Catégorie : Actualité de la Résistance

Saint-Nazaire : résistante pendant la 2nde Guerre Mondiale, Christiane Cabalé, 97 ans, va recevoir une médaille de la légion d’Honneur

Saint-Nazaire : résistante pendant la 2nde Guerre Mondiale, Christiane Cabalé, 97 ans, va recevoir une médaille de la légion d’Honneur

Près de 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Christiane Cabalé est une mémoire de cette période trouble de l’histoire. Cette résistante va être promue Grand Officier de la légion d’honneur.

C’est une des dernière résistantes encore en vie. Christiane Cabalé n’avait pas encore 18 ans quand elle a décidé de s’engager contre l’occupation nazie : « Je tapais à la machine pour écrire des tracts », se souvient-elle. Des tracts distribués dans les boîtes aux lettres nantaises, et des risques énormes pris par la jeune femme.

Un an après avoir débuté cette activité clandestine, Christiane Cabalé et ses deux parents sont arrêtés par la police française : « Ils sont arrivés, ils ont cassé les portes, ils se comportaient comme des voyous », raconte la résistante.

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Le couple de résistantes Suzanne Leclézio et Yvonne Ziegler ont désormais une plaque à Paris, et leur histoire vaut le détour

Le couple de résistantes Suzanne Leclézio et Yvonne Ziegler ont désormais une plaque à Paris, et leur histoire vaut le détour

Outre le square du 21-avril-1944 à Paris qui mentionnait déjà leur nom, les résistantes Suzanne Leclézio (1898-1987) et Yvonne Ziegler (1902-1988) se voient désormais honorées par une plaque commémorative dans la capitale, inaugurée le 8 mars 2022.

Elles s’appelaient Suzanne Leclézio et Yvonne Ziegler, et leur vie vaudrait au moins plusieurs saisons d’une série Netflix. En attendant, une plaque au 22, rue Marcadet dans le 18e arrondissement de Paris, inaugurée le 8 mars 2022 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, rend désormais hommage à ce couple de femmes que même la Seconde Guerre mondiale n’a pu séparer.

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Musée départemental de la Résistance et de la déportation

Musée départemental de la Résistance et de la déportation

Joséphine Baker à l’honneur en juin au Musée départemental de la Résistance et de la déportation

De son vrai nom Freda Josephine McDonald, Joséphine Baker a marqué l’histoire de la France par son engagement actif dans la résistance au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Pour lui rendre hommage de juin à octobre 2022, le musée de la Résistance et de la Déportation présentera l’exposition Joséphine Baker « une vie d’engagement ».

© Studio Harcourt

Cette création originale du musée, suivra la vie et le parcours singulier de la chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante française d’origine américaine à l’aune de son engagement pendant la Seconde Guerre Mondiale en mêlant des archives, œuvres emblématiques et créations contemporaines.

À cette occasion le musée départemental de la résistance et de la déportation accueillera des objets du Centre Pompidou, du Musée des Arts décoratifs et du Musée National de Monaco ainsi que d’autre institutions historiques et culturelles.  « Le paradoxe de la France des années Trente, où les artistes américains fuyant la ségrégation rencontrent la liberté alors même que la colonisation y produit les pires clichés racistes, sera aussi au cœur de ce projet. Les luttes, le racisme et l’antisémitisme prendront une place importante et seront l’occasion de se questionner », précise l’établissement. Il ajoute : « Les objets du musée seront associés à ce parcours de vie exceptionnel pour dire l’engagement des femmes en résistance et promouvoir les valeurs universelles de liberté et de fraternité ».

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La mort d’Anne Beaumanoir, ancienne résistante et Juste parmi les nations

La mort d’Anne Beaumanoir, ancienne résistante et Juste parmi les nations

Engagée à 17 ans dans le combat contre le nazisme, puis dans la lutte anticolonialiste lors de la guerre d’Algérie, elle avait reçu, avec son père et sa mère, le titre de Juste parmi les nations. Elle est décédée le 4 mars, à l’âge de 98 ans.

Par Catherine Simon

Née le 30 octobre 1923 à Créhen, un bourg proche de Saint-Cast-le-Guildo (Côtes-d’Armor), engagée très jeune dans la résistance au nazisme, puis dans la lutte anticolonialiste, la docteure Anne Beaumanoir, médecin neurophysiologiste, est morte le 4 mars, à Quimper (Finistère), à l’âge de 98 ans.

Elle adorait conduire en trombe, « à l’italienne », sur les routes étroites et sinueuses de sa campagne bretonne, comme sur celles de la Drôme provençale, où elle avait fini par poser ses bagages, après une vie de saute-frontières. Et Dieu sait qu’elle en a franchi des murs, des barbelés et des plafonds de verre ! Entrée dans la Résistance à l’âge de 17 ans, Anne Beaumanoir a été, il est vrai, à bonne école.

Son père, Jean, d’une riche famille, et sa mère, Marthe, une jeune vachère, fille de valets de ferme, se sont unis en dépit de l’opprobre. Ils sont laïques, antifascistes, partisans du Front populaire. Ils se sont installés au Guildo, à deux pas du bourg de Créhen où Anne est née bien avant leur mariage. Plus tard, au début de la guerre, ils ouvrent un café-restaurant à Dinan (Côtes-d’Armor). C’est là que leur fille, partie étudier la médecine à Paris et devenue « clandestine permanente » du Parti communiste, leur amène par le train, un soir de l’hiver 1944, deux adolescents juifs, Daniel et Simone Lisopravski. Grâce à Anne, ils ont échappé à une rafle et aux camps.

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Bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022

Bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022

Notre bulletin Mémoire et vigilance de mars 2022
à la Une une oeuvre de C215
Sommaire
– ÉDITORIAL
– JOURNÉE D’ÉTUDES
1946‑2021 La question de l’éthique médicale : du procès des médecins nazis à Nuremberg à aujourd’hui
(Bruno Halioua, médecin dermatologue, enseignant l’histoire de la médecine à l’université Paris 4 (université Paris Sorbonne)
et Éric Fiat, philosophe, professeur à l’université Gustave-Eiffel, spécialiste des questions d’éthique médicale.)
-COLLOQUE organisé dans le cadre du partenariat entre la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et le @Conseil
Economique Social et Environnemental -@lecese le 25 octobre 2021 :
Connaissance historique, construction de la mémoire et
transmission face au racisme, à l’antisémitisme et à la xénophobie
Les lieux des massacres de 1940 : le massacre des soldats coloniaux
(Jean Vigreuxgreux (Professeur en Histoire contemporaine, Directeur de la Maison des Sciences Humaines de Dijon et Président du Comité scientifique de la FMD)
– Appel à contributions : La déportation des femmes
-TRANSMETTRE
Nos actions en milieu scolaire et l’éducation à la citoyenneté ( M. Soult)
Trois questions à Jacqueline Houlgatte, Vice-Présidente en charge de l’Histoire et de la Mémoire
-ÉCHOS DES DT
-HOMMAGE
Hommage à Robert Créange
-APPEL
Déclaration des spécialistes du
génocide, du nazisme et de la
Seconde Guerre mondiale
Appel à la solidarité
Brochure FMD « CNRD »
UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE

UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE

[UNE JOURNÉE AVEC MÉLANIE VOLLE – 26 MARS 2022 ]
En cette journée internationale des droits des femmes 👩, nous mettons en lumière aujourd’hui le parcours remarquable de Mélanie Volle (née Berger), résistante autrichienne exilée en France, qui fut incarcérée à la prison Saint-Michel à Toulouse en janvier 1942.
Le Castelet et le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne ont l’honneur de vous annoncer la visite exceptionnelle de Mélanie Volle à Toulouse le samedi 26 mars 2022.
Une visite guidée retraçant les lieux de résistance et de répression pendant la Seconde Guerre mondiale sera proposée au public entre le Castelet et le Musée de la Résistance, suivie d’une conférence-témoignage durant laquelle Mélanie Volle partagera son histoire. 📍
Merci à ONACVG Occitanie, la Direction Recherche et Développement Culture de la Mairie de Toulouse, le Comité de Quartier Saint Michel à Toulouse pour leur soutien.
Crédits photographiques : ©Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne / ©Collection Mélanie Volle / ©Mairie de Toulouse
Un musée ardéchois reçoit un mystérieux don de dessins et affiches de la Résistance

Un musée ardéchois reçoit un mystérieux don de dessins et affiches de la Résistance

Un maquisard à l’affût devant sa mitrailleuse, une caricature d’Hitler vociférant, des appels au soulèvement contre la « liberté blessée »: un musée ardéchois vient de recevoir d’un donateur anonyme une remarquable série de dessins et affiches du peintre-résistant Petit-Lorraine.

Quelque 200 dessins et une quinzaine d’affiches ont ainsi été transmis le 16 février au musée de la Résistance et de la Déportation du Teil, par un membre de la société des amis dudit musée, qui les a reçus lui-même par voie postale depuis octobre 2020.

« Et deux jours avant ma donation, j’en ai encore réceptionné deux… », raconte ce dernier, l’historien Alain Martinot.

« J’ai interrogé dans mon entourage des gens qui ont connu Petit-Lorraine, mais ils m’ont certifié que ce n’est pas eux qui avaient envoyé ces documents… J’ignore qui est l’expéditeur, mais je me suis dit qu’au fond, le plus important était qu’ils rejoignent le musée et de faire connaître le talent de Petit-Lorraine, un idéaliste épris de justice ».

De son vrai nom Robert Petit, ce natif de Nancy avait fui avec sa famille sa Lorraine natale en 1940 pour rallier l’Ardèche. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), il était entré en clandestinité en 1943, avant de rejoindre en 1944 les rangs des Francs-Tireurs et Partisans.

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À Lyon, une jeune Colombienne tourne un webdocumentaire sur la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale

À Lyon, une jeune Colombienne tourne un webdocumentaire sur la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale


Passionnée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Maria Fernandez a débuté le tournage de son webdocumentaire dans les lieux emblématiques de la Résistance lyonnaise.

Raconter la Résistance à Lyon de manière interactive et immersive, faire vivre la grande Histoire par le biais du numérique, tel est le point de départ du webdocumentaire de Maria Alejandra Fernandez. Cette jeune étudiante en cinéma tourne actuellement dans les lieux secrets de cette période y compris ceux de la détention.

Le devoir de mémoire
Dans le silence de l’ancienne prison militaire de Montluc, Maria Fernandez tourne. Le Mémorial, situé dans le troisième arrondissement de Lyon, sert de décor au webdocumentaire de la jeune réalisatrice. Maria Alejandra est colombienne,  étudiante en cinéma à l’université de Rennes, avant même de venir en France, elle a toujours été passionnée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Des heures à lire des ouvrages, à concevoir ce projet. Une quête qui prend son sens après un appel téléphonique de son père. Au terme de recherches, il découvre que sa famille a des origines juives. Dès lors, Maria Alejandra a la réponse à toutes ses questions. Elle décide alors de réaliser un webdocumentaire sur la Résistance à Lyon. Une plongée dans le passé de ses ancêtres doublée d’un devoir de mémoire. « Il est important pour moi de raconter l’histoire des personnes qui ont vécu et combattu à cette époque, afin de retrouver et de connaître ces lieux avec le regard d’aujourd’hui sans jamais oublier ce qu’ils signifiaient dans le passé », dit-elle.

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Hommage à René Le Gall

Hommage à René Le Gall

15 h Paris 
Voici 80 ans – jour pour jour – René Le Gall était fusillé comme otage (avec quatre autres militants communistes) par les troupes d’occupation suite aux actions entreprises quelques semaines auparavant à Dijon contre les nazis par la Résistance. René Le Gall était alors emprisonné à la prison de Clairvaux dans l’Aube.
Il avait été arrêté le 15 novembre 1939 par la police française, alors qu’il dirigeait un centre clandestin d’impression du parti communiste ; le cinquième gouvernement d’Edouard Saladier pourchassait alors les militants communistes. L’absence de condamnation officielle du pacte germano-soviétique avait entraîné l’interdiction du parti communiste, quand bien même le groupe parlementaire communiste avait voté les crédits de guerre.
D’après les témoignages des détenus, René Le Gall fit preuve jusqu’aux derniers instants du courage qui avait marqué sa vie militante. Lui et ses quatre camarades condamnés à mort avaient été obligé de monter dans un camion qui contenait leur cercueil avant d’être fusillé dans le dos.
Le corps de René Le Gall repose au cimetière du Père-Lachaise près du Mur des Fédérés aux côtés de ceux des autres élus communistes parisiens fusillés : Jules Auffret (Chateaubriant), Corentin Cariou (Compiègne), Léon Frot (Clairvaux), Maurice Gardette (Chateaubriant), Jean Grandel (Chateaubriant).
Après son service militaire en 1919-1920 dans les Cuirassiers, René Le Gall partit de sa Bretagne natale pour travailler comme ouvrier terrassier dans les chantiers de Paris. Dès 1921, il adhéra au syndicat général des ouvriers terrassiers (CGTU).
Membre du Parti communiste depuis 1926, René La Gall affronta pour la première fois le suffrage universel lors des élections municipales de mai 1935 dans le quartier Croulebarbe (XIIIe arr.) où il habitait depuis 1923. Il fut élu au second tour avec 1 643 voix grâce au désistement de Henri Vergnolle alors socialiste. C’est sur la proposition de René Le Gall que ce grand jardin dépendant de la Manufacture des Gobelins devint un square public.
Après la Libération, le square prit le nom de « René Le Gall » comme vous le savez.
A l’heure où la guerre menace à nouveau, la France a une voix originale à porter pour empêcher l’embrasement du conflit et affirmer que la solution n’est pas militaire.