Arras : salle comble pour l’avant-première du documentaire « Pour votre Liberté et la nôtre »

Le cinéma Mégarama a accueilli l’avant-première de la projection du documentaire « Pour votre Liberté et la nôtre », relatant la résistance polonaise durant la guerre.
Une salle comble, des témoignages forts et beaucoup d’émotion à l’occasion de l’avant-première du documentaire Pour votre Liberté et la nôtre. Tout a débuté il y a deux ans, quand l’association Les créations de Kaz.ws a répondu à un appel à projet du Département sur le centenaire de l’immigration polonaise. Ses responsables ont pris contact avec l’association arrageoise APIA, présidée par Thomas Gallo. En creusant cette thématique, les deux associations ont identifié un passage de l’histoire inconnu de beaucoup.
« A l’été 1940, la résistance, on ne sait pas comment la pratiquer, même pas comment la nommer »

Des vivants fait revivre, en bande dessinée, les premières heures de la Résistance française, avec l’évocation des hommes et femmes ayant animé le réseau du musée de l’Homme (1940-1942). Entretien avec le trio à l’œuvre, par le mensuel CQFD.
« Un peu de conscience s’éveillait çà et là, une minuscule et vacillante protestation qui ne savait pas quelle forme elle pourrait bien prendre. On se cherchait à tâtons, dans l’obscurité. » L’homme qui s’exprime ainsi [1] s’appelle Jean Cassou. Romancier, poète, critique d’art, il fait partie des quelques rares personnalités françaises à avoir choisi la voie de la résistance dès l’été 1940, quand dans le vent brun de l’histoire tout était à bâtir. Pas d’expérience concrète, pas de véritable structure clandestine, pas d’aide extérieure, simplement l’expression d’un non viscéral proclamé par quelques hommes et femmes regroupés au sein d’un petit cercle, le réseau dit du musée de l’Homme (en référence à ce lieu consacré à l’ethnographie où travaillaient celles et ceux qui ont posé les premiers jalons du réseau).
PHOTOS. Seconde Guerre mondiale : les peintures « oubliées » d’un soldat américain

À Dieulouard, près de Nancy, des peintures réalisées par un G.I. en 1944 ont pu être sauvées avant des travaux de démolition dans une friche industrielle où elles se trouvaient. Ce vendredi soir un film « Les américains à Dieulouard » consacré à cette opération de sauvetage sera projeté au centre socio-culturel de la commune.
Un trésor historique était présent depuis des décennies dans ce qui était devenu une friche industrielle, les bâtiments Milandri à Dieulouard. Dans ces pièces à l’abandon, se trouvaient douze peintures réalisées par un soldat américain à la fibre artistique.
Le soldat américain faisait vraisemblablement partie du 80ème bataillon de l’armée du général Patton qui a libéré la commune de Dieulouard en 1944.
Nous aimerions retrouver la trace de ce soldat inconnu
Henri Poirson, maire de Dieulouard
Une opération de sauvetage
C’est seulement dans les années 80 que ces fresques sont découvertes par la famille Milandri. Lors du dépôt de bilan de l’industriel en 2013, la mairie rachète les terrains et le maire découvre ces œuvres oubliées de tous. Lors de la démolition de la friche, l’architecte des Bâtiments de France prévient le musée Lorrain. Le directeur se rend sur place en décembre 2020, c’est là que l’opération de sauvetage commence vraiment.
« Vous n’irez plus danser » : le Musée de la Résistance raconte les bals clandestins sous le régime de Vichy
FOCUS – Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère présente sa nouvelle exposition temporaire, « Vous n’irez plus danser », dédiée aux bals clandestins sous le régime de Vichy. Un épisode méconnu de la Seconde guerre mondiale en France et une exposition inédite en son genre, qui sera ensuite proposée au Musée nationale de la Résistance de Champigny-sur-Marne.
Quand la bise fut venue en juin 1940, les Français n’eurent guère l’occasion de danser pour oublier l’occupation allemande. Quelques semaines après son instauration, le régime de Vichy interdit en effet les bals populaires, publics comme privés. Ceci au nom de hautes considérations morales, le maréchal Pétain mettant la défaite sur le compte de « l’esprit de jouissance ». Mais l’esprit de jouissance est retors et les bals clandestins fleuriront partout sur le territoire.
C’est à cet épisode peu connu de l’histoire de la Seconde guerre mondiale que le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère consacre sa nouvelle exposition temporaire, « Vous n’irez plus danser », jusqu’au 3 janvier 2022. Le musée isérois est le premier à aborder cette thématique, tant et si bien que l’exposition sera amenée à voyager. Notamment au Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne à l’été 2022.
Une manière pour Vichy d’asseoir son autorité
Dédier une exposition aux bals clandestins durant la Seconde guerre mondiale, c’est rappeler l’importance de la danse à cette époque. La directrice du Musée Alice Buffet et son chargé des collections Antoine Musy décrivent une France de l’entre-deux-guerres où les bals ont pris une dimension essentielle dans toutes les classes sociales. Une véritable « dansomanie » autour de la valse, de la java, mais aussi du tango, de la rumba ou du fox-trot.
Sur les traces des Juifs français résistants et combattants
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Le Musée de la Résistance en ligne 1940-1945 propose depuis fin juin sa nouvelle exposition virtuelle, réalisée avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah
« Juifs, résistants et combattants » : le Musée de la Résistance en ligne 1940-1945 propose depuis fin juin sa nouvelle exposition virtuelle, réalisée avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Celle-ci consiste en la publication de 297 notices médias, et présente l’histoire de certains de ces résistants juifs et des organisations auxquelles ils appartenaient au sein de la Résistance intérieure.
« Si les Juifs sont les premières victimes du nazisme, ils répondent aussi à l’oppression par des formes de résistance collective et individuelle. Nombre d’entre eux s’engagent dans la France libre ou dans la Résistance intérieure », écrit le musée en ligne.
Qu’est-ce que le Conseil national de la Résistance qui a inspiré le CNR lancé par Emmanuel Macron ?

Le Conseil national de la refondation, voulu par Emmanuel Macron, tiendra sa première réunion ce jeudi 8 septembre 2022. Son nom et une partie de son esprit sont inspirés par une autre institution : le Conseil national de la Résistance. Retour sur ce « CNR » premier du nom, né au cœur de la Seconde Guerre mondiale.
Quelle entité se cache derrière le sigle « CNR » ? Les Modernes répondront : le Conseil national de la refondation, cette entité créée par Emmanuel Macron qui tiendra sa première réunion ce jeudi 8 septembre 2022. Les Anciens, eux, répondront plutôt : le Conseil national de la Résistance.
Si les contours du premier sont déjà en partie connus, ceux du second ont peut-être été déformés par le temps. Car cette entité, cardinale dans l’histoire du pays, a été créée voilà près de quatre-vingts ans.
En mai 1943, une réunion aussi dangereuse qu’historique
En ce 27 mai 1943, Jean Moulin touche enfin au but : après plusieurs mois de tractations, l’ancien préfet de Chartres a enfin pu réunir autour de lui toutes les forces vives de la résistance intérieure française.
En ce jeudi de printemps, le troisième passé sous occupation allemande, seize personnes ont en effet bravé la Gestapo pour participer à une réunion, aussi dangereuse qu’historique, tenue dans un appartement cossu du 48, rue du Four (VIe arrondissement de Paris).
Résistance : « L’invention du passage à l’acte »

Avec leur bande dessinée-fleuve Des vivants, Louise Moaty et Raphaël Meltz (recherche historique et scénario), associés au dessinateur Simon Roussin, font revivre les premières heures de la Résistance française, via l’évocation des hommes et femmes ayant animé le réseau du musée de l’Homme (1940-1942). Entretien à trois voix.
Un peu de conscience s’éveillait çà et là, une minuscule et vacillante protestation qui ne savait pas quelle forme elle pourrait bien prendre. On se cherchait à tâtons, dans l’obscurité. » L’homme qui s’exprime ainsi 1 s’appelle Jean Cassou. Romancier, poète, critique d’art, il fait partie des quelques rares personnalités françaises à avoir choisi la voie de la résistance dès l’été 1940, quand dans le vent brun de l’histoire tout était à bâtir. Pas d’expérience concrète, pas de véritable structure clandestine, pas d’aide extérieure, simplement l’expression d’un non viscéral proclamé par quelques hommes et femmes regroupés au sein d’un petit cercle, le réseau dit du musée de l’Homme (en référence à ce lieu consacré à l’ethnographie où travaillaient celles et ceux qui ont posé les premiers jalons du réseau).
D’abord centré sur Paris avant de lancer des ramifications là où d’autres non s’élevaient, comptant dès octobre 1940 une centaine de membres plus ou moins impliqués, le réseau plante sur le vif les premières graines de sédition : propagande clandestine (notamment via le journal Résistance), évasion de prisonniers, renseignement à destination des Anglais… Mais ces vivants jouent gros : leur vie. Dès janvier 1941 et suite à une trahison, les premières arrestations frappent le groupe, vite décimé. Un procès tenu en janvier 1942 viendra sceller le sort de ses principaux organisateurs et organisatrices : dix peines capitales (les trois femmes condamnées seront finalement déportées). Et le 23 février 1942, à 17 heures, sept hommes sont fusillés au Mont-Valérien : Jules Andrieu, Georges Ithier, Anatole Lewitsky, Léon-Maurice Nordmann, René Sénéchal, Boris Vildé et Pierre Walter.
Rencontres/festivals

Découvrez le parcours Résistantes, femmes dans la résistance française par C215



