Catégorie : Actualité de la Déportation

Shoah : mort de Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz

Shoah : mort de Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz

Texte par : Stéphanie TROUILLARD Suivre

5 mn
Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), est mort samedi d’un cancer à l’âge de 96 ans. Membre de la résistance juive, il avait été arrêté à Lyon, puis déporté le 3 février 1944 par le convoi numéro 67.

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L’un des derniers grands témoins de la Shoah est décédé. Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), est mort samedi 22 janvier d’un cancer à l’hôpital de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, à l’âge de 96 ans, a annoncé l’UDA dimanche dans un communiqué.

« Il était l’incarnation de l’Union des déportés », a déclaré à l’AFP Isabelle Ernot, directrice scientifique de l’UDA, ajoutant : « Il a été un acteur essentiel du recueil de la mémoire, de sa mise en valeur pédagogique et de sa transmission. »

Un jeune résistant juif
Raphaël Esrail est né le 10 mai 1925 en Turquie « dans une famille juive qui émigre en France l’année suivante », rappelle l’UDA dans son communiqué. Membre de la résistance juive à Lyon où il confectionne de faux papiers, il est arrêté puis interné au camp de Drancy, avant d’être déporté à 19 ans à Auschwitz-Birkenau le 3 février 1944, par le convoi 67, le même que la famille Pikovsky auquel France 24 a consacré un webdocumentaire.

En janvier 2020, à l’occasion des 75 ans de la libération du camp, il avait accordé un entretien à France 24 lors duquel il avait raconté ce voyage vers l’enfer : « Vous mettez des hommes et des femmes dans des wagons à bestiaux. Vous leur donnez un seau hygiénique et un seau d’eau. Ils restent trois jours sans manger. Les gens doivent faire leur besoin devant les autres. On ne traite pas les chiens de cette façon. La déshumanisation a commencé dans le train ».

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Les 77 ans de la libération d’Auschwitz : que savaient les Alliés sur la Shoah ?

Les 77 ans de la libération d’Auschwitz : que savaient les Alliés sur la Shoah ?

Les 77 ans de la libération d’Auschwitz : que savaient les Alliés sur la Shoah ? – Flashback #8
vidéo Photographié en mai 1944 par un avion allié, le centre d’extermination nazi d’Auschwitz a continué de tourner à plein régime jusqu’à sa libération par les Soviétiques, huit mois plus tard. Pourquoi les Alliés semblent-ils n’avoir rien fait ?
Par Karim El Hadj, Elisa Bellanger, Emile Costard, Adrien Sahli et Isabel Bonnet

Il y a soixante-dix-sept ans, le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libérait Auschwitz, le plus grand centre d’extermination nazi. Entre 1941 et 1945, plus d’un million de juifs y ont été déportés, dont la quasi-totalité ont été assassinés dans des chambres à gaz.

Dès 1942, les Alliés disposaient d’informations précises sur le massacre systématique des juifs et d’autres minorités d’Europe : photographies aériennes, témoignages d’évadés… Pourquoi n’ont-ils pas aussitôt lancé des raids pour stopper les atrocités commises dans les camps ? Auraient-ils pu arrêter plus tôt la Shoah ?

Bienvenue dans l’épisode 8 de notre série vidéo « Flashback », dans les coulisses de l’histoire, éclairée par des archives et des spécialistes.

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Cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000

Cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000

Afmd Mémoire Vigilance

La cérémonie du départ du convoi du 24 janvier dit des 31000, s déroulera dimanche 30 janvier prochain à 10 heures à la Mairie de Romainville – devant la statue de Danièle CASANOVA – et à 11 heures devant la porte du fort de Romainville aux Lilas. Nous vous espérons nombreux pour rendre hommage à ces femmes dont Marie Claude Vaillant Couturier,…Charlotte Delbo, …Maie Politzer, …Danielle Casanova, …Marie Alizon, ..Anne Marie Epaud, …Hautval Adelaide, …Louise Losserand,…Marie Elisa Cohen-Nordmann,… Jacqueline Quatremaire,… Raymonde Salez, ..Rose Blanc, …Joséphine Umido

Hennebont. L’expo Vivre à en mourir s’installe au lycée Emile-Zola

Hennebont. L’expo Vivre à en mourir s’installe au lycée Emile-Zola

Jusqu’à la fin du mois de janvier, le lycée professionnel Émile-Zola accueille au CDI l’exposition Vivre à en mourir, qui évoque vingt combattantes et résistantes européennes de la Seconde Guerre mondiale.

Préparée par le comité du pays d’Auray de l’Anacr (Association nationale des anciens combattants) et des Amis de la Résistance, c’est la première fois que cette exposition itinérante, inaugurée en novembre dernier, est présentée dans un établissement scolaire.

Une grande satisfaction pour Maryline Le Sauce, présidente de la section locale d’Auray de l’association, qui est venu à la rencontre des élèves de 3e du lycée pour leur présenter le parcours de ces vingt femmes d’exception qui se sont battues pour la liberté.  Ne pas en parler, c’est oublier , a-t-elle tenu à expliquer à ces collégiens qui continueront à travailler sur l’exposition dans différentes matières notamment en cours de français où ils aborderont la poésie de la Résistance.

Jusqu’à la fin du mois de janvier, le lycée professionnel Émile-Zola accueille au CDI l’exposition Vivre à en mourir, qui évoque vingt combattantes et résistantes européennes de la Seconde Guerre mondiale.

Préparée par le comité du pays d’Auray de l’Anacr (Association nationale des anciens combattants) et des Amis de la Résistance, c’est la première fois que cette exposition itinérante, inaugurée en novembre dernier, est présentée dans un établissement scolaire.

Une grande satisfaction pour Maryline Le Sauce, présidente de la section locale d’Auray de l’association, qui est venu à la rencontre des élèves de 3e du lycée pour leur présenter le parcours de ces vingt femmes d’exception qui se sont battues pour la liberté.  Ne pas en parler, c’est oublier , a-t-elle tenu à expliquer à ces collégiens qui continueront à travailler sur l’exposition dans différentes matières notamment en cours de français où ils aborderont la poésie de la Résistance.

Jusqu’à fin janvier, l’exposition Vivre à en mourir, au CDI du lycée Zola.

« Garder de la force pour transmettre, c’est très important » : l’inlassable témoignage de Lili Leignel, survivante des camps de la mort

« Garder de la force pour transmettre, c’est très important » : l’inlassable témoignage de Lili Leignel, survivante des camps de la mort

Lili Leignel, née Keller-Rosenberg, ne cesse, depuis quarante ans, de décrire l’horreur de la déportation et de la barbarie nazie devant des lycéens et des collégiens. « Le Monde » a suivi cette femme de 89 ans, en décembre 2021, dans des établissements scolaires du Loiret.
Nuit noire. Le calme règne au 42, boulevard d’Armentières, à Roubaix, un petit immeuble en briques. Au moment du coucher, une excitation joyeuse s’est emparée des enfants car, le lendemain, c’est l’anniversaire de leur mère, Charlotte. Lili, tout juste 11 ans, Robert, bientôt 10 ans, et André, 3 ans et demi, ont préparé l’événement avec amour : ils ont appris des poèmes, dessiné, tandis que Joseph, leur père, se débrouillait pour trouver un gâteau et des fleurs.

A 3 heures du matin, un fracas épouvantable réveille la maisonnée. Ce lundi 27 octobre 1943, plusieurs hommes de la Feldgendarmerie, la police militaire allemande, grimpent quatre à quatre les escaliers pour arrêter la famille Rosenberg. Ils passent sans s’arrêter au premier, où se trouvent la cuisine et la salle à manger, et ouvrent violemment les portes des chambres au second, où dorment les enfants et leurs parents. « Los ! Schnell ! [Allez ! Vite !] », hurlent-ils, en défonçant tout sur leur passage.

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Disparition

Disparition

J’ai le regret de vous annoncer que Jean Vaislic vient de nous quitter.
J’ai une pensée particulière pour sa femme Marie et ses deux fils.
Arrêté en 1942, et intégré au Kommando de Harzungen (camp satellite de Dora et Buchenwald), il participera malgré lui, à la construction des fusées V2. En août 1944, il est transféré à Auschwitz-Birkenau, puis à Gleiwitz, Blechhammer, Gross-Rosen et, au terme d’une longue « Marche de la mort », à Buchenwald où il recouvre la liberté le 11 avril 1945.
Infatigable témoin dans les écoles et autres moments mémoriels, dont les deux derniers événements publics furent lors de la remises du « Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora » à la Cité de l’Espace de Toulouse par le directeur de l’ONAC-VG, Renaud Schouver et sa participation au Concert de la Liberté à l’oratoire du Louvre en hommage aux déportés, organisé par l’AFMD.
ILS ONT ETE CACHES PAR DES VILLAGEOIS PENDANT LES MARCHES DE LA MORT

ILS ONT ETE CACHES PAR DES VILLAGEOIS PENDANT LES MARCHES DE LA MORT

A Mötzing, durant les marches de la mort 3 déportés de confession Juive se sont cachés dans la grange où la colonne a passé la nuit. Lorsque les gardes, des SS, et les déportés quittent Mötzing le 25 avril, après un certain temps, trois évadés sortent de leur cachette dans une meule de paille. Il s’agit de :
Janek Silberberg né le 25.10.1925, Juif polonais, il a transité par les KZ de Plaszow, Auschwitz, de Sachsenhausen puis transféré à Flossenbürg où il n’a pas été enregistré)
Heinrich Chensinski né le 15.3.1925, Juif polonais, il a transité par les camps de Rakowice, KZ Plaszow), KZ Gross- Rosen, Buchenwald puis avant l’évacuation il est transféré à Flossenbürg, où il n’a pas été enregistré.
Samuel Berger né le 03.01.1924 Juif polonais matricule 81932 – Buchenwald matricule 137058, non enregistré à Flossenbürg où il a été transféré le 26.03.1945.
Une colonne de 300 hommes traverse Aufhausen venant de la direction de Mötzing sur l’Ochsenstraße après Haid. Une autre colonne avec beaucoup moins de déportés est allée en direction de Wallkofen.
Maintenant, les habitants sont confrontés à un problème: que faire avec ces trois évadés? Que se passerait-il si les gardes SS reviennent pour une raison quelconque? Ce serait extrêmement dangereux pour les rescapés et aussi pour ceux qui les ont protégés. Ils sont accueillis dans le Mötzinger Pfarrhof avec le pasteur Alois Bauer. Peu de temps après, ils sont cachés par la famille Müllerbauer. L’étudiant de médecine de l’époque, Hans Wörner, visitait la famille Müllerbauer pour s’inquiéter de la santé des évadés et suivait leur rétablissement progressif avec une nourriture correcte.
Ils sont restés à Mötzing plusieurs mois après la guerre puis ils ont rejoint la Palestine.
A Mötzing trop faibles pour poursuivre la route, sept déportés sont tués :
Maurice Blumenberg né le 24 avril 1898 à Paris – Buchenwald – Juif français – matricule 121197 transféré d’Auschwitz le 21.01.1945 matricule 167469.
Herz Enger né le 12.09.1919 – Buchenwald – Juif polonais – matricule 126776.
Symcha Rozen, né le 07.04.1915 – Buchenwald – Juif polonais – matricule 126545 venant du camp d’Auschwitz matricule 178381 le 10.02.1945.
Georges Adler né le 30.08.1925 – Buchenwald – Juif Hongrois – matricule 52417 venant du KL d’Auschwitz le 18.06.1944.
Gabriel Blechmann le 16.11.1923 à Riga – Buchenwald – Juif Lettonien – matricule 82305 venant du KL de Stuthof le 16.08.1944, matricule 59670.
Majer Nussbaum né le 05.03.1925 à Aark – Buchenwald – Juif polonais – matricule 134409.
Berek Brojges né le 03.03.1923 à Dzialoszyce – Buchenwald – Juif polonais – matricule 134313, venant de Gross Rosen le 07.03.1945, matricule 89578.
Une citoyenne de Triftlfing a décrit comment elle voyait les quelques centaines de prisonniers du camp de concentration comme une petite fille. « Des hommes courbés, se soutenant les uns les autres, enveloppés dans des couvertures, incroyablement vieux même s’ils étaient jeunes. »
« Vous n’irez plus danser »

« Vous n’irez plus danser »

[Vous n’irez plus danser ! ]
 Attention ! Il ne vous reste que quelques jours pour venir visiter l’exposition « Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 », qui fermera ses portes lundi 3 janvier à 18h.
Une visite guidée gratuite de l’exposition est proposée dimanche 2 janvier à 14h30. N’hésitez pas à vous inscrire, il reste des places  04 76 42 38 53.
Prisonnière d’Auschwitz

Prisonnière d’Auschwitz

Cette photo d’identité de prisonnière d’Auschwitz est particulièrement émouvante. Le sourire de Marie-Louise Pierrette Moru, surnommée Lisette, est un acte de résistance. Face aux nazis, sa bravoure évoque la beauté, la lumière et la liberté d’esprit dans un endroit sombre où la mort régnait en maître absolu.
Elle est née à Port-Louis le 27 juillet 1925, au foyer de Joseph et Suzanne Moru.
Elle était membre de la résistance française, inspirée par son grand-père mort au champ d’honneur en 1914.
Elle ne faisait pas spécialement partie d’un groupe mais aidait la résistance dans la mesure du possible, transmettant des messages et des informations, surveillant les allées et venues des occupants et aidant les gens à fuir vers la zone libre.
Elle a envoyé, à son amant Louis Séché, une liste de 36 personnes qui sympathisaient avec les nazis,. L’information parvint aux Allemands et leur domicile fut perquisitionné. Le 8 décembre 1942, ils furent conduits dans une prison de Vannes. Lisette fut transférée au fort de Romainville le 19 décembre 1942. Louis est interné au camp de Royallieu à Compiègne.
Le 24 janvier 1943, 230 femmes, dont Lisette, sont conduites en gare de Compiègne et chargées dans les quatre derniers wagons d’un convoi. A la gare de Halle-sur-Saale, le convoi est scindé, les hommes emmenés à Oranienburg-Sachsenhausen et les femmes à Auschwitz où elles arrivent 2 jours plus tard.
D’après les témoignages, elles marchèrent jusqu’à Birkenau où elles entrèrent en chantant La Marseillaise.
Deux mois plus tard, en mars, atteinte de dysenterie sévère, Lisette est décédée à l’âge de 17 ans.
Louis, selon les témoignages, était vivant 2 jours avant la libération d’Oranienburg-Sachsenhausen, puis il disparaît. En 1947, il est déclaré Mort pour la France le 26 avril 1945 dans le camp.
⁉️ Que vous inspire son sourire ⁉️
© Dr David Ohnona – @davidohnona ZAHOR – Souviens toi !
CEO Memories Foundation- Shoah & Mémories
1❤ = I Remember – #WeRemember
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