Auteur/autrice : JNR-CPL

Bretagne : les femmes dans la Résistance, ces combattantes de l’ombre

Bretagne : les femmes dans la Résistance, ces combattantes de l’ombre

Leur rôle a été banalisé, oublié… Pourtant, bien des femmes ont pris des risques contre l’occupant, durant la Seconde guerre mondiale, en Bretagne. Un livre leur rend hommage.

À quelques exceptions près, les Résistantes bretonnes sont restées dans l’ombre. Jusqu’à maintenant, les historiens ne s’étaient jamais vraiment intéressées à leur rôle durant la Seconde guerre mondiale.

Une lacune aujourd’hui réparée par Isabelle Le Boulanger, docteure en histoire contemporaine et déjà auteure de plusieurs ouvrages sur les femmes en Bretagne.

« Il n’y avait pas de synthèse sur les Résistantes bretonnes », explique l’intéressée. Longtemps, « on a pensé que le rôle des femmes avait été complètement banal ».

« Depuis les années 80, le regard change, mais c’est lent. »

Pour son livre paru à la fin de l’année 2018, l’historienne s’est appuyée sur un corpus d’études malheureusement non exhaustif, mais dont la fiabilité ne souffre aucun doute : les dossiers de demande de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance (CVR), conservés aux Archives départementales.

Isabelle Le Boulanger en a dépouillé 1.173, dont 303 pour les Côtes d’Armor.

Ce qui l’a le plus surprise en les lisant ?

« L’abnégation, le désintéressement des femmes. Cela se sent dans les courriers qu’elles envoient. « Je n’ai pas fait grand-chose », disent-elles. C’est typiquement féminin : elles ont tendance à minimiser leurs actions. »

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JNR 2019 : AU MUSÉE DE LA RÉSISTANCE DE CHÂTEAUBRIANT

JNR 2019 : AU MUSÉE DE LA RÉSISTANCE DE CHÂTEAUBRIANT

Dans le cadre de cette journée commémorative, les collégiens et lycéens ont rendu hommage à « l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi et le régime collaborationniste de Vichy ».

Organisé par notre association, cette Journée nationale de la Résistance s’est tenue à la date symbolique du 27 mai dernier, 76 ans après la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR). Depuis 2014, un spectacle est programmé en partenariat avec le Théâtre Messidor de Châteaubriant et des classes du territoire, l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance.

Le matin, les 30 lauréats du CNRD [1] du Morbihan (56) sont venus visiter le site historique classé de la Carrière des Fusillés, où 27 hommes furent fusillés le 22 octobre 1941 en représailles à l’exécution d’un officier allemand. Au cours de cette visite solennelle, des fleurs ont été déposées par ces jeunes, le drapeau FFI [2] déployé et les chants patriotiques entonnés.

JNR au musée et Carrière des Fusillés à Châteaubriant le 27 mai 2019. Accueil le matin en Carrière de 29 lauréats du CNRD 2019 du Morbihan. Après midi avec une évocation artistique du théâtre Messidor avec des élèves du lycée Guy Môquet et collège Robert Schuman et leurs professeurs. Organisation AMRC. Photo Patrice MOREL www.patcatnats.fr-image-in@patcatnats.fr

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Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

Ces Maghrébins, héros de la Résistance française

En ce mercredi 8 mai 2019 commémorant la fin de l’apocalypse que fut la Deuxième Guerre Mondiale, marquée par la reddition sans conditions de l’Allemagne et la signature de l’armistice, le 8 mai 1945, il est bon d’égrener les noms de ceux qui, issus des colonies, entrèrent en résistance contre la barbarie nazie au péril de leur vie, mais sans jamais être gravés dans la mémoire collective.

Ils se prénommaient Abdelkader, Mohammed, Cherif, Ahmed ou Djaafar…, ils étaient ouvriers, imams, militaires – l’un d’eux, Cherif Mecheri, fut même sous-préfet en Eure-et-Loir, puis préfet, et bras droit de Jean Moulin, l’icône de la Résistance – ce sont les Héros oubliés de la Résistance Française, des manuels scolaires et du roman national, auxquels nous rendons hommage en diffusant la vidéo qui les fait sortir de l’oubli dans lequel ils ont été si injustement relégués.

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3e édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah

3e édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah

Pour cette troisième édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah, le témoignage tient une place centrale : récits de vie ou de survie, essais et œuvres littéraires, mais aussi la poésie comme résistance et dépassement du désastre. Trois jours durant, le Mémorial de la Shoah accueille écrivains, chercheurs, comédiens, musiciens autour de parutions récentes qui déclinent les différentes formes de transmission de la mémoire, et invitent au plaisir du livre.

Vente de livres neufs (sur le parvis du Mémorial) et braderie de livres d’occasion (à l’entresol) :

– Jeudi 13 juin de 17h à 22h
– Vendredi 14 juin de 10h à 18h

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« L’esprit de Résistance » : un hymne au courage et à la liberté

« L’esprit de Résistance » : un hymne au courage et à la liberté

« Le Monde » revient, dans un hors-série, sur l’épopée des compagnons de la Libération.

Par Publié le 07 mai 2019 à 05h00 – Mis à jour le 07 mai 2019 à 09h02

Romain Gary, à qui un journaliste demandait s’il se sentait plus français que russe ou vice versa, avait fait cette réponse : « Ma patrie, c’est la France libre. » Nous devons beaucoup à Romain Gary, aviateur, écrivain sensible, élégant, facétieux et compagnon de la Libération. Nous devons beaucoup à Daniel Cordier.

De son appartement face à la mer, à Cannes, inlassablement, il continue, à 98 ans, à répéter aux visiteurs qui recueillent ses paroles, comme un hymne au courage et à la liberté, le même discours avec sa voix malicieuse. Il fallait se soulever en juin 1940 et rejoindre Londres, ou trouver n’importe quel moyen pour résister. Oui, Jean Moulin, dont il fut le secrétaire, a accompli une immense tâche en unifiant la Résistance sous la direction du général de Gaulle.

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Enseigner la Résistance, alors que les derniers témoins disparaissent

Enseigner la Résistance, alors que les derniers témoins disparaissent

Entretien

La Journée nationale de la Résistance, célébrée lundi 27 mai, permet aux élèves de réfléchir sur l’engagement des résistants. Cécile Vast, enseignante et conseillère scientifique au Musée de la Résistance de Besançon, souligne la spécificité de cette transmission.

  • Recueilli par Béatrice Bouniol,

La Croix : Comment enseigner aujourd’hui l’histoire de la Résistance, au moment où les derniers témoins s’éteignent ?Cécile Vast : Jusqu’à ces dernières années, ce sont en effet les témoins qui, en racontant leurs expériences personnelles, donnaient chair à la Résistance. Leur disparition progressive n’empêche cependant pas de l’incarner. Les documents, comme la presse clandestine, le permettent. Les témoignages ou les figures comme Lucie Aubrac aussi. Ou encore la visite des lieux de mémoire et des musées qui repensent, eux aussi, cette transmission.Au musée de Besançon par exemple, nous sommes en train de revoir le parcours imaginé dans les années 1980. Sans rien céder sur l’ambition scientifique, nous faisons des choix thématiques – la répression, l’environnement social et les comportements collectifs…

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JNR 2019 : à Mussidan

JNR 2019 : à Mussidan

Philippe Chassaing, Député de Dordogne. Véronique Chabreyrou, suppléante

Cette Journée nationale de la Résistance, j’ai tenu à me rendre au monument aux fusillés de Mussidan, pour honorer la mémoire de nos valeureux héros de l’ombre qui, par leur courage, leur sang-froid et leur amour de la France, ont payé – parfois de leur vie – le prix de sa Libération.

À l’emplacement même où est désormais érigé ce lieu de mémoire, 52 otages furent exécutés, le 11 juin 1944, par la Gestapo de Périgueux et un renfort de la sinistre Brigade nord-africaine de la bande Bonny-Lafont, en représailles à l’attaque d’un train allemand par des Maquisards en gare de Mussidan.

Mussidan, ville Martyre, qui paya donc un lourd tribut à l’Occupant en voyant périr 52 des siens, sans oublier les 602 otages et les 115 déportés. Parmi ces derniers, des familles juives, dénoncées sans autre forme de procès au nom d’une politique honteuse de collaboration.

Mussidan, ville Résistante, où l’Appel du 18 juin 1940, lancé depuis Londres par le Général de Gaulle, suscita l’espoir et l’audace dans la population. L’espoir de ne pas voir la France millénaire disparaître sous le joug de l’Occupation. L’audace de la jeunesse mussidanaise qui « prit le maquis » pour mieux combattre l’ennemi.

Mussidan, ville d’Éclaireurs de la Liberté : ceux du 4e bataillon de la Double, dans le groupe François. Ceux qui furent plusieurs centaines à unir leurs forces dans le camp FTP de Virolle. Ceux qui firent de leur jeunesse la meilleure arme pour déjouer les attaques et éviter les dénonciations. Ceux qui, par leur engagement et leur sens du devoir, contribuèrent à libérer la France. En évoquant ces témoins de l’Histoire, dont l’héroïsme n’a d’égal que l’humilité, j’ai une pensée particulière pour Albert Laborie (dit « Théo » dans la Résistance), dont l’absence aujourd’hui nous rappelle l’impérieuse nécessité de recueillir le témoignage et de perpétuer le souvenir des héros de la Nation.

Mussidan, ville de Mémoire, où l’on sait que la paix est fragile et que l’intolérance, les discriminations et la haine de l’Autre couvent toujours sous la cendre. À trop oublier son passé, on se condamne à le revivre … C’est pourquoi il est si important de se souvenir. Or, se souvenir, c’est être là, prêts à recevoir en héritage la flamme de la Mémoire ; mais c’est aussi agir pour consolider notre vivre-ensemble et bâtir une société, où l’horreur de la guerre deviendra impensable.

Mussidan, ville qui sait à quel point Malraux avait raison d’écrire que « le tombeau des héros est le cœur des vivants ».

Vivons et défendons ardemment cette Liberté pour laquelle tant de nos courageux aînés sont morts.

 

JNR 2019 : La scène, place de la République

JNR 2019 : La scène, place de la République

Aperçus du podium de la Journée nationale de la Résistance du 27 mai 2019 place de la République avec la participation de:
– la chorale des enfants de l’école Beaudricourt (Paris 13e) sous la direction de Nathalie Busseuil,
– lecture d’un message de Robin Renucci, directeur du Centre dramatique national des Tréteaux de France,
– les Tréteaux de France avec une présentation d’une évocation historique interprétée par des élèves du lycée Victor Hugo (Paris 3e),
– Extrait du spectacle de la Compagnie du Lampion « le premier accroc coûte deux cents francs » d’Elsa Triolet avec Clémentine Lebocey,Sonia Masson,Yasmine Nadifi, Géraldine Szajman et Pascal Contet, accordéoniste,
– Chorale et lecture avec des élèves du lycée Eugène Delacroix de Maison Alfort (94), du lycée Nikola Tesla de Dourdan (91), du lycée Van Gogh d’Ermont (95), initiative de l’association du 24 aout 1944,
– Chorale populaire de Paris sous la direction de Riccardo Spezia
– Le groupe musical « l’echo-râleur  » dirigé par Olivier Mignot

Le reportage au coeur de la JNR au sein du villages des associations et des évènements parisiens réalisés par deux classes de lycées de la Région parisienne, le lycée Eugène Delacroix de Maison-Alfort et le lycée Rodin de Paris . Michel Grosman et Alain Le Roy notamment, assuraient l’encadrement de ce travail de captation

JNR 2019 : Ecole Christino Garcia

JNR 2019 : Ecole Christino Garcia

La Journée nationale de la Résistance célébrée hier avec les élèves de l’école Cristino Garcia nous rappelle combien « l’Armée des Ombres » a joué un rôle essentiel dans la #Libération de notre pays.

L’espérance, la fidélité, le courage, voilà ce qu’incarnait une poignée d’hommes rassemblée le 27 mai 1943, dans une France occupée par l’Allemagne nazie.

Grâce au travail réalisé par les élèves de l’école Cristino Garcia, leurs professeurs et les associations d’anciens combattants, les témoignages du passé perdureront. N’oublions jamais. #DevoirDeMemoire