« Cela m’effraie » : en Allemagne, la victoire de l’AfD fait trembler la mémoire du nazisme
La victoire électorale, dimanche, de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans la région allemande de Saxe-Anhalt a provoqué une onde de choc. Pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite pourrait accéder au pouvoir. Cette nouvelle a suscité des craintes de la part de plusieurs mémoriaux allemands, qui craignent une relativisation des crimes nazis. En France, leurs partenaires ne cachent pas non plus leurs inquiétudes.
Déjà première force d’opposition dans le pays depuis les dernières législatives, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation antimigrants et prorusse, a infligé dimanche 6 septembre une débâcle aux conservateurs (CDU) du chancelier Friedrich Merz, raflant près de 44 % des voix contre 17 % pour leur rival en Saxe-Anhalt, l’une des régions les moins riches du pays, située en ex-RDA.
Ce résultat a provoqué un séisme en Allemagne, qui voit l’extrême droite en position favorable pour diriger une région, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Eva Umlauf, une rescapée slovaque du centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau et présidente du Comité international d’Auschwitz, qui vit aujourd’hui en Allemagne, a fait part de sa consternation. « En tant que survivants de la Shoah, nous n’aurions jamais imaginé qu’un parti d’extrême droite puisse à nouveau s’imposer comme le groupe parlementaire le plus important au sein d’un Parlement régional allemand », a déclaré dans un communiqué cette ancienne psychothérapeute née en 1942 dans le camp de travaux forcés de Novaky, alors en Tchécoslovaquie. « Quel chemin emprunte l’Allemagne ? Le même qu’elle a déjà emprunté ? »


Une ancienne résistante du Loiret, Yvette Choquet-Kohler, va être honorée, dimanche 26 avril à Lorris
À 102 ans, Jean Lafaurie, ancien maquisard déporté à Dachau, continue inlassablement de témoigner, notamment auprès des plus jeunes. Lui, qui a survécu à l’enfer des camps grâce à la solidarité entre les prisonniers, tient à transmettre un message d’alerte alors que les conflits font rage dans le monde. France 24 l’a rencontré et livre son récit à l’occasion de la journée nationale en mémoire des victimes et des héros de la déportation
Dimanche 26 avril 2026, à 10 h à la gare de Redon (Ille-et-Vilaine), des élèves de l’école Eugène-et-Maria-Renaudeau-d’Allaire (Morbihan) vont dévoiler avec Antoinette Baudu, déportée rescapée du « convoi de Langeais », une œuvre mémorielle en hommage aux personnes résistantes et déportées originaires du pays de Redon et autour.
L’exposition LA GUERRE EN JEUX, présentée au CHRD à Lyon jusqu’au 7 juin 2026, dresse un portrait sensible de l’enfance en temps de guerre, en choisissant le prisme original du jeu et des jouets.