Catégorie : Actualité de la Résistance

Ange Alvarez, ce héros de la Résistance montpelliéraine

Ange Alvarez, ce héros de la Résistance montpelliéraine

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Alors que l’on célèbre, ce 27 mai, la journée nationale de la Résistance, hommage à un héros qui s’est éteint cette semaine à l’âge de 96 ans.

Pour ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, le maire de Montpellier Michaël Delafosse a proposé au préfet de l’Hérault de modifier le lieu de la cérémonie. Celle-ci a lieu à 9 h 30 dans les jardins du Peyrou, à hauteur de l’arche où se trouve le portrait de Jean Moulin. Un symbole. C’est en effet sous la présidence de celui-ci qu’en 1943, le 27 mai, se tint la première réunion du Conseil National de la Résistance.

Cette cérémonie sera aussi l’occasion, à Montpellier, de se souvenir d’Ange Alvarez, décédé en début de semaine à l’âge de 96 ans. Né dans les Asturies, Républicain espagnol opposé au régime franquiste, il se réfugia très jeune en France où, il s’engagea aussitôt dans la Résistance durant la seconde Guerre mondiale.

En première ligne face à l’ennemi

Il était alors âgé de 15 ans et réalisa l’acte héroïque d’abattre, de sang-froid, un officier nazi. Arrêté par la Milice, torturé durant plusieurs jours, il sera par la suite incarcéré à Toulouse où, remis aux SS, il connaîtra le départ vers l’Allemagne dans l’effroyable “train fantôme” à destination de Dachau. Il n’y arrivera pas. Ange Alvarez a en effet réussi à s’échapper du convoi et aux soldats allemands lancés à sa poursuite, pour mieux revenir combattre au sein de la Résistance de l’Hérault où il fut en première ligne face à l’ennemi.

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Journée de la Résistance à Amiens : pas de musée pour les fusillés de la Citadelle

Journée de la Résistance à Amiens : pas de musée pour les fusillés de la Citadelle

Alors que les élus de la Somme et d’Amiens célébraient la Journée nationale de la Résistance, ce 27 mai, le projet de création d’un centre de mémoire au « poteau des fusillés », pour lequel une association se bat depuis dix ans, reste dans l’impasse.

C’est une forme de résistance. Malgré les sollicitations et coups de pression par voie de presse d’une association au nom (Centre de mémoire et d’histoire de la Somme – Résistance et Déportation) aussi long que son combat (elle a été créée en 2012), les élus amiénois et samariens, dont certains célébraient ce vendredi 27 mai la Journée nationale de la Résistance, se refusent toujours à engager la construction d’un centre de mémoire au « poteau des fusillés ».

« On a des musées partout pour la première guerre mondiale, il faudrait quelque chose pour la seconde !« , martèle inlassablement Anatolie Mukamusoni, actuelle présidente de l’association qui porte ce projet depuis une décennie.

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L’histoire méconnue des policiers dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale

L’histoire méconnue des policiers dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de policiers ont contribué à la Résistance. Parmi ces hommes, des déportés, des fusillés, mais surtout des oubliés. Le documentaire de Marcela Feraru, « De la désobéissance au contre-espionnage, des policiers dans la Résistance » entend réparer cet oubli.

On a les chiffres qu’on peut donner. Il y a 1.100 policiers qui ont reçu la médaille de la Résistance sur un total de 65.000, c’est un pourcentage extrêmement élevé.

Yves Mathieu, historien et auteur

Extrait de « De la désobéissance au contre-espionnage, des policiers dans la Résistance » de Marcela Feraru

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Résistant, vétéran, diplomate : à 95 ans, Henri Roqueplo est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur à Chantilly

Résistant, vétéran, diplomate : à 95 ans, Henri Roqueplo est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur à Chantilly

Le club très fermé des grands officiers de la Légion d’honneur accueille Henri Roqueplo, décoré ce 21 mai en mairie de Chantilly. Aujourd’hui âgé de 95 ans, le vétéran se dit « honoré » d’être ainsi récompensé pour son parcours dans la Résistance puis dans l’armée française.

Engagé à 17 ans dans la Résistance puis officier pendant la guerre d’Indochine (1945-1954), Henri Roqueplo a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur ce 21 mai, honneur réservé à une centaine de personnes en France.

« Initialement, ce devait être le président de la République qui devait me remettre les insignes. Mais ce dernier a fait savoir qu’il ne pourrait pas se le permettre vu la période, avec les différentes élections, » raconte l’homme âgé de 95 ans, dont l’élévation a été actée dès novembre 2021. Vous savez que seulement une personne de même rang peut vous remettre les décorations, c’est finalement un général qui a pu me les transmettre. C’est très protocolaire : il faut avoir l’accord de la grande chancellerie et on ne leur force pas la main, à ces gens-là ! » La dignité de grand officier est – en quelque sorte – le quatrième échelon de la Légion d’honneur : Henri Roqueplo avait été décoré chevalier de la Légion d’honneur le 28 mai 1962, promu au rang d’officier en 1996, puis commandeur en 2007.

Né le 7 mai 1927 dans le XVe arrondissement de Paris, Henri Roqueplo rejoint ses grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale, qui habitent alors en zone libre à Argenton-sur-Creuse (Indre). Là, encore mineur, il intègre la résistance locale en 1944. Affecté ensuite au 5e régiment des chasseurs d’Afrique (5e RCA), il participe à la campagne de France et celle d’Allemagne, où il reste en tant que force d’occupation à la fin du conflit. Il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et son régiment rentre à sa base de Tizi-Ouzou (Kabylie, Algérie). Le jeune Henri est alors accepté à Saint-Cyr. « Il fallait que je reprenne des études, j’avais tout laissé tombé à cause de la guerre, » ponctue le vétéran.

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JNR 2022

JNR 2022

Avisss à la population (tambours!)
La semaine qui va s’ouvrir est celle où va être commémorée la Journée nationale de la Résistance.
Il ne vous échapera pas que cette année ce moment prend une résonnance particulière tant la menace de voir les défaits de 45 prétendre prendre une revanche facilitée par ceux qui leur fournissent un tremplin.
Mes activités vont me conduire du 22 mai au 2 juin à moins venir vous titiller de mes provocations diverses et variés.
Vous pourrez si vous le le désirez me suivre à la trace sur les pages facebook liées au 27 mai et alentour, celles du 13e arrondissement de Paris qui sous accueille cette année, bien sur la page de la JNR à Paris.
D’un hommage le 23 mai aux imprimeurs clandestins devant le lieu ou Claude Oudeville sortira sous le manteau les premiers cahiers du Silence de la mer jusqu’à un débat Dans un amphi de l’Ecole Nationale des Arts et métiers où en ouvertures des jeunes d’un collège de l’arrondissement avec la complicité de l’équipe de Robin Renucci raconteront plus en détail cette Histoire.
En passant par le village des associations le 27 mai au parc de Choisy (métro place d’Italie) , avec l’hommage rendu à René Le Gall conseiller municipal communiste du 13e, secrétaire général de la Fédération CGT du batiment, emprisonné par les lois françaises, livré au nazi par la pétainocratie collaborationiste et fusillé comme Pierre Semard le 7 mars 1942, les organisateurs porteurs avec des dizaines d’associations de la mémoire résistante dans Paris et l’ex département de la Seine vous attendent.
Un hommage particulier le 25 au soir en gare d’Austerltz (mes potes cheminots seront là) sera rendu par l’ACER aux brigades internationales qui donneront tant de cadres et combattants à la Résistance tant politique qu’armée le plus souvent les deux ensemble.
Vous comprendrez qu’ayant en charge la coordination de tout cela je sois moins présent sur vos murs dans les jours qui viennent.
L’histoire déconnectée des préoccupations du moment n’aurait pas d’utilité si on ne la reliait pas au besoin de faire connaitre qui sont ceux qui pour défendre des interets de classe sont prêt à toutes les ignominies pour sauver la rente et le capital.
La réunion du CNR le 27 mai 1943 n’avait certes pas l’ambition de les chasser mais le programme qui naitra de cette réunion, grace en particulier à la place de la CGT et l’investissement du Parti Communiste d’alors, leur place incontournable dans la Résistance, permettra dès l’été 44 de les faire reculer,voire les neutraliser et créer dans notre pays une autre conception de l’organisation de la société.
Entre les coups reçus et les trahisons engagés dès 1946 et poursuivi jusqu’à nos jours, les revers sont réels. Mais déjà ceux qui se retrouveront le 27 mai savent que ce n’est pas une simple utopie et que le rapport de force fait que celle-ci peut devenir réalité… A condition d’être sans faiblesse face au capital.
Pierre Charret a narré aux collégiens de La Madeleine sa résistance d’élève instituteur

Pierre Charret a narré aux collégiens de La Madeleine sa résistance d’élève instituteur

Ces vendredi et lundi, Pierre Charret, 96 ans, est venu témoigner de son passé de résistant dans les maquis du centre de la France, auprès d’élèves du collège Yvonne-Abbas de La Madeleine. Après la guerre, il a épousé une Nordiste et s’est installé à Wasquehal.

Après avoir parcouru en détail le « siècle des guerres », Pierre Charret, 96 ans, a confié aux collégiens d’Yvonne-Abbas, à La Madeleine, ce qui l’avait poussé à la Résistance. « Dans la famille de ma mère, l’aîné a conduit des camions jusqu’à l’armée républicaine espagnole. J’étais en vacances chez mes grands-parents, dans le Limousin, et je l’écoutais raconter les atrocités commises par les fascistes d’Espagne. »

Après avoir parcouru en détail le « siècle des guerres », Pierre Charret, 96 ans, a confié aux collégiens d’Yvonne-Abbas, à La Madeleine, ce qui l’avait poussé à la Résistance. « Dans la famille de ma mère, l’aîné a conduit des camions jusqu’à l’armée républicaine espagnole. J’étais en vacances chez mes grands-parents, dans le Limousin, et je l’écoutais raconter les atrocités commises par les fascistes d’Espagne. »

Pierre Charret intègre l’École normale supérieure de Guéret (Creuse) en 1942. Pendant l’été 43, « un camarade aide à ravitailler un maquis avec les paysans et fraternise avec les résistants. Leur principale action était de faire dérailler les trains sur la ligne Paris-Toulouse. »

À la rentrée, quatre de ces élèves instituteurs décident de créer un groupe de Francs Tireurs Partisans, baptisé René Laforge en mémoire d’un normalien fusillé près de Dijon. Très vite, il compte une quinzaine de membres. Il se réunit et cache des armes au domicile d’un copain, Pierre Jamet, qui mourra en déportation. Une nuit, il vole des explosifs dans des caves de granit non gardées, près de Guéret. Une autre nuit, les instit’ font le plein de tickets de ravitaillement grâce à leurs vélos tous feux éteints.

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Comment Jean Moulin est-il entré dans la Résistance ?

Comment Jean Moulin est-il entré dans la Résistance ?

 

Il incarne à lui seul la Résistance française sous l’Occupation. Missionné par le général de Gaulle à Londres, Jean Moulin a unifié les forces intérieures avant d’être victime de la barbarie nazie. Mais pourquoi et comment le plus jeune préfet de France en 1937 est-il entré en Résistance ?

Pourquoi Jean Moulin est-il considéré comme un héros national ?

Né à Béziers en juin 1899, Jean Moulin fait des études de droit à l’université de Montpellier et rejoint l’administration préfectorale après la Première Guerre mondiale. Lettré, cultivé, passionné par les arts, il affiche très tôt des convictions laïques et républicaines. En 1925, il devient, à Albertville, le plus jeune sous-préfet de France.

Sa carrière l’amène au ministère de l’Air, où il entre en 1936 comme chef de cabinet du ministre Pierre Cot, auprès de qui il confirme ses idéaux de gauche. Alors que la guerre civile espagnole bat son plein, il participe à approvisionner en armes les républicains qui tentent de résister aux nationalistes du dictateur Franco.

En janvier 1937, il arrive à la tête de la préfecture de l’Aveyron, à Rodez, avant d’être muté en Eure-et-Loir, à Chartres. Il est alors le plus jeune préfet de France. Quelques mois plus tard, quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il s’engage comme sergent-mitrailleur dans l’armée de l’air. Très vite, il est déclaré inapte pour un problème de vue. Il force alors le destin en exigeant une contre-visite à Tours, qui cette fois le déclare apte. Mais le Ministère de l’Intérieur l’oblige à conserver son poste de préfet. Malgré l’exode de la population suite aux avancées des troupes de l’Axe, Jean Moulin reste à son poste et se prépare à recevoir l’ennemi.

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Ginette Kolinka à Limoges pour un témoignage inestimable

Ginette Kolinka à Limoges pour un témoignage inestimable

À 97 ans, l’ancienne déportée raconte inlassablement son histoire pour sensibiliser les générations futures et former de nouveaux « passeurs de mémoire ».

La rencontre a eu lieu ce jeudi 19 mai au musée de la résistance de Limoges : Ginette Kolinka, 97 ans, l’une des dernières survivantes des camps de concentration, est revenue sur son parcours devant les élèves de plusieurs collèges de Haute-Vienne.

Dénonciation, déportation

Ginette Kolinka, juive et athée, a grandi à Aubervilliers avec ses parents, ses cinq sœurs et son frère.

Après le début de la guerre, en juillet 1942, sa famille rejoint la zone libre et se réfugie à Avignon.

Le 13 mars 1944, à la suite d’une dénonciation, Ginette Kolinka est arrêtée par la Gestapo avec son père, son frère, et son neveu. Elle a 19 ans. Un mois plus tard, la famille est déportée vers le camp d’Auschwitz-Birkenau. Son père et son frère sont gazés. Ginette Kolinka rejoint le camp des femmes.

En mai 1945, elle change de camp, et à son arrivée, elle est accueillie par les Alliés, vainqueurs de la guerre. Elle pèse alors 26 kilos. Elle retrouve à Paris les membres de sa famille qui ont survécu : sa mère et quatre de ses cinq sœurs.

« L’humiliation, c’était une façon de nous tuer ».

Pendant son récit, Ginette Kolinka décrit sans détour et sans tabou de choses qu’on ne trouve pas dans les livres d’histoire : un vécu en détail de ses conditions de détention. Elle parle de l’hygiène, explique comment les déportés faisaient leurs besoins à une centaine dans le même trou, comment ils désinfectaient leurs plaies avec leur urine pour éviter de mourir d’une infection.

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À Brest, une plaque en la mémoire d’Irène Vallé, résistante de la première heure

À Brest, une plaque en la mémoire d’Irène Vallé, résistante de la première heure

Dans le cadre du 75e anniversaire de l’attribution par la Nation, de la médaille de la résistance à la ville de Brest, et du dixième anniversaire de son décès, une plaque à la mémoire d’Irène Vallé a été dévoilée samedi 21 mai, dans le quartier du Restic.

Agent très actif de la Résistance

Résistante, officier de la Légion d’honneur, Irène Vallé (Davené, de son nom de jeune fille) est née le 21 mai 1921 à Rennes. Entrée très tôt dans la résistance, elle est dénoncée et arrêtée le 7 avril 1942. Après un an de prison, elle devient un agent très actif de la Résistance sous le nom de « Claudine ». Elle fut une des seules femmes à avoir eu des responsabilités nationales chez les Forces françaises de l’intérieur.

« J’ai donné ma jeunesse à mon pays, et j’ai eu la chance de m’en être sortie », témoignait-elle souvent, dans les établissements scolaires où elle transmettait les valeurs de la Résistance. En présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, son fils Philippe Vallé, son arrière-petite-fille Inès (5 ans) et François Cuillandre, le maire de Brest, ont dévoilé la plaque de la rue qui porte désormais son nom.

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