L’AFMD présente : « Un Violon dans l’Histoire »




L’histoire du Jeu de Paume est rythmée par un nom tristement oublié : celui de Rose Valland. Conservatrice du musée sous l’Occupation, elle fait acte de résistance en notant soigneusement la liste des œuvres spoliées qui défilent sous son nez durant quatre ans. Au lendemain de la guerre, son dévouement permettra de récupérer plus de 60 000 œuvres d’art pillées par le régime nazi.
Avant de devenir le musée que l’on connaît, le lieu s’est doté de différents visages. Son curieux nom de « jeu de paume » a tout à voir avec le fameux sport français en vogue dès le XIVe siècle. En effet, c’est en 1861 que plusieurs membres du Cercle de la paume obtiennent l’autorisation de Napoléon III de construire un court sur la terrasse des Feuillants du jardin des Tuileries. Édifié quelques années après l’Orangerie, il reprend son plan architectural avec sa façade sud vitrée, ainsi que son fronton triangulaire. Et comme son voisin, il ne tarde pas lui aussi à se reconvertir pour devenir un musée dès 1909.

Adolescent, Jean-Christophe Notin s’était « promis de rencontrer tous les Compagnons de la Libération ». Une gageure car ils étaient 1038. N’empêche qu’adulte, « il en a rencontré 130 et ça l’a mis dans le bain ». De quoi ? De cette période aux multiples facettes de la Seconde Guerre mondiale. Ces résistants au nazisme et à ses avatars vichystes, distingués par l’Ordre institué par le général De Gaulle en 1940 », il en a fait un livre.

«On sort du malaise»: plus de 80 ans après son annexion de fait par le 3e Reich, la région française d’Alsace, frontalière avec l’Allemagne, regarde en face son douloureux passé sous la botte hitlérienne, alors que se multiplient expositions, livres et conférences. Le sujet demeure toutefois «sensible».
«Il y a une prise de conscience et une volonté de prendre en charge ce passé qu’on voulait ignorer», analyse le sociologue Freddy Raphaël, spécialiste du judaïsme alsacien. Le sujet reste «sensible» mais «on est en train de sortir du malaise», abonde Catherine Maurer, enseignante d’histoire contemporaine à l’Université de Strasbourg, la capitale alsacienne.
Dès les années 70, des chercheurs s’étaient penchés sur l’histoire de l’annexion de l’Alsace-Moselle (1940-1944). A la différence du reste de la France occupée, la région a été annexée par le Reich qui considérait le territoire et ses habitants comme allemands.

Nous avons le plaisir de vous convier à nos Rencontres et Dédicaces
Mercredi 9 novembre 2022 à 19H00
Salon de la Fondation de la Résistance
30 Boulevard des Invalides – 75007 Paris
Merci de vous inscrire soit par téléphone soit par courriel :
Tél. : 01 45 66 92 32 – Courriel : contact@memoresist.org
Nous recevrons Lorraine Colin pour une conférence sur Une combattante de l’ombre, Elisabeth de La Panouse et son avocat, un défenseur méconnu des Résistants du réseau du musée de l’Homme, Maître Fernand Mouquin.
Elle présentera son ouvrage De châteaux en prison, la vie d’Elisabeth de la Panouse-Debré. Amour et Résistance
En 1936, Élisabeth de La Panouse se retrouve dans un sanatorium des Alpes, qu’elle appelle une prison médicale. Elle connaîtra plus tard une autre prison, bien plus grise et sinistre, la prison du Cherche-Midi à Paris sous l’Occupation nazie. Après une enfance dorée dans des châteaux en Touraine, Élisabeth est prise dans la tourmente de la maladie puis de la guerre. Sur fond de la tragédie du réseau du musée de l’Homme, son destin est celui d’une femme moderne, engagée et passionnée. La correspondance amoureuse que nous découvrons pour la première fois entre Robert Debré et Élisabeth est émouvante et poignante. Élisabeth est un véritable bandit d’honneur qui écrit de sa prison ce « petit papier clandestin » pour redonner de l’espoir à ses enfants : « Comme on peut vivre de peu quand on a du soleil dans le cœur ». Cette biographie est parfois tragique, mais toujours lumineuse, comme le sont les deux héros de cette épopée du XXe siècle. L’auteure raconte dans une langue à la fois poétique et tendre, non dénuée d’humour, la vie d’une femme qui prend tous les risques en sachant le prix à payer.

Rdv demain pour l’animation « jeu de piste » autour de l’exposition temporaire « Les enfants de la Résistance » et la semaine prochaine, pour des visites guidées.


Syndicaliste et féministe dans les années 1920, Suzanne Buisson a aussi été une figure de la Résistance.
Née à Paris, le 19 septembre 1883, la jeune Suzanne Lévy passe son enfance à Dijon au sein d’une famille modeste avant de partir pour rejoindre la capitale à l’âge de 16 ans. Elle s’intéresse rapidement à la politique et fréquente l’université populaire.
Veuve de guerre, c’est à la suite de son mariage en 1926 avec Georges Buisson qu’elle devient secrétaire adjointe de la CGT. Pionnière féministe, elle officie également au Comité national des femmes socialistes et milite pour l’égalité homme-femme.
En 1940, elle est contrainte à l’exode et vient se réfugier à Lyon où elle s’engage dans la Résistance. À presque 60 ans, elle rejoint Libération-Sud, cofonde le Comité d’action socialiste et devient agente de liaison entre la zone occupée et la zone libre pour le compte du Parti socialiste clandestin. En avril 1944, Suzanne est arrêtée au 85 avenue de Saxe à Lyon par la Gestapo.

Imaginez que Killian Mbappé, Zinedine Zidane ou Michel Platini n’ait jamais connu la gloire et la clameur des stades, qu’ils aient tout sacrifié pour s’engager et résister, défendre leur conviction leur famille et leur camarade. Imaginez surtout que vous n’en ayez jamais entendu parler…
Nous sommes au début des années 1940 et les jeunes Parisiens ne rêvent pas encore du maillot bleu du PSG mais du vert de l’étoile rouge. Ici c’est Saint-Ouen, Ici c’est le Red Star ! Rino Della Negra, jeune recrue du club, est prêt à devenir une étoile du ballon rond, il deviendra un martyr de la Résistance.