼelle fabrique dans les usines de guerre du Reich.
A lʼévacuation du camp, lors des marches de la mort, elle parvient à sʼenfuir. Après la guerre Pierrette Rossi devient psychologue et chercheuse en pédagogie.
Procès Papon

Procès Papon

information importante concernant le procès Papon, cela vient de tomber :
« Après l’ouverture, par arrêté du 28 mars 2022, des dossiers de procédure issus des fonds des différentes juridictions chargées de l’examen de ces procès et de leurs dossiers de suivi par les services centraux du ministère de la Justice, sont désormais rendues accessibles à tous les archives des cabinets des gardes des Sceaux en lien avec ces procès et leurs suites, ainsi que trois dossiers de procédures examinées par le Conseil d’État après la condamnation de Maurice Papon, en 1998. Ces documents sont conservés sur le site de Pierrefitte-sur-Seine des Archives nationales.
Désormais, l’ensemble des archives des procès impliquant Maurice Papon sont accessibles à quiconque en fait la demande, ce qui représente plusieurs centaines de dossiers. Pour en faciliter le repérage, un état des sources conservées dans les services publics d’archives concernés est mis en ligne sur le portail national France Archives. »
Rencontres élèves/résistants-déportés

Rencontres élèves/résistants-déportés

Ce matin, au lycée Jean Monnet de Cognac, rencontre entre 80 élèves de terminale, leurs professeurs, Madame Christie, proviseure et Jean Lafaurie, résistant déporté à Dachau après avoir participé à la révolte de la centrale d’Eysses. Beaucoup de questions pertinentes de la part des jeunes, un beau projet pour transmettre la Mémoire, un moment très riche ! Merci à la direction du lycée d’avoir permis à 4 élèves engagés dans la transmission de la Mémoire d’avoir pu déjeuner avec nous afin d’affiner leur projet et d’approfondir leurs connaissances avec Jean. Rendez-vous est pris pour le mois de mai, lors de la prochaine venue de Jean en Charente !
« L’Histoire d’Annette Zelman »

« L’Histoire d’Annette Zelman »

Mercredi 25 janvier, 21h10, sur France 2, « L’Histoire d’Annette Zelman », un beau et puissant téléfilm adapté de mon livre « Dénoncer les Juifs sous l’Occupation ». Ce projet de fiction sur cette affaire emblématique de l’antisémitisme ordinaire et des conséquences tragiques de la délation sous l’Occupation était porté depuis de longues années par mon amie Paule Zajdermann. Il a abouti grâce à la productrice Patricia Boutinard Rouelle. Le résultat dépasse toutes les espérances. Un scénario finement ciselé par Emmanuel Salinger, une réalisation superbe et intelligente de Philippe Le Guay, des actrices (Ilona Bachelier, Julie Gayet, Guilaine Londez, etc.) et acteurs (Vassili Schneider, Laurent Lucas, Daniel Cohen, etc.) merveilleux. Une réussite rare, et un grand moment d’émotion à la fin avec l’apparition de la petite sœur d’Annette, Michèle, 94 ans, lumineuse et pleine de vie, de cette vie qui a été volée à sa sœur, « coupable » d’avoir aimé un non-Juif dans le Paris de 1941-1942…