Auteur/autrice : JNR-CPL

Le matin du 11 avril 1945…

Le matin du 11 avril 1945…

 

Le 11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré, sur fond d’insurrection armée organisée par une partie des déportés.

Le matin du 11 avril, des unités américaines avancent en direction du camp. À 10 heures, les SS reçoivent l’ordre de quitter les lieux. Le Comité international du camp mobilise ses résistants et commence à distribuer des armes cachées. À midi, les commandants SS et les gardes s’enfuient. Vers 14 h 30, les chars américains traversent le complexe SS sans s’arrêter. Les détenus armés prennent le contrôle du camp et maîtrisent les derniers SS. Une heure plus tard, des éclaireurs des 4e et 6e divisions blindées sont les premiers soldats américains à atteindre le camp. 21 000 détenus sont libérés dont quelque 900 enfants et adolescents.

Le même jour, le camp de Mittelbau-Dora et le kommando de Nordhausen sont découverts par des soldats de la 1ere armée américaine. Seuls 500 détenus y sont encore. Le camp et l’usine où étaient construits les V2 sont intactes. La quasi-totalité des détenus avait été évacuée les jours précédents vers le camp de Neuengamme.

Évènement : « In Liebe, Eure Hilde » (Berlin, été 42)

Évènement : « In Liebe, Eure Hilde » (Berlin, été 42)

In Liebe, Eure Hilde (Berlin, été 42)
Maison Heinrich Heine
27C, boulevard Jourdan, Paris 14e
Le lundi 13 avril 2026
À 20 h

Le film sera introduit par une discussion avec Mechthild Gilzmer, professeure et commissaire de l’exposition « Résistance, Répression, Déportation. Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück (1942-1945) », présentée au Mémorial des martyrs de la Déportation à Paris du 8 mars au 8 mai 2026.
Drame historique, Allemagne, 2024, 124 min, vostfr
réalisé par Andreas Dresen
avec Liv Lisa Fries, Johannes Hegemann et Alexander Scheer
Alors que la guerre fait rage, Hilde rencontre Hans. Elle tombe amoureuse de lui et s’engage à ses côtés dans un réseau de résistance clandestin chargé de transmettre des informations à l’Union soviétique par radio, que les nazis surnomment « l’Orchestre rouge ». Malgré le danger permanent qui pèse sur elle, Hilde vit un été d’une intensité et d’un bonheur rares. À l’automne, lorsque la Gestapo démantèle le réseau, elle est arrêtée à son tour, enceinte.
Le film sera introduit par une discussion avec Mechthild Gilzmer, professeure et commissaire de l’exposition « Résistance, Répression, Déportation. Femmes de France au camp de concentration de Ravensbrück (1942-1945) », présentée au Mémorial des martyrs de la Déportation à Paris du 8 mars au 8 mai 2026.

Sur le même thème :
“Survivre là où on ne survit pas” : Femmes de France au camp de Ravensbrück le 6 mai à 19h30
Les Femmes de Ravensbrück, séance du ciné-club le 11 mai à 20h

Commémoration de la rafle d’Izieu

Commémoration de la rafle d’Izieu

Une cérémonie de recueillement en mémoire des 44 enfants et des 7 adultes arrêtés lors de la rafle d’Izieu est organisée le 3 avril au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot.

Contexte historique

Le 6 avril 1944, 44 enfants âgés de 4 à 17 ans et 7 adultes sont arrêtés puis déportés sur ordre de Klaus Barbie, responsable à la Gestapo de Lyon. À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Aucun des enfants ne survécut. Seule Léa Feldblum en est revenue, elle témoignera lors du Procès Barbie en 1987.

La rafle d’Izieu demeure l’un des crimes les plus emblématiques perpétrés en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle incarne, à jamais, l’innocence brisée et la barbarie antisémite, et rappelle avec force l’exigence de vigilance face à toutes les formes de haine et d’exclusion.

Des élèves de CM1-CM2 de l’école Berlioz (Lyon 9ᵉ) participeront à cette cérémonie co-organisée par la Ville de Lyon et l’association « Fils et filles de Déportés Juifs de France », témoignant de la nécessité de porter cette mémoire auprès des jeunes générations.

La cérémonie se tiendra le vendredi 3 avril à 10 heures, au Mémorial des 44 enfants d’Izieu, place Carnot (côté rue Victor Hugo) – Lyon 2ᵉ.

 

Plusieurs temps de mémoire en écho à cette commémoration

  • Jeudi 2 avril, de 18h30 à 20h :  le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) organise une conférence intitulée « Les enfants juifs déportés de la région lyonnaise : itinéraires personnels et parcours de la colonie d’Izieu »
    Sur inscription : En savoir plus

 

  • Lundi 6 avril : Cérémonie à Brégnier-Cordon et à la Maison d’Izieu
    10h45 – 11h : Moment commémoratif devant la stèle de la Bruyère à Brégnier-Cordon
    11h15 – 12h : Cérémonie devant la Maison d’Izieu
    En savoir plus
Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Dijon : Une exposition d’objets de victimes du nazisme

Jusqu’au 30 avril, au centre-ville, le service des Archives municipales et les Arolsen Archives présentent «Stolen Memory». Plus de mille familles de propriétaires de ces objets ont été retrouvées en dix ans. Accès libre, visite commentée sur inscription.

La Ville de Dijon accueille l’exposition itinérante « #StolenMemory » dédiée à la mémoire des déportations, dont la journée nationale du souvenir se tient chaque dernier dimanche d’avril.

Réalisée et prêtée par les Arolsen Archives, centre international sur les persécutions nazies dont le siège est en Allemagne, elle présente les effets personnels confisqués aux déportés à leur arrivée dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale.

A travers objets et documents, elle retrace les parcours de vie et cherche à identifier leurs propriétaires lorsque cela n’a pas encore été possible.

Depuis 2023, cette exposition a déjà été présentée en France au Panthéon, au Conseil de l’Europe et dans plusieurs grandes villes de France.

Exposition en accès libre
place de la Sainte-Chapelle,
du 1er au 30 avril
de 10h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite

Visites commentées de l’exposition

Durée : 1 heure par une médiatrice culturelle des Archives municipales

 

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Le Mémorial de la Résistance et de la Déportation va déménager en 2027 : l’association dissoute

Le Mémorial de la Résistance et de la Déportation va déménager en 2027 : l’association dissoute

Inauguré en 1999, le Mémorial de la Résistance et de la Déportation vit sa dernière année dans ses locaux actuels. L’association, qui gère et anime ce lieu de mémoire, prépare son déménagement programmé en 2027 dans l’immeuble Emile-Loubet. Faute de relève, Jean-Michel Blanchardon, le président, annonce la fin de la structure. La Ville devrait prendre le relais.

Le temps fait son œuvre. Inexorablement. Le 25 avril 1999, le Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire, situé rue du Théâtre, aux Ursules, a été inauguré par la Ville, en présence de ses membres fondateurs, anciens résistants et déportés (Joseph Sanguedolce, Claudius Volle, Théo Vial-Massat, Lucien Neuwirth, Ado Raimond, Camille Pradet, Baptiste Beaulaygue, Violette Maurice, Maurice Falissard, Janine Silberberg…).

À l’aube de son vingt-septième anniversaire, le musée, conçu dans un esprit de pédagogie et de transmission, est orphelin, depuis plus d’une dizaine d’années, de ces témoins directs de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale et de la barbarie des camps de concentration.

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Une exposition sur les résistants et déportés de la Vendée

Une exposition sur les résistants et déportés de la Vendée

L’exposition « Visages de la Résistance et de la déportation en Vendée », conçue par l’Association pour un mémorial de la Résistance et de la déportation en Vendée (AMRDV), créée en 2013, présente, sur fond d’histoire de la Seconde Guerre mondiale et des événements qui se sont déroulés durant cette période en Vendée, des portraits d’hommes et de femmes qui se sont levés contre l’occupation nazie. Opposés à l’armistice de juin 1940 et au régime de Vichy, ils se sont engagés pour défendre l’indépendance et la liberté de la France, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

L’exposition préfigure le projet d’un mémorial départemental de la Résistance et de la déportation en Vendée. Le projet de ce lieu était porté depuis 1995 par Gaston Marceteau, résistant déporté à Buchenwald.

Une cinquantaine de portraits sont exposés ainsi que des panneaux présentant cette période noire de notre histoire. L’association est preneuse de toute information qui viendrait compléter ses recherches.

Exposition jusqu’au 14 avril inclus, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h, salle du conseil de la mairie. Contact : amrdv@laposte.net

 

Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Exposition : « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 »

Le camp de Ravensbrück, les conditions de « vie » en son sein, le portrait aussi de femmes y ayant été déportées pour faits de Résistance. Tel est le contenu de l’expo conçue par les Archives nationales et présentée par le Musée de la Résistance et de la Déportation jusqu’en juin.

Entre janvier 1942 et septembre 1944, l’opposition au régime nazi a valu à quelque 9 000 femmes – parmi lesquelles 7 000 au camp de concentration de Ravensbrück – d’être déportées en Allemagne. Sur les dizaines de milliers de détenues au camp, 1 500 étaient françaises. Autant de femmes sous surveillance bien avant leur arrestation, au motif de leur engagement contre l’oppression. Parmi elles il y a eu Pierrette Brochay, Rose Deville, Germaine Coupat, Lucienne Volland, qui à leur retour ici ont conté les conditions de leur enfermement, le quotidien au camp et la façon dont elles sont parvenues à vivre malgré tout. L’exposition s’intéresse aussi à l’après. À la reconstruction, et à la transmission telle que s’y sont attelées ces survivantes. Pour ne jamais oublier.

Déportées à Ravensbrück, 1942-1945
Jusqu’au 17 juin, au Musée de la Résistance et de la Déportation

Autour de l’expo :
• Conférence Les femmes déportées de France, par Philippe Mezzasalma
Jeudi 9 avril à 18 h (gratuit, durée 1 h 30)
• Spectacle Il se passe quelque chose de bizarre avec les rêves, par la cie Golem théâtre
Trois comédiens font revivre les souvenirs de cinq témoins, cinq anciens enfants de la Maison d’Izieu, pour conter l’histoire d’une Europe écartelée.
Samedi 25 avril à 15 h, salle André-Malraux (sur réservation, dès 8 ans)
• Spectacle Avant la nuit, par la Compagnie du bord de l’eau
La compagnie met en scène le témoignage de Rose Deville arrêtée à Chougeat et déportée à 22 ans. La voix de Sophie Haudebourg met en relief ce texte brut, sans retouche et saisissant.
Samedi 23 mai à 20 h (sur réservation, dès 12 ans)
• Visites guidées jeudi 9 avril à 17 h et jeudi 16 avril à 15 h, LSF dimanche 6 juin à 15 h

Cette exposition poignante retrace le destin de résistantes françaises déportées

Cette exposition poignante retrace le destin de résistantes françaises déportées

Depuis le 20 mars, le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain fait revivre l’itinéraire de femmes déportées au camp de Ravensbrück pendant le Seconde Guerre mondiale.

Entre janvier 1942 et septembre 1944, 9 000 femmes vivant en France ont été déportées en Allemagne du fait de leur opposition au régime nazi. (© Dossier de presse Département de l’Ain)
Par Agence de presse APEI Publié le 27 mars 2026 à 16h38

Depuis le 20 mars, et ce, jusqu’au 17 juin 2026, le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain, situé à Nantua, au cœur du Haut-Bugey, présente l’exposition « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 » conçue par les Archives Nationales.

Cette exposition fait revivre l’itinéraire de femmes déportées depuis la France pour faits de résistance, d’abord en France, puis au camp de Ravensbrück, en Allemagne. Les documents et les objets originaux rassemblés dans ce parcours retracent les conditions extrêmes dans lesquelles ces femmes réussirent à vivre ou survivre.

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Au centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, la guerre racontée à hauteur d’enfant

Au centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, la guerre racontée à hauteur d’enfant

Au cœur du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, une nouvelle exposition invite à changer de regard sur la Seconde Guerre mondiale. Intitulée La Guerre en jeux , elle explore une thématique aussi sensible qu’inédite : l’enfance en temps de conflit, à travers le prisme du jeu et du jouet.

Derrière les vitrines, les visiteurs découvrent des objets anciens qui sont des fragments de vie. Ballons, jeux fabriqués de bric et de broc, albums illustrés ou jouets conservés précieusement :

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Cinq figures de la Résistance ont reçu une distinction honorifique

Cinq figures de la Résistance ont reçu une distinction honorifique

Cinq Marcellais (Morbihan), fusillés en 1944, se sont vus attribuer début mars 2026 à titre posthume, le titre de combattants volontaires de la Résistance.

Pour leur action dans la Résistance, l’Office national des Anciens combattants et de victimes de guerre a récemment annoncé que cinq figures de Saint-Marcel (Morbihan) ont été retenues en vue de l’attribution à titre posthume du titre de combattants volontaires de la Résistance. Il s’agit d’Yves Ayoul, Félix Guil, Emile Morel, Jean Morlas et Pierre Moussard.

C’est Stéphanie Trouillard, journaliste et spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, qui a épaulé les familles pour constituer le dossier en vue de l’obtention de ce qui n’est pas seulement une reconnaissance symbolique mais un acte de justice mémorielle, consent Jean-Claude Guil, historien et auteur local, dont le nom de son père Félix fait l’objet de cette reconnaissance officielle de la Nation.

Une étape avant la médaille
Constituer les dossiers demande un travail de longue haleine : il faut se déplacer, consulter les archives, solliciter des documents et aussi partir à la recherche d’éventuelles familles de ces héros de l’ombre. Des recherches fructueuses puisque nous avons retrouvé une nièce d’Yves Ayoul, habitant Limoges, un arrière-petits-fils de Jean Morlat qui habite Béganne, un membre de la famille de Emile Morel, qui habite Missiriac, le fils de Pierre Moussard, qui habite Malestroit, résume Jean-Claude Guil. La prochaine étape pour les familles sera de demander l’attribution de la médaille de la Résistance française auprès du Ministère des armées.

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