Auteur/autrice : JNR-CPL

JNR 2026 – Discours du Maire de Paris

JNR 2026 – Discours du Maire de Paris

Discours du maire de Paris à la cérémonie pour la Journée nationale de la Résistance le 27 mai 2026

Paris fait l’histoire autant que l’histoire fait Paris.
C’est ici, qu’a eu lieu, le 27 mai 1943, il y a 83 ans seulement, la première réunion du Conseil National de la Résistance.
Au coeur de Paris occupée, au centre d’une France, celle de Vichy qui a capitulé, se sont réunis ceux qui ne voulaient pas se résigner.
Ne pas se résigner à la défaite, car le combat du Conseil National de la Résistance est d’abord un combat pour la liberté, la liberté comme condition première à l’existence de tout autre droit, mais pas seulement.
Un combat pour l’égalité aussi, et notre système social repose encore aujourd’hui sur des principes énoncés ici-même, et le premier d’entre eux est celui de notre responsabilité collective face aux injustices de la vie.
Un combat pour la fraternité enfin, cette fraternité indispensable, par-delà les divisions, par-delà les opinions politiques, par-delà les différences, pour que notre pays se choisisse un destin commun.
Au retour de Londres, Jean Moulin a emporté avec lui l’ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l’unité d’action de tous les éléments- qui résistent à l’ennemi et à ses collaborateurs ».
Un moment crucial dans l’histoire de la seconde guerre mondiale. Un message envoyé aux alliés : malgré l’occupation allemande meurtrière et dévastatrice, il existe une France prête à résister, prête à participer activement à sa libération, prête à reprendre son destin en main.
Ce jour-là, le monde a entendu que la France d’après-guerre, ne se ferait pas sans les Françaises et les Français.
C’est ici, à Paris, au premier étage du 48 rue du Four, que cette unité s’est réalisée.
C’est ici que, comme le disais André Malraux, dans son discours pour l’entrée de Jean Moulin au Panthéon, celui qui a été désigné président du Conseil National de la Résistance a « organisé cette fraternité pour en faire un combat » !
Ce combat est plus que jamais d’actualité.
L’Histoire ne nous apprend rien si nous ne l’écoutons pas. Si nous n’entendons pas ce qu’elle a à nous dire : le pire n’est jamais loin. Mais, face au pire, des femmes et des hommes se dressent pour résister.
Et ce sont ces femmes et ces hommes qui écrivent l’histoire.
Aujourd’hui, le monde est à nouveau en guerre. Une guerre conventionnelle, une guerre de territoire, une guerre qui se déroule à nos frontières.
Et puis, il y a une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre contre la vérité, une guerre contre la connaissance, une guerre contre nous-même, une guerre contre la liberté.
Face à cette guerre culturelle, technologique, politique, « le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent » comme le disait Lucie Aubrac.
Résister au déclinisme, à la division, aux discours de haine, résister au masculinisme, au racisme, à la stigmatisation, résister pour la liberté.
Paris doit être le coeur de cette résistance, comme il l’a été, le 27 mai 1943.
L’histoire fait Paris comme Paris fait l’histoire.
Je vous remercie.
Emmanuel Grégoire,
Maire de Paris.

JNR 2026 : Message officiel de Madame Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

JNR 2026 : Message officiel de Madame Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

Retrouvez ci-dessous le message officiel de Madame Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, à l’occasion de la Journée nationale de la Résistance, ce mercredi 27 mai 2026.

Le 27 mai 1943, dans un appartement de la rue du Four à Paris, des hommes que tout aurait pu opposer se réunissaient pour la première fois. Gaullistes ou communistes, syndicalistes ouvriers, socialistes ou démocrates-chrétiens, un même refus les rassemblait : celui de consentir au pire.

Ainsi s’accomplissait, comme l’avait pressenti deux mois plus tôt Aragon dans son poème « La Rose et le Réséda », l’union de tous ceux qu’un même élan avait portés à venir au secours de « la belle prisonnière des soldats » : cette France qui avait pris le visage de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et de Lucie Aubrac, de Germaine Tillion et de Marie-Claude Vaillant-Couturier, parmi tant d’autres femmes combattantes de l’armée des ombres.

Ce jour-là naissait, grâce à l’action patiente de coordination menée par Jean Moulin, le Conseil national de la Résistance. Un mois plus tard, arrêté et torturé par la Gestapo, il mourrait sans avoir livré un seul nom, fidèle au combat qu’il avait commencé dès 1940, comme préfet à Chartres en refusant de mentir pour accuser à tort des tirailleurs sénégalais de crimes commis par les Allemands.

Ce que les résistants ont d’abord combattu, ce ne fut pas seulement l’occupant. C’était ce qu’Emmanuel Mounier avait appelé « le désordre établi », cette manière qu’a l’arbitraire de s’installer, de prendre les apparences de l’autorité, jusqu’à se prétendre un mal nécessaire.

Certains pourtant l’avaient reconnu. À la banalité du mal, ils ont répondu par l’humilité de l’héroïsme.

Ils étaient instituteurs, cheminots, agriculteurs, religieux, ouvriers, étudiants, employés des postes ; des agentes de liaison qui portaient des messages dans leurs cabas, des familles qui cachaient un enfant juif derrière une cloison.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à ces femmes et ces hommes morts pour la France, et pour quelque chose de plus grand qu’elle encore : pour l’honneur de l’humanité.

En mars 1944, le Conseil national de la Résistance inscrivit ce principe d’action dans un projet pour le pays, Les Jours heureux. Ce projet portait un espoir : qu’au sortir de la guerre, la France protégerait d’abord les plus vulnérables.

De cette exigence sont nées la Sécurité sociale et la promesse que la naissance ne serait plus un destin, ni pour le fils de l’ouvrier, ni pour la fille du paysan, grâce à « l’instruction et l’accès à la culture la plus développée quelle que soit la fortune de leurs parents » (Programme du CNR, 1944).

À l’heure où la puissance du mensonge redevient une arme, où la résignation ferait à nouveau le lit du pire, il nous reste une boussole. Celle de Jean Cavaillès, philosophe, mathématicien, cofondateur des réseaux Libération et Cohors, fusillé en 1944.

Comme le formula Georges Canguilhem, son camarade d’études et de luttes, il fut « résistant par logique ». Parce qu’il est des moments où la raison elle-même commande de dire non.

Ce patriotisme rationnel et lumineux, ce patriotisme généreux venu du peuple dans sa diversité : telle est la leçon que nous laissent ceux qui furent prêts, souvent très jeunes, à risquer leur vie pour témoigner de la vérité, et arracher leur liberté.

Tel est l’héritage du Conseil national de la Résistance.

Tel est le legs de Jean Moulin, qu’il nous revient de transmettre aux générations qui auront à défendre notre idéal et notre avenir.

Vive l’esprit de la Résistance. Vive la République. Vive la France !

Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui

Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui

Publié le 27 mai 2026

Journée nationale de la Résistance

Ce 27 mai, notre pays célèbre la Journée nationale de la Résistance, en mémoire de la première réunion du Conseil national de la Résistance, organisée en 1943 sous l’autorité de Jean Moulin.

Cette journée n’est pas seulement un hommage au courage de celles et ceux qui combattirent l’occupation nazie et le régime de Pétain. Elle est aussi un appel à faire vivre l’héritage politique, social et démocratique porté par le programme du Conseil national de la Résistance, « Les Jours heureux ».

Dans cet épisode de la seconde Guerre mondiale, le rôle des communistes fut déterminant. Les militants du Parti communiste français, engagés dès les premières heures dans la lutte clandestine, payèrent un tribut immense à la Résistance et à la Libération. Ouvriers, intellectuels, cheminots, mineurs, immigrés, résistants des FTP-MOI, élus révoqués, femmes combattantes : des milliers de communistes furent arrêtés, fusillés, déportés pour avoir refusé la barbarie fasciste et défendu l’indépendance nationale, la liberté et la dignité humaine.

Mais la Résistance ne fut pas seulement un combat militaire. Elle a porté une ambition de transformation profonde de la société. Au sortir de la guerre, le programme du CNR a permis la création de la Sécurité sociale, des retraites, des nationalisations stratégiques, des services publics modernes, des droits des travailleurs, de la démocratie sociale et d’un accès élargi à l’éducation et à la culture.

Cette œuvre immense demeure d’une modernité saisissante.

LIRE LA SUITE

LE 83e ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE DANS LE GRAND SILENCE MEDIATIQUE 2026 !

LE 83e ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE DANS LE GRAND SILENCE MEDIATIQUE 2026 !

Pourquoi ce silence ? Rien à 20 h sur France 2 !
Origine de la création de la Journée nationale de la résistance !
Avoir choisi le 27 mai pour célébrer la résistance n’est pas anodin. C’est en effet la date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, l’instance créée par la France Libre autour de Jean Moulin pour donner plus de cohésion et d’efficacité aux différents mouvements de Résistance française, pendant l’Occupation.
Cette journée de mémoire a été décrétée en France par le Sénat et sa première édition sera celle de 2014.
Une journée de mémoire pour les jeunes générations.
Le site internet du Sénat précise que cette journée n’est ni fériée, ni chômée, et que la commémoration pourrait permettre aux professeurs de consacrer une partie de leurs cours aux thèmes de la Résistance et de la Déportation.
Il est curieux de noter que sur un thème en principe aussi fédérateur, la proposition n’ait pas été adoptée à l’unanimité et qu’il s’est trouvé 2 sénateurs pour voter contre…
SE SOUVENIR, POURQUOI ?
 » Evenement majeur de notre histoire, la Résistance n’est pas seulement l’affaire de ceux qui la vécurent, y participèrent, l’organisèrent. Bien au-delà du souvenir, elle continue de génération en génération, à dispenser à tous son lucide enseignement.
Cet évènement majeur réclame un moment fort au cours duquel chacun puisse, non seulement l’honorer et le célébrer mais avant tout le comprendre !
Incessante pédagogie de l’espoir, la Résistance reste à l’oeuvre dans la mémoire collective des français. Elle est une des forces profondes qui structurent notre durée, proclament notre passion de la liberté et donnent un sens véritable à notre héritage. »
Jean MARCENAC, poète, Résistant
Le musée de la résistance et de la déportation de Forges-les-Eaux fête ses 40 ans

Le musée de la résistance et de la déportation de Forges-les-Eaux fête ses 40 ans

Ce week-end, les 30 et 31 mai 2026, un camp US prendra place à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), à l’occasion des 40 ans du musée de la résistance et de la déportation fondé en 1986 par d’anciens résistants du Pays de Bray.

Le musée de la résistance et de la déportation fête, en ce mois de mai 2026, les 40 ans de sa création. En 1986, d’anciens résistants du Pays de Bray ont décidé de le fonder pour appuyer le devoir de mémoire. Le week-end prochain, les 30 et 31 mai, un camp US sera monté dans le parc de l’hôtel de ville de Forges-les-Eaux.

LIRE LA SUITE

Le Cher commémorera la Journée nationale de la Résistance ce mercredi

Le Cher commémorera la Journée nationale de la Résistance ce mercredi

Mercredi prochain aura lieu la Journée nationale de la résistance, un événement particulièrement important pour un département, autrefois traversé par la ligne de démarcation.

À l’approche de la Journée nationale de la Résistance, le 27 mai, l’association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher rappelle l’importance d’un travail de mémoire, notamment au niveau local. C’est pourquoi elle travaille à faire connaître ce musée gratuit et dynamique.

À l’occasion de cette journée nationale, après la cérémonie officielle devant le monument de la Résistance de Bourges, l’association mettra en place plusieurs activités au musée, l’après-midi.

À 15 heures, un premier temps d’échange des savoirs sera proposé avec une vente de livres et la possibilité pour les visiteurs d’apporter des documents qui concernent la Seconde Guerre mondiale, comme des lettres ou bien du matériel.

LIRE LA SUITE

Les Trophées « Héritiers de mémoire » fêtent leurs dix ans

Les Trophées « Héritiers de mémoire » fêtent leurs dix ans


Le palmarès 2026 des dixièmes Trophées « Héritiers de mémoire » a été dévoilé au Panthéon, le 19 mai 2026. Organisée par le ministère des Armées et des Anciens combattants, l’opération distingue des projets pédagogiques menés dans les écoles, collèges et lycées autour de la mémoire des conflits contemporains.

Conduite par la direction de la Mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du ministère des Armées, en partenariat avec les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, les Trophées « Héritiers de mémoire » célèbrent l’engagement de la jeunesse dans la transmission de la mémoire des conflits contemporains. Sélectionnés pour leur qualité et leur originalité, les projets retenus bénéficient d’un accompagnement dédié, associant soutien financier et ressources pédagogiques.

Le palmarès complet de l’année scolaire 2025-2026

Catégorie « Jeunesse en guerre »
Prix 2026

Lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire (Académie de Nantes) : « Sur les traces de Victor Perahia, déporté nazairien »

Les classes de terminale, en réponse au Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD), ont cherché à comprendre la politique d’exclusion et de persécution menée par les forces d’occupation nazies et le Régime de Vichy à partir de l’histoire d’un enfant juif de Saint-Nazaire durant la Seconde Guerre mondiale. Le projet a suivi le parcours de Victor Perahia, raflé à Saint-Nazaire à l’âge de 9 ans, et celui de sa famille, déportée à Bergen-Belsen.

Mention animation musicale
Collège Jean Moulin de Barlin (Académie de Lille) : « Une histoire… des histoires d’engagement »

Les élèves des classes de quatrième et troisième appartenant à l’atelier Défense du collège ont étudié la chanson comme vecteur de transmission de l’esprit de Défense et de valeurs communes.

Ils ont effectué de nombreuses recherches sur des personnages, des dates et des lieux clés de notre histoire, assisté à des conférences, participé à plusieurs cérémonies commémoratives et ont visité à Paris de nombreux sites institutionnels et liés à la mémoire des conflits contemporains. Par ailleurs, les élèves ont étudié des œuvres issues de différents répertoires (la Marseillaise, l’Alsace et la Lorraine, le Chant des Partisans, le Déserteur, Nuit et Brouillard, Né en 17 de Jean-Jacques Goldmann, le Soldat de Florent Pagny…).

Les élèves ont écrit une œuvre musicale pour le Bleuet de France et créé un spectacle musical à destination des partenaires, parents et futurs élèves.

LIRE LA SUITE

Cannes 2026 : avec « Moulin », Laszlo Nemes emprisonne la vie du héros de la Résistance dans un « passé révolu »

Cannes 2026 : avec « Moulin », Laszlo Nemes emprisonne la vie du héros de la Résistance dans un « passé révolu »

En centrant son film sur une confrontation entre le héros de la Résistance, Jean Moulin, et le criminel de guerre nazi et chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, le talentueux cinéaste hongrois László Nemes sacrifie la portée historique de son œuvre. Dommage et dommageable.

Le cinéaste Laszlo Nemes s’était révélé au Festival de Cannes avec Le Fils de Saul, impressionnante plongée dans l’univers concentrationnaire, sur les talons d’un Sonderkommando (commando spécial, en français). La prouesse du filmage, l’inconfort permanent et la tension exacerbée avaient valu au jeune réalisateur hongrois (38 ans à l’époque) un Grand Prix mérité en 2015…

LIRE LA SUITE