Catégorie : Actualité de la Résistance

Les étrangers impliqués dans la Résistance

Les étrangers impliqués dans la Résistance

Focalisons-nous sur les archives de notre musée concernant les étrangers impliqués dans la Résistance.
Le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne est heureux d’avoir été impliqué dans la publication de ce numéro spécial des Chemins de la mémoire par le ministère des Armées et des Anciens combattants.
D’ici 2025, de nombreux instruments de recherche seront accessibles en ligne dans nos collections.
Nous sommes impatients de vous les faire découvrir !
27 décembre 1944 : la mort du Colonel Fabien, celui qui donna le coup d’envoi de la Résistance armée

27 décembre 1944 : la mort du Colonel Fabien, celui qui donna le coup d’envoi de la Résistance armée

Illustre représentant de la jeunesse héroïque au combat contre l’occupant, le Colonel Fabien est déjà une figure légendaire avant sa mort, à 25 ans, le 27 décembre 1944. De son vrai nom Pierre Georges, ce communiste a connu la prison, les maquis, la torture et la guerre. Inscrits dans les glorieuses pages de l’histoire, les deux coups de feu au métro Barbès, à Paris, par lesquels il exécuta un soldat nazi et qui enclenchèrent la lutte armée, ne sont qu’un des hauts faits de ce gamin assoiffé de justice.

« Le temps était gris, pluvieux, on sentait l’hiver qui approchait. Nous avions remonté l’avenue Secrétan en mangeant des marrons chauds et en regardant les vitrines (je sortais tout juste de clinique, j’étais chômeur et je ne pouvais te payer le cinéma). Profitant d’une courte accalmie nous avions couru jusqu’aux Buttes-Chaumont : sous la pluie fine qui s’était remise à tomber, nous nous étions enfin assis, sur des chaises mouillées ! Et nous sommes restés là très longtemps, serrés l’un contre l’autre, trempés mais heureux. Vers les sept heures, nous étions repartis : nos pieds faisaient flic-flac dans nos souliers détrempés ! »

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Le Brestois Louis Le Guen, fusillé au mont Valérien, décoré de la médaille de la Résistance française

Le Brestois Louis Le Guen, fusillé au mont Valérien, décoré de la médaille de la Résistance française

Par décret du président de la République en date du 30 septembre 2024, paru au Journal officiel le lundi 9 décembre 2024, le résistant brestois Louis Le Guen a été décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française. C’est l’aboutissement de près de deux ans de procédures menées par l’historien local Gildas Priol, durant lesquelles il a fallu lui faire attribuer une mention « Mort pour la France » et le titre de « Combattant volontaire de la Résistance », conditions préalables à l’attribution de cette décoration.

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60e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin

60e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin

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Installation, performance

A l’occasion du 60e anniversaire de l’entrée au Panthéon de Jean Moulin, le Centre des monuments nationaux a souhaité faire entendre à nouveau, au Panthéon, l’intégralité du célèbre discours d’André Malraux.

60e anniversaire

Le 19 décembre 1964, Jean Moulin faisait son entrée au Panthéon. Cette « panthéonisation », décidée par le Président de Gaulle l’année du vingtième anniversaire de la Libération, consacre la reconnaissance, par la Nation, d’un héros de la Résistance.

Né en 1899 dans un milieu républicain, Jean Moulin est Préfet à Chartres quand il réalise, le 17 juin 1940, son premier acte de résistance en refusant de signer un document mensonger imposé par l’armée allemande. Mis à la retraite d’office par Vichy, il décide de dresser un inventaire de la Résistance en zone libre et de rechercher les moyens de l’aider.

A la fin de l’année 1941, Ie Général de Gaulle lui confie la mission d’en fédérer les différents mouvements. L’action de Jean Moulin aboutit à la création de l’Armée secrète et du Conseil National de la Résistance, dont il préside la première réunion à Paris le 27 mai 1943. Arrêté le 21 juin à Caluire, torturé, il meurt en juillet 1943 sans avoir livré aucun nom, aucun renseignement.

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Marc Bloch et « L’Étrange défaite », un historien en résistance

Marc Bloch et « L’Étrange défaite », un historien en résistance

Après le traumatisme des tranchées, Marc Bloch est de nouveau mobilisé : de combattant à résistant, en pleine Seconde Guerre mondiale, l’historien ne cesse d’écrire. Il devient le témoin d’une « étrange défaite » française, qu’il étudie jusqu’à son assassinat par les Allemands le 16 juin 1944.
Avec
Laurent Douzou Professeur émérite d’histoire contemporaine à Sciences Po Lyon et à l’université Lumière Lyon 2
Cécile Vast Membre du Centre d’histoire et de recherches sur la Résistance.
Pendant la guerre, Marc Bloch continue d’écrire. Marc Bloch, témoin, historien, résistant.Historien parce qu’il ne peut pas en être autrement. Témoin parce qu’il est combattant, il assiste à cette guerre, impuissant, qu’il essaye de comprendre en tant que citoyen. Résistant, car c’est l’engagement qui marque sa position pendant la Seconde Guerre mondiale. Marc Bloch, et L’Étrange défaite, un historien en résistance.

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Projection-Conférence

Projection-Conférence

📅 Ce jeudi 12 décembre à 18h30 | Projection-conférence
📍 La «Panthéonisation» des Grands «hommes» de la Résistance, de Jean Moulin à Missak Manouchian

Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin étaient transférées au Panthéon. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur une pratique solennelle et sur le sens de cette cérémonie en général et en ce qui concerne plus précisément les résistants.

Barbara Wolffer, administratrice du Panthéon, Jean-Baptiste Romain, directeur des Hauts lieux de la mémoire nationale en Ile-de-France et Serge Barcellini, Président du Souvenir Français, évoqueront la « panthéonisation » des « grands hommes » de la Résistance, de #JeanMoulin à #MissakManouchian.

📽 À cette occasion, le discours d’#AndréMalraux accueillant les cendres de Jean Moulin sera projeté.

ℹ Entrée libre dans la limite des places disponibles
https://shorturl.at/2fwOw
Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

Dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire »

C’était mercredi à l’école Sainte Anne à Strasbourg, un nouveau temps fort dans le cadre du projet scolaire « valise mémoire » avec le témoignage très puissant d’André Bauer, survivant de Bergen Belsen où il fut déporté à l’âge de 4 ans et demi.
Il est venu rencontrer les élèves, accompagné de son épouse Danièle Bauer qui l’a soutenu avec son regard plein de bienveillance tout au long de son témoignage très émouvant.
Il nous a parlé de son amnésie traumatique, qui, selon lui l’a aidé à vivre et à regarder en avant sans être envahi par sa mémoire du passé.
Sa mémoire, ce sont les paroles de sa maman et le livre de Francine Christophe, elle aussi déportée comme lui à Bergen Belsen.
Il a aussi expliqué les traces transmises aux générations qui suivent, avec le concours de la résistance gagné par son fils Ariel et le travail de mémoire réalisé par son petit fils Elie à Singapour.
J’ai présenté une valise symbolisant son trajet de déportation avec sa maman (celui du convoi 80 : de Drancy à Bergen Belsen) et celui du convoi 71 de Drancy à Auschwitz (de son grand père Jacques Moch, ses tantes Margot Moch et Alice Meyer (dont seule Margot survivra) et sa cousine Arlette Meyer.
Je montrai le portrait de Jacques Saurel qui était lui aussi dans le même convoi 80, à l’âge de 11 ans.
Je présentai aux élèves les portraits de Marceline Loridan-Ivens, Simone Veil, #ginettekolinka et Anne Lise Stern, qui étaient dans le même convoi 71.
Je présentai les portraits d’#annefrank et Evelyn Askolovitch qui étaient deux enfants déportées elles aussi à Bergen Belsen. Evelyn Askolovitch avait elle aussi 4 ans à Bergen Belsen.
André Bauer nous parla du mariage de ses parents qui débutèrent leur vie à Obernai en Alsace.
Lui est né à Mertzwiller dans la maison de ses grands-parents maternels, alors que son papa était prisonnier militaire.
la famille fut réfugiée à Chatas dans les Vosges où ils subirent le dramatique sort des juifs vosgiens: ils furent raflés, envoyés au centre d’internement d’Ecrouves, puis à Drancy.
De là pour lui et sa maman ce fut Bergen Belsen par le convoi 80. Ils partirent pour Theresienstadt dans un train, appelé «Verlorenes Transportes», « le transport perdu », «train fantôme».
Le train fut alors détourné vers Tröbitz avec un long trajet du 10 au 23 avril 1945.
Après guerre, ils retournèrent à Obernai où il grandit pour devenir médecin.
André a créé sa famille : sa femme, deux fils et 3 petits enfants, la barbarie nazie n’a pas réussi. Avec deux photos de sa famille, j’ai voulu montrer que la vie est plus forte que la mort .
Les élèves et les enseignants présents furent si touchés, que 4 élèves se proposèrent de créer deux valises racontant son histoire.