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Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

L’UCFAF (Union Culturelle des Arméniens de France), en partenariat avec l’ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance) et la JAF (Jeunesse Arménienne de France), vous invitent à une soirée d’hommage au Groupe Manouchian, vendredi 21 février 2020 à 20 h.

Centre culturel UCFAF, 6 cité du Vauxhall, Paris 10°, Métro République.

Cette soirée aura lieu 76 ans jour pour jour après l’exécution des 22 membres du groupe au Mont Valérien. Elle se déroulera autour du film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia:

« Julien Lauprêtre, solidarité, le sens d’une vie »,  en présence de la réalisatrice.

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Camp du Ruchard : appel à dons pour la construction d’un muret mettant la stèle en valeur

Camp du Ruchard : appel à dons pour la construction d’un muret mettant la stèle en valeur

Présentation du projet

 

À quelques kilomètres au sud d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), en bordure de la route forestière D132 reliant cette localité à Avon-les-Roche, en traversant le camp militaire du Ruchard, s’élève un monument du souvenir.

Nous souhaitons achever la restauration de ce lieu de recueillement, lié à un évènement qui marqua profondément la Touraine au cours de la guerre 1939-1945. Les 16 mai et 27 octobre 1942, dans une tranchée du camp militaire du Ruchard ont été fusillés 15 jeunes résistants. Les fusillés de mai étaient les premiers résistants exécutés par les  nazis sur la terre tourangelle.

Chaque premier samedi du mois d’octobre une cérémonie se déroule sur le site devant environ trois cents personnes (autorités civiles et militaires, enfants des écoles), une cinquantaine de porte-drapeaux, et avec le soutien musical de l’Harmonie de la Fuye de Tours.

La tranchée située dans  le camp du Ruchard où les résistants on été fusillés
 
Cérémonie  à la stèle du Ruchard le 5 octobre 2019

Origine du projet

En ce lieu, le 10 octobre 1982,  grâce à  une souscription publique à l’initiative du « Comité d’érection de la stèle du camp du Ruchard », association créée à cette occasion par des bénévoles membres de l’ANACR et de la FNDIRP départementales, une première stèle, dédiée à la mémoire des  15 résistants fusillés au camp du Ruchard les 16 mai et 27 octobre 1942, a été érigée pour  le  40e anniversaire de leur sacrifice.

L’inauguration  s’est déroulée en présence de représentants des autorités civiles et militaires, de nombreux élus, de deux délégations allemandes,  l’une de Senftenberg (ville de RDA jumelée avec Saint-Pierre-des-Corps), l’autre représentant l’Association des victimes du nazisme et la ligue antifasciste de Mulheim (ville de RFA jumelée avec Tours), d’un détachement de l’Ecole d’application du train de Tours, de musiciens de la 13 division militaire, ainsi que d’une foule considérable.

*  En 1992, la stèle en pierre dure est remplacée par une stèle en marbre (l’ancienne stèle est transférée au carré des fusillés du cimetière de  St Pierre-des-Corps en 2009, puis entièrement restaurée en 2015).

En étroite collaboration avec la direction du camp militaire, un panneau du souvenir est implanté sur les lieux  de l’exécution.

*  En 1993, 15 cyprès de Leyland sont plantés, entourant la stèle pour la mettre en valeur.

*  En 2007, l’association  de bénévoles, élargie aux  Familles de fusillés et victimes tourangelles de la barbarie nazie, forme  un nouveau « Comité de la stèle du camp du Ruchard – Mémoire des fusillés et massacrés de Touraine » qui prend le relais du Comité d’érection, poursuivant sa tâche, et élargissant le champ du travail de mémoire.

*  En 2009, le fléchage routier permettant d’accéder localement à la « stèle des résistants fusillés » est réalisé.

* En 2010, un panneau-mémoire, rappelant la Résistance en Touraine de 1940 à 1944 et les exactions subies par sa population, est installé près de la stèle, les militaires du camp du Ruchard assurant son implantation.

*  En 2012, une plaquette reprenant les éléments du panneau de 2010, à destination des mairies, bibliothèques, offices de tourisme … , tirée à 20 000 exemplaires, est diffusée dans le département.

*  En 2018, il est décidé d’abattre la haie devenue trop importante (6m de hauteur et 4 à 5m d’épaisseur), présentant des marques de vieillissement (zones brunes), et donnant lieu à des frais d’entretien prohibitifs pour le modeste budget annuel du comité.

Les hommes du camp du Ruchard se chargent gracieusement de l’opération.

* En 2019, le comité finance la réalisation d’une fondation en diorite et de son drainage en vue de l’édification d’un muret délimitant l’espace autour du monument,  en remplacement de la haie.

Ces travaux et ces réalisations ont pu être menés à bien par le Comité grâce aux aides permanentes des villes de Saint-Pierre-des-Corps et Tours, et à celles plus ponctuelles de la Région Centre, du Conseil départemental, du Souvenir français … voire du Ministère des Anciens combattants.

C’est en raison de la diminution de ces subventions publiques que nous lançons cet appel aux dons par l’intermédiaire du site Helloasso.

Pour conclure, il n’est pas inutile de souligner que le sang des fusillés a marqué à jamais le sol du Ruchard. Ainsi, depuis 1982, les responsables du camp ont toujours soutenu le travail de mémoire des bénévoles, assuré le parfait entretien de la « tranchée des fusillés » – lieu des exécutions – , présenté quand cela était  possible un piquet d’honneur aux cérémonies, accueilli dans les locaux du camp bien des vins d’honneur  généreusement offerts par les gestionnaires de la commune d’Avon-les-Roches qui  ont toujours veillé à la propreté du site de la stèle.

Ces aides matérielles facilitent grandement le travail des membres du Comité et les incitent à mener à bien leur projet de restauration du site afin de poursuivre dans la voie tracée par Max NEVERS, président du « Comité d’érection », concluant ainsi l’inauguration du 10 octobre 1982 : « La jeunesse de notre pays doit connaître les combats et les espoirs de la Résistance…. Cet héritage est notre richesse que nous dédions à cette jeunesse, gardienne de nos libertés chèrement acquises, et nous l’invitons, en souvenir des nombreuses victimes, à continuer notre combat ».

La stèle  en 2018 avant l’abattage de la haie
 
 
L’environnement actuel de la stèle en octobre 2019

Le projet de muret entourant la stèle

A quoi servira l’argent collecté ?

Le budget global pour la rénovation du site de la stèle s’élève à 12 000 euros. Nous avons pu en financer la majeure partie, mais les frais de construction du muret dépassent nos capacités budgétaires.

Pour l’achèvement des travaux il apparaît nécessaire de collecter 3 000 €.

Nous rappelons que le « Comité de la Stèle du camp du Ruchard – Mémoire des fusillés et massacrés de Touraine », association n° W372007005 – identifiant SIRET 500 061 452 00024, est un organisme d’intérêt général à caractère culturel et but non lucratif.

Notre équipe

Andrée Deroche (fille de fusillé au camp du Ruchard) présidente du comité – Suzanne Plisson (déportée) vice-présidente – Jean-Maurice Pialeport (fils de résistant) secrétaire – Claudette Sornin (belle-fille de fusillé) trésorière –  Hélène Bieret (fille et nièce de fusillés au camp du Ruchard et au Mont Valérien) trésorière adjointe – Michel Beaufils (fils de fusillé au camp du Ruchard) – Jean-Michel Chauvière (fils de déporté) –  André Maillet (fils de déporté) – Daniel Gonon (petit-fils de déporté) – Christian Bourdon (cousin de fusillé au camp du Ruchard) – Jean Soury (président de l’ANACR d’Indre-et-Loire – ancien résistant).

Pour en savoir plus sur l’histoire de la stèle du Ruchard :

http://adirp37-41.over-blog.com/2018/09/les-fusilles-de-touraine-la-stele-du-ruchard.html

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand, 6 février 2020-6 février 2020, Tergnier.

Résistance(s), Cie Nomades centre culturel François Mitterrand, le jeudi 6 février à 20:30
Résistance(s) conte l’histoire de deux jeunes filles au moment des heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale et du nazisme. L’une est française, l’autre allemande. La première cache une amie juive, la seconde milite au sein du mouvement de Munich « La rose blanche ». Deux jeunes filles aux destins différents et éloignés, qui se trouvent pourtant réunies dans une même lutte. Résistance. Sur réservation. Tarif plein 8€ / tarif réduit 4€ / gratuit pour les -12 ans
Un spectacle sur les destins croisés de deux jeunes femmes durant les heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale
centre culturel François Mitterrand 7 rue Marceau 02700 Tergnier

Retrouvées par hasard, 5 000 photos cachées de la guerre civile espagnole

Retrouvées par hasard, 5 000 photos cachées de la guerre civile espagnole

Publié le

Choqué par la guerre, le Catalan Antoni Campañà avait toujours refusé de publier ses témoignages photographiques du conflit d’il y a quatre-vingt ans. Elles ont finalement été retrouvées au fond d’un garage d’une maison de famille.

Selon le quotidien catalan La Vanguardia, il s’agit “du dernier grand trésor photographique de la guerre civile espagnole” (1936-1939). Lors de la démolition d’une maison ayant appartenu à Antoni Campañà sont apparues, au fond du garage, deux boîtes rouges contenant plus de 5 000 photos, la plupart des négatifs, mais également plusieurs centaines de tirages.

Des clichés traumatisants

Le photographe, mort en 1989, avait publié quelques photos du conflit à Barcelone, notamment pour La Vanguardia, puis avait cessé. “Il était républicain, démocrate et croyant, écrit le site El Diario.es. Mais l’expérience traumatisante du conflit ainsi que l’utilisation [à des fins de propagande] que faisaient les deux camps de ses photos ont fait qu’il a préféré les oublier.” “Il n’a jamais voulu que l’on apprenne qu’il avait fait de photos de la guerre”, témoigne son fils Antoni dans La Vanguardia.

Aujourd’hui une sélection de ces photos “cachées” vient de faire l’objet d’un livre, en catalan, publié par l’éditeur barcelonais Comanegra : La Capsa Vermella (“La Boîte rouge”). Les photos ont été sélectionnées, expliquées et contextualisées par le journaliste Plàcid Garcia-Planas, l’historien Arnau Gonzàlez i Vilalta et le photographe David Ramos.

“Mais pourquoi, alors qu’Antoni Campañà ne voulait plus entendre parler de ces photos, ne les a-t-il pas détruites ?” s’interroge La Vanguardia. Le quotidien évoque une explication possible :

Même si elles étaient pleines de tristesse et d’amertume, les détruire aurait signifié détruire son regard. Se détruire lui-même.

CONFÉRENCE “POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION”

CONFÉRENCE “POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION”

LES RENDEZ-VOUS DU MONT-VALÉRIEN

QUATRIÈME ÉDITION

CONFÉRENCE DE JEAN-MARC BERLIÈRE
POLICES ET POLICIERS SOUS L’OCCUPATION
MERCREDI 5 FÉVRIER À 18H30

Conférence d’ouverture de cette quatrième édition des Rendez-Vous du Mont-Valérien, l’intervention de Jean-Marc Berlière, historien, spécialiste de l’histoire des polices, portera sur le sujet à la fois complexe mais nécessaire Polices et policiers sous l’Occupation. Issus de plus de 30 années de recherches, les travaux de Jean-Marc Berlière permettront d’aborder ce pan de notre Histoire, délicat, encombré d’idées reçues et d’en cerner les nuances.

Polices et policiers sous l’Occupation

L’État français, autoritaire, antidémocratique et antisémite, porteur d’un projet idéologique fondé sur l’exclusion de « l’antifrance », a porté un intérêt constant à la police qui constituait – avec la Justice – un des seuls instruments régaliens dont il disposait pour affirmer sa souveraineté face à l’occupant. Il va donc réformer cet instrument hérité de la IIIe République et charger polices et policiers de missions inédites en contradiction avec les principes républicains. Confrontés à cette dérive des missions et des pratiques, comment ont réagi des policiers acculturés au « devoir d’obéissance » et au respect de la loi ?

L’intervenant

Jean-Marc Berlière est professeur émérite d’histoire contemporaine. Historien des polices, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Polices des temps noirs (Perrin, 2018) préfacé par Patrick Modiano et Policiers français sous l’Occupation (2e édition, Perrin / Tempus, 2011)

Présentation de l’exposition | Désobéir pour sauver, des policiers et des gendarmes
« Justes parmi les nations »

Hommage aux 68 policiers et gendarmes « Justes parmi les Nations » et à leurs nombreux collègues restés à ce jour anonymes, cette exposition révèle les parcours de ces hommes et ces femmes dont les chemins se sont croisés aux heures les plus sombres de notre Histoire. Elle invite à réfléchir sur la responsabilité de l’État français dans la répression antisémite et la déportation des Juifs de France.

Inscription

« Les rendez-vous du Mont-Valérien » sont organisés par le Mémorial du Mont-Valérien (Haut lieu de la mémoire nationale du ministère des Armées), la Préfecture des Hauts-de-Seine, avec le soutien de l’Éducation nationale et l’Association des professeurs d’Histoire et de Géographie.

Informations pratiques
5 février 2020 | 18h30 | Préfecture des Hauts-de-Seine
167-177 avenue Frédéric et Irène Joliot-Curie | Plan d’accès
Entrée gratuite | Inscription via ce formulaire

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

L’UCFAF (Union Culturelle des Arméniens de France), en partenariat avec l’ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance) et la JAF (Jeunesse Arménienne de France), vous invitent à une soirée d’hommage au Groupe Manouchian, vendredi 21 février 2020 à 20 h.

Centre culturel UCFAF, 6 cité du Vauxhall, Paris 10°, Métro République.

Cette soirée aura lieu 76 ans jour pour jour après l’exécution des 22 membres du groupe au Mont Valérien. Elle se déroulera autour du film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia:

« Julien Lauprêtre, solidarité, le sens d’une vie »,  en présence de la réalisatrice.

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Benjamin Stora répond aux critiques des « Hommes libres »

Benjamin Stora répond aux critiques des « Hommes libres »

Le film « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi, sur la mosquée de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, déclenche une polémique entre historiens. Benjamin Stora, spécialiste de l’Algérie, qui fut conseiller historique lors de la réalisation de ce film, a vivement réagi à la tribune, diffusée par Rue89 la semaine dernière, contestant la véracité du film.

Benjamin Stora nous a adressé des remarques concernant la tribune de Michel Renard, lui aussi historien, reprenant point pas point les critiques de son confrère.

Il est écrit par Michel Renard, en préambule de ce texte publié par Rue89 :

« Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D’autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. »

Benjamin Stora :

« C’est très exactement ce que montre le film “ Les Hommes libres”. »