Auteur/autrice : JNR-CPL

Il y a 80 ans, le régime de Vichy réprimait les mouvements de résistance dans l’Yonne

Il y a 80 ans, le régime de Vichy réprimait les mouvements de résistance dans l’Yonne

L’Association pour la Recherche sur l’Occupation dans l’Yonne (Arory) a publié le 50e numéro de son bulletin consacré aux heures sombres de la Résistance icaunaise, à l’automne 1943. Période marquée par une intense vague de répression orchestrée par Vichy en réponse à la montée en puissance des actions des maquis et réseaux de résistants. Dans l’Yonne, plusieurs centaines de personnes vont être arrêtées, puis incarcérées, fusillées ou déportés.
Dans la France occupée, de juin 1940 à août 1944, l’année 1943 marque un tournant. Pour échapper au Service du travail obligatoire (STO) institué par le régime de Vichy, des réfractaires investissent des zones difficiles d’accès. Mouvement spontané qui participe au développement des maquis, notamment dans l’Yonne. 1943 renvoie surtout à la création du Conseil national de la Résistance, dont la première réunion se tient à Paris, le 27 mai, sous la houlette de Jean Moulin.

LIRE LA SUITE

Résistance et scoutisme à l’honneur au Camp des Milles

Résistance et scoutisme à l’honneur au Camp des Milles


Une exposition inédite au Camp des Milles met en relief l’importance de l’engagement antifasciste, tout en donnant un coup de projecteur sur les 3 600 éclaireuses et éclaireurs israélites de France.

La Fondation Mémorial du Camp des Milles accueille jusqu’au 1er mars l’exposition Résister, survivre, bâtir, consacrée au mouvement des Éclaireuses éclaireurs israélites de France (EEIF) et à son rôle de Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mise sur pied pour célébrer le centenaire du mouvement, l’exposition vise tous les publics dans une philosophie chère à l’équipe pédagogique du Camp des Milles. On la doit à Marie Aboulker, urbaniste de profession et Benjamin Bitane, responsable de formation au Camp des Milles, tous deux anciens chefs scouts des EEIF. « C’est un travail conjoint, qui devait raconter l’histoire des éclaireuses et éclaireurs israélites pendant la guerre, tout en faisant le lien avec le projet du camp des Milles », explique Marie Aboulker. Projet qui « est d’interroger sur qu’est-ce que l’engagement aujourd’hui, qu’est-ce que la lutte contre le racisme et les discriminations et donc d’utiliser le passé pour dialoguer avec le présent ». Benjamin Bitane complète : « Ce qui m’intéresse c’est comment des jeunes entre 16 et 25 ans ont pu pendant cette période se dire qu’il ne fallait pas rester passif et tout faire pour sauver des vies et plus largement, sauver la France », dit-il. « On le sait peu, mais les EEIF ont participé à la libération de deux villes, Castres et Mazamet. »

LIRE LA SUITE

Pourquoi Anna Marly a-t-elle créé « le chant des partisans » pendant la Résistance ?

Pourquoi Anna Marly a-t-elle créé « le chant des partisans » pendant la Résistance ?

Elle « fit de son talent une arme pour la France », écrit de Gaulle. Surnommée le « Troubadour de la Résistance », décorée de l’ordre national du Mérite en 1965 et de la Légion d’honneur en 1985, c’est Anna Marly qui interprète en russe « La Marche des partisans » qui deviendra « le chant des partisans ».
Dans la série des chroniques que j’ai proposées pour prouver aux sceptiques, et aux malintentionnés, que l’immigration était « une chance pour la France », je parlerai aujourd’hui du Chant des partisans, le célèbre hymne de la Résistance qui servit d’indicatif à Radio Londres : « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines /Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ».

Celles et ceux d’entre vous qui ont été élèves dans les années 1960 se souviennent certainement de ce refrain puisque le Chant des partisans faisait partie des enseignements obligatoires avec la Marseillaise et Le Chant du départ.

LIRE LA SUITE

Echange avec Jean-Pierre Sakouninitiateur et porteur de la démarche de panthéonisation et président du Comité « Missak Manouchian au Panthéon »

Echange avec Jean-Pierre Sakouninitiateur et porteur de la démarche de panthéonisation et président du Comité « Missak Manouchian au Panthéon »

Le Café Laïque nous invite, dans sa récente newsletter et à quelques semaines du transfert au Panthéon des cendres de Missak Manouchian, poète, ouvrier, résistant, symbole de la résistance des étrangers, de venir échanger avec Jean-Pierre Sakoun, initiateur et porteur de la démarche de panthéonisation et président du Comité « Missak Manouchian au Panthéon ».

Pour tout comprendre de la vie du héros, de la portée symbolique républicaine et universaliste de son entrée dans la temple de la République le 21 février 2024 et du processus-même de la panthéonisation

[NDLR : Missak Manouchian était un poète, homme politique, traducteur, résistant, journaliste, syndicaliste, et tourneur d’origine arménienne. Né le 1er septembre 1906 dans l’Empire ottoman, il est devenu une figure importante de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale.

LIRE LA SUITE

Marie Tranchant, figure de la résistance savoyarde, est décédée

Marie Tranchant, figure de la résistance savoyarde, est décédée

Figure de la résistance savoyarde, Marie Tranchant, né Geoffroy, s’est éteinte à l’âge de 96 ans lundi 8 janvier à Échirolles, en Isère.

C’est quelques semaines avant ses 16 ans que Marie Tranchant intègre la Résistance française en mars 1943, comme son père et son grand frère avant elle et devient agent de liaison des unités de l’Armée secrète (AS) de Basse Maurienne (Savoie).
“Elle parcourut les routes de Savoie, de jour comme de nuit, à pied, à vélo ou en car, d’Albertville à Saint-Pierre-d’Albigny, de Montmélian à Aiguebelle, etc.”, écrit sa famille dans une lettre, ce vendredi 11 janvier. Alors jeune fille, elle transporte des messages de l’état-major ou à destination des maquis qu’elle cache dans ses chignons sous un filet noir. “Outre les messages, ses missions furent multiples et diverses. Le convoyage de résistants traqués ou de potentiels candidats au maquis en faisait partie”, précise sa famille

LIRE LA SUITE

Résistance : l’incroyable histoire de Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette

Résistance : l’incroyable histoire de Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette

Il y a quatre-vingts ans, Jeanne Bohec s’apprêtait à quitter la France libre du général de Gaulle, pour être parachutée et rejoindre la Résistance intérieure en Bretagne. Sa mission : former les maquisards à l’art du sabotage, en sillonnant sa région natale à vélo au mépris du danger, guidée par sa foi profonde en la liberté à reconquérir. Le magazine « Bretons » vous raconte son histoire.

L’année 2024 sera, comme quatre-vingts ans plus tôt, bissextile. Un jour de plus dans l’année, un jour inoubliable pour Jeanne Bohec, l’une des plus remarquables résistantes françaises de la Seconde Guerre mondiale. Le 29 février 1944 au petit matin, cette jeune femme de 1,49 mètre et chaussant du 35, au courage inouï, surgit du ciel pour retrouver le sol de France en héroïne, ce qu’elle avait toujours rêvé d’être.

« Elle était si petite qu’on ne lui trouva pas de vêtements réglementaires à sa taille. Elle fut parachutée avec son manteau de ville et ses chaussures ! » L’anecdote est racontée par Isabelle Le Boulanger, historienne, autrice de Bretonnes et résistantes et de Femmes d’exception en Bretagne sous l’Occupation , deux ouvrages de référence publiés aux éditions Coop Breizh, respectivement en 2018 et 2020.

LIRE LA SUITE