Catégorie : Actualité de la Résistance

Parution

Parution

Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l’égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l’importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L’équipe d’encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l’improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l’hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, «â??Le palace des bagnards d’honneurâ??» comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17.000 à 20.000 déportés, soit plus d’un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d’extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l’hôtel et que s’est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l’attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l’ampleur de la tragédieâ??? Ce livre est issu d’une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d’archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.

Conférence du cycle autour de l’exposition Daniel Cordier (1920-2020)

Conférence du cycle autour de l’exposition Daniel Cordier (1920-2020)

Le musée de la Libération de Paris – musée général Leclerc – musée Jean Moulin vous invite ce jeudi 15 mai à la conférence du cycle autour de l’exposition Daniel Cordier (1920-2020), l’espion amateur d’art :
Daniel Cordier, l’espion de la France Libre
Jeudi 15 mai – 18h30-20h30
Conférence de Sébastien Albertelli, professeur agrégé, historien spécialiste de la France libre.
Sébastien Albertelli, fin connaisseur des services secrets de la France libre, détaillera leur fonctionnement avec l’appui du Special Operations Executive (SOE) britannique. Daniel Cordier y suit la formation d’espion, d’opérateur radio et de saboteur. Les activités de ces agents, parachutés dans l’Europe occupée pour aider la résistance et nuire aux Allemands, est mise en valeur dans le film de 1947 de Teddy Baird, docu-fiction avant la lettre, qui raconte le parcours de deux espions britanniques en France.
Projection du film Now it can be told de Teddy Baird 1947.
L’amitié « indéfectible » de neuf rescapées de Ravensbrück, échappées d’une marche de la mort

L’amitié « indéfectible » de neuf rescapées de Ravensbrück, échappées d’une marche de la mort

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, neuf femmes déportées par les nazis à Ravensbrück ont réussi à échapper ensemble à une marche de la mort. Parmi elles, Hélène Podliasky, résistante française et grand-tante de l’écrivaine Gwen Strauss. En retraçant leur incroyable évasion dans « The Nine », l’autrice américaine revient sur cette amitié indéfectible, née dans l’horreur des camps.

La grand-tante de Gwen Strauss, Hélène Podliasky, a fait partie d’un groupe de neuf femmes qui ont réussi à échapper à une marche de la mort nazie et à rejoindre les troupes américaines au printemps 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sept d’entre elles étaient membres de la Résistance française et deux de la Résistance néerlandaise. Toutes avaient été arrêtées en France puis déportées en Allemagne à Ravensbrück, le plus grand camp de concentration pour femmes du IIIe Reich.

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80 ans après la libération de La Rochelle, ils fabriquent une réplique d’un blindé artisanal de la Résistance

80 ans après la libération de La Rochelle, ils fabriquent une réplique d’un blindé artisanal de la Résistance

Le 8 mai 1945, la poche de La Rochelle était enfin libérée. A l’époque, quatre blindés fabriqués par les résistants locaux avaient défilé pour la première fois. 80 ans après, deux amis passionnés d’histoire ont décidé de fabriquer la réplique d’un de ces blindés symboliques de la résistance.

C’est l’une des attractions des commémorations du 8 mai à La Rochelle – cérémonie grand format pour ce 80e anniversaire de la victoire contre le nazisme, qui coïncide avec la libération de la poche de La Rochelle. La réplique d’une petite automitrailleuse blindée, construite par la résistance rochelaise, est exposée dans la cour de l’hôtel de ville : la « Joseph Camaret 1 » apparaît aux côtés de sa sœur, la « Joseph Camaret 2 » – une pièce originale cette fois, toujours en possession de la ville de La Rochelle.

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L’histoire locale de la Résistance durant la Seconde guerre mondiale mise en avant par des jeunes élèves

L’histoire locale de la Résistance durant la Seconde guerre mondiale mise en avant par des jeunes élèves

Ce lundi, plusieurs centaines d’élèves du Toulois engagés dans un travail de mémoire sur l’histoire locale de la Résistance et de la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale ont présenté leurs travaux. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet était présente.

La salle de l’Arsenal, à Toul, affichait complet ce lundi. Pour cause,  plusieurs centaines d’élèves du Toulois sont venus présenter leurs travaux portant sur l’histoire locale de la Résistance et de la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les élèves de troisième du collège Jacques Gruber à Colombey-les-Belles qui sont montés sur scène en premier pour présenter l’histoire de Suzanne Kricq alias Régina, une héroïque résistante touloise :  « On apprend que Suzanne avait un petit appartement à Nancy qui a servi à héberger des personnes juives à plusieurs reprises » lance une élève devant le public extrêmement attentif et à l’écoute. Pour mener leur travail, les élèves ont du se mettre dans la peau des historiens pendant plusieurs semaines : « On a regroupé des informations et on a essayé de faire un résumé. Nous, on a travaillé sur le résistant Gaëtan Ledur » indique Manon, en classe de terminal au lycée Louis Majorelle à Toul.

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Le documentaire Face à l’histoire : Les Résistantes, sur France 5 et sur france.tv

Le documentaire Face à l’histoire : Les Résistantes, sur France 5 et sur france.tv

Geneviève de Gaulle, Lucie Aubrac, Renée Davelly, Mila Racine et Simonne Mathieu. Une série documentaire adaptée des podcasts de France Inter par Philippe Collin, Face à l’histoire : Les Résistantes.

Nouveau temps fort d’une programmation œuvrant à la transmission d’une mémoire et d’un héritage essentiels, la série documentaire adaptée des podcasts de Philippe Collin Face à l’histoire : Les Résistantes, proposée sur la plateforme france.tv et sur France 5 le 13 avril à 21h05, en partenariat avec France Inter, met en lumière les destins croisés de cinq résistantes, illustrant le rôle crucial, longtemps resté dans l’ombre, des femmes entre 1940 et 1944.

Un récit qui redonne toute leur place aux femmes aux côtés des hommes dans la lutte épique et héroïque de la Résistance française. Après le succès sur France Télévisions de Face à l’histoire : Léon Blum, une vie héroïque, l’adaptation du podcast historique de Philippe Collin sur France Inter, une nouvelle union des savoir-faire du service public pour éclairer notre passé avec des narrations puissantes et des archives rares.

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Odile de Vasselot : retour sur la carrière d’une héroïne de la Résistance

Odile de Vasselot : retour sur la carrière d’une héroïne de la Résistance

Odile de Vasselot, héroïne de la Résistance morte le 21 avril 2025, a marqué l’histoire par son courage et son engagement lors de l’Occupation à travers diverses missions risquées.
Le courage en temps de guerre, ce n’est pas seulement tirer, saboter, tuer, et prendre les armes, comme le démontre Odile de Vasselot de Régné, qui n’avait pas de mitraillette, mais simplement une volonté bien au-dessus de la moyenne.

Elle n’avait que 18 ans quand elle a entendu une voix sur un vieux poste de radio à galène, grésillant, dans son château familial du Poitou : la voix du Général. « La flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre », c’était le 18 juin 1940 et ce jour-là, Odile comprend qu’elle veut faire, qu’elle veut en être, qu’il faut le faire !

« Je ne supportais pas de voir ces grands étendards qui pendaient avec la croix gammée dessus, les affiches en allemand ou bien les affiches de Vichy » expliquait-elle, « Papa était militaire, déjà prisonnier de guerre ».

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