Catégorie : Actualité de la Déportation

Le matin du 11 avril 1945…

Le matin du 11 avril 1945…

 

Le 11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré, sur fond d’insurrection armée organisée par une partie des déportés.

Le matin du 11 avril, des unités américaines avancent en direction du camp. À 10 heures, les SS reçoivent l’ordre de quitter les lieux. Le Comité international du camp mobilise ses résistants et commence à distribuer des armes cachées. À midi, les commandants SS et les gardes s’enfuient. Vers 14 h 30, les chars américains traversent le complexe SS sans s’arrêter. Les détenus armés prennent le contrôle du camp et maîtrisent les derniers SS. Une heure plus tard, des éclaireurs des 4e et 6e divisions blindées sont les premiers soldats américains à atteindre le camp. 21 000 détenus sont libérés dont quelque 900 enfants et adolescents.

Le même jour, le camp de Mittelbau-Dora et le kommando de Nordhausen sont découverts par des soldats de la 1ere armée américaine. Seuls 500 détenus y sont encore. Le camp et l’usine où étaient construits les V2 sont intactes. La quasi-totalité des détenus avait été évacuée les jours précédents vers le camp de Neuengamme.

Commémoration de la rafle d’Izieu

Commémoration de la rafle d’Izieu

Une cérémonie de recueillement en mémoire des 44 enfants et des 7 adultes arrêtés lors de la rafle d’Izieu est organisée le 3 avril au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot.

Contexte historique

Le 6 avril 1944, 44 enfants âgés de 4 à 17 ans et 7 adultes sont arrêtés puis déportés sur ordre de Klaus Barbie, responsable à la Gestapo de Lyon. À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Aucun des enfants ne survécut. Seule Léa Feldblum en est revenue, elle témoignera lors du Procès Barbie en 1987.

La rafle d’Izieu demeure l’un des crimes les plus emblématiques perpétrés en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle incarne, à jamais, l’innocence brisée et la barbarie antisémite, et rappelle avec force l’exigence de vigilance face à toutes les formes de haine et d’exclusion.

Des élèves de CM1-CM2 de l’école Berlioz (Lyon 9ᵉ) participeront à cette cérémonie co-organisée par la Ville de Lyon et l’association « Fils et filles de Déportés Juifs de France », témoignant de la nécessité de porter cette mémoire auprès des jeunes générations.

La cérémonie se tiendra le vendredi 3 avril à 10 heures, au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot (côté rue Victor Hugo) – Lyon 2ᵉ.

 

Plusieurs temps de mémoire en écho à cette commémoration

  • Jeudi 2 avril, de 18h30 à 20h :  le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) organise une conférence intitulée « Les enfants juifs déportés de la région lyonnaise : itinéraires personnels et parcours de la colonie d’Izieu »
    Sur inscription : En savoir plus

 

  • Lundi 6 avril : Cérémonie à Brégnier-Cordon et à la Maison d’Izieu
    10h45 – 11h : Moment commémoratif devant la stèle de la Bruyère à Brégnier-Cordon
    11h15 – 12h : Cérémonie devant la Maison d’Izieu
    En savoir plus
Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Jusqu’au 30 avril, au centre-ville, le service des Archives municipales et les Arolsen Archives présentent «Stolen Memory». Plus de mille familles de propriétaires de ces objets ont été retrouvées en dix ans. Accès libre, visite commentée sur inscription.

La Ville de Dijon accueille l’exposition itinérante « #StolenMemory » dédiée à la mémoire des déportations, dont la journée nationale du souvenir se tient chaque dernier dimanche d’avril.

Réalisée et prêtée par les Arolsen Archives, centre international sur les persécutions nazies dont le siège est en Allemagne, elle présente les effets personnels confisqués aux déportés à leur arrivée dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale.

A travers objets et documents, elle retrace les parcours de vie et cherche à identifier leurs propriétaires lorsque cela n’a pas encore été possible.

Depuis 2023, cette exposition a déjà été présentée en France au Panthéon, au Conseil de l’Europe et dans plusieurs grandes villes de France.

Exposition en accès libre
place de la Sainte-Chapelle,
du 1er au 30 avril
de 10h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite

Visites commentées de l’exposition

Durée : 1 heure par une médiatrice culturelle des Archives municipales

 

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Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Le camp de Ravensbrück, les conditions de « vie » en son sein, le portrait aussi de femmes y ayant été déportées pour faits de Résistance. Tel est le contenu de l’expo conçue par les Archives nationales et présentée par le Musée de la Résistance et de la Déportation jusqu’en juin.

Entre janvier 1942 et septembre 1944, l’opposition au régime nazi a valu à quelque 9 000 femmes – parmi lesquelles 7 000 au camp de concentration de Ravensbrück – d’être déportées en Allemagne. Sur les dizaines de milliers de détenues au camp, 1 500 étaient françaises. Autant de femmes sous surveillance bien avant leur arrestation, au motif de leur engagement contre l’oppression. Parmi elles il y a eu Pierrette Brochay, Rose Deville, Germaine Coupat, Lucienne Volland, qui à leur retour ici ont conté les conditions de leur enfermement, le quotidien au camp et la façon dont elles sont parvenues à vivre malgré tout. L’exposition s’intéresse aussi à l’après. À la reconstruction, et à la transmission telle que s’y sont attelées ces survivantes. Pour ne jamais oublier.

Déportées à Ravensbrück, 1942-1945
Jusqu’au 17 juin, au Musée de la Résistance et de la Déportation

Autour de l’expo :
• Conférence Les femmes déportées de France, par Philippe Mezzasalma
Jeudi 9 avril à 18 h (gratuit, durée 1 h 30)
• Spectacle Il se passe quelque chose de bizarre avec les rêves, par la cie Golem théâtre
Trois comédiens font revivre les souvenirs de cinq témoins, cinq anciens enfants de la Maison d’Izieu, pour conter l’histoire d’une Europe écartelée.
Samedi 25 avril à 15 h, salle André-Malraux (sur réservation, dès 8 ans)
• Spectacle Avant la nuit, par la Compagnie du bord de l’eau
La compagnie met en scène le témoignage de Rose Deville arrêtée à Chougeat et déportée à 22 ans. La voix de Sophie Haudebourg met en relief ce texte brut, sans retouche et saisissant.
Samedi 23 mai à 20 h (sur réservation, dès 12 ans)
• Visites guidées jeudi 9 avril à 17 h et jeudi 16 avril à 15 h, LSF dimanche 6 juin à 15 h

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

Ardeche – Il cherche-des-temoignages pour son film

L’auteur et scénariste Ollivier Pourriol travaille sur un projet de film de fiction qui raconterait l’attaque du train à Annonay pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est donc à la recherche de témoignages inédits.

Originaire du sud de la France ayant grandi dans le Var et professeur agrégé de philosophie, Ollivier Pourriol est également écrivain et scénariste. Il a publié des romans et écrit des films dont le dernier, Pour la France, est co-écrit avec Rachid Hami à partir d’une histoire vraie.

Ami avec Jean Lescure qui a participé à la création des Éditions de minuit pendant la Seconde Guerre mondiale, Ollivier Pourriol est intéressé depuis l’adolescence par cette période de l’Histoire. Collégien, il avait participé au Concours national de la Résistance et de la déportation, et depuis, son intérêt n’a pas cessé. « Ce sont des thèmes que j’ai beaucoup arpentés », confie-t-il.

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Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Publié le 17/02/2026

Passeur de mémoire, Henri Mosson était le doyen des survivants du seul camp nazi du territoire français. Décédé à 101 ans, il a passé sa vie à transmettre son histoire en témoin de la résistance et de la déportation.

Un engagement dès la jeunesse

Originaire du village de Boux-sous-Salmaise en Côte-d’Or, Henri Mosson s’est engagé très tôt dans la résistance. C’est sous la fausse identité de Raoul Desbois qu’il intègre un maquis près de Dijon. Dénoncé pour avoir récupéré des armes à destination des combattants clandestins résistants, il est arrêté par la Gestapo et torturé dans l’espoir de le faire parler, ce qu’il refusera de faire.

De la condamnation à la déportation

Le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, il est frappé d’une condamnation à mort qui sera finalement transformée en déportation selon le décret « Nuit et brouillard » qui a pour objectif de faire disparaitre les résistants dans le secret plutôt que de les exécuter au risque d’en faire des martyrs. Il est envoyé au camp de concentration Natzweiler-Struthof en Alsace, allemande à ce moment-là, puis au camp de Dachau juste avant la libération par les Américains.

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Concours national de la Résistance et de la Déportation : annonce officielle du thème pour l’année scolaire 2026-2027

Concours national de la Résistance et de la Déportation : annonce officielle du thème pour l’année scolaire 2026-2027

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD), vecteur essentiel de transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, est l’un des concours scolaires les plus anciens et les plus fédérateurs

Ce concours réunit chaque année près de 40 000 élèves qui produisent, autour d’un thème spécifique, des travaux de réflexion, des exposés ou des créations artistiques en lien avec ce thème. Les projets sont évalués par un jury et des prix sont décernés aux meilleurs travaux. Pour la session 2025-2026, le thème retenu est « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».

Sous la présidence d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et la vice-présidence d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants s’est tenue le 10 février au ministère de l’Éducation nationale la réunion du comité stratégique du concours en présence des représentants de l’État et de ses principaux partenaires. À cette occasion, les ministres ont rendu hommage à l’engagement des équipes éducatives, ainsi qu’au soutien apporté au concours par l’ensemble des partenaires, notamment les fondations et les associations mémorielles, sur tout le territoire.

Le thème des « étrangers dans la Résistance »

Après délibération, les membres du comité stratégique ont proposé le thème suivant pour la session 2026-2027 : « Les étrangers dans la Résistance ». Celui-ci s’inscrit dans l’actualité mémorielle nationale, comporte un apport historiographique important et entre en résonance directe avec les enjeux citoyens contemporains sur l’appartenance et l’engagement républicain.

Ce thème fera l’objet d’une lettre de cadrage qui servira de support pour élaborer le document pédagogique mis à disposition de l’ensemble des établissements susceptibles de s’engager dans le concours, au début de l’année scolaire 2026-2027.

Les ministres encouragent les collégiens de troisième et les lycéens, en France et dans les établissements scolaires français à l’étranger, à s’engager nombreux dans cette action éducative importante.

Source : DICoD

Vous vous intéressez aux 10 000 français partis en Espagne, entre 1936 et 1938, combattant dans les Brigades internationales ?

Vous vous intéressez aux 10 000 français partis en Espagne, entre 1936 et 1938, combattant dans les Brigades internationales ?

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Vous cherchez à comprendre le parcours espagnol d’un grand-père, d’un grand-oncle … ?
Ce site collaboratif vise à honorer ces figures de la lutte contre le fascisme, souvent considérées comme les précurseurs de la Résistance.
En facilitant l’accès à ces récits de solidarité internationale, la plateforme s’assure que l’identité et les valeurs de ces individus ne tombent pas dans l’oubli.
Tous les volontaires ne sont pas encore répertoriés. Les bénévoles de l’association ACER travaillent sur cette base de données pour l’enrichir et faire vivre la mémoire de tous.
Si vous ne trouverez pas celui ou celle que vous recherchez, contactez-nous
recherche_acer@googlegroups.com
Parution : Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1945 De la République espagnole à la Résistance

Parution : Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1945 De la République espagnole à la Résistance

Cet ouvrage est un hommage à tous les républicains espagnols réfugiés en France.
Il contribue à redonner à leurs descendants une identité oubliée ou perdue.
1936-1939, la Guerre d’Espagne entraîne l’exil de nombreux civils et combattants qui traversent les Pyrénées pour trouver refuge en France. De camps en centres d’accueil, ils subissent ensuite à partir de 1940 l’invasion allemande et les conséquences de l’Occupation. La paix venue, beaucoup tenteront d’oublier et choisiront le silence.
Dans cet ouvrage, Ghislain Audion raconte l’exode et le destin des familles Serrano, Ventura et Nuez. À Nantes, Machecoul, Langoiran, qui les ont accueillies, nul n’a jamais su les drames qu’elles ont vécus.
À travers le récit de Judit, une républicaine espagnole, il nous raconte aussi ce qu’ont vécu les réfugiés espagnols en Loire-Inférieure entre 1939 et 1945: une lutte pour la dignité.
PS/De 1936 à 1939, la Guerre d’Espagne a provoqué l’exode d’environ 450 000 républicains espagnols. 30 000 d’entre eux ont transité par la Loire-Inférieure et environ 2 800 civils y ont séjourné durablement.
Originaire de Machecoul et auteur du livre Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1939, Ghislain Audion
Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Des pavés en mémoire de Tsiganes internés par l’État français durant la Seconde Guerre mondiale vont être posés dimanche dans une commune du Bas-Rhin. À Marseille, un monument en hommage aux victimes du génocide tsigane doit également être inauguré. Depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour que cette page sombre de l’histoire de France sorte de l’oubli.

Par : Stéphanie TROUILLARD
Des femmes et des enfants tsiganes internés dans le camp de Rivesaltes, au printemps 1942.© United States Holocaust Memorial Museum

« Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l’extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l’Indre, jusqu’au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C’était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d’être internés dans le camp de Rivesaltes. »

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