Catégorie : Actualité de la Résistance

Lot-et-Garonne : une quête collaborative afin de connaître l’histoire de ces femmes résistantes déportées

Lot-et-Garonne : une quête collaborative afin de connaître l’histoire de ces femmes résistantes déportées

À l’appui de leur mémorial virtuel, les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation 47 sont à la recherche de photos, documents et informations pour redonner toute leur place à ces victimes et transmettre le récit de leur vie

Alida Castaing, Simone Delmas, Marie-Louise Chrétien, Marguerite Filhol, Marie-Jeanne Garnier… Sur les 38 noms de femmes résistantes lot-et-garonnaises déportées recensées dans le mémorial virtuel tenu par l’antenne départementale des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD), seules les deux dernières disposent, pour l’heure, d’une note biographique rédigée à partir de documents historiques et d’autres personnels transmis par la famille. Derrière son ordinateur, ou plongée dans les classeurs d’archives qui s’empilent dans son bureau, Françoise Teyssier, trésorière de l’association et responsable du projet départemental, réalise un travail colossal, en « militante de la mémoire. Pour ne pas qu’elle s’efface ».

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Jean Maurice, centenaire, résistant et déporté face à des lycéens

Jean Maurice, centenaire, résistant et déporté face à des lycéens

Jean Maurice, doyen des habitants de Rosoy, est centenaire. À l’initiative de Claude Prieur, Jean Maurice a donné une conférence sur sa vie d’ancien résistant déporté.

Claude Prieur (au centre) et Jean Maurice (assis à droite) ont captivé l’auditoire de l’Orangerie qui avait convié des lycéens de Sainte-Colombe vendredi après-midi. © Droits réservés
Jean Maurice a tenu en haleine par la force de ses récits épiques un auditoire de seniors vivant à l’Orangerie (résidence Domitys) et un parterre de lycéens de la classe de terminale service à la personne de l’établissement Sainte-Colombe, conviés pour l’occasion. L’ambiance était intergénérationnelle.

Transfert à Buchenwald et Dora

Le 23 juillet, Jean Maurice fêtera ses 102 printemps. Sa mémoire demeure intacte et il a conté des tranches de sa vie qui n’a rien d’un long fleuve tranquille. Alors jeune résistant, ce fils de maçon sarthois est arrêté par la Gestapo le 25 novembre 1943, après une dénonciation d’un membre du réseau nommé Jarry. Il sera emprisonné à la prison du Prépigeon à Angers (Maine-et-Loire), après avoir résisté à un interrogatoire musclé.

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Qui est Hélène Cochennec ? La passionnante « mini-enquête » de parents d’élèves sur cette résistante loirétaine

Qui est Hélène Cochennec ? La passionnante « mini-enquête » de parents d’élèves sur cette résistante loirétaine

Un groupe de parents d’élèves s’est penché sur l’histoire d’Hélène Cochennec, résistante originaire de Cerdon-du-Loiret et dont le nom a été donné à une école maternelle en région parisienne. De là est partie une « mini-enquête hyper intéressante » pour ces habitants de Pantin.

C’est un bel exemple de travail de mémoire. Celui mené par un petit groupe de parents d’élèves de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Au début de l’année 2025, à l’occasion des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, ils se sont penchés sur l’histoire d’Hélène Cochennec, dont le nom a été donné à l’école maternelle de leurs enfants. Cette Loirétaine, originaire de Cerdon-du-Loiret, en Sologne, a vécu entre Blancafort, à la lisière entre le Cher et le Loiret, mais aussi en région parisienne, où elle s’est installée avec son mari. Pendant la guerre, tous les deux sont entrés dans la Résistance. Une histoire encore assez peu connue du grand public et qu’Elsa Foucraut, membre de ce groupe de parents d’élèves, tente encore de découvrir dans les moindres détails.

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Programme du Musée départemental de la Résistance & de la Déportation

Programme du Musée départemental de la Résistance & de la Déportation

Le programme du Musée départemental de la Résistance & de la Déportation

Découvrez l’exposition « Quand la Mémoire rencontre l’Histoire. 50 ans de collections » durant les vacances, participez à un circuit dans Toulouse « Dans les pas des femmes résistantes » ou une conférence sur Joséphine Baker, dimanche 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Activités pour enfants/ados au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation : pendant les vacances, le musée propose du mardi au samedi – et le dimanche 8 mars – une activité gratuite par jour pour les enfants et ados à partir de 10 ans. Livret-jeux, atelier codes et espionnages ou initiation à la sérigraphie, il y en a pour tous les goûts et tous les âges au MDR&D. Une manière ludique et pédagogique de découvrir l’histoire pendant les vacances. Informations.

Le goûter sera offert aux apprentis résistants à 16h.

Sans inscription sauf pour le stage d’initiation à la sérigraphie.

SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne.

Saint-Claude : le musée de la Résistance et de la Déportation transformé dans un but éducatif

Saint-Claude : le musée de la Résistance et de la Déportation transformé dans un but éducatif

Dans le cadre d’une mission proposée par le service éducatif des archives municipales de Saint-Claude, Anne Cardinale a commencé la refonte du musée, situé place de la Halle. Dans le but de créer des outils pédagogiques.
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Les colombes, symbolisant la paix, ont été réalisées en 2025 par la classe de CM1-CM2 de l’école Saint-Oyend, avec leur enseignante, Amélie Berger.  Photo Isabelle Manzoni

« L’idée est également de faire appel aux personnes qui possèdent des documents personnels (objets, photos avec le nom des résistants ou déportés), comme une convocation au STO (Service du travail obligatoire en Allemagne) ou bien une carte de ravitaillement… », rappelle Anne Cardinale, professeur d’histoire-géographie et missionnée par la Draeac (Délégation régionale académique pour l’éducation artistique et culturelle), organisme qui vise d’autres centres artistiques et culturels sur tout l’hexagone.

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Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Publié le 17/02/2026

Passeur de mémoire, Henri Mosson était le doyen des survivants du seul camp nazi du territoire français. Décédé à 101 ans, il a passé sa vie à transmettre son histoire en témoin de la résistance et de la déportation.

Un engagement dès la jeunesse

Originaire du village de Boux-sous-Salmaise en Côte-d’Or, Henri Mosson s’est engagé très tôt dans la résistance. C’est sous la fausse identité de Raoul Desbois qu’il intègre un maquis près de Dijon. Dénoncé pour avoir récupéré des armes à destination des combattants clandestins résistants, il est arrêté par la Gestapo et torturé dans l’espoir de le faire parler, ce qu’il refusera de faire.

De la condamnation à la déportation

Le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, il est frappé d’une condamnation à mort qui sera finalement transformée en déportation selon le décret « Nuit et brouillard » qui a pour objectif de faire disparaitre les résistants dans le secret plutôt que de les exécuter au risque d’en faire des martyrs. Il est envoyé au camp de concentration Natzweiler-Struthof en Alsace, allemande à ce moment-là, puis au camp de Dachau juste avant la libération par les Américains.

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