78e anniversaire de la libération des internés administratifs



Anne-Marie Krug-Basse était une héroïne de la Résistance, une patriote d’exception qui avait consacré toute son existence au service de la France. Si son tempérament l’inclinait à la discrétion, elle aura marqué par son courage et ses sacrifices l’épopée de la France libre.
Anne-Marie Krug-Basse était née en 1923 dans une famille imprégnée de dévouement militaire. Son grand-père et l’un de ses oncles, anciens élèves de Polytechnique, étaient morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. La famille Krug-Basse était aussi tournée vers les beaux-arts. Le père d’Anne-Marie, Jean Krug-Basse dirigeait les usines Pleyel de Saint-Denis, et sa mère, Marie Anna Dumur, se consacrait à la peinture.

Surnommé « le Professeur », le résistant bordelais, engagé dans le corps franc de Marc Nouaux, avait été fusillé en 1944 par les Allemands. Son engagement vient d’être reconnu à titre posthume
Il enseignait les mathématiques à Grand-Lebrun à Bordeaux d’où son surnom : « le Professeur ». Le lycée marianiste était alors un centre actif de résistance : Jean Barraud, fusillé en juillet 1944 par les Allemands est un de ces résistants « morts pour la France » dont la mémoire était occultée et qui vient de recevoir, à titre posthume, la reconnaissance de son courage avec la médaille de la Résistance française.

Une cérémonie commémorative en hommage aux lycéens martyrs avait lieu ce vendredi 9 décembre 2022, dans la cour d’honneur du collège Anatole-Le-Braz, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).
Beaucoup de monde était réuni dans la cour d’honneur du collège Anatole-Le-Braz, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ce vendredi 9 décembre 2022 au matin. Des autorités civiles et militaires, des porte-drapeaux d’associations patriotiques, mais aussi nombre de collégiens et d’anciens lycéens. Tout ce monde rendait un hommage aux lycéens martyrs morts pour la France, lors de la Seconde Guerre mondiale et commémorait le 79e anniversaire de l’arrestation de 21 jeunes par les Allemands, le 10 décembre 1943, dans l’enceinte du lycée.

Le compte Twitter tenu par l’historien Jean-Christophe Notin sur les combattants de la Libération vient d’être doublé début novembre d’une page Instagram, afin de transmettre une partie de l’histoire de France à travers certains parcours de résistants.
Le compte Twitter « Paroles de Combattants de la Libération » débarque sur Instagram! Jean-Christophe Notin, historien et écrivain, a ouvert en 2019 un compte Twitter, dont l’objectif est de diffuser à un large public les histoires des différents acteurs de la résistance et entretenir un devoir de mémoire à leur égard. Suivi par près de 85.000 personnes, il rencontre un franc succès.
Lucien Limanton, Odette et Lucette Lecoq, Jacques Beaugé, Paulette Jacquier… Des noms qu’on reconnaît ou qu’on découvre, qui impressionnent souvent par la jeunesse de ceux qui les portent. Des parcours courageux qui forcent le respect et que l’on retrouve désormais sur Instagram, comme l’a expliqué Jean-Christophe Notin.

Il y a tout juste 80 ans, les forces alliées débarquaient dans les colonies françaises du Maroc et d’Algérie. Un tournant majeur de la seconde guerre mondiale qui doit beaucoup à 400 jeunes résistants algérois.
Sous le crachin têtu de ce samedi de septembre, entre les rangées de stands alignés pour la fête des associations du 14e arrondissement de Paris, soudain, une voix tonne : « Chefs français ! Soldats, marins, aviateurs, fonctionnaires ! Colons français d’Afrique du Nord, levez-vous donc ! Aidez nos alliés ! Joignez-vous à eux sans réserve. La France qui combat vous en adjure. » Un couple de quinquagénaires se retourne, un homme se fige sur sa canne. « Que par vous nous rentrions en ligne, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, et voilà la guerre gagnée, grâce à la France ! » De l’ombre d’une tente surgit une femme, jean et sneakers, une liasse de prospectus à la main. Elle alpague les passants, interloqués : « Le 8 novembre 1942, ça vous dit quelque chose ? Le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l’opération “Torch” ? Non ? C’était de Gaulle, ce soir-là, sur la BBC. » Hochements de tête. Il pleut.

Faussaire pour la Résistance lors de la Seconde guerre mondiale, Pierre Scholla a ensuite exposé ses toiles dans le monde entier. À 94 ans, il peint toujours à Corbeil-Essonnes.
À 94 ans, Pierre Scholla n’a pas perdu la flamme et travaille toujours amoureusement ses toiles dans son atelier situé au centre-ville de Corbeil-Essonnes (Essonne). La peintre qui a exposé ses œuvres dans le monde entier et côtoyé les plus grands artistes de sa génération, coule des jours heureux dans l’ex-cité industrielle où il habite depuis 65 ans.
Sa passion pour la peinture, c’est son père, Marcel Scholla relieur d’art, qui lui l’a inculquée, lui mettant le pied à l’étrier dès son plus jeune âge en lui apprenant bon nombre de techniques de dessin.
« À 14 ans, mon père était le meilleur dessinateur de toutes les écoles de Paris. Je voulais être peintre, mais pour assurer mon avenir, mon père m’a invité à faire des études de lithographie », se souvient le nonagénaire.
Son brevet des Arts et Métiers en poche, Pierre Scholla prépare le concours d’entrée à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs tout en fréquentant assidûment le Louvre.
Il réalisera pour ce musée de nombreuses copies, (Léonard de Vinci, Delacroix, Fragonard, etc.) si bien que le conservateur du musée de Buenos-Aires, touché par son génie, souhaita l’emmener avec lui en Argentine. Offre qu’il déclinera à cause de son service militaire.
« À 20 ans, j’étais le meilleur copiste du Louvre, le conservateur de Buenos-Aires cherchait un copiste pour mettre des toiles dans son musée, et on lui a conseillé sans hésitation le ‘petit Scholla’ », raconte-t-il, le sourire aux lèvres.
Ce talent rare, Pierre Scholla l’a également exprimé dans un autre domaine, bien éloigné de l’art.
Pendant la Seconde guerre mondiale et alors qu’il avait seulement 15 ans, il fut faussaire pour la Résistance française après avoir été recruté pour sa facilité à faire des faux de très grande qualité.
« Un jour, le professeur me demande de rester un petit peu après les cours, il s’était coupé le bout des doigts avec un massicot, il connaissait mes opinions et il m’a demandé d’imiter les signatures des autorités. Quatorze fois, nous avons été obligés de démanger à cause des dénonciations », se remémore Pierre Scholla.
« À la fin de la guerre, le Général de Gaulle a voulu me décorer pour tous ces faits, j’ai refusé parce que j’avais six copains de classe, faussaires comme moi, mais qui avaient été arrêtés, torturés et tués par la Gestapo et eux n’auront aucune décoration », poursuit l’artiste.

Le mercredi 30 novembre 2022, à 18 h, Guillaume d’Andlau, directeur du Centre européen du résistant déporté (CERD)-Struthof, s’intéressera à l’histoire du Konzentrationslager Natzweiler à travers la conférence intitulée Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Seul camp de concentration nazi aménagé durant la Seconde Guerre mondiale sur le territoire français actuel, quelque 52 000 personnes y ont été déportées de 1941 à 1945.
Environ 17 000 détenus y ont trouvé la mort, que ce soit en Alsace annexée et/ou dans son réseau de camps annexes situés sur les deux rives du Rhin.
Y aller : Studium (salle In Quarto), 2 rue Blaise Pascal, Strasbourg. Entrée libre.