Auteur/autrice : JNR-CPL

Enseigner l’histoire de la Résistance et de la Déportation autrement

Enseigner l’histoire de la Résistance et de la Déportation autrement

La cérémonie de remise des prix du CNRD s’est tenue mardi 22 janvier, au lycée Louis-le-Grand à Paris. Focus sur l’un des concours scolaires les plus plébiscités par les élèves et enseignants.

Une tradition perpétuée

Comme depuis bientôt 60 ans, la remise des prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) s’est tenue ce mardi 22 janvier à Paris. Les lauréats de cette édition 2017-2018, sur le thème « S’engager pour libérer la France », ont ainsi eu l’honneur de visiter des hauts lieux de mémoire parisiens et de présenter leurs travaux à Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et à Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. Un moment empreint d’histoire et de mémoire, toujours très attendu par les participants venus de toute la France.

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Cycle cinéma « Tribune libre Résistance » en partenariat avec la Fondation de la Résistance

Cycle cinéma « Tribune libre Résistance » en partenariat avec la Fondation de la Résistance

Jeudi 17 janvier 2019 Mme Bresson, assistante de réalisation et épouse de Robert Bresson, et Antoine Grande, directeur des Hauts Lieux de la mémoire nationale d’Île-de-France, ont présenté au public du cinéma Saint-André des Arts à Paris le film de Robert Bresson Un condamné à mort s’est échappé (1956).
De janvier à mai 2019 (le 3e jeudi de chaque mois), le cycle « Tribune libre Résistance » au Saint-André des Arts en partenariat avec la Fondation de la Résistance permet de découvrir ou redécouvrir des films sur la Résistance française et d’en discuter avec un historien et/ou un cinéaste. Le 21 février prochain à 20 heures, le film L’armée des ombres de Jean-Pierre Melville (1969) sera présenté par Laurent Douzou, professeur des universités et spécialiste de l’histoire de la Résistance. Puis suivront Le jour et l’heure de René Clément (21 mars à 20 h 30), L’armée du crime de Robert Guédiguian (18 avril à 20 heures) et Laissez-passer de Bertrand Tavernier (16 mai à 20 heures).
Découvrez la bande annonce.
Informations et réservations : Cinéma Saint-André des Arts (Paris 6e) 01 43 26 48 18/01 43 54 56 80

CNRD 2019 | Le dossier pédagogique du MRN presqu’entièrement disponible en ligne

CNRD 2019 | Le dossier pédagogique du MRN presqu’entièrement disponible en ligne

Le dossier consacré au CNRD est en grande partie disponible sur le site internet du MRN.
La presque totalité des doubles pages traitant des différentes thématiques du sujet Répressions et déportations en France et en Europe (1939-1945) sont en ligne le site internet du MRN, rubrique pédagogie puis CNRD, ressources annuelles.
Les dernière pages seront en ligne dans dans les jours qui viennent. Les abonnés de la revue Notre Musée le recevront par la poste.

 

Le MRN à la télévision sud-coréenne

Le MRN a été sollicité depuis l’autre bout du monde ! Le 11 janvier, notre président Georges Duffau-Epstein a été interviewé au musée à Champigny-sur-Marne par un journaliste de la chaîne télévision sud-coréenne KBS. Cet entretien s’inscrivait dans le cadre plus large d’un reportage ayant pour thème le centième anniversaire du mouvement de l’indépendance de la Corée. Georges Duffau-Epstein a présenté de manière succincte la Résistance française. Il a été interrogé sur les similitudes entre les deux périodes et sur les pratiques de transmission de la mémoire en France et au MRN.

14e Festival La Résistance au cinéma

14e Festival La Résistance au cinéma

 

Réseau MRN | Seine-Saint-Denis | Festival « La Résistance au cinéma » | 5 février-31 mars 2019

Pour la 14e édition de son festival « La Résistance au cinéma », l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis a varié ses choix de films avec les directrices et directeurs de salles pour entretenir la mémoire de la Résistance. Le festival va de l’ironique « La Vie est belle » au monumental « L’Armée des Ombres », en passant par la Résistance allemande de « Sophie Scholl, les derniers jours » ou la Résistance des Aubrac, la Déportation et le ghetto de Varsovie ou encore les « bâtards peu glorieux » de Tarantino, sans oublier le groupe Manouchian.
Ce festival annuel s’adresse au grand public et aux scolaires. Chaque projection est suivie d’un débat avec des intervenants historiens, passeurs de mémoire, responsables d’association, du monde du cinéma ou du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne. Enfin, chaque film programmé peut faire l’objet de séances scolaires sur mesure.
Prise en charge des entrées par notre association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis.

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Champigny : le nouveau musée de la résistance ouvrira en 2020

Champigny : le nouveau musée de la résistance ouvrira en 2020

La secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées a visité les futurs locaux, lundi, espace Aimé-Césaire.

« Et dans cette salle, nous retrouverons une exposition consacrée à la résistance pionnière », explique Thomas Fontaine, directeur du Musée de la résistance nationale. Près de lui, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, plisse les yeux, la moue perplexe. Difficile en effet de s’imaginer déambuler parmi les premiers rebelles face à l’occupant, dans une pièce encore nue et froide, où les plaques en fibre de verre du plafond s’alignent contre un mur.

Tout devra pourtant être prêt pour février ou mars 2020. Thomas Fontaine l’a promis à la secrétaire d’Etat, venue visiter les lieux, ce lundi après-midi, et dont le ministère participe à hauteur d’un million d’euros aux travaux. Si les délais sont tenus, le Musée de la résistance nationale abandonnera dans un an ses actuels 500 m2 (à l’espace Jean-Louis-Crémieux- Brilhac) pour une surface deux fois plus grande à l’espace Aimé-Césaire, ancien centre départemental de documentation pédagogique. « C’est vraiment le bâtiment dont ils avaient besoin, se réjouit Christian Fautré, maire (PCF) de Champigny. Le précédent était trop ancien, exigu. Impossible d’y mettre en lumière nos fonds. »

 

Champigny, ce lundi. La secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées (à dr.) a visité les nouveaux locaux du musée de la résistance. LP/C.L.

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Granville. Des noms de Résistants oubliés pourront être ajoutés sur la future stèle

Granville. Des noms de Résistants oubliés pourront être ajoutés sur la future stèle

Le monument du rond-point des Français-Libres, à Granville (Manche) va être remplacé par une stèle et deux pupitres, qui seront installés à la pointe du Roc en juin 2019.

Jeudi 31 janvier 2019, le projet d’une nouvelle stèle en hommage aux Français Libres a été annoncé. « Afin d’améliorer les conditions de sécurité et de recueillement lors des commémorations de l’appel du 18 juin 1940, nous avons décidé de créer un véritable lieu de mémoire facilement accessible », présente Dominique Baudry, maire de Granville.

 

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Esquisse de la stèle qui sera installée à la Pointe du Roc, devant la mer et les îles Anglo-Normandes. | OUEST-FRANCE
La résistante Geneviève Augris nous a quittés

La résistante Geneviève Augris nous a quittés

 
Un parcours hors norme pour la résistante Geneviève Frotier de la Messelière.
Un parcours hors norme pour la résistante Geneviève Frotier de la Messelière.
SAUMET DOMINIQUE

Loin de tous les honneurs qu’elle refusait pour avoir simplement fait son devoir de citoyenne, Geneviève Augris, née Frotier de la Messelière, grande dame des premiers moments de la résistance française sous l’Occupation, vient de nous quitter à l’âge de 97 ans. Dès le début de la guerre, sa famille, qui a payé un lourd tribut au premier conflit mondial, entre en résistance et son château à Queaux, en zone libre, va servir aux réfugiés et à camoufler du matériel de guerre.

Geneviève Augris ne recule pas à apprendre le maniement des armes, à passer des courriers et des informations multiples pour Londres au risque et péril de sa vie, durant de nombreuses et parfois très longues virées nocturnes à bicyclette, chargée de documents précieux, comme les plans du camp d’aviation de Poitiers Biard, ou à faire passer des personnes en zone libre.

Elle refuse une médaille

La Vienne libérée en 1944, elle entrera au 125 régiment d’infanterie comme sergent-chef et infirmière pour se battre dans la poche de résistance allemande de Saint-Nazaire.
De retour à la vie normale, lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville de Poitiers, elle refusa une médaille qu’on devait lui remettre, estimant avoir fait les choses quand il le fallait. Elle se plaisait de dire: « Chacun faisait à son niveau ce qu’il pouvait. On a camouflé beaucoup de monde, des étudiants, des appelés au STO, des évadés… On n’a pas été capable de remercier des gens modestes qui ont risqué leur vie» Jusqu’au bout, Geneviève Augris aura forcé le respect.

« Mon Frédo »

« Mon Frédo »

Avec « Mon Frédo », Marie Cristiani nous livre à sa manière le récit d’amour entre France Bloch, fille de l’écrivain Jean-Richard Bloch, et Frédo, métallurgiste, issu du monde ouvrier. Deux vies volées par la guerre et fauchées par la barbarie. Le récit naît et s’achève autour de la dernière lettre de France à Frédo, une lettre d’ailleurs qu’il ne recevra pas…. Entre les deux, le texte de Maria Cristiani redonne chair et substance à France Bloch et force au combat. C’est le témoignage brûlant d’une époque, le portrait vibrant d’une femme magnifique, juive communiste, intellectuelle, mariée à un ouvrier. L’écriture est précise, soucieuse du détail et de la référence. L’émotion est présente au détour de chaque page.

 

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