79ème anniversaire du soulèvement du Ghetto de Varsovie

79ème anniversaire du soulèvement du Ghetto de Varsovie

Le mardi 19 avril 2022* à 20h au Cinéma le Louxor (Paris 10ème) 9 associations juives laïques, dont l’AACCE, commémoreront ensemble le 79ème anniversaire du soulèvement du Ghetto de Varsovie. (*pour s’inscrire à cette soirée par courriel c’est  ICI )

A cet effet, nous avons pensé intéressant de vous proposer le reportage vidéo de 20 mn réalisé par notre ami Paul Apelbaum, que nous remercions ici pour nous avoir autorisé à diffusé ce film jusqu’à la commémoration du 19 avril prochain. Ce reportage a été réalisé à l’occasion du voyage à Varsovie organisé en avril 2003 par l’AACCE pour les 60 ans du soulèvement du ghetto de Varsovie. C’est un document.

Pour le visionner, cliquer ICI  (pas de panique, le film démarre 12 secondes après le clic, c’est normal)

A Toulouse, les objets donnés par des familles enrichissent les collections du Musée de la Résistance et de la Déportation

A Toulouse, les objets donnés par des familles enrichissent les collections du Musée de la Résistance et de la Déportation

Par souci de conservation, des descendants de déportés ou de résistants durant la Seconde Guerre mondiale donnent régulièrement des objets ayant appartenu à leurs aïeux. Autant de témoignages qui rejoignent les collections du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation à Toulouse.

Ce sont des documents ou des objets, parfois anodins, mais qui racontent l’histoire de femmes et d’hommes engagés dans la Résistance ou détenus dans les camps de concentration nazis. Des objets précieusement conservés dans les familles depuis des décennies. Et de plus en plus de descendants décident de les confier à des musées pour assurer leur bonne conservation mais aussi pour qu’ils servent à perpétuer le devoir de mémoire. C’est le cas au Musée de la Résistance et de la Déportation de Toulouse qui reçoit régulièrement des dons.

Ce jour-là, c’est Dorlane Mongelard qui vient déposer un objet très précieux pour sa famille. Un mouchoir ayant appartenu à sa grand-mère, résistante et déportée avec son mari dans un camp de concentration. Elle sera la seule à en revenir, avec ce mouchoir sur lequelle elle a brodé son matricule de prisonnière. Un mouchoir qui était encadré depuis une quinzaine d’années au domicile de sa petite-fille. En le confiant au musée, elle raconte aussi son histoire et celle de ses grands-parents. Des informations consignées par la régisseuse des collections. Un moment d’échange très important pour les familles.

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Bel hommage rendu à Pierre Ménochet, résistant, à Valdallière

Bel hommage rendu à Pierre Ménochet, résistant, à Valdallière

Ce vendredi 8 avril 2022, à Vassy, commune historique de Valdallière (Calvados), hommage a été rendu à Pierre Ménochet, gendarme, héros de la Résistance, fusillé le 6 juin 1944, par les 113 élèves sous-officiers de la promotion 112 de la 4e Compagnie de l’école de gendarmerie de Châteaulin (Finistère).

Les 113 élèves sous-officiers de la promotion 112 de la 4e Compagnie de l’école de gendarmerie de Châteaulin ont mené à bien leur mission, hier. Ils ont rendu hommage à leur parrain, Pierre Ménochet, gendarme comme eux, héros de la Résistance, fusillé le 6 juin 1944, à Vassy, commune historique de Valdallière (Calvados).

Impressionnant de voir défiler ces 35 filles et ces 78 garçons commandés par la capitaine Alexandra Peltier-Blaise du centre de secours au monument aux morts. La pluie battante n’a entamé ni leur détermination ni leurs chants, d’abord celui de la Compagnie et celui écrit par eux à la gloire de Pierre Ménochet.

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La France : toute une Histoire – Jeanne Bohec, spécialiste en explosifs et résistante de choc

La France : toute une Histoire – Jeanne Bohec, spécialiste en explosifs et résistante de choc

Comme Germaine Tillion, Jeanne Bohec fut elle aussi indignée par l’occupation allemande de la France pendant la seconde guerre mondiale, et par le manque de résistance de Pétain.

En juin 1940, elle décide de passer à l’action !

Retrouver le récit que fait Priscille Lamure de ce destin courageux et incroyable en écoutant l’épisode qu’elle lui consacre plus haut ⬆️

Pensez à télécharger sur votre smartphone l’application France Bleu et à vous abonner aux podcasts « La France : toute une Histoire ! » pour ne plus manquer les épisodes !

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Haute-Savoie : Jean Isaac-Tresca, le dernier résistant du maquis des Glières, est décédé à 104 ans

Haute-Savoie : Jean Isaac-Tresca, le dernier résistant du maquis des Glières, est décédé à 104 ans

Jean Isaac-Tresca, le dernier des résistants ayant combattu dans le maquis des Glières, dans les Alpes, pendant la Deuxième Guerre mondiale, est récemment décédé à 104 ans. Emmanuel Macron lui a rendu hommage dans un tweet, ce mercredi soir.

Jean Isaac-Tresca, né en 1918 à Lyon, résistant ayant combattu sur le plateau des Glières, situé dans le massif des Bornes à 1450 mètres d’altitude devenu un haut lieu symbolique de la Résistance, est décédé.

Vivre libre ou mourir, telle était la devise des résistants du maquis des Glières. Jean Isaac-Tresca était le dernier d’entre eux.

Emmanuel Macron – Chef de l’État

Il a fait partie des 460 hommes – militaires du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, hommes de l’armée secrète, réfractaires du STO, communistes, francs-tireurs et partisans ou républicains espagnols – à s’y installer à l’hiver 1944, rappelle l’Élysée.

 » Vivre libre ou mourir, telle était la devise des résistants du maquis des Glières. Jean Isaac-Tresca était le dernier d’entre eux », a réagi le chef de l’Etat sur son compte twitter.  » Il a dit non à l’occupant, oui à l’honneur de la France. Son legs vivra. Toujours, nous raviverons la flamme de la Résistance« , a-t-il ajouté.

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Parution du dernier numéro de la Lettre de la Fondation de la Résistance

Parution du dernier numéro de la Lettre de la Fondation de la Résistance

A l’occasion de la parution du dernier numéro de la Lettre de la Fondation de la Résistance consacré aux étrangers dans la Résistance, l’association des amis de la fondation de la Résistance a posé 3 questions à Fabrice Grenard, chef du département recherche et pédagogie de la Fondation.
Quelle a été la contribution des étrangers à la résistance en France ?
La contribution des étrangers à la résistance française est restée longtemps mal connue. Elle ne correspondait pas à une certaine vision gaullienne de la Résistance selon laquelle celle-ci avait été l’œuvre des seul.e.s Français.e.s qui refusaient l’armistice et s’opposaient au régime de Vichy. Pourtant cette contribution a été importante. Elle s’explique par le fait que la France ait été un pays refuge pour de nombreux étrangers fuyant dans toute l’Europe avant la guerre le fascisme et les régimes autoritaires. Ces étrangers ont immédiatement conscience de ce que représentent les dangers du nazisme au début de l’Occupation. Ils sont souvent les premiers à basculer dans la lutte et dans la clandestinité, poursuivant ainsi l’engagement antifasciste qui était déjà le leur avant d’arriver en France.
Si des étrangers peuvent s’engager au sein des organisations qui se développent dans le cadre de la Résistance française naissante, d’autres rejoignent des organisations qui leur sont propres et ne se fixent pas pour seul objectif de libérer la France du nazisme mais aussi les pays dont leurs membres sont originaires. C’est le cas par exemple de l’Organisation polonaise de lutte pour l’indépendance (POWN) constituée en 1941 grâce à Aleksander Kawalkowski, ancien consul polonais à Lille ou de l’UNE (Union nationale espagnole) qui cherche à rassembler les républicains espagnols réfugiés en France pour leur permettre de préparer la « reconquista ». Si les étrangers ont ainsi pu jouer un rôle dans la Résistance française, une résistance étrangère en France contre le nazisme a également pu exister au cours de la période.
Quelles formes a pris cette résistance ?
Au sein de la lutte clandestine qui se développe en France, les étrangers occupent une position souvent spécifique du fait de certaines caractéristiques propres (connaissances linguistiques, contacts à l’étranger). Cela les amène à participer notamment aux opérations de renseignements et d’espionnages développées par les réseaux ainsi qu’aux actions d’infiltrations et de contre-propagande menées au cœur même de l’armée d’occupation allemande. Des antinazis allemands ou autrichiens participent par exemple au « Travail allemand » qui consiste à diffuser des journaux et tracts clandestins écrits en allemand et qui appellent les soldats de la Wehrmacht à la désobéissance. Comme les étrangers réfugiés en France ont pu participer avant la guerre à différentes formes de lutte armée, notamment lors de la guerre d’Espagne au sein de l’armée républicaine ou des brigades internationales, ils constituent également des recrues de choix pour les maquis qui manquent de cadres et de personnes possédant une expérience des armes.
Quelles étaient les nationalités les plus représentées dans cette résistance ?
La nationalité la plus représentée était indéniablement celle des Espagnols car lors de la « Retirada » quelque 500 000 républicains espagnols sont venus se réfugier en France lors de la victoire de Franco. Installés dans les régions du Sud-Ouest, nombreux sont ces anciens républicains espagnols qui rejoignent les maquis qui se développent dans le secteur à partir du printemps et de l’été 1943. Mais on compte aussi parmi ces étrangers des Allemands, des Autrichiens qui ont fui le nazisme après l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 et l’Anschluss en 1938 ou encore des Italiens qui ont fui le régime de Mussolini. De nombreux polonais se sont réfugiés en France lors de la défaite de la Pologne en 1939, y compris une partie de l’armée polonaise. Ils alimenteront eux aussi la Résistance. Enfin on compte de nombreux Georgiens, Ukrainiens, Arméniens enrôlés de force dans la Wehrmacht et qui désertent les unités auxquelles ils appartiennent stationnées en France, surtout après le 6 juin 1944.
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Documents et décorations © Collection Maurice Bleicher