Catégorie : Actualité de la Résistance

Parution : Danielle Tartakowsky, 1945: les Français ont la parole

Parution : Danielle Tartakowsky, 1945: les Français ont la parole

Les cahiers de doléances des États généraux de la Renaissance française

En décembre 1944, le Conseil national de la Résistance décide de la tenue d’États généraux de la Renaissance française à Paris du 10 au 13 juillet. Les comités départementaux de Libération doivent préalablement organiser des assemblées communales chargées d’élaborer des « cahiers de doléances », empruntant à 1789. Leur objectif : permettre une appropriation collective du programme du CNR, proposer à leur échelle des déclinaisons concrètes d’une « véritable démocratie économique et sociale » et s’attacher aux questions sociétales et macro-politiques qui se sont précisées ou ont émergé depuis la Libération. Les synthèses départementales et des centaines de cahiers communaux conservés par Louis Saillant, alors président du CNR permettent une plongée dans la France de 1945 et ses aspirations.

Danielle Tartakowsky est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire sociale et politique en France au XXᵉ siècle. Elle est chercheur associé au Centre d’histoire  sociale des mondes contemporains (Paris I).

Éditer, informer, éclairer. La Documentation française, histoire d’un service public

Éditer, informer, éclairer. La Documentation française, histoire d’un service public

La Documentation française est fondée en 1945 avec la vocation de produire une information fiable et impartiale à destination des décideurs politiques. Progressivement, elle s’engage à diffuser l’information aux citoyens et citoyennes. Aujourd’hui, sa mission rencontre le développement du numérique.

Avec
  • Sabine Jansen, historienne, professeure des universités au Conservatoire national des arts et métiers
  • Lucile Josse, administratrice de l’État, sous-directrice des publics et des produits au sein de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA)
  • Julien Winock, responsable d’édition des « Cahiers français »

La Documentation française est née en 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais, en réalité, elle est déjà imaginée pendant le conflit. Est en germe la volonté de fournir des informations et des analyses sûres, solides, accessibles au plus grand nombre et affranchies de tout tripatouillage pour manipuler les esprits. En somme, donner les armes de compréhension du monde, une ambition déjà pertinente en 1945, qui l’est toujours aujourd’hui.

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Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

22/10/2025

À Chamalières, le musée de la Résistance, de l’internement et de la déportation, présente l’exposition « Les 31 000, femmes résistantes déportées » ou l’histoire de 230 femmes qui embarquèrent dans le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz.

« Ma chérie, je crois bien, cette fois, que c’est le départ définitif. On est venu nous dire, ce soir, de préparer nos bagages (…). Ne te fais pas de bile pour moi (…). Les voyages forment la jeunesse et je me sens encore jeune ».
Ces quelques mots sont extraits d’une lettre clandestine écrite par Marie-Claude Vaillant-Couturier le 21 janvier 1943 au fort de Romainville. 3 jours plus tard, cette trentenaire engagée, femme politique française, communiste et résistante embarque à bord d’un convoi ferroviaire dont la destination finale est Auschwitz-Birknenau. 229 autres femmes font partie du voyage. Parmi elles, des anonymes, mais aussi des personnalités comme Charlotte Delbo ou Danielle Casanova, majoritairement résistantes ou militantes communistes. On les appelle « Les 31 000 » une dénomination liée à leur numéro matricule attribué à leur arrivée au camp. Ce convoi est le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz. Sur les 230, seules 49 reviendront en 1945.

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Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant / 19 octobre 2025

Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant / 19 octobre 2025

Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant ce 19 octobre 2025
Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendus immortels !
Le 22 octobre 1941, 27 résistants, ouvriers, syndicalistes, communistes, furent exécutés par l’occupant nazi dans la carrière de Châteaubriant. Ces hommes, animés par le courage et la conviction d’une France libre et fraternelle, sont tombés pour notre liberté.
Aujourd’hui se tient la commémoration en leur hommage, à la Carrière de la Sablière.
Leurs visages et leurs noms résonnent encore comme des symboles d’héroïsme et de résistance. Ils se sont dressés contre le nazisme, préférant mourir debout que vivre à genoux.
« Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendus immortels, » disait Georges Politzer.
Leur sacrifice n’a pas été vain. Leur mémoire nous rappelle, aujourd’hui encore, que la lutte pour la liberté, la justice et la dignité humaine est toujours d’actualité. Rendons hommage à ces héros et continuons leur combat pour un monde plus juste, plus humain.
Ne les oublions jamais. ✊
Delle : à 101 ans, Liliane Loichot reçoit la Légion d’honneur pour faits de Résistance

Delle : à 101 ans, Liliane Loichot reçoit la Légion d’honneur pour faits de Résistance

Liliane Loichot, 101 ans, a reçu le grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, le 12 octobre. Habitante de Delle, elle a animé des réseaux de Résistance entre la France et la Suisse, pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment à Glay, dans le Doubs.

Dimanche 12 octobre 2025, une cérémonie s’est tenue à Delle (Territoire de Belfort) pour honorer Liliane Loichot. Cette centenaire engagée a été décorée de la Légion d’honneur par le maire de Belfort, Damien Meslot.

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Jean Moulin, Georges Lemoine et Guy Nicot : ces trois figures de Chartres deviendront des noms de rues et d’une passerelle

Jean Moulin, Georges Lemoine et Guy Nicot : ces trois figures de Chartres deviendront des noms de rues et d’une passerelle

Une séance « spéciale », c’est ce qui a réuni, vendredi soir, le conseil municipal de Chartres à l’hôtel de ville, comme l’a expliqué le maire, Jean-Pierre Gorges, en préambule : « Au vu de certaines échéances, il fallait le faire maintenant. »

Quatre points étaient à l’ordre du jour. Les trois premiers, rapportés par Guillaume Bonnet, adjoint au maire en charge du commerce et de l’amélioration du cadre de vie, portaient sur le changement de dénomination de rues et la dénomination d’une passerelle de la ville, rendant ainsi hommage à trois figures importantes de la capitale d’Eure-et-Loir.

Deux rues et une passerelle nommées
Plusieurs artères importantes de Chartres étaient concernées. Pour commencer, Guillaume Bonnet a proposé de rebaptiser la rue Collin-d’Harleville, qui longe actuellement l’hôtel de Ligneris, la préfecture historique, en avenue Jean-Moulin. Il s’agit de « renforcer la mémoire collective autour de cette figure majeure de la Résistance française ».

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Le régime de Vichy était-il une dictature ?

Le régime de Vichy était-il une dictature ?

Comment, à l’été 1940, le pays de la Révolution de 1789 a pu sombrer dans un régime autoritaire, liberticide et criminel ? Aux côtés de Laurent Joly, on interroge la nature du régime de Vichy, incarné par le maréchal Pétain, et son basculement dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Enregistrée en public aux Rendez-vous d’Histoire de Blois, cette série vous invite à décrypter l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France : les cinq années du régime de Vichy, sinon l’occupation de la France par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec l’historien Laurent Joly, directeur de recherches au CNRS, spécialiste de l’antisémitisme durant l’Occupation, tentons de comprendre comment cela a-t-il pu arriver ? Auteur de l’ouvrage collectif « Vichy, histoire d’une dictature 1940-1944 » (Éditions Tallandier).

Plongez au cœur de juin-juillet 1940, où, suite à l’invasion de l’Allemagne nazie, la défaite devient l’occasion pour le maréchal Pétain et ses amis politiques, dont Pierre Laval, de renverser la République et de promouvoir ce qu’ils appellent la Révolution nationale, un modèle antirépublicain, fasciste, défaitiste, liberticide, antisémite, criminel. Quelles sont les manœuvres politiques qui, en quelques semaines, ont conduit à la signature de l’armistice le 22 juin 1940, puis au vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par l’Assemblée nationale, le 10 juillet 1940.

Un régime qui se base sur le programme de Révolution nationale, prône le culte de la personnalité de Pétain, systématise l’exclusion des étrangers et des juifs, et sans pression directe de l’Allemagne nazie. Grâce à des recherches récentes et des documents inédits, Laurent Joly propose de mesurer l’ampleur de l’implication zélée du gouvernement collaborationniste, notamment sous l’impulsion de Pierre Laval et René Bousquet en 1942, dans la politique d’extermination des Juifs.

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La Libération et la fabrique de la Nation

La Libération et la fabrique de la Nation

Antoine Broussy, Fabrice Grenard, Jérôme Maubec, Yves Rousset, Christophe Gendry (modérateur)

RVH Blois – Vendredi 10 Ocobre – Château Royal de Blois, Salle Gaston d’Orléans

Présentation de la table ronde

Dernière grande page héroïque de notre histoire nationale, la période de la Libération (1944-1945) occupe une place importante dans notre mémoire collective. Elle incarne la liberté retrouvée après l’humiliation de l’Occupation, symbolise la participation de la France à la victoire alliée et le redressement militaire du pays après la défaite traumatisante de 1940, représente un moment de refondation du fait des réformes de structures pensées au sein de la Résistance et mises en place par le GPRF. Tout cela fait de la période 1944-1945 l’un des éléments majeurs dans la fabrication de la Nation française, à la fois comme moment historique dont l’héritage perdure aujourd’hui à travers la Vème République, mais également comme une référence qui reste omniprésente dans le discours public.

Alors que les commémorations du 80ème anniversaire se terminent, les principales Fondations mémorielles (Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque, Fondation de Gaulle, Fondation de la Résistance et Fondation de la France libre) se proposent de revenir sur la façon dont les représentations de la Libération ont pu évoluer dans les médias, les programmes scolaires et les commémorations officielles depuis la fin de la guerre. Il s’agira notamment d’insister sur les grandes phases commémoratives (le 20ème anniversaire, avec la panthéonisation de Jean Moulin, le 50ème anniversaire en 1994 centré sur le rôle des Alliés, le 70ème anniversaire qui pour la première fois évoque la question des victimes civiles des bombardements). Cette table ronde sera également l’occasion de dresser un bilan des commémorations du 80ème anniversaire et d’évoquer des pistes pour l’avenir, alors que se profile l’année du centenaire en 2045.

Les intervenants :

Antoine Broussy, directeur de la Fondation Charles de Gaulle

Fabrice Grenard, directeur scientifique de la Fondation de la Résistance

Jérôme Maubec, directeur historique de la Fondation de la France libre

Yves Rousset, président de la Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque

Christophe Gendry, directeur départemental de La Nouvelle République du Loir-et-Cher