Auteur/autrice : JNR-CPL

Les  » 31 000  » : femmes résistantes déportées au musée de la Résistance de Chamalières

Les  » 31 000  » : femmes résistantes déportées au musée de la Résistance de Chamalières

Jusqu’au 16 mai 2026, le musée de la Résistance, de l’Internement et de la Déportation de Chamalières propose une exposition remarquable sur le seul convoi de femmes résistantes parties de France, déportées au camp d’Auschwitz II. Sur 230, seules 49 reviendront des camps.

31 694, 31 695… Elles étaient gaullistes, communistes, résistantes et même collabos ou là par « erreur ». On les appelait les 31 000 à cause de leur matricule tatoué sur leur avant-bras gauche à leur arrivée à Auschwitz-Birkenau, camp de concentration et d’extermination polonais dirigé par les Nazis pendant la 2e Guerre mondiale.

Jusqu’au 16 mai 2026, une exposition au musée de la Résistance, de l’Internement et de la Déportation de Chamalières retrace l’histoire du seul convoi de femmes résistantes parties de France, déportées au camp d’Auschwitz II.

L’histoire de ces femmes est celle du seul convoi de femmes, résistantes pour la plupart, victimes de la répression : elles sont 230, et seules 49 reviennent en 1945. À Auschwitz, elles deviennent les  » 31 000 « .

LIRE LA SUITE

Visite thématique « Compagnons de la Libération et médaillées de la Résistance »

Visite thématique « Compagnons de la Libération et médaillées de la Résistance »

Le 15/11/2025

Mémorial National de la prison de Montluc | Lyon

Gratuit

Il y a 85 ans, le 16 novembre 1940, le Général de Gaulle créait l’Ordre de la Libération.

Visite thématique « Compagnons de la Libération et médaillées de la Résistance » © Mémorial National de la prison de Montluc / ShD de Caen Visite thématique « Compagnons de la Libération et médaillées de la Résistance »

Le temps d’une visite guidée thématique, découvrez des itinéraires d’hommes nommés Compagnons de la Libération ainsi que des parcours de femmes médaillées de la Résistance française ayant été internés à la prison de Montluc entre 1943 et 1944.

Samedi 15 novembre à 10h30.
Événement gratuit, uniquement sur réservation.

Les réservations peuvent être effectuées :
• par téléphone au 04 78 53 60 41
• par mail à l’adresse reservation.memorial-montluc@onacvg.fr

Renseignements

Où :
Mémorial National de la prison de Montluc – Lyon 69003 Lyon

Contacts :

<span class= »tel »>+33 4 78 53 60 41
reservation.memorial-montluc@onacvg.fr
www.memorial-montluc.fr
Facebook
Instagram
Sur réservation</span class= »tel »>

Dates et horaires :

  • Samedi 15 Novembre 2025 de 10h30 à 12h

Tarifs :

Gratuit

Parution : Danielle Tartakowsky, 1945: les Français ont la parole

Parution : Danielle Tartakowsky, 1945: les Français ont la parole

Les cahiers de doléances des États généraux de la Renaissance française

En décembre 1944, le Conseil national de la Résistance décide de la tenue d’États généraux de la Renaissance française à Paris du 10 au 13 juillet. Les comités départementaux de Libération doivent préalablement organiser des assemblées communales chargées d’élaborer des « cahiers de doléances », empruntant à 1789. Leur objectif : permettre une appropriation collective du programme du CNR, proposer à leur échelle des déclinaisons concrètes d’une « véritable démocratie économique et sociale » et s’attacher aux questions sociétales et macro-politiques qui se sont précisées ou ont émergé depuis la Libération. Les synthèses départementales et des centaines de cahiers communaux conservés par Louis Saillant, alors président du CNR permettent une plongée dans la France de 1945 et ses aspirations.

Danielle Tartakowsky est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire sociale et politique en France au XXᵉ siècle. Elle est chercheur associé au Centre d’histoire  sociale des mondes contemporains (Paris I).

Éditer, informer, éclairer. La Documentation française, histoire d’un service public

Éditer, informer, éclairer. La Documentation française, histoire d’un service public

La Documentation française est fondée en 1945 avec la vocation de produire une information fiable et impartiale à destination des décideurs politiques. Progressivement, elle s’engage à diffuser l’information aux citoyens et citoyennes. Aujourd’hui, sa mission rencontre le développement du numérique.

Avec
  • Sabine Jansen, historienne, professeure des universités au Conservatoire national des arts et métiers
  • Lucile Josse, administratrice de l’État, sous-directrice des publics et des produits au sein de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA)
  • Julien Winock, responsable d’édition des « Cahiers français »

La Documentation française est née en 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais, en réalité, elle est déjà imaginée pendant le conflit. Est en germe la volonté de fournir des informations et des analyses sûres, solides, accessibles au plus grand nombre et affranchies de tout tripatouillage pour manipuler les esprits. En somme, donner les armes de compréhension du monde, une ambition déjà pertinente en 1945, qui l’est toujours aujourd’hui.

LIRE LA SUITE

Cérémonie en mémoire de tous les résistants emprisonnés et torturés à la prison d’Angers

Cérémonie en mémoire de tous les résistants emprisonnés et torturés à la prison d’Angers

1 j 
Ce matin à 9h30 devant la prison d’Angers, a eu lieu une cérémonie présidée par Hélène Cabrillac et Roger Poitevin en mémoire de tous les résistants emprisonnés et torturés ici avant d’être déportés ou fusillés.
Deux porte-drapeau étaient présents ainsi que le Directeur de l’ONACVG M. Silvère Vesnier
Une gerbe a été déposée devant l’entrée de la prison
Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

22/10/2025

À Chamalières, le musée de la Résistance, de l’internement et de la déportation, présente l’exposition « Les 31 000, femmes résistantes déportées » ou l’histoire de 230 femmes qui embarquèrent dans le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz.

« Ma chérie, je crois bien, cette fois, que c’est le départ définitif. On est venu nous dire, ce soir, de préparer nos bagages (…). Ne te fais pas de bile pour moi (…). Les voyages forment la jeunesse et je me sens encore jeune ».
Ces quelques mots sont extraits d’une lettre clandestine écrite par Marie-Claude Vaillant-Couturier le 21 janvier 1943 au fort de Romainville. 3 jours plus tard, cette trentenaire engagée, femme politique française, communiste et résistante embarque à bord d’un convoi ferroviaire dont la destination finale est Auschwitz-Birknenau. 229 autres femmes font partie du voyage. Parmi elles, des anonymes, mais aussi des personnalités comme Charlotte Delbo ou Danielle Casanova, majoritairement résistantes ou militantes communistes. On les appelle « Les 31 000 » une dénomination liée à leur numéro matricule attribué à leur arrivée au camp. Ce convoi est le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz. Sur les 230, seules 49 reviendront en 1945.

LIRE LA SUITE

Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant / 19 octobre 2025

Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant / 19 octobre 2025

Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant ce 19 octobre 2025
Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendus immortels !
Le 22 octobre 1941, 27 résistants, ouvriers, syndicalistes, communistes, furent exécutés par l’occupant nazi dans la carrière de Châteaubriant. Ces hommes, animés par le courage et la conviction d’une France libre et fraternelle, sont tombés pour notre liberté.
Aujourd’hui se tient la commémoration en leur hommage, à la Carrière de la Sablière.
Leurs visages et leurs noms résonnent encore comme des symboles d’héroïsme et de résistance. Ils se sont dressés contre le nazisme, préférant mourir debout que vivre à genoux.
« Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendus immortels, » disait Georges Politzer.
Leur sacrifice n’a pas été vain. Leur mémoire nous rappelle, aujourd’hui encore, que la lutte pour la liberté, la justice et la dignité humaine est toujours d’actualité. Rendons hommage à ces héros et continuons leur combat pour un monde plus juste, plus humain.
Ne les oublions jamais. ✊
Disparition de Armand Aron Bulwa

Disparition de Armand Aron Bulwa

3 j 
Armand Aron Bulwa, rescapé des camps nazis, est mort à 96 ans
Déporté à 14 ans, libéré de Buchenwald à 16 ans, ce juif polonais avait ensuite été accueilli en France par l’OSE. Il avait commencé à témoigner dans les années 1990. Il s’est éteint le 18 octobre.
BULWA Armand KLB 116536
Né le 27 décembre 1928 à Piotrków en Pologne, C’est dans cette ville que fut établi le 6 octobre 1939 l’un des premiers ghetto en Pologne occupée,
C’est dans ce lieu qui comptait 25000 personnes, que son père pour le protéger et éviter de l’exposer aux rafles, ment sur son age afin qu’il soit embauché avec lui dans une verrerie « la Phénix».
En octobre 1942, pendant qu’il est à l’usine avec son père, les nazis procèdent à la liquidation du ghetto, 22000 hommes femmes et enfants dont sa mère et son jeune frère sont exterminés à Tréblinka.
Puis c’est son père qui est envoyé en représailles dans une usine d’armement à Skarzysko où il y trouvera la mort.
C’est le frère de ce dernier qui est chargé de prendre soin de lui . Le 15 novembre 1942, Aron est arrêté et conduit dans la synagogue de sa ville, il est chargé d’aller creuser des fosses dans la forêt de Rakow, il pense sa dernière heure arrivée, il a 14 ans. De retour à la synagogue, il est sauvé in-extremis par le directeur de l’usine qui vient «récupérer» trois de ses ouvriers.
Devant l’avance de l’armée soviétique, l’usine est évacuée, à Czestochowa. Il travaille maintenant à la fonderie la Métallurgia. En janvier 1945, nouvelle évacuation, c’est une véritable Marche de la mort pendant 4 jours au cours de laquelle plus de 50% des participants y trouvent la mort, il arrive à Buchenwald, le 20 janvier 1945 où il reçoit le matricule 116536.
Il est transféré au Block 52 du Petit Camp, puis grâce à l’intervention de Gustav Schiller adjoint du chef de Block 66 qui à la demande de la Résistance intérieur vient recenser les plus jeunes, il peut sortir du Petit Camp avant la fin de la période de quarantaine et rejoindre le Block 8 du Grand Camp. Libéré le 11 avril, il reste au camp n’ayant plus d’endroit où aller,
Le 2 mai 1945, il fait partie des 426 enfants accueillis en France par l’O.S.E. à Ecouis.
Il se fera naturaliser Français en 1952, adoptera le prénom d’Armand et effectuera son service militaire,. Il se mariera et aura une fille,
Il sera l’un des premiers en 1990 à aller témoigner dans les établissements scolaires, .
Armand Bulwa est Chevalier de la Légion d’honneur,
J-L Ruga
Armand BULWA
Aron Bulwa, fils d’un couple de tailleurs, a dix ans lorsque le quartier juif de Piotrków, où il est né, est transformé en ghetto et cerné de barbelés. Contraint au travail forcé,
« En janvier 1945, au cœur d’un hiver très dur, les nazis prirent la décision d’évacuer le camp de Częstochowa. Nous avons dû embarquer dans des wagons à bestiaux. Dehors, on hurlait des ordres. Nous échangions des regards affolés, chargés d’incompréhension, tandis que nous parvenait le bruit des bombardements soviétiques, source d’angoisse autant que d’espoir.
Après quatre jours de ce voyage terrifiant, la moitié d’entre nous avait péri en route. Les portes se sont ouvertes sur un paysage de neige, une colline au cœur d’un bois de hêtres : Buchenwald. J’ai reçu le numéro 116.536. J’ai enfilé la chemise et le pantalon rayés. Mais je n’avais pas de ceinture pour le faire tenir… » il y survivra trois mois, à jamais redevable au geste d’un garçon de son âge, Lolek Buzyn, qui lui offre une ceinture…
Recueilli par l’Œuvre de secours aux enfants (OSE) en mai 1945, seul rescapé de sa famille, il découvre la France, dont il ignore tout. Il y gagne un prénom, Armand. Et une famille qui, comme lui, s’appelle Bulwa. Son témoignage est hanté par une énigme : pourquoi a-t-il survécu ?
A.B. APRÈS LE BOIS DES HÊTRES EAN : 9782809827767 176 pages L’Archipel
} télécharger un extrait (pdf) | télécharger un extrait ePub