Auteur/autrice : JNR-CPL

Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six lycéens sur les traces d’un résistant déporté au camp d’Auschwitz

Six élèves d’Abbeville travaillent sur le parcours de René Boulanger, un résistant déporté à Auschwitz. Ils préparent un livre sur l’histoire de ce résistant.

Lycéens mais également ambassadeurs de la mémoire. Six élèves en classe de Terminale (trois en Professionnel et trois en Général) du lycée Boucher-de-Perthes d’Abbeville (Somme) travaillent, en plus de leur emploi du temps classique, sur l’histoire d’un résistant abbevillois.

Des jeunes portant un intérêt certain pour l’histoire et ceux qui l’ont faite qui ont décidé de retracer le parcours de René Boulanger. Un résistant arrêté à Abbeville en octobre 1941 avant d’être déporté à Auschwitz où il trouvera la mort en octobre 1942.

Les élèves
« Nous avons répondu à un appel à projet de la Région Hauts-de-France avec le mémorial de la Shoah et l’Académie d’Amiens » expliquent leurs professeurs Isabelle Richard (histoire-géo au lycée général) et Anne-Brigitte Berger (lettres-histoire au lycée professionnel).

Le groupe d’élèves va se muer en enquêteurs et en historiens pour retrouver les différents faits ayant marqué la vie de René Boulanger.

LIRE LA SUITE

« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

« Notre salut », « Les Rayons et les Ombres », « La Bataille de Gaulle » : comment expliquer le regain d’intérêt du cinéma pour l’Occupation ?

Depuis quelques mois, une vague de films s’empare de la période de l’Occupation et de la collaboration et remporte l’adhésion du public. À l’occasion de la sortie ce mercredi 30 septembre de « Notre salut », d’Emmanuel Marre, des historiens décryptent ce phénomène, en dialogue avec les œuvres du passé.

Imaginons un instant ce que pourrait être la cérémonie des Césars 2027. Quatre films français, portés par quatre acteurs populaires, concourraient pour la statuette du meilleur film ou de la meilleure interprétation masculine. Leur point commun ? Ils portent tous sur la Seconde Guerre mondiale, avec une focale resserrée sur l’Occupation et la collaboration.

En un peu plus de six mois, les productions françaises se sont emparées de cette période historique hautement inflammable et ont rempli les salles : Les Rayons et les Ombres, de Xavier Giannoli, biopic de Jean Luchaire et sa fille Corinne, avec Jean Dujardin en patron de presse collabo ; les deux volets de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, inspirés des travaux de l’historien anglais Julian Jackson, avec Simon Abkarian dans le rôle-titre ; Moulin de Laszlo Nemes, en compétition au Festival de Cannes (qui sort en salles le 28 octobre), dans lequel Gilles Lellouche incarne le patron de la Résistance intérieure et enfin Notre salut, d’Emmanuel Marre, prix du scénario à Cannes, sur les écrans cette semaine, où Swann Arlaud interprète Henri Marre, fonctionnaire sous Vichy et arrière-grand-père du cinéaste.

LIRE LA SUITE

Suite, et hélas certainement pas fin

Suite, et hélas certainement pas fin

Après R Vautier à Elne, H Bassis dans le collimateur du maire de Champigny, le vote antisémite et anticommuniste à Bergerac contre Hélène Sapir, à Billy Montigny le maire R-Haine retire le nom de Léon Delfosse de centre culturel.
C’est la Résistance dans son ensemble au travers de sa composante ouvrière et communiste qui est visée par les forces de la réaction , l’ultra et celle dite classique mais se glissant avec délice vers l’ultra.
Militant syndical CGTU avant guerre, mobilisé en 39, Leon Delfosse est fait prisonnier en 1940, s’évada, puis reprit une activité clandestine.
Arrêté en 1943 et condamné à six ans de prison, il s’évada du camp d’Éperlecques en juillet de la même année.
Responsable régional du Nord pour les mineurs au sein du comité d’unité syndicale et d’action, il prépara la grève insurrectionnelle d’août 1944, puis participa au combat de Waziers du 31 août au 2 septembre 1944. Il termina la guerre avec le grade de Capitaine FFI.
À la Libération de nouveau mineur et militant syndical, responsable communiste, L.Delfosse fut nommé directeur général adjoint des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais. Il participa à la période de reconstruction et de relance de la production minière, souvent désignée comme la « bataille du charbon ». Il fut également président de la Fédération CGT du sous-sol.
De René Vautier à Léon Delfosse en passant par Henri Bassis et Hélène Sapir, la voilà la haine pétainiste ou (et) péri-pétainiste où l’anticommunisme reste avec un antisémitisme et une xénophobie permanentes le liant de leur purulente activité.
Les silences des ministres de l’intérieur et des anciens combattants en un domaine qui est de leur ressort est assourdissant.
Guy Hervy

Sur les pas de « Colette », une Franco-Britannique dans la Résistance gasconne

Sur les pas de « Colette », une Franco-Britannique dans la Résistance gasconne

Organisée par le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, la conférence donnée par Ian Purslow s’est tenue de 10 h à midi, mardi 21 juillet, au local des Mousquetaires à Auch, devant une salle comble venue écouter le récit d’une marche sur les traces d’Anne-Marie Walters, jeune agent franco-britannique du Special Operations Executive (SOE) durant la Seconde Guerre mondiale.

Intitulée « Moondrop in Gascony », en écho au titre du récit qu’Anne-Marie Walters publia dès 1946, la conférence retraçait le parcours de cette jeune femme de vingt ans, parachutée en janvier 1944 dans la région de l’Armagnac pour rejoindre le réseau WHEELWRIGHT de George Starr. Sous le nom de guerre de « Colette », elle devint agent de liaison dans le Gers, chargée notamment de préparer l’évasion vers l’Espagne d’aviateurs alliés abattus dans le Sud-Ouest — non sans mal, tant ses relations avec un George Starr décrit comme peu enclin à composer avec une jeune femme dans ce rôle furent, par moments, exécrables.

C’est ce dernier volet de son engagement qu’Ian Purslow et Sue Purslow ont choisi de revivre, en compagnie de Jan Dodd, Steve Eckett, Rod Little, Nick Stuart-Taylor et Paul Williams. Guidé par ce dernier, guide expérimenté des Pyrénées, le groupe a marché trois jours durant sur l’itinéraire d’évasion emprunté par Colette, du col des Ares (Haute-Garonne) jusqu’à Canejan, déjà en Espagne.

LIRE LA SUITE

Procès de Klaus Barbie : 40 ans après, la mémoire vive d’anciens élèves présents, dont le président de la cour d’appel de Basse-Terre

Procès de Klaus Barbie : 40 ans après, la mémoire vive d’anciens élèves présents, dont le président de la cour d’appel de Basse-Terre

Près de 650 collégiens et lycéens avaient assisté au procès historique du SS Klaus Barbie, à Lyon. Pour beaucoup d’entre eux, cet évènement a changé leur vie, comme le révèle une collecte de témoignages en cours 40 ans plus tard. Michaël Janas, président de la cour d’appel de Basse-Terre, en faisait partie.

Le 5 juin 1987, Michaël Janas, 14 ans, alors en 3ème à Lyon, « entre pour la première fois dans un palais de justice« , avec toute sa classe, lors d’une sortie scolaire préparée par son professeur d’histoire et géographie. La cour d’assises de Lyon, devant laquelle l’ancien chef de la Gestapo à Lyon et tortionnaire du chef de la Résistance Jean Moulin est accusé de crime contre l’humanité, une première en France, a en effet décidé d’ouvrir les audiences aux jeunes générations.

« La salle était bondée, entre les médias, les témoins et les familles, mais nous réservions 60 places chaque jour aux scolaires (…). C’était important, car on ne faisait pas ce procès pour raconter une page d’histoire, mais pour tirer les leçons de cette histoire. »

Extrait du récit de Jean-Olivier Viout, alors adjoint au procureur général Pierre Truche.

Ce 5 juin, ce n’est pas tant Barbie, « ce petit homme dans le box« , qui a marqué Michaël Janas, que « la très grande dignité des victimes« , déportés ou résistants.

« J’ai eu conscience de vivre un moment que je ne revivrai plus. Cela a contribué à ma trajectoire, car jamais je n’aurais imaginé devenir juge. »

Michaël Janas, président de la cour d’appel de Basse-Terre, en Guadeloupe.

LIRE LA SUITE

Varilhes : conférence « Les auxiliaires français des services de répression allemands » – 30 septembre

Varilhes : conférence « Les auxiliaires français des services de répression allemands » – 30 septembre

Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes aura le plaisir de vous accueillir mercredi 30 septembre à 20h30 pour une conférence intitulée « Les auxiliaires français des services de répression allemands ».

Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes aura le plaisir de vous accueillir mercredi 30 septembre à 20h30 pour une conférence intitulée « Les auxiliaires français des services de répression allemands ».
Gilles Morin, chercheur associé au Centre d’histoire sociale de l’Université Paris I, reviendra sur le rôle capital joué par les supplétifs français de la Gestapo dans la répression de la Résistance et la persécution des juifs durant l’Occupation.

mercredi 30 septembre 2026 –  20h30

Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Varilhes

Cette conférence est gratuite et ouverte à tous.