Auteur : JNR-CPL

Hommage aux résistants

Hommage aux résistants

Samedi 13 février à 14 h 30 place Jean-Losq, la mairie et le comité du souvenir des fusillés de Nantes et Châteaubriant organisent un hommage aux résistants Renée et Jean Losq, à l’occasion des commémorations du procès des 42 de 1943. Après le drame des 50 otages en octobre 1941, les Allemands menèrent une opération d’envergure contre la résistance communiste française et espagnole, d’août 1942 à janvier 1943. Les arrestations aboutirent au procès des 42. Après un jugement sommaire, 37 d’entre eux furent condamnés et exécutés de janvier à mai 1943. Parmi eux, Jean Losq.

Son épouse, Renée Losq, fut emprisonnée avant d’être envoyée en camps de concentration. Elle fut libérée en 1945 et s’installa à Sainte-Luce. Dans les années 80 et 90 jusqu’à sa disparition en 2003, elle devint la mémoire locale de la résistance et de la déportation, militant au sein de l’ARAC.(Association républicaine des anciens combattants). En raison du contexte sanitaire, la cérémonie se tiendra en comité restreint et retransmise en direct sur la page Facebook de la Ville.

Seine-et-Marne : une rue porte son nom à La Ferté-sous-Jouarre, mais qui était Michel Fauvet ?

Seine-et-Marne : une rue porte son nom à La Ferté-sous-Jouarre, mais qui était Michel Fauvet ?


La seule rue Michel-Fauvet de France se situe à La Ferté-sous-Jouarre. En réalité, rien d’étonnant que la ville ait souhaité lui rendre hommage. Mais qui était-il ?

Par Margaux Desdet Publié le 3 Fév 21 à 7:28

 

Cela vous dit sûrement quelque chose, puisqu’une rue porte son nom à La Ferté-sous-Jouarre. Celle reliant la place de l’Hôtel de ville à la D603, à quelques pas de la gare. Mais connaissez-vous Michel Fauvet, à qui la Ville a voulu rendre hommage ?

Natif de La Ferté-sous-Jouarre et fils d’instituteurs, Michel Fauvet (alias Joseph), né le 21 juin 1920, était un résistant français, reconnu comme l’un des piliers de l’organisation seine-et-marnaise.

Grâce à son poste de contrôleur des lignes téléphoniques des P.T.T. (Postes, Télégraphes, Téléphones), il a notamment été repéré pour collaborer pour le réseau de résistants « Hector », ainsi que pour la branche résistante du colonel Glaize, dans le renseignement entre autres.

Fusillé quelques jours avant la Libération
En 1942, il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et participa à des opérations de sabotage en Seine-et-Marne.

Arrêté sur dénonciation à l’été 1944, alors qu’il s’apprêtait avec l’un de ses compagnons résistants, à faire sauter un dépôt de munitions allemand à Charnesseuil (Saint-Cyr-sur-Morin), il a été emmené, torturé, puis exécuté au château de Morsains, dans la Marne.

À 24 ans, et une semaine seulement avant la Libération du nord de la Seine-et-Marne.

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Marseille : Reine Chouraqui a été une grande résistante

Marseille : Reine Chouraqui a été une grande résistante

C’est avec une infinie tristesse que nous apprenons la disparition de Reine Chouraqui, à l’âge de 96 ans. Femme engagée, courageuse, résistante de la première heure, elle était connue et appréciée de tous. Si c’est en Algérie qu’elle était née dans une famille juive, c’est dans le quartier Saint-Pierre, à Marseille, qu’elle grandit. À 19 ans, elle entre dans la Résistance française au service des FTPF (francs tireurs et partisans français) pour lesquels elle transporte des messages codés. En juin 1944, arrêtée lors d’une mission spéciale, elle est torturée par des Allemands. En 1947, elle rencontre le second américain du bateau Exodus, qui emmenait illégalement des juifs en Palestine. De cet amour naîtra Bernard Marks Jr. La cérémonie aura lieu au cimetière de La Salle à Bouc-Bel-Air.

 

Disparition d’un des derniers résistants du « Maquis Antoine »

Disparition d’un des derniers résistants du « Maquis Antoine »

L’Association des Amis de la Résistance du Ségala Tarn- Aveyron ayant participé à la libération du Carmausin et Les Compagnons de Villelongue et Amis du Maquis-Antoine Tarn Aveyron, groupe Vény, ont le regret d’annoncer la disparition d’un des derniers résistants tarnais et aveyronnais, en la personne de Georges Angles.


Après son brevet d’hôtelier et plusieurs stages dans des hôtels toulousains, il fut réquisitionné par le commandant Antoine Pech de Carmaux et chef de maquis du même nom. Il devint chef cuisinier au dernier poste de commandement du maquis au château de la Planque situé sur la commune de Pradinas en Aveyron, non loin de Naucelle, Sauveterre, Albagnac et Villelongue- Cabanès.

Les derniers parachutages de matériels et armements au cours de la libération de Carmaux furent réceptionnés sur ce site et Villelongue. Il participa à la libération de Carmaux non par les armes mais par ses ravitaillements pendant la bataille de Carmaux.

Il continua à servir la résistance en poursuivant sa route vers l’Allemagne avec les troupes du commandant Antoine qui avait formé son Bataillon. Il servit le bataillon toujours comme chef cuisinier.

À son retour du front alsacien où le Bataillon Antoine avait intégré l’Armée du Général de Lattre de Tassigny, et après avoir travaillé dans les grandes hostelleries parisiennes, il prit dans les années 1950 la succession de son père et a grandi à l’Hostellerie du Viaduc du Viaur sur la commune de Tauriac-de-Naucelle.

Il vint s’installer en 1971 à Albi avec son épouse pharmacienne.

Les deux associations des Amis de la Résistance du Ségala Tarn et Aveyron viennent par ces quelques lignes présenter aux proches de Georges Angles leurs sincères condoléances et le respect que l’on doit à ce partisan de la liberté qui a servi la Résistance française.
CORRESPONDANT

Dordogne : disparition du grand résistant communiste René Chouet

Dordogne : disparition du grand résistant communiste René Chouet

Mercredi 3 février 2021 à 11:52 – Mis à jour le mercredi 3 février 2021 à 12:08 -Par France Bleu Périgord, France Bleu Périgord

On apprend ce mercredi 3 février, la disparition de René Chouet. Ce Périgourdin, résistant, rescapé des camps de la mort et militant communiste est décédé

On a appris ce mercredi 3 février, la disparition de René Chouet, il avait 97 ans. Ce Périgourdin est né à Périgueux le 29 mai 1924 dans une famille ouvrière. Il a été résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, c’est pour cette raison qu’il a été déporté par les nazis en Allemagne puis en Autriche dans trois camps différents (à Melke, Mauthausen et Ebensée) entre le 6 avril 1944 et le 24 mai 1944 selon Le Maitron, le dictionnaire autobiographique du mouvement ouvrier, dirigé par Claude Pennetier.

René Chouet avait été interviewé en 2013 par Sophie Piette sur France Bleu Périgord à l’occasion de la sortie de son livre « Sous les plis du drapeau rouge, les combats et les espoirs d’un survivant de Mauthausen »

René Chouet a milité au Parti communiste depuis août 1945. Il a été également le secrétaire départemental du parti de la Dordogne. Il a siégé au secrétariat fédéral communiste entre 1952 et 1968 en seconde position. Il est resté au bureau fédéral jusqu’en 1985 avant de devenir président de la commission fédérale de contrôle financier jusqu’en 1994.

Toute sa vie, René Chouet a témoigné de la mémoire Résistance et communiste. Il s’est rendu dans de nombreuses écoles pour raconter son histoire aux nouvelles générations.

Vous retrouvez ICI un entretien de près d’une heure et demi réalisé par Mémoires de résistance, site du département de la Dordogne. B

6 femmes Compagnons de la LibératioN

6 femmes Compagnons de la LibératioN

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération. Pendant le mois de janvier dernier, nous avons publié leurs portraits, car le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.
Ces 6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération « dans l’honneur et par la victoire » par le général de Gaulle. Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.

Vous pouvez retrouver leurs portraits en cliquant sur les liens ci-dessous 👇

📍 Marcelle Henry :
bit.ly/MarcelleHenry_

📍 Berty Albrecht :
bit.ly/Berty_Albrecht

📍 Simone Michel-Lévy :
bit.ly/Simone_Michel_Levy_

📍 Marie Hackin :
bit.ly/Marie_Hackin

📍 Laure Diebold :
bit.ly/LaureDiebold_

📍 Émilienne Moreau-Évrard :
bit.ly/Émilienne_Moreau_Évrard

La Fabrique de l’Histoire

La Fabrique de l’Histoire

Le matin du vendredi 3 septembre 1943, un coup de tonnerre ébranle l’Hôtel du Parc à Vichy. Le cabinet du maréchal Pétain apprend l’évasion, dans la nuit, du général Jean de Lattre de Tassigny.
Lâché par ses officiers, le général avait été arrêté le 12 novembre 1942 pour avoir voulu s’imposer par la force à l’invasion de la zone libre par les troupes allemandes.
Condamné à dix ans de réclusion à la prison Montluc de Lyon, puis, le 2 février 1943, transféré à Riom dans l’ancienne cellule de Daladier, Il n’avait qu’une idée en tête : s’évader.
Simone de Lattre, sa femme, loua aussitôt une chambre dans une maison dont le jardin se trouvait en face des murs de la prison. En avril, Bernard, le fils de Lattre, vint à son tour la rejoindre avec la volonté d’aider son père à s’évader :
_ Ma petite maman, tous deux nous voulons absolument faire évader papa. Il faut le faire comme dans les romans policiers : scier les barreaux et sauter le mur.
Et, comme sa mère restait sceptique :
_ Il faut des gens qui risquent tout, même leur vie : toi, moi et si tu veux, Louis.
La foi de Bernard finit par convaincre sa mère. Simone prit alors contact avec le fidèle chauffeur de son mari, Louis Roetsch, qui se mit sans hésiter à leur disposition pour organiser l’évasion.
Louis s’assura un minimum de complicité parmi le personnel de garde : un gardien, Leblanc, favorable au général et un gendarme, Gourset dit Bouboule, qui n’aimait pas les Allemands.
Les conditions de détention n’étant guère rigoureuses, Simone et Bernard, rendaient visite régulièrement au prisonnier sans jamais être fouillés. C’est ainsi que Simone parvint, sous quelques fleurs, à faire passer à son mari une vrille et une scie à métaux que lui avait procurées Louis.
Le 26 août, le général se mit à l’œuvre. Avec sa femme, ils dressèrent une sorte d’échafaudage composé d’une petite table et d’une chaise superposées. Le général au sommet commença à scier un des barreaux.
Ensuite, Simone raconte :
« En sciant le barreau, Il avait chaud, ne disait rien, n’arrêtait pas. Et moi je parlais sans arrêt, de tout et de n’importe quoi à haute voix, faisant les demandes et les réponses. »
Après trois quarts d’heure de travail acharné, de Lattre, triomphalement, présenta le barreau scié. L’ouverture ainsi faite mesurait 29 cm de large et 65 cm de haut. Le barreau fut ensuite remis en place et maquillé.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre, toujours selon Simone :
« Il descendit dans la cour grâce à une corde introduite dans la prison par Bernard et franchit ensuite l’enceinte extérieure par une échelle de corde fournit par Louis qui l’attendait derrière le mur… »
Bouboule, de garde à l’extérieur cette nuit-là, tournait la tête.
La retraite prévue par Louis pour l’évadé était située en pleine montagne, dans une petite ferme à Compains.
Son évasion eut un formidable succès de propagande. En représailles, cinquante-quatre gardiens de la prison ont été arrêtés et le directeur de l’administration pénitentiaire fut relevé de sa fonction.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre, un avion allié se posa clandestinement sur un point d’atterrissage situé non loin de Mâcon. Charles Dequenne, un homme à l’épaisse barbe noire habillé en paysan, monta à bord et s’envola pour l’Angleterre. Ce barbu, c’était de Lattre.
Le 15 août 1944, nommé à la tête de la 1re armée, de Lattre sera aux premières loges du débarquement en Provence. Et, dans la nuit du 8 au 9 mai 1945, il signera pour la France l’acte de capitulation de l’Allemagne.

Disparition d’Émilie Noé, une figure de la Résistance en Côte-d’Or

Disparition d’Émilie Noé, une figure de la Résistance en Côte-d’Or


Mercredi 3 février 2021 à 12:42 -Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne

C’est une figure de la Résistance en Côte-d’Or qui vient de nous quitter dans sa 94e année : Émilie Noé est décédée. Elle avait été déportée en 1944 par les Allemands et avait survécu aux camps de la mort. Elle témoignait régulièrement dans les établissements scolaires.

Durant la seconde guerre mondiale, alors que son père Henri ravitaillait le maquis, Émilie Noé et sa sœur étaient agents de liaison. Elles allaient chercher les plis au maquis et les emmenaient aux responsables des bus qui assuraient la liaison entre Bligny et Dijon. Le 30 mars 1944, Émilie Noé fut arrêtée pour ensuite être déportée. Elle survivra aux camps de la mort. Elle a été la plus jeune déportée de Côte-d’Or.

Grand témoin de la résistance en Côte-d’Or, elle intervenait, encore dernièrement, dans de nombreux collèges et lycées pour faire vivre cette histoire de la résistance et éveiller les consciences de nos jeunes. « Je suis passée par un camp disciplinaire où des prisonniers enchaînés aux pieds tournaient autour d’un bassin. Ils étaient squelettiques, sales, en haillons. Quand l’un d’entre eux tombait par terre, les chiens des Allemands le traînaient. C’était horrible. » avait elle confiée à nos confrères duBien Publicen 2014.

L’hommage de l’adjoint au maire de Dijon, délégué aux anciens combattants, Benoît Bordat
Dans un communiqué, l’adjoint au maire de Dijon délégué aux anciens combattants, Benoît Bordat explique que la municipalité dijonnaise avait « l’honneur de l’avoir à nos côtés lors des commémorations pour la libération de Dijon, le 11 septembre. Par son engagement courageux, Émilie Noé restera pour nous un exemple. Ses messages et ses témoignages étaient précieux pour la jeunesse. Elle défendait les valeurs de fraternité et de courage qui lui étaient chères, transmises par ses parents Henri et Yvonne Fournier. Dijon poursuivra, en lien avec le Comité de parrainage du concours national scolaire de la résistance et de la déportation (CNSRD) dans lequel Émilie Noé était très investie, ce travail précieux de mémoire pour rappeler le rôle majeur de celles et ceux qui se sont battus pour défendre la liberté et la fraternité contre la barbarie nazie. »