Catégorie : Actualité de la Déportation

À la gare de Redon, une œuvre mémorielle en hommage aux personnes déportées pendant la Seconde Guerre mondiale

À la gare de Redon, une œuvre mémorielle en hommage aux personnes déportées pendant la Seconde Guerre mondiale

Dimanche 26 avril 2026, à 10 h à la gare de Redon (Ille-et-Vilaine), des élèves de l’école Eugène-et-Maria-Renaudeau-d’Allaire (Morbihan) vont dévoiler avec Antoinette Baudu, déportée rescapée du « convoi de Langeais », une œuvre mémorielle en hommage aux personnes résistantes et déportées originaires du pays de Redon et autour.

14 juin 1944, la lumière du soleil d’été éclaire la cour de la petite école publique d’Allaire (Morbihan). Devant les enfants, ses « petits », l’instituteur Eugène Renaudeau est arrêté par la milice locale pour actes de résistance. Il sera déporté au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne), où il meurt le 15 novembre 1944.

Quatre-vingt-deux ans après, dimanche 26 avril 2026, à 10 h, à la gare de Redon (Ille-et-Vilaine), des élèves de l’école Eugène-et-Maria-Renaudeau-d’Allaire vont dévoiler avec Antoinette Baudu, déportée rescapée du « convoi de Langeais », une œuvre mémorielle en hommage aux personnes résistantes…
 
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Exposition LA GUERRE EN JEUX à Lyon

Exposition LA GUERRE EN JEUX à Lyon

L’exposition LA GUERRE EN JEUX, présentée au CHRD à Lyon jusqu’au 7 juin 2026, dresse un portrait sensible de l’enfance en temps de guerre, en choisissant le prisme original du jeu et des jouets.

L’exposition révèle comment ces objets du quotidien, porteurs de messages et de mémoire, ont façonné le vécu, l’imaginaire et l’éducation des enfants, tout en reflétant les enjeux sociaux et politiques de leur époque.

Une invitation à découvrir l’histoire autrement, à hauteur d’enfant.

UN PARCOURS POUR LES PLUS JEUNES, DÈS 7 ANS

Peluches, jouets, jeux de société… sont des objets familiers pour les jeunes visiteurs. Mais au sein de l’exposition, ils s’inscrivent dans un contexte historique complexe, marqué par la guerre, la privation, l’exil ou la persécution. Le musée, conscient de la dualité entre l’attrait visuel du jouet et la dureté de leur histoire, propose un parcours spécifiquement conçu pour les enfants dès 7 ans, afin de rendre l’exposition compréhensible, engageante et respectueuse de leur sensibilité.

Une médiation ludique et immersive

Un audioguide jeune public, mis en voix et en musique, plonge les visiteurs dans l’univers de l’époque à travers un récit immersif inspiré des objets exposés. Il propose une création originale, sensible et documentée autour d’une sélection de 11 objets de référence. Le CHRD s’est entouré de la compagnie Mademoiselle F* pour concevoir ce parcours. Ensemble, ils ont imaginé une mise en récit partant des objets pour raconter le destin des enfants auxquels ils sont liés.
Ce choix narratif revendiqué confère au parcours une dimension émotionnelle et pédagogique.
Pour compléter le parcours : un livret-jeu, gratuit, accompagne les enfants dans leur découverte, mêlant informations historiques, devinettes et activités ludiques.

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Une exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

Une exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

En Saône-et-Loire, 35 personnes ont été reconnues comme « Justes parmi les Nations ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont pris des risques pour sauver des femmes, des hommes et des enfants juifs en danger de mort, suite aux lois raciales de l’Allemagne nazie et de la France. Une exposition aux Archives départementales à Mâcon leur rend hommage, pendant tout le mois d’avril.

Le Centre de Documentation « Résistance et Déportation » de Saône-et-Loire (CDRD71) propose une exposition itinérante intitulée « Les Justes parmi les nations » de Saône-et-Loire. Sa circulation accompagnera la pose de plaques mémorielles effectuée par l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (ANACR71) et le Souvenir français, dans 17 communes du département concernées par la présence sur leur territoire de « Justes parmi les nations ».

Composée de 13 panneaux, l’exposition présente les 35 « Justes » de Saône-et-Loire. Quatre panneaux précisent la position géographique des « Justes » en Saône-et-Loire ; la situation générale des Juifs en Europe et en France ; l’entrée des « Justes » au Panthéon et la ligne de démarcation en Saône-et-Loire.

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Déportés oubliés des camps nazis : un professeur basque a retrouvé la trace de républicains espagnols assassinés

Déportés oubliés des camps nazis : un professeur basque a retrouvé la trace de républicains espagnols assassinés

À Toulouse et Tournefeuille (Utopia), un livre et un film sont présentés au cours de deux soirées cette semaine pour se souvenir d’aspects méconnus de la déportation de républicains espagnols dans les camps de la mort nazis. Professeur basque d’arts plastiques, Unai Eguia évoquera son précieux travail d’enquête, mené durant plusieurs années entre l’Espagne, la France, l’Allemagne et la République tchèque, au service de la mémoire commune européenne.

Après la terrible guerre d’Espagne (dont on commémore les 90 ans du déclenchement en juillet prochain), de nombreux exilés espagnols, vaincus par les troupes du général Franco, se réfugient en France en février et mars 1939.

Pour beaucoup, ce n’est que la suite de leurs tourments. Enfermés dans des camps d’internement du Roussillon par les autorités françaises puis utilisés comme main-d’œuvre sans droits dans des chantiers pour l’armée, ces républicains sont ensuite faits prisonniers par les nazis et envoyés dans des camps de travail et d’extermination tels que Mauthausen ou Buchenwald comme « indésirables » à éliminer en raison de leurs convictions et de leur lutte antifasciste.

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Le matin du 11 avril 1945…

Le matin du 11 avril 1945…

 

Le 11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré, sur fond d’insurrection armée organisée par une partie des déportés.

Le matin du 11 avril, des unités américaines avancent en direction du camp. À 10 heures, les SS reçoivent l’ordre de quitter les lieux. Le Comité international du camp mobilise ses résistants et commence à distribuer des armes cachées. À midi, les commandants SS et les gardes s’enfuient. Vers 14 h 30, les chars américains traversent le complexe SS sans s’arrêter. Les détenus armés prennent le contrôle du camp et maîtrisent les derniers SS. Une heure plus tard, des éclaireurs des 4e et 6e divisions blindées sont les premiers soldats américains à atteindre le camp. 21 000 détenus sont libérés dont quelque 900 enfants et adolescents.

Le même jour, le camp de Mittelbau-Dora et le kommando de Nordhausen sont découverts par des soldats de la 1ere armée américaine. Seuls 500 détenus y sont encore. Le camp et l’usine où étaient construits les V2 sont intactes. La quasi-totalité des détenus avait été évacuée les jours précédents vers le camp de Neuengamme.

Commémoration de la rafle d’Izieu

Commémoration de la rafle d’Izieu

Une cérémonie de recueillement en mémoire des 44 enfants et des 7 adultes arrêtés lors de la rafle d’Izieu est organisée le 3 avril au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot.

Contexte historique

Le 6 avril 1944, 44 enfants âgés de 4 à 17 ans et 7 adultes sont arrêtés puis déportés sur ordre de Klaus Barbie, responsable à la Gestapo de Lyon. À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Aucun des enfants ne survécut. Seule Léa Feldblum en est revenue, elle témoignera lors du Procès Barbie en 1987.

La rafle d’Izieu demeure l’un des crimes les plus emblématiques perpétrés en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle incarne, à jamais, l’innocence brisée et la barbarie antisémite, et rappelle avec force l’exigence de vigilance face à toutes les formes de haine et d’exclusion.

Des élèves de CM1-CM2 de l’école Berlioz (Lyon 9ᵉ) participeront à cette cérémonie co-organisée par la Ville de Lyon et l’association « Fils et filles de Déportés Juifs de France », témoignant de la nécessité de porter cette mémoire auprès des jeunes générations.

La cérémonie se tiendra le vendredi 3 avril à 10 heures, au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot (côté rue Victor Hugo) – Lyon 2ᵉ.

 

Plusieurs temps de mémoire en écho à cette commémoration

  • Jeudi 2 avril, de 18h30 à 20h :  le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) organise une conférence intitulée « Les enfants juifs déportés de la région lyonnaise : itinéraires personnels et parcours de la colonie d’Izieu »
    Sur inscription : En savoir plus

 

  • Lundi 6 avril : Cérémonie à Brégnier-Cordon et à la Maison d’Izieu
    10h45 – 11h : Moment commémoratif devant la stèle de la Bruyère à Brégnier-Cordon
    11h15 – 12h : Cérémonie devant la Maison d’Izieu
    En savoir plus
Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Jusqu’au 30 avril, au centre-ville, le service des Archives municipales et les Arolsen Archives présentent «Stolen Memory». Plus de mille familles de propriétaires de ces objets ont été retrouvées en dix ans. Accès libre, visite commentée sur inscription.

La Ville de Dijon accueille l’exposition itinérante « #StolenMemory » dédiée à la mémoire des déportations, dont la journée nationale du souvenir se tient chaque dernier dimanche d’avril.

Réalisée et prêtée par les Arolsen Archives, centre international sur les persécutions nazies dont le siège est en Allemagne, elle présente les effets personnels confisqués aux déportés à leur arrivée dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale.

A travers objets et documents, elle retrace les parcours de vie et cherche à identifier leurs propriétaires lorsque cela n’a pas encore été possible.

Depuis 2023, cette exposition a déjà été présentée en France au Panthéon, au Conseil de l’Europe et dans plusieurs grandes villes de France.

Exposition en accès libre
place de la Sainte-Chapelle,
du 1er au 30 avril
de 10h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite

Visites commentées de l’exposition

Durée : 1 heure par une médiatrice culturelle des Archives municipales

 

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Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Le camp de Ravensbrück, les conditions de « vie » en son sein, le portrait aussi de femmes y ayant été déportées pour faits de Résistance. Tel est le contenu de l’expo conçue par les Archives nationales et présentée par le Musée de la Résistance et de la Déportation jusqu’en juin.

Entre janvier 1942 et septembre 1944, l’opposition au régime nazi a valu à quelque 9 000 femmes – parmi lesquelles 7 000 au camp de concentration de Ravensbrück – d’être déportées en Allemagne. Sur les dizaines de milliers de détenues au camp, 1 500 étaient françaises. Autant de femmes sous surveillance bien avant leur arrestation, au motif de leur engagement contre l’oppression. Parmi elles il y a eu Pierrette Brochay, Rose Deville, Germaine Coupat, Lucienne Volland, qui à leur retour ici ont conté les conditions de leur enfermement, le quotidien au camp et la façon dont elles sont parvenues à vivre malgré tout. L’exposition s’intéresse aussi à l’après. À la reconstruction, et à la transmission telle que s’y sont attelées ces survivantes. Pour ne jamais oublier.

Déportées à Ravensbrück, 1942-1945
Jusqu’au 17 juin, au Musée de la Résistance et de la Déportation

Autour de l’expo :
• Conférence Les femmes déportées de France, par Philippe Mezzasalma
Jeudi 9 avril à 18 h (gratuit, durée 1 h 30)
• Spectacle Il se passe quelque chose de bizarre avec les rêves, par la cie Golem théâtre
Trois comédiens font revivre les souvenirs de cinq témoins, cinq anciens enfants de la Maison d’Izieu, pour conter l’histoire d’une Europe écartelée.
Samedi 25 avril à 15 h, salle André-Malraux (sur réservation, dès 8 ans)
• Spectacle Avant la nuit, par la Compagnie du bord de l’eau
La compagnie met en scène le témoignage de Rose Deville arrêtée à Chougeat et déportée à 22 ans. La voix de Sophie Haudebourg met en relief ce texte brut, sans retouche et saisissant.
Samedi 23 mai à 20 h (sur réservation, dès 12 ans)
• Visites guidées jeudi 9 avril à 17 h et jeudi 16 avril à 15 h, LSF dimanche 6 juin à 15 h

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

L’auteur et scénariste Ollivier Pourriol travaille sur un projet de film de fiction qui raconterait l’attaque du train à Annonay pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est donc à la recherche de témoignages inédits.

Originaire du sud de la France ayant grandi dans le Var et professeur agrégé de philosophie, Ollivier Pourriol est également écrivain et scénariste. Il a publié des romans et écrit des films dont le dernier, Pour la France, est co-écrit avec Rachid Hami à partir d’une histoire vraie.

Ami avec Jean Lescure qui a participé à la création des Éditions de minuit pendant la Seconde Guerre mondiale, Ollivier Pourriol est intéressé depuis l’adolescence par cette période de l’Histoire. Collégien, il avait participé au Concours national de la Résistance et de la déportation, et depuis, son intérêt n’a pas cessé. « Ce sont des thèmes que j’ai beaucoup arpentés », confie-t-il.

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Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Publié le 17/02/2026

Passeur de mémoire, Henri Mosson était le doyen des survivants du seul camp nazi du territoire français. Décédé à 101 ans, il a passé sa vie à transmettre son histoire en témoin de la résistance et de la déportation.

Un engagement dès la jeunesse

Originaire du village de Boux-sous-Salmaise en Côte-d’Or, Henri Mosson s’est engagé très tôt dans la résistance. C’est sous la fausse identité de Raoul Desbois qu’il intègre un maquis près de Dijon. Dénoncé pour avoir récupéré des armes à destination des combattants clandestins résistants, il est arrêté par la Gestapo et torturé dans l’espoir de le faire parler, ce qu’il refusera de faire.

De la condamnation à la déportation

Le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, il est frappé d’une condamnation à mort qui sera finalement transformée en déportation selon le décret « Nuit et brouillard » qui a pour objectif de faire disparaitre les résistants dans le secret plutôt que de les exécuter au risque d’en faire des martyrs. Il est envoyé au camp de concentration Natzweiler-Struthof en Alsace, allemande à ce moment-là, puis au camp de Dachau juste avant la libération par les Américains.

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