Catégorie : Actualité de la Déportation

Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Des pavés en mémoire de Tsiganes internés par l’État français durant la Seconde Guerre mondiale vont être posés dimanche dans une commune du Bas-Rhin. À Marseille, un monument en hommage aux victimes du génocide tsigane doit également être inauguré. Depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour que cette page sombre de l’histoire de France sorte de l’oubli.

Par : Stéphanie TROUILLARD
Des femmes et des enfants tsiganes internés dans le camp de Rivesaltes, au printemps 1942.© United States Holocaust Memorial Museum

« Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l’extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l’Indre, jusqu’au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C’était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d’être internés dans le camp de Rivesaltes. »

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Soirée « Justes de France »

Soirée « Justes de France »

Nous avons le plaisir de vous convier à Une soirée Justes de France

Mercredi 4 février 2026 à 19H00

Salle de conférence de la Maison des Fondations

30 Boulevard des Invalides – 75007 Paris


Merci de vous inscrire soit par téléphone soit par courriel :

Tél. : 01 45 66 92 32 – Courriel : contact@memoresist.org


Nous recevrons Michel Cadot, président de la Fondation COS Alexandre Glasberg, Raphaël Diaz, directeur général de la Fondation, François-Guillaume Lorrain, auteur de l’ouvrage Il fallait bien les aider, récipiendaire du prix Guizot de l’Académie française et Maurice Lugassy, directeur de l’Institut universitaire d’études juives de Toulouse, coordinateur régional du mémorial de la Shoah pour le sud de la France.

Des portraits de Justes seront également présentés par l’artiste Nadia Boulé.

Boulogne Billancourt : inauguration d’une esplanade Robert Créange

Boulogne Billancourt : inauguration d’une esplanade Robert Créange

Boulogne Billancourt vient de marquer sa reconnaissance envers Robert Créange en donnant son nom à une esplanade installée judicieusement entre le portail d’entrée conservé des usine Renault Billancourt et la rue Yves Kermen.
Un seul regret nous n’avons pas été informé de cette inauguration qui nous aurait permis au CPL et aux associations de la JNR d’être présents.

Au collège Fontenelle à Rouen, la mémoire des juifs déportés lors des rafles, désormais préservée

Au collège Fontenelle à Rouen, la mémoire des juifs déportés lors des rafles, désormais préservée

Une plaque commémorative, inaugurée le 25 janvier 2026 au collège Fontenelle, rend hommage aux 267 juifs normands passés par le centre d’internement Poisson avant d’être déportés en Allemagne. Partage :

Par Jérémy Chatet
Publié: 25 Janvier 2026 à 18h00 Temps de lecture: 1 min Ils s’appelaient Georges, Alice, Michel, ou Colette. Ils étaient écoliers, commerçants, médecins… 267 enfants et adultes au total. Tous Normands. Tous arrêtés en 1942 et 1943, pour être déportés. Parce que juifs. Sur le chemin de la mort, qui les mènera pour la plupart à Auschwitz-Birkenau, ils ont été placés au centre d’internement de la rue Poisson, là où se trouve aujourd’hui le collège Fontenelle. Cette histoire méconnue, quelque peu oubliée, ne l’est plus.

Travail de mémoire
Une plaque leur rend désormais hommage. Apposée sur la façade intérieure de l’établissement scolaire. Elle a été dévoilée dimanche 25 janvier, en écho au 81e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. Fruit du travail de mémoire entamée depuis plusieurs années par Valéry Zouari, professeure d’histoire-géographie au collège Fontenelle et membre de l’association Pavés de mémoire Rouen Métropole.

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Visite du camp de concentration de Natzweiler-Struthof

Visite du camp de concentration de Natzweiler-Struthof

📚 Préparation à la visite & 81e anniversaire de la découverte du camp
Dans le cadre de leur future visite du camp le 25 novembre 2025, l’équipe de médiation du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler s’est rendue le 17 novembre au collège de Bourtzwiller. Cet échange a permis aux élèves d’aborder l’évacuation et la découverte du camp, tout en approfondissant la thématique des camps annexes et la libération progressive de l’Europe. Un moment privilégié pour préparer leur venue et donner du sens à leur future visite.
📅 25 novembre 2025 : un jour de mémoire
Le 25 novembre a également marqué le 81e anniversaire de la découverte du camp de Natzweiler. À l’issue de leur visite, les élèves de 3e3 et 3e10 ont participé à la cérémonie organisée au pied du gisant. Porte-drapeaux et lecteurs d’extraits des témoignages d’Eugène Marlot et Max Nevers, ils ont rendu un hommage solennel à l’histoire du site, accompagnés de leurs professeurs et de leur cheffe d’établissement.
🙏 Un grand merci à l’ensemble des élèves et de l’équipe éducative pour leur engagement et leur participation à ce moment de mémoire.
NOS EXPOSITIONS VOYAGENT !

NOS EXPOSITIONS VOYAGENT !

2 j 
🚚✨NOS EXPOSITIONS VOYAGENT!
Nous sommes ravis de voir notre exposition itinérante « Résister à la Déportation » actuellement présentée au lycée professionnel André Boulloche à Saint-Nazaire.
Grâce à ce dispositif pédagogique conçu spécialement pour les élèves, les lycéens peuvent découvrir autrement l’histoire de la Déportation, au plus près des parcours individuels et des actes de résistance.
🙏Un grand merci aux équipes éducatives qui permettent cette rencontre essentielle entre mémoire et jeunesse.
📷 Exposition dans le CDI
Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

Qui étaient « Les 31 000 », ces 230 femmes déportées à Auschwitz ?

22/10/2025

À Chamalières, le musée de la Résistance, de l’internement et de la déportation, présente l’exposition « Les 31 000, femmes résistantes déportées » ou l’histoire de 230 femmes qui embarquèrent dans le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz.

« Ma chérie, je crois bien, cette fois, que c’est le départ définitif. On est venu nous dire, ce soir, de préparer nos bagages (…). Ne te fais pas de bile pour moi (…). Les voyages forment la jeunesse et je me sens encore jeune ».
Ces quelques mots sont extraits d’une lettre clandestine écrite par Marie-Claude Vaillant-Couturier le 21 janvier 1943 au fort de Romainville. 3 jours plus tard, cette trentenaire engagée, femme politique française, communiste et résistante embarque à bord d’un convoi ferroviaire dont la destination finale est Auschwitz-Birknenau. 229 autres femmes font partie du voyage. Parmi elles, des anonymes, mais aussi des personnalités comme Charlotte Delbo ou Danielle Casanova, majoritairement résistantes ou militantes communistes. On les appelle « Les 31 000 » une dénomination liée à leur numéro matricule attribué à leur arrivée au camp. Ce convoi est le premier et dernier grand convoi de déportation de femmes résistantes et victimes de la répression à destination d’Auschwitz. Sur les 230, seules 49 reviendront en 1945.

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