Category: Actualité de la Déportation

Marguerite Marie Michelin, une vie d’engagement

Marguerite Marie Michelin, une vie d’engagement

Marguerite Marie Michelin une vie d’engagement Musée de la Résistance, 21 septembre 2019-21 septembre 2019, Musée de la Résistance .

Marguerite Marie Michelin une vie d’engagement Musée de la Résistance, le samedi 21 septembre à 14:00
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2019, le musée de la Résistance présente de façon exceptionnelle les effets de Déportation au camp de concentration de Ravensbrück de Marguerite Marie Michelin.

Manuel Rispal, historien de terrain, donnera une conférence à 15 h sur l’engagement de cette femme admirable. Entrée libre sous réserve de places disponibles
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2019, présention exceptionnelle des effets de Déportation de Marguerite Marie Michelin, suivie d’une conférence donnée par Manuel Rispal.
Musée de la Résistance 7 place Beaulieu 63400 CHAMALIERES Chamalières Puy-de-Dôme

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Louise Losserand

Louise Losserand

 

Louise, dite “Louisette”, LOSSERAND, née Marié – 31757

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Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943,
selon les trois vues anthropométriques de la police allemande.
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne.
Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Une enfance marquée par la guerre de 1914

Louise Marié naît le 23 février 1904 à Paris 11e, dans une famille de sept enfants.

Après les inondations de 1910, la famille déménage à Montreuil-sous-Bois (Vale-de-Marne). À la guerre de 1914, les écoles sont réquisitionnées par l’armée.

L’engagement

En 1922, Louise épouse Raymond Losserand, fourreur de profession.

En 1937, il est élu conseiller municipal communiste du 14e arrondissement.

La Résistance et l’arrestation

Le couple s’engage dans la Résistance. En avril 1942, Raymond Losserand est désigné comme commissaire politique des FTP de la région parisienne, en remplacement de Louis Marchandise, arrêté le 10 février avec Spartaco Guisco.

Retrouvée après avoir échappé une première fois à la police française, France Bloch-Sérazin [1], chimiste et “artificier” du groupe, est filée du 28 mars au 16 mai 1942, conduisant involontairement aux combattants et aux dirigeants qu’elle rencontre : Émile Besseyre, Gaston Carré et Losserand, éphémères commissaires du triangle de direction qui, deux mois seulement, a conduit sur Paris l’ensemble des partisans ; Henri Douillot, dit « Dumas », responsable des stocks d’armes et de munitions, est également repéré.

Le 14 mai, Émile Besseyre est arrêté par des agents du commissariat de Puteaux, ce qui oblige la BS2 (brigade spéciale) à lancer son coup de filet.

Le 16 mai, Raymond Losserand est arrêté à son domicile clandestin, à Paris. L’ensemble du groupe de Résistance Douillot-Losserand tombe alors : près de 70 résistants, parmi lesquels Émile Besseyre et Gaston Carré.

Arrêtée en même temps que son époux, Louise est incarcérée au Dépôt de la préfecture de police.

Son mari fusillé

Le 21 octobre 1942, Raymond Losserand est fusillé au champ de tir d’Issy-les-Moulineaux.

Le 27 octobre, Louise est transférée à camp du fort de Romainville, sur la commune des Lilas.

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3e édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah

3e édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah

Pour cette troisième édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah, le témoignage tient une place centrale : récits de vie ou de survie, essais et œuvres littéraires, mais aussi la poésie comme résistance et dépassement du désastre. Trois jours durant, le Mémorial de la Shoah accueille écrivains, chercheurs, comédiens, musiciens autour de parutions récentes qui déclinent les différentes formes de transmission de la mémoire, et invitent au plaisir du livre.

Vente de livres neufs (sur le parvis du Mémorial) et braderie de livres d’occasion (à l’entresol) :

– Jeudi 13 juin de 17h à 22h
– Vendredi 14 juin de 10h à 18h

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JNR 2019 – Rencontre-débat autour de France Bloch et Frédéric Sérazin

JNR 2019 – Rencontre-débat autour de France Bloch et Frédéric Sérazin

Rencontre débat animée par Cécile VAST, docteur en histoire, autour de France BLOCH et Frédéric Sérazin avec Marie Cristiani auteur de “Mon Frédo” et Alain Quella-Villéger auteur de “France Bloch-Sérazin, une femme en résistance”.

Dimanche 12 mai à 16h30 au mémorial de la Shoah, rue Geoffroy Lasnier 75004 Paris

Abdelkader Mesli, l’Imam qui a sauvé des juifs en délivrant de faux certificats musulmans

Abdelkader Mesli, l’Imam qui a sauvé des juifs en délivrant de faux certificats musulmans

Lorsque l’Europe était sous domination nazie et que certains gouvernements et citoyens ont fait le choix de collaborer avec l’ennemi, d’autres ont préféré résister au péril de leur vie et de leur liberté. Ils ont tendu une main secourable à ceux qui étaient dans la tourmente dont de nombreux juifs.
Ces sauveteurs ont reçu le titre de Justes parmi les nations. Animés d’idéaux humanitaires ou révoltés par la situation, ils ont contribué à sauver des centaines de vie durant la seconde guerre mondiale.
Récompensés pour leur bravoure, ils ont reçu la médaille des Justes et un certificat honorifique par l’état hébreu. Leurs noms sont inscrits sur le Mur d’honneur du Jardin des Justes à Yad Vashem.

Pourtant parmi ces Justes, certains sont restés dans l’ombre et n’ont pas eu droit aux honneurs et aux acclamations.

Des musulmans ont sauvé des juifs de la déportation, pourtant leurs noms ne figurent nulle part et n’ont même jamais été mentionnés.
Rares sont ceux qui ont réussi à arracher une reconnaissance posthume grâce à l’acharnement de leurs enfants.
A l’image de l’imam algérien Abdelkader Mesli. Son fils, Mohamed a rendu public les archives précieusement gardées par feu son père. Une vieille valise ouverte par hasard a permis de comprendre le vaste travail accompli par son père au moment où les français étaient sous domination nazie entre 1939 et 1945.

Explique Mohamed puisque pour aider les familles juives en détresse, son père leur délivrait de faux certificats de religion musulmane. L’imam Mesli faisait partie du rectorat de la mosquée de Paris dès 1930, il gérait notamment les tickets de rationnement.

Après avoir sauvé plusieurs familles juives de la déportation, Abdelkader Mesli sera dénoncé à la Gestapo et déporté à son tour dans les camps de concentration. Même sous la torture, l’imam n’a jamais dénoncé les familles qu’il cachait, ni ses complices. Il mourra en 1960 alors que son fils était âgé de dix ans.
Des années plus tard, Mohamed rend hommage à son père, ce héros inconnu sorti de l’oubli :

Au 1er janvier 2012, 24 355 Justes parmi les nations de 46 pays ont été honorés, pourtant un seul Arabe se verra décerner le titre de Juste, le médecin égyptien Mohamed Helmy mort en 1982.
Il a reçu le titre de Juste parmi les nations pour son aide apportée durant la seconde guerre mondiale à une famille juive. Une reconnaissance tardive, puisque Mohamed Helmy est mort avant que le Mémorial Yad Vashem ne lui décerne ce titre.

 

Fort de Metz-Queuleu : Nuit européenne des musées 18/05/2019, conférences, expositions et visites

Fort de Metz-Queuleu : Nuit européenne des musées 18/05/2019, conférences, expositions et visites

Prochains événements organisés par le fort de Queuleu :

Jeudi 16 mai 2019 – 19h30 – Gratuit : Conférence

La prochaine conférence du fort de Queuleu se déroulera dans le Grand Salon de l’Hôtel de ville de Metz (1 place d’Armes 57000 METZ). Anthony Rescigno nous présentera “le loisir cinématographique en Moselle annexée pendant la Seconde Guerre Mondiale”.

Plus d’informations sur : https://www.fort-queuleu.com/conferences/

 

Samedi 18 mai 2019 – 17h00 à 01h00 (dernier départ de visite guidée à minuit) – Gratuit : Nuit européenne des musées

Dans le cadre de la Nuit européenne des musées, le fort de Queuleu sera ouvert du samedi 18 mai 2019 à 17h00 au dimanche 19 mai 2019 à 01h00 (attention dernier départ de visite guidée du camp spécial nazi à minuit). Venez découvrir les nombreuses nouveautés de cette édition.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/nuiteuropeennedesmusees2019/

 

Jeudi 13 juin 2019 – 17h30 et 19h30 – Gratuit : Inauguration de la plaque du Label du patrimoine européen et conférence

Retenez dès à présent la date de l’inauguration de la plaque du Label du patrimoine européen décerné par l’Union européenne qui se déroulera le jeudi 13 juin 2019 au fort de Queuleu. Celle-ci sera suivie par une conférence de Frédérique Neau-Dufour à 19h30 à l’Institution De La Salle (2 rue Saint-Maximin 57070 METZ) sur l’histoire du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Des informations plus précises vous parviendront ultérieurement.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/labelpatrimoineeuropeen/ et https://www.fort-queuleu.com/conferences/

 

Visites guidées du dimanche à 14h00 et 16h00 – Gratuit :

Le camp spécial nazi du fort de Queuleu est ouvert aux visites le dimanche après-midi (départ des visites guidées à 14h00 et 16h00) de mars à novembre inclus.

Découvrez l’exposition temporaire “Natzweiler et ses camps annexes sur les deux rives du Rhin” (du 25 mars au 30 mai 2019), l’exposition “Fraternité” et l’exposition permanente sur l’histoire du fort de Queuleu.

Plus d’informations sur : http://www.fort-queuleu.com/visite_interieure/ et http://www.fort-queuleu.com/expositions/

 

Visites guidées pour des groupes – Sur réservation :

Des visites guidées spéciales du camp spécial nazi du fort de Queuleu peuvent être organisées pour des groupes.

Plus d’informations sur :  http://www.fort-queuleu.com/visites-speciales-groupes/

 

Association du fort de Metz-Queuleu pour la mémoire des internés-déportés et la sauvegarde du site

Adresse postale (attention il n’y a pas de permanence) : 1 rue du Roi Albert 57070 METZ

Adresse du fort de Queuleu (accueil des visites au niveau de la passerelle en bois à l’entrée) : allée Jean Burger 57070 METZ

06 95 67 42 80

fort.metz.queuleu@gmail.com

www.fort-queuleu.com

 

Dordogne : le décès d’un “passeur de mémoire”

Dordogne : le décès d’un “passeur de mémoire”

Vincent Garcia, Républicain espagnol, ancien résistant déporté à Buchenwald, est décédé à l’âge de 94 ans.

C’est un infatigable “passeur de mémoire” qui vient de disparaître à l’âge de 94 ans à Trélissac (Dordogne), un témoin des turbulences des plus terribles événements du XXe siècle. Dans son enfance durant la guerre d’Espagne, Vincent Garcia avait vu son père et son frère fusillés par les Franquistes. Comme beaucoup de familles de Républicains, il a trouvé le salut dans l’exil en France, interné à Argelès.

Il s’était retrouvé en 1942 en Dordogne pour travailler et avait intégré un réseau de la Résistance comme agent de liaison. Arrêté après une dénonciation, il avait été déporté au camp de Buchenwald, en Allemagne, sous le matricule 42.553. Il y survécut 18 mois, notamment grâce à la solidarité communiste. Il en était revenu avec la ferme intention que personne n’oublie ces moments.

l y a deux ans, un chemin de Trélissac a été baptisé du nom de l’ancien déporté Vincent Garcia. archives Christian Espitalié

Chef de chantier dans le bâtiment et militant, il était fidèle à ses idéaux. Après avoir pris sa retraite, il a entamé d’innombrables séances de témoignages dans les écoles.

L’esprit de transmission

Pour Norbert Pilmé, le président de l’association pour la mémoire de la Déportation en Dordogne, qui l’accompagnait souvent, “il avait construit une pédagogie de la mémoire. Il avait pris à cœur cette transmission auprès des jeunes. Il racontait les choses facilement pour que les enfants comprennent, en leur expliquant en souriant qu’il était agent secret dans le maquis ou ce qu’il mangeait, ou pas, dans son camp de déportation.” Il intervenait aussi bien dans les classes élémentaires qu’au lycée, donnait de son temps pour le concours de la Résistance et de la Déportation. Toujours avec le même calme pour parler de moments terribles.

C’était l’un des derniers déportés vivant encore en Dordogne. La Ville de Trélissac avait baptisé un chemin à son nom il y a deux ans, sans oublier la mention “passeur de mémoire”. Ses obsèques civiles seront célébrées mardi 14 mai, précédées d’un hommage public au foyer rural de Trélissac à 14 h 30.

Destinées de femmes durant la Seconde Guerre mondiale

Destinées de femmes durant la Seconde Guerre mondiale

France Bloch-Sérazin, Madeleine Pauliac, les Alsaciennes et Mosellanes “malgré-elles”… Frédéric Mounier et ses invités racontent des destins de femmes durant la Seconde Guerre mondiale.

Le 8 mai, on célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’occasion de retracer les destins méconnus de plusieurs femmes durant le conflit : France Bloch-Sérazin (1913-1943), juive et résistante communiste ; Madeleine Pauliac (1912-1946), médecin, qui est allée secourir en 1945 les 500.000 Français envoyés en Pologne ; et les 15.000 Alsaciennes et Mosellanes incorporées malgré elles dans la machine de guerre nazie.
France Bloch-Sérazin, femme de combat
À partir d’un travail d’archive rigoureux, Alain Quella-Villéger fait revivre une figure méconnue. France Bloch-Sérazin a été chimiste de tout premier plan, engagée très tôt dans la Résistance française, elle a été arrêtée par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg alors qu’elle n’a pas 30 ans.

On lit avec beaucoup d’émotion et d’intérêt “France Bloch-Sérazin – Une femme en résistance (1913-1943)” (éd. des Femmes Antoinette Fouque). On y découvre une femme de combat, une passionnée, pleine de courage de générosité et de hautes valeurs humaines.
Madeleine Pauliac, médecin en résistance
Philippe Maynial est un familier du monde du cinéma, il a fondé le prix Sopadin du scénario. C’est sa tante, Madeleine Pauliac, qui a inspiré l’idée du film “Les Innocentes” (2016), réalisé par Anne Fontaine et qui a connu un succès international.

Sa biographie “Madeleine Pauliac, l’insoumise” (éd. Tallandier) a été rééditée en collection Texto. Il raconte le destin hors du commun d’une femme entrée en résistance dès le début de la guerre. Et qui, après avoir rencontré le général de Gaulle en août 1944, s’est engagée dans l’armée. À la tête de l’Escadron bleu, en juillet 1945, elle a secouru les Français qui avaient été envoyés en Pologne, rescapés du STO ou survivants des camps d’extermination.
malgré-nous : des femmes aussi
La mère de Nina Barbier elle-même a connu le destin des “malgré-elles” : jeune femme originaire d’un petit village d’Alsace, elle s’est retrouvée, à l’âge de 18 ans, incorporée au Reichsarbeitsdienst, ou RAD. Un service devenu obligatoire en Alsace et en Moselle à partir de juin 1940. Si on connaissait les malgré-nous – le terme est devenu courant – Nina Barbier a choisi de parler des “malgré-elles” pour dire que les femmes aussi ont connu ce qui, dans bien des familles, fait partie des secrets enfouis.

L’auteure de “Malgré-elles – Les Alsaciennes et Mosellanes incorporées de force dans la machine de guerre nazie” (éd. Tallandier), explique qu’aujourd’hui encore des associations de femmes “malgré-elles” souhaitent une reconnaissance publique de leur statut d’enrôlées de force.

Invités
Nina Barbier, écrivaine, réalisatrice de télévision
Philippe Maynial, fondateur du prix Sopadin du scénario
Alain Quella-Villéger, historien, agrégé d’histoire et docteur ès-lettres en histoire contemporaine, chercheur associé des universités de Nantes et de La Rochelle

Parution – Femmes en déportation – Les déportées de répression dans les camps nazis aux Presses universitaires de Paris Nanterre

Parution – Femmes en déportation – Les déportées de répression dans les camps nazis aux Presses universitaires de Paris Nanterre

Les actes du colloque organisé en 2015 Femmes en déportation – Les déportées de répression dans les camps nazis viennent de paraître aux Presses universitaires de Paris Nanterre.
Ce premier colloque consacré à l’étude des femmes déportées par mesure de répression depuis la France vers l’Allemagne associait témoins, chercheurs et archivistes.
Articulé en quatre parties, l’ouvrage présente une vue d’ensemble des recherches déjà entreprises avec en particulier un article introductif de Thomas Fontaine aujourd’hui directeur du MRN. Il évoque ensuite les pistes de recherches, examine la parole des anciennes déportées entre histoire et témoignage et présente les sources disponibles pour l’histoire des déportées notamment celle conservées au MRN, décrites au cours de son intervention par Guy Krivopissko son conservateur honoraire.
Femmes en déportation met en lumière les différences de parcours des déportées et internées, la pluralité des causes de leur engagement dans la Résistance et les conditions particulières de la réinsertion des rescapées après-guerre. Chacune des contributions montre la nécessité d’appréhender la déportation féminine du point de vue de l’histoire des femmes et révèle l’apport indispensable d’une telle approche à la compréhension de cette période.
308 pages, 19 €

Expositions temporaires : “Les graffitis, ultimes témoignages des fusillés du Mont-Valérien” du 1er mars au 31 décembre 2019

Expositions temporaires : “Les graffitis, ultimes témoignages des fusillés du Mont-Valérien” du 1er mars au 31 décembre 2019

Les graffitis, ultimes témoignages du Mont-Valérien présente les 31 graffitis encore présents dans la chapelle. 31 graffitis, 31 traces, témoignages des politiques répressives mises en place pendant l’Occupation allemande et des parcours d’engagements.
Tous ces parcours, bien que différents, convergent dans la “chapelle des fusillés”, ultime étape avant les exécutions.

Cette première exposition temporaire réalisée au mémorial du Mont-Valérien, est consacrée à ces témoignages, exceptionnels objets mémoriels, patrimoniaux, historiques et profondément révélateurs de qui étaient ces hommes, de leurs croyances individuelles et de leurs engagements collectifs. Objets sensibles et uniques, les graffitis disent à la fois les espérances et les croyances de ceux qui se battaient du côté de la vie et sont révélateurs de l’organisation de la répression et des persécutions raciales.

Les quelques graffitis qui demeurent aujourd’hui dans la chapelle du Mont-Valérien sont autant de témoignages laissés par les condamnés, écrits peu avant leur exécution. Ainsi, certains résistants et otages nous ont laissé un dernier message dans un lieu privé de témoins.

À travers cette première exposition temporaire c’est la diversité des parcours que nous souhaitions rendre, la spécificité du Mont-Valérien que nous voulions décrire, et la dernière trace de vie des victimes de ce lieu sans témoin que nous désirions mettre à l’honneur et sauvegarder.

Des visites thématiques consacrées à l’exposition sont organisées tous les samedis à 11h. Plus d’informations et réservations – info@mont-valerien.fr | 01 47 28 46 35