Catégorie : Actualité de la Déportation

Visite de l’ancienne gare de déportation de Bobigny (93) pour les Journées du Patrimoine 2026

Visite de l’ancienne gare de déportation de Bobigny (93) pour les Journées du Patrimoine 2026

Profitez des Journées du Patrimoine 2026 pour entrer dans l’ancienne gare de déportation de Bobigny, le week-end des 19 et 20 septembre prochains. Plongez dans les pages les plus sombres de l’Histoire de France en découvrant cette gare qui a entraîné de nombreuses victimes vers les camps d’Auschwitz.

Si vous êtes né à Bobigny, vous avez surement entendu l’histoire glaçante de la gare de Bobigny, utilisée par les nazis pour transférer hommes, femmes et enfants à Auschwitz. En 13 mois, de l’été 1943 à l’été 1944, 22 407 hommes, femmes et enfants de tous âges furent embarqués dans des wagons plombés qui les menaient vers le camp d’extermination d’Auschwitz.

Après la Seconde Guerre mondiale, ce site de 3,5 hectares appartenant à la SNCF fut loué à un ferrailleur qui déménagea en 2005. La SNCF voulut détruire les bâtiments à plusieurs reprises, mais l’association Fonds Mémoire d’Auschwitz (AFMA) et à Georges Valbon (maire de Bobigny) interpelle l’État sur le sujet en 1987, et la démolition est évitée de justesse.

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Gideon Mendel au Musée de la Résistance et de Déportation de l’Isère

Gideon Mendel au Musée de la Résistance et de Déportation de l’Isère

Depuis 2007, le photographe rencontre les sinistrés des inondations autour du monde. Par-delà les frontières, ses portraits, exposés au musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, invitent à réfléchir sur la vulnérabilité humaine.

Une femme fume une cigarette sur sa terrasse, le corps immergé jusqu’à la poitrine dans une eau brunâtre. Nul besoin de mots, le regard frontal suffit à exprimer son désarroi face à la puissance des flots qui, en quelques heures, ont dévasté la ville de Rio Branco, dans le nord-ouest du Brésil, en mars 2015 – et la vie de centaines de milliers d’habitants. Temps suspendu, tout flotte autour d’elle comme autour de chacun des personnages saisis au milieu des eaux par Gideon Mendel, sur tous les continents coins d’une planète en crue.

Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne

Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne

Le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne, situé à Tergnier, est implanté au cœur d’un territoire riche d’histoire et de mémoire. Fermé depuis 2023, il bénéficie actuellement d’une ambitieuse phase de réaménagement de ses espaces et redéfinition de ses missions. La nouvelle muséographie dans un bâtiment rénové est à découvrir à partir du 10 octobre.

Avec la disparition progressive des derniers résistants et témoins ainsi que le besoin de moderniser le parcours de visite, il était devenu indispensable de transformer l’ancien musée de la résistance et de la déportation de Tergnier, né en 1986, sous l’impulsion d’anciens résistants.

Dans cette dynamique, la gestion du musée ainsi que la gestion de la collection « musée de France » sont désormais assurées par le Département de l’Aisne depuis 2024.

L’ambition du Département est clairement affichée : faire perdurer la mémoire au-delà des commémorations de la Seconde Guerre mondiale et rejoindre les grands musées d’histoire contemporaine dédiés aux conflits mondiaux dans les Hauts‑de‑France, en mettant la pédagogie et la transmission au cœur de sa mission.

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« Cela m’effraie » : en Allemagne, la victoire de l’AfD fait trembler la mémoire du nazisme

« Cela m’effraie » : en Allemagne, la victoire de l’AfD fait trembler la mémoire du nazisme

La victoire électorale, dimanche, de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans la région allemande de Saxe-Anhalt a provoqué une onde de choc. Pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite pourrait accéder au pouvoir. Cette nouvelle a suscité des craintes de la part de plusieurs mémoriaux allemands, qui craignent une relativisation des crimes nazis. En France, leurs partenaires ne cachent pas non plus leurs inquiétudes.

Déjà première force d’opposition dans le pays depuis les dernières législatives, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation antimigrants et prorusse, a infligé dimanche 6 septembre une débâcle aux conservateurs (CDU) du chancelier Friedrich Merz, raflant près de 44 % des voix contre 17 % pour leur rival en Saxe-Anhalt, l’une des régions les moins riches du pays, située en ex-RDA.

Ce résultat a provoqué un séisme en Allemagne, qui voit l’extrême droite en position favorable pour diriger une région, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Eva Umlauf, une rescapée slovaque du centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau et présidente du Comité international d’Auschwitz, qui vit aujourd’hui en Allemagne, a fait part de sa consternation. « En tant que survivants de la Shoah, nous n’aurions jamais imaginé qu’un parti d’extrême droite puisse à nouveau s’imposer comme le groupe parlementaire le plus important au sein d’un Parlement régional allemand », a déclaré dans un communiqué cette ancienne psychothérapeute née en 1942 dans le camp de travaux forcés de Novaky, alors en Tchécoslovaquie. « Quel chemin emprunte l’Allemagne ? Le même qu’elle a déjà emprunté ? »

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LE 83e ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE DANS LE GRAND SILENCE MEDIATIQUE 2026 !

LE 83e ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE DANS LE GRAND SILENCE MEDIATIQUE 2026 !

Pourquoi ce silence ? Rien à 20 h sur France 2 !
Origine de la création de la Journée nationale de la résistance !
Avoir choisi le 27 mai pour célébrer la résistance n’est pas anodin. C’est en effet la date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, l’instance créée par la France Libre autour de Jean Moulin pour donner plus de cohésion et d’efficacité aux différents mouvements de Résistance française, pendant l’Occupation.
Cette journée de mémoire a été décrétée en France par le Sénat et sa première édition sera celle de 2014.
Une journée de mémoire pour les jeunes générations.
Le site internet du Sénat précise que cette journée n’est ni fériée, ni chômée, et que la commémoration pourrait permettre aux professeurs de consacrer une partie de leurs cours aux thèmes de la Résistance et de la Déportation.
Il est curieux de noter que sur un thème en principe aussi fédérateur, la proposition n’ait pas été adoptée à l’unanimité et qu’il s’est trouvé 2 sénateurs pour voter contre…
SE SOUVENIR, POURQUOI ?
 » Evenement majeur de notre histoire, la Résistance n’est pas seulement l’affaire de ceux qui la vécurent, y participèrent, l’organisèrent. Bien au-delà du souvenir, elle continue de génération en génération, à dispenser à tous son lucide enseignement.
Cet évènement majeur réclame un moment fort au cours duquel chacun puisse, non seulement l’honorer et le célébrer mais avant tout le comprendre !
Incessante pédagogie de l’espoir, la Résistance reste à l’oeuvre dans la mémoire collective des français. Elle est une des forces profondes qui structurent notre durée, proclament notre passion de la liberté et donnent un sens véritable à notre héritage. »
Jean MARCENAC, poète, Résistant
Le musée de la résistance et de la déportation de Forges-les-Eaux fête ses 40 ans

Le musée de la résistance et de la déportation de Forges-les-Eaux fête ses 40 ans

Ce week-end, les 30 et 31 mai 2026, un camp US prendra place à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), à l’occasion des 40 ans du musée de la résistance et de la déportation fondé en 1986 par d’anciens résistants du Pays de Bray.

Le musée de la résistance et de la déportation fête, en ce mois de mai 2026, les 40 ans de sa création. En 1986, d’anciens résistants du Pays de Bray ont décidé de le fonder pour appuyer le devoir de mémoire. Le week-end prochain, les 30 et 31 mai, un camp US sera monté dans le parc de l’hôtel de ville de Forges-les-Eaux.

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Les Trophées « Héritiers de mémoire » fêtent leurs dix ans

Les Trophées « Héritiers de mémoire » fêtent leurs dix ans


Le palmarès 2026 des dixièmes Trophées « Héritiers de mémoire » a été dévoilé au Panthéon, le 19 mai 2026. Organisée par le ministère des Armées et des Anciens combattants, l’opération distingue des projets pédagogiques menés dans les écoles, collèges et lycées autour de la mémoire des conflits contemporains.

Conduite par la direction de la Mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du ministère des Armées, en partenariat avec les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, les Trophées « Héritiers de mémoire » célèbrent l’engagement de la jeunesse dans la transmission de la mémoire des conflits contemporains. Sélectionnés pour leur qualité et leur originalité, les projets retenus bénéficient d’un accompagnement dédié, associant soutien financier et ressources pédagogiques.

Le palmarès complet de l’année scolaire 2025-2026

Catégorie « Jeunesse en guerre »
Prix 2026

Lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire (Académie de Nantes) : « Sur les traces de Victor Perahia, déporté nazairien »

Les classes de terminale, en réponse au Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD), ont cherché à comprendre la politique d’exclusion et de persécution menée par les forces d’occupation nazies et le Régime de Vichy à partir de l’histoire d’un enfant juif de Saint-Nazaire durant la Seconde Guerre mondiale. Le projet a suivi le parcours de Victor Perahia, raflé à Saint-Nazaire à l’âge de 9 ans, et celui de sa famille, déportée à Bergen-Belsen.

Mention animation musicale
Collège Jean Moulin de Barlin (Académie de Lille) : « Une histoire… des histoires d’engagement »

Les élèves des classes de quatrième et troisième appartenant à l’atelier Défense du collège ont étudié la chanson comme vecteur de transmission de l’esprit de Défense et de valeurs communes.

Ils ont effectué de nombreuses recherches sur des personnages, des dates et des lieux clés de notre histoire, assisté à des conférences, participé à plusieurs cérémonies commémoratives et ont visité à Paris de nombreux sites institutionnels et liés à la mémoire des conflits contemporains. Par ailleurs, les élèves ont étudié des œuvres issues de différents répertoires (la Marseillaise, l’Alsace et la Lorraine, le Chant des Partisans, le Déserteur, Nuit et Brouillard, Né en 17 de Jean-Jacques Goldmann, le Soldat de Florent Pagny…).

Les élèves ont écrit une œuvre musicale pour le Bleuet de France et créé un spectacle musical à destination des partenaires, parents et futurs élèves.

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Une ancienne résistante du Loiret, Yvette Choquet-Kohler, va être honorée, dimanche 26 avril à Lorris
Lors de la journée des victimes et des héros de la Déportation, dimanche 26 avril, le musée départemental de la Résistance à Lorris va rendre hommage à Yvette Choquet-Kohler, en dévoilant une plaque à son nom. Originaire de Châteauneuf-sur-Loire, elle a rejoint un mouvement de Libération, dès 17 ans.

Yvette Choquet-Kohler s’est éteinte en 2008, à 83 ans. Photo recadrée. © Musée de la résistance et de la déportation de Lorris
Dimanche 26 avril, se tiendra la journée souvenir des victimes et héros de la Déportation. Comme chaque année, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation va rendre hommage à un résistant déporté Loirétain, au cours de cette journée en mémoire des victimes des camps de concentration et d’extermination nazis de la Seconde Guerre mondiale.

Une cérémonie dans les jardins du musée sera organisée. Cette année, à 11 heures, une plaque en l’honneur d’Yvette Choquet-Kohler (1925-2008) sera inaugurée. Cette dernière a été une résistante de Châteauneuf-sur-Loire, surnommée « Chouquette » au sein du mouvement Libération Nord.

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Journée de la Déportation : « La résistance juive a bel et bien existé mais a trop longtemps été ignorée »

Journée de la Déportation : « La résistance juive a bel et bien existé mais a trop longtemps été ignorée »

Alors qu’il évoquera la vie de Marie-José Chombart de Lauwe, résistante et sociologue française, déportée entre le 22 mai 1942 et le 22 avril 1945, à l’occasion des cérémonies de la Journée nationale du souvenir de la déportation, ce samedi 25 avril, l’historien Gérard Domange lève le voile sur une réalité trop longtemps ignorée : la résistance juive durant la Deuxième Guerre mondiale.

Gérard Domange, pourquoi avez-vous travaillé sur le thème de la résistance juive ?

« J’ai été troublé, même alarmé, devant le recul de la connaissance historique et la fragilisation de la mémoire collective après un sondage réalisé en 2025 (NDLR : pour l’ONG Conference on Jewish Material Claims Against Germany) aux États-Unis et dans plusieurs pays européens dont la France pour évaluer la connaissance de la Shoah. Il s’est avéré que la méconnaissance est supérieure en France par rapport aux autres pays évoqués puisque 46 % des 18-29 ans disent ne pas avoir entendu le mot “Shoah”…

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Jean Lafaurie, 102 ans : survivre aux camps et résister encore

Jean Lafaurie, 102 ans : survivre aux camps et résister encore

À 102 ans, Jean Lafaurie, ancien maquisard déporté à Dachau, continue inlassablement de témoigner, notamment auprès des plus jeunes. Lui, qui a survécu à l’enfer des camps grâce à la solidarité entre les prisonniers, tient à transmettre un message d’alerte alors que les conflits font rage dans le monde. France 24 l’a rencontré et livre son récit à l’occasion de la journée nationale en mémoire des victimes et des héros de la déportation

Par : Stéphanie TROUILLARD

« Je suis toujours résistant. Je résiste à tout ! La preuve, je suis encore là. » Dans un sourire espiègle, Jean Lafaurie résume le mot d’ordre de toute une vie : résister envers et contre tout. Ses 102 ans ne semblent avoir aucune prise sur lui. Il vit seul chez lui, en Seine-et-Marne, depuis le décès de son épouse et gère lui-même son agenda bien chargé. Tiré à quatre épingles, il reçoit ses visiteurs le sourire aux lèvres et la cravate autour du cou. Le centenaire fait encore face au monde avec des yeux pétillants d’un ancien gamin qui a dit très tôt « non ».

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