Auteur/autrice : JNR-CPL

Le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert pour la Trace des maquisards

Le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert pour la Trace des maquisards

Le musée départemental sera ouvert les 7 et 8 février prochains, à l’occasion du trail historique nocturne qui doit réunir plus de 5000 participants. Les parcours empruntent ceux que prenaient les maquisards durant la Seconde Guerre mondiale.

Des reconstiteurs seront présents en différents points des parcours, comme l’an dernier devant la stèle de Colognat, à Aranc. Photo archives Jean-Louis Rossini

Il ne doit lancer sa saison qu’en mars. Mais exceptionnellement, et comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant, le musée de la Résistance et de la Déportation, à Nantua, sera ouvert le week-end des 7 et 8 février. Week-end au cours duquel est organisé le trail la Trace des maquisards.

Ainsi, durant les deux jours, les visiteurs pourront profiter librement des collections du musée départemental, et découvrir l’histoire des habitants de l’Ain durant la Seconde Guerre mondiale, qu’il s’agisse de la vie quotidienne sous l’Occupation, de la vie des maquis et de leur organisation, de la vie en déportation. Durant tout le week-end, il sera également possible de jouer, avec le jeu  Sur la trace des maquis.

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Le maquis de Saint-Lys raconté en bande-dessinée

Le maquis de Saint-Lys raconté en bande-dessinée

Créée par le dessinateur Gaël Audoye sur une idée de l’Amicale du Maquis de Saint-Lys et réalisée avec le soutien du Conseil départemental, la bande dessinée « Le maquis de Saint-Lys » vient de paraître. Elle raconte l’histoire des neuf résistants et douze civils assassinés par les soldats de la division SS Das Reich le 12 juin 1944 au château de Gagen à Bonrepos-sur-Aussonnelle. Elle est mise gratuitement à disposition du public au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation. Zoom sur un projet qui met en lumière un épisode oublié de la Seconde Guerre mondiale.

« Dans les années 30, mon grand-père était le premier à faire le coup de poing contre les groupes d’extrême droite comme les Croix de feu. Il était animé par le désir de s’engager pour les valeurs de la République. C’est cet engagement viscéral qui l’a amené à passer à l’action dans la clandestinité. » C’est par ces mots que Jean Micoud, président de l’Amicale des anciens combattants et victimes civiles du maquis de Saint-Lys, évoque celui dont il partage le même nom et le même prénom, son grand-père, militant socialiste et employé à la mairie de Toulouse, tombé sous les balles allemandes le 12 juin 1944.

Neuf maquisards, engagés dans la Résistance contre l’occupant – Jean Micoud, Jean Chaubet, Joseph Vié, André Cavagnol, Eugène Lozes, André Bousquairol, Lucien Lafforgue, Abel Autofage et Léoncio Felix Gonzalez Salmon Arille- trouvèrent la mort ce jour-là, pendent l’attaque par les soldats nazis du château de Gagen à Bonrepos-sur-Aussonnelle. Lors de cet assaut tomberont aussi douze villageois des environs.

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Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent…

Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent…

SOPHIE SCHOLLE
Elle avait 21 ans lorsque les nazis l’exécutèrent pour avoir distribué des tracts — et ses derniers mots ont marqué l’Allemagne pour toujours.
Elle s’appelait Sophie Scholl.
Le 22 février 1943, elle marcha calmement vers la guillotine plutôt que de trahir ce qu’elle croyait juste.
L’histoire de Sophie ne commence pas par l’héroïsme. Elle commence par une erreur.
Née en 1921 en Allemagne, Sophie avait douze ans lorsqu’elle rejoignit la Ligue des jeunes filles allemandes — la branche féminine des Jeunesses hitlériennes. Comme la plupart de ses camarades. Son frère aîné Hans rejoignit la branche masculine.
Leur père était horrifié. Politicien opposé au nazisme, il voyait ce que ses enfants ne comprenaient pas encore. Il leur disait :
« Tout ce que je veux, c’est que vous marchiez dans la vie droits et libres, même lorsque c’est difficile. »
Sophie et Hans discutaient avec lui. Ils croyaient la propagande. Ils faisaient confiance à leurs enseignants, aux responsables de jeunesse, aux affiches placardées dans les villes.
Puis, lentement, les fissures apparurent.
En 1937, Hans et des amis furent arrêtés pour avoir participé à un groupe scout interdit. Sophie vit son frère — pourtant fidèle au mouvement — emmené par la Gestapo pour quelque chose d’aussi innocent que du camping.
Elle commença à tout remettre en question.
Elle lut un sermon de l’évêque Clemens August Graf von Galen condamnant publiquement les programmes d’euthanasie nazis. Ses paroles sur la conscience et la responsabilité individuelle la marquèrent profondément.
En 1942, lorsqu’elle entra à l’université de Munich pour étudier la biologie et la philosophie, elle n’était plus seulement désillusionnée — elle était déterminée.
Hans s’y trouvait déjà. Il avait formé un petit groupe d’amis discutant en secret de résistance et de morale sous la dictature.
Puis un ami revint du front de l’Est.
Ses récits étaient terrifiants : exécutions de masse de Juifs, prisonniers abattus et jetés dans des fosses communes, atrocités industrielles ignorées par la population.
Le groupe décida de ne plus se taire.
Ils s’appelèrent La Rose Blanche — symbole de pureté face au mal. Ils rédigèrent et distribuèrent des tracts à Munich et ailleurs.
« Nous ne nous tairons pas… La Rose Blanche ne vous laissera pas en paix ! »
Sophie joua un rôle essentiel : achat d’une machine à écrire illégale, rédaction, distribution. Son statut de jeune femme lui permettait de passer plus inaperçue.
Cinq tracts furent diffusés.
Puis vint le sixième.
Le 18 février 1943, Sophie et Hans déposèrent des piles de tracts à l’université. Avant de partir, Sophie lança les derniers du haut d’une galerie — ils tombèrent comme de la neige.
Un concierge la vit.
La Gestapo fut appelée.
Ils furent arrêtés en minutes. Lors de l’interrogatoire, Sophie tenta de protéger les autres.
Elle déclara :
« Je le referais. Parce que je n’ai pas tort. C’est vous qui avez tort. »
Quatre jours plus tard, Sophie, Hans et Christoph Probst furent jugés sans défense réelle. Coupables de trahison. Condamnés à mort.
Exécution prévue le jour même.
Sophie avait quelques heures à vivre.
Elle resta calme. Elle ne supplia pas. Elle marcha la tête haute.
Ses derniers mots :
« Comment espérer que la justice triomphe si presque personne n’est prêt à se sacrifier pour elle ? Quelle belle journée ensoleillée… et pourtant je dois partir. Mais que vaut ma mort si, grâce à nous, des milliers de personnes s’éveillent et agissent ? »
À 17h, le 22 février 1943, Sophie fut exécutée. Puis Hans. Puis Christoph.
Mais l’histoire ne s’arrêta pas là.
Une copie du tract fut sortie d’Allemagne, diffusée par les Alliés, larguée par millions d’exemplaires au-dessus du pays.
Les mots pour lesquels elle mourut se répandirent partout.
Après la guerre, l’Allemagne reconnut la Rose Blanche comme héroïque. Des écoles portent leurs noms. Leur histoire est enseignée.
En 2003, un sondage désigna les plus grands Allemands de l’histoire : Sophie et Hans furent classés quatrièmes — et premiers chez les moins de quarante ans.
Sophie n’était pas soldat. Pas armée. Juste une étudiante avec une machine à écrire et une conscience.
Elle savait le risque.
Elle a agi quand même.
Parce qu’elle comprenait ceci :
le silence face au mal, c’est la complicité.
Elle avait 21 ans.
Elle donna sa vie pour ses principes.
Aujourd’hui encore, son histoire pose une question :
si nous étions à sa place, aurions-nous son courage ?
Que chaque détail de ce récit soit connu dans toute sa précision ou raconté pour transmettre une mémoire, l’essentiel demeure : la conscience et le courage peuvent survivre à la violence — et une seule voix peut réveiller des millions d’autres.
Résistant, déporté des camps de la mort, passeur de mémoire, Henri Ramolet est mort

Résistant, déporté des camps de la mort, passeur de mémoire, Henri Ramolet est mort

Résistant dès l’adolescence, déporté à Buchenwald, survivant et certainement dernier des déportés euréliens, Henri Ramolet, passeur de mémoire infatigable, est décédé samedi 31 janvier.

Henri Ramolet, en mai 2019, lors d’une cérémonie de remise des prix du concours national de la Résistance et de la Déportation, organisée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). © François Feuilleux
Il aurait eu 100 ans dans trois jours. Henri Ramolet, survivant de la déportation en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, s’est éteint samedi 31 janvier 2026, après avoir consacré une large partie de sa vie à témoigner de l’abomination qu’il avait vécue dans les camps de la mort. Dernier survivant connu des déportés euréliens, il aura porté jusqu’à un âge très avancé une parole de vérité, marquée par la pudeur, la précision et une inlassable volonté de transmission.

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Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Arthus à voir en famille

Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Arthus à voir en famille

Les Enfants de la Résistance : l’aventure avec Artus arrive au cinéma le 11 février 2026, porté par une bande-annonce officielle mise en ligne le 16 décembre 2025 par STUDIOCANAL France. Le film, réalisé par Christophe Barratier, s’annonce comme une aventure historique pensée pour rassembler plusieurs générations autour d’un même récit.
Adapté de la bande dessinée Les Enfants de la résistance de Vincent Dugomier et Benoît Ers (éditée par Le Lombard), le long-métrage s’appuie sur un matériau déjà massivement populaire, avec plus de 2,5 millions d’exemplaires vendus en France. Et pour un film familial, ce point pèse lourd : on n’est pas face à une idée vague, mais à un univers déjà installé, avec ses codes, ses personnages et sa tonalité.
Pour la diffusion en salles, la mécanique est claire : STUDIOCANAL assure la distribution en France, et Pathé référence déjà des séances à partir du 11 février 2026 dans 77 cinémas.

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Soirée « Justes de France »

Soirée « Justes de France »

Nous avons le plaisir de vous convier à Une soirée Justes de France

Mercredi 4 février 2026 à 19H00

Salle de conférence de la Maison des Fondations

30 Boulevard des Invalides – 75007 Paris


Merci de vous inscrire soit par téléphone soit par courriel :

Tél. : 01 45 66 92 32 – Courriel : contact@memoresist.org


Nous recevrons Michel Cadot, président de la Fondation COS Alexandre Glasberg, Raphaël Diaz, directeur général de la Fondation, François-Guillaume Lorrain, auteur de l’ouvrage Il fallait bien les aider, récipiendaire du prix Guizot de l’Académie française et Maurice Lugassy, directeur de l’Institut universitaire d’études juives de Toulouse, coordinateur régional du mémorial de la Shoah pour le sud de la France.

Des portraits de Justes seront également présentés par l’artiste Nadia Boulé.

Boulogne Billancourt : inauguration d’une esplanade Robert Créange

Boulogne Billancourt : inauguration d’une esplanade Robert Créange

Boulogne Billancourt vient de marquer sa reconnaissance envers Robert Créange en donnant son nom à une esplanade installée judicieusement entre le portail d’entrée conservé des usine Renault Billancourt et la rue Yves Kermen.
Un seul regret nous n’avons pas été informé de cette inauguration qui nous aurait permis au CPL et aux associations de la JNR d’être présents.

Au collège Fontenelle à Rouen, la mémoire des juifs déportés lors des rafles, désormais préservée

Au collège Fontenelle à Rouen, la mémoire des juifs déportés lors des rafles, désormais préservée

Une plaque commémorative, inaugurée le 25 janvier 2026 au collège Fontenelle, rend hommage aux 267 juifs normands passés par le centre d’internement Poisson avant d’être déportés en Allemagne. Partage :

Par Jérémy Chatet
Publié: 25 Janvier 2026 à 18h00 Temps de lecture: 1 min Ils s’appelaient Georges, Alice, Michel, ou Colette. Ils étaient écoliers, commerçants, médecins… 267 enfants et adultes au total. Tous Normands. Tous arrêtés en 1942 et 1943, pour être déportés. Parce que juifs. Sur le chemin de la mort, qui les mènera pour la plupart à Auschwitz-Birkenau, ils ont été placés au centre d’internement de la rue Poisson, là où se trouve aujourd’hui le collège Fontenelle. Cette histoire méconnue, quelque peu oubliée, ne l’est plus.

Travail de mémoire
Une plaque leur rend désormais hommage. Apposée sur la façade intérieure de l’établissement scolaire. Elle a été dévoilée dimanche 25 janvier, en écho au 81e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. Fruit du travail de mémoire entamée depuis plusieurs années par Valéry Zouari, professeure d’histoire-géographie au collège Fontenelle et membre de l’association Pavés de mémoire Rouen Métropole.

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“Après eux. Qui va raconter l’Histoire ?” : les derniers précieux témoignages des survivants de la déportation

“Après eux. Qui va raconter l’Histoire ?” : les derniers précieux témoignages des survivants de la déportation

Dans un documentaire émouvant, disponible sur France.tv Slash, des grands-parents déportés, juifs ou résistants, souvent centenaires, livrent leurs souvenirs de la Shoah à leurs petits-enfants. Une transmission essentielle.

Les deux réalisateurs Joseph Romano et Jonathan Safir savent créer l’émotion à partir de petits riens et de vieux documents. Roche Productions
Par Pauline Demange Dilasser

Les réalisateurs Joseph Romano et Jonathan Safir ont le sens de la composition et de l’émotion. Chez plusieurs témoins vivants des camps nazis, des photos et des objets sont posés au sol, soigneusement, dignement. Un petit mot les accompagne. « C’est papa », « c’est moi en 1940, avec mon vélo trop grand », « c’est ma médaille de la Légion d’honneur ». Ces hommes et ces femmes ont été déportés parce qu’ils étaient juifs ou résistants. Ils ne sont plus qu’une poignée, qui approchent, ou dépassent, les 100 ans. Une longévité exceptionnelle, qui émeut autant qu’elle dit l’urgence et la difficulté de partager leur vécu de la Shoah.

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