Auteur/autrice : JNR-CPL

Parution de « Mon oncle de l’ombre »

Parution de « Mon oncle de l’ombre »

 

12 juillet 1944. Des rafales de mitraillettes brisent le silence de l’aube dans une ferme du Morbihan. André Gondet, 23 ans, s’écroule sous les balles au milieu de ses camarades résistants. Ce sanglant épisode marque les habitants des environs au fer rouge. Dans la famille Gondet, la douleur serre la gorge et scelle les lèvres. La souffrance est aussi vive que silencieuse. Soixante-dix ans plus tard, André n’est plus qu’un nom sur un monument aux morts. De lui, il reste seulement un portrait dans un vieux cadre accroché sur un mur de la maison familiale. Une photo qui finit par attirer le regard et la curiosité de l’une de ses petites nièces. Qui était cet homme dont son grand père ne prononçait pas le nom? Quel était son combat? Par quoi était-il animé? Pendant cinq ans, la jeune femme arpente les salles d’archives, interroge des témoins de cette période, s’échine à briser la solide chape de plomb qui continue d’entourer ce massacre.

Grâce à ses remarquables recherches, un incroyable travail de fourmi qui l’amène jusqu’en Allemagne, elle assemble petit à petit les pièces du puzzle de la courte existence de ce maquisard breton. En se lançant sur les traces de ce héros ordinaire, elle rencontre aussi tous les acteurs de la guerre, aux rôles plus ou moins troubles, parfois glorieux, parfois honteux. De son minutieux travail est né un récit poignant, « Mon oncle de l’ombre ».

Journaliste pour France 24, Stéphanie Trouillard est originaire de Nantes avec des racines familiales dans le Morbihan. Depuis plusieurs années, elle s’est spécialisée dans l’histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment réalisé en 2017 un webdocumentaire « Si je reviens un jour », les lettres retrouvées de Louise Pikovsky, une jeune lycéenne parisienne déportée à Auschwitz. Ce travail de mémoire a étérécompensé par de nombreux prix en France et en Europe.

Message de l’auteure : « Heureuse de vous présenter l’affiche pour la soirée de lancement du livre! N’oubliez pas! Elle aura lieu le vendredi 21 septembre, au bar Les Chaises, dans le 20e arrondissement, à Paris. Vous pourrez vous faire dédicacer le livre. Nous vous préparons également une ambiance musicale années 40! 📻🎵🎶 Au plaisir de vous rencontrer ! »

25 août 1944 : le massacre de Maillé

25 août 1944 : le massacre de Maillé

Maillé (Indre et Loire), 500 habitants en 1944. Face à l’héroïsme de la résistance locale, les troupes du IIIème Reich massacrent 124 civils du village
La reconnaissance de ce massacre a été tardive, notamment parce qu’il a eu lieu en parallèle de la Libération de Paris et que contrairement à Oradour sur Glane, le village a vite été reconstruit.

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25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

Lundi, 25 Août, 2014

Après quatre ans sous le joug allemand, la capitale sort de la nuit. L’action armée des résistants unis au sein des FFI, 
conjuguée avec le soulèvement de la population, 
parachevée par les blindés de Leclerc, chasse l’occupant.

Samedi 26 août 1944, 15 heures. À l’Arc de triomphe, de Gaulle contemple le spectacle des Champs-Élysées, qu’il s’apprête à descendre. « Ah ! C’est la mer ! » relate-t-il, lyrique, dans ses Mémoires de guerre. « Une foule immense est massée de part et d’autre de la chaussée. Peut-être deux millions d’âmes. (…) Si loin que porte ma vue, ce n’est qu’une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore. Je vais donc, ému et tranquille au milieu de l’exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom. (…) Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre histoire. » Le peuple de Paris fête sa victoire, même si, chez beaucoup, le coeur n’y est pas vraiment, trop lourd encore des drames vécus. Le général de Gaulle, fort de l’auréole de celui qui a su dire non dès juin 1940 à l’asservissement du pays, ramasse les lauriers de la gloire.

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Un ancien résistant fait un don d’exception à sa ville

Un ancien résistant fait un don d’exception à sa ville

Michel Baudot, fils de Marcel, l’ex-patron des maquisards de l’Eure, lègue les carnets de son père. Lesquels recèlent les noms de 5 000 résistants eurois des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

La source, au sens historique du terme, est inestimable. Les carnets de Marcel Baudot, responsable des maquisards des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) de l’Eure, répertorient quelque 5 000 noms. Ceux des résistants qui se sont opposés à l’occupant nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Son fils Michel âgé de 93 ans aujourd’hui, lui aussi résistant en son temps, léguera officiellement ces carnets à la ville d’Évreux (Eure) dimanche 26 août. « Il s’agit bien uniquement d’un répertoire, rappelle Michel Baudot. Il référence tous les résistants FFI de l’Eure. Je n’en avais pas connaissance jusqu’à l’été dernier. C’est grâce aux époux Calame que nous avons découvert ces carnets. »

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Le Vercors Résistant

Le Vercors Résistant

Alors que le maquis du Vercors célèbre le 74e anniversaire des événements de 1944, le Musée de la Résistance en ligne vous propose de retrouver l’exposition « Vercors résistant », qui retrace, en huit chapitres, l’histoire des combats du Vercors en partant de l’occupation italienne et des premiers camps-refuges pour conclure sur les enjeux historiques et mémoriels actuels. À travers de riches fonds photographiques et cartographiques, l’exposition dévoile une approche analytique des combats militaires et des pertes subies. Autant de repères permettant de saisir ce qui se joue lors de ces commémorations, placées sous le signe du recueillement et de la jeunesse.

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Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) 2018-2019

Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) 2018-2019

Événement | Thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) 2018-2019

Le 15 mai dernier a eu lieu la remise des prix du CNRD 2016-2017 au lycée Louis-le-Grand (Paris). Le président de la Fondation, Gilles Pierre Levy, y a remis le prix Lucie et Raymond Aubrac aux lauréats individuels. À cette occasion, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé le thème du CNRD de l’année 2018-2019. Il est rédigé comme suit : « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945. Espaces et histoire ». Cette année, la brochure est coordonnée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Toute l’équipe de la Fondation de la Résistance participe très étroitement à son élaboration et travaille avec ses partenaires.

Livre::https://www.amazon.fr/prix-courage-famille-dan…/…/2021335356
Après la défaite de juin 1940, la famille d’André Boulloche refuse en bloc l’armistice, le régime de Vichy et la collaboration. Tous vont participer de façon active et trois d’entre eux vont mourir en déportation : sa mère Hélène à Ravensbrück en octobre 1944, son frère Robert, inspecteur des finances, à Ellrich (annexe de Dora – Buchenwald) en janvier 1945, et son père Jacques, ingénieur général des Ponts et Chaussées, à Buchenwald en février 1945. Ses sœurs Jacqueline et Christiane se mettront à la disposition de la Résistance parisienne comme agents de liaison avant de rejoindre le maquis en juin 1944.

Charles Kaiser nous conte, à travers la figure d’André Boulloche, délégué militaire du Général de Gaulle à Paris, unificateur des mouvements de Résistance de la région Nord, avant d’être trahi, arrêté, blessé et déporté, le récit de ces destins hors du commun brisés par le prix même de leur courage. Haut fonctionnaire après-guerre, ministre de l’éducation nationale sous la Ve République, pionnier de la construction européenne, André Boulloche fut un personnage de l’ombre qui œuvra sa vie durant pour la paix. Charles Kaiser qui a côtoyé la famille pendant près de cinq décennies raconte leur l’histoire. Le prix du courage est l’histoire édifiante de l’engagement héroïque d’une famille dans la Résistance.

Charles Kaiser, ancien journaliste pour le New York Times et le Wall Street

Journal est l’auteur de 1968 in Amérique (Grove / Atlantic), une histoire populaire de la musique, de la politique et de la culture des années 1960, et de The Gay Metropolis (Houghton Mifflin et

Grove).

« Entre l’Histoire, la biographie et les mémoires, Le prix du courage se lit comme un thriller nerveux. » – TheGuardian