Auteur/autrice : JNR-CPL

Saint-Claude : le musée de la Résistance et de la Déportation transformé dans un but éducatif

Saint-Claude : le musée de la Résistance et de la Déportation transformé dans un but éducatif

Dans le cadre d’une mission proposée par le service éducatif des archives municipales de Saint-Claude, Anne Cardinale a commencé la refonte du musée, situé place de la Halle. Dans le but de créer des outils pédagogiques.
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Les colombes, symbolisant la paix, ont été réalisées en 2025 par la classe de CM1-CM2 de l’école Saint-Oyend, avec leur enseignante, Amélie Berger.  Photo Isabelle Manzoni

« L’idée est également de faire appel aux personnes qui possèdent des documents personnels (objets, photos avec le nom des résistants ou déportés), comme une convocation au STO (Service du travail obligatoire en Allemagne) ou bien une carte de ravitaillement… », rappelle Anne Cardinale, professeur d’histoire-géographie et missionnée par la Draeac (Délégation régionale académique pour l’éducation artistique et culturelle), organisme qui vise d’autres centres artistiques et culturels sur tout l’hexagone.

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Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Hommage à Henri Mosson, résistant et déporté

Publié le 17/02/2026

Passeur de mémoire, Henri Mosson était le doyen des survivants du seul camp nazi du territoire français. Décédé à 101 ans, il a passé sa vie à transmettre son histoire en témoin de la résistance et de la déportation.

Un engagement dès la jeunesse

Originaire du village de Boux-sous-Salmaise en Côte-d’Or, Henri Mosson s’est engagé très tôt dans la résistance. C’est sous la fausse identité de Raoul Desbois qu’il intègre un maquis près de Dijon. Dénoncé pour avoir récupéré des armes à destination des combattants clandestins résistants, il est arrêté par la Gestapo et torturé dans l’espoir de le faire parler, ce qu’il refusera de faire.

De la condamnation à la déportation

Le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, il est frappé d’une condamnation à mort qui sera finalement transformée en déportation selon le décret « Nuit et brouillard » qui a pour objectif de faire disparaitre les résistants dans le secret plutôt que de les exécuter au risque d’en faire des martyrs. Il est envoyé au camp de concentration Natzweiler-Struthof en Alsace, allemande à ce moment-là, puis au camp de Dachau juste avant la libération par les Américains.

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Concours national de la Résistance et de la Déportation : annonce officielle du thème pour l’année scolaire 2026-2027

Concours national de la Résistance et de la Déportation : annonce officielle du thème pour l’année scolaire 2026-2027

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD), vecteur essentiel de transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, est l’un des concours scolaires les plus anciens et les plus fédérateurs

Ce concours réunit chaque année près de 40 000 élèves qui produisent, autour d’un thème spécifique, des travaux de réflexion, des exposés ou des créations artistiques en lien avec ce thème. Les projets sont évalués par un jury et des prix sont décernés aux meilleurs travaux. Pour la session 2025-2026, le thème retenu est « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».

Sous la présidence d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et la vice-présidence d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants s’est tenue le 10 février au ministère de l’Éducation nationale la réunion du comité stratégique du concours en présence des représentants de l’État et de ses principaux partenaires. À cette occasion, les ministres ont rendu hommage à l’engagement des équipes éducatives, ainsi qu’au soutien apporté au concours par l’ensemble des partenaires, notamment les fondations et les associations mémorielles, sur tout le territoire.

Le thème des « étrangers dans la Résistance »

Après délibération, les membres du comité stratégique ont proposé le thème suivant pour la session 2026-2027 : « Les étrangers dans la Résistance ». Celui-ci s’inscrit dans l’actualité mémorielle nationale, comporte un apport historiographique important et entre en résonance directe avec les enjeux citoyens contemporains sur l’appartenance et l’engagement républicain.

Ce thème fera l’objet d’une lettre de cadrage qui servira de support pour élaborer le document pédagogique mis à disposition de l’ensemble des établissements susceptibles de s’engager dans le concours, au début de l’année scolaire 2026-2027.

Les ministres encouragent les collégiens de troisième et les lycéens, en France et dans les établissements scolaires français à l’étranger, à s’engager nombreux dans cette action éducative importante.

Source : DICoD

Vous vous intéressez aux 10 000 français partis en Espagne, entre 1936 et 1938, combattant dans les Brigades internationales ?

Vous vous intéressez aux 10 000 français partis en Espagne, entre 1936 et 1938, combattant dans les Brigades internationales ?

Vous vous intéressez aux 10 000 français partis en Espagne, entre 1936 et 1938, combattant dans les Brigades internationales ?
Vous cherchez à comprendre le parcours espagnol d’un grand-père, d’un grand-oncle … ?
Ce site collaboratif vise à honorer ces figures de la lutte contre le fascisme, souvent considérées comme les précurseurs de la Résistance.
En facilitant l’accès à ces récits de solidarité internationale, la plateforme s’assure que l’identité et les valeurs de ces individus ne tombent pas dans l’oubli.
Tous les volontaires ne sont pas encore répertoriés. Les bénévoles de l’association ACER travaillent sur cette base de données pour l’enrichir et faire vivre la mémoire de tous.
Si vous ne trouverez pas celui ou celle que vous recherchez, contactez-nous
recherche_acer@googlegroups.com
Parution : Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1945 De la République espagnole à la Résistance

Parution : Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1945 De la République espagnole à la Résistance

Cet ouvrage est un hommage à tous les républicains espagnols réfugiés en France.
Il contribue à redonner à leurs descendants une identité oubliée ou perdue.
1936-1939, la Guerre d’Espagne entraîne l’exil de nombreux civils et combattants qui traversent les Pyrénées pour trouver refuge en France. De camps en centres d’accueil, ils subissent ensuite à partir de 1940 l’invasion allemande et les conséquences de l’Occupation. La paix venue, beaucoup tenteront d’oublier et choisiront le silence.
Dans cet ouvrage, Ghislain Audion raconte l’exode et le destin des familles Serrano, Ventura et Nuez. À Nantes, Machecoul, Langoiran, qui les ont accueillies, nul n’a jamais su les drames qu’elles ont vécus.
À travers le récit de Judit, une républicaine espagnole, il nous raconte aussi ce qu’ont vécu les réfugiés espagnols en Loire-Inférieure entre 1939 et 1945: une lutte pour la dignité.
PS/De 1936 à 1939, la Guerre d’Espagne a provoqué l’exode d’environ 450 000 républicains espagnols. 30 000 d’entre eux ont transité par la Loire-Inférieure et environ 2 800 civils y ont séjourné durablement.
Originaire de Machecoul et auteur du livre Réfugiés espagnols en Loire-Inférieure, 1936-1939, Ghislain Audion
Des nouvelles du CPL

Des nouvelles du CPL

Paris, le 09 février 2026
Objet : Journée nationale de la Résistance 2026
Chers Amis et Amies,
Le CPL a tenu son Conseil d’Administration et son AG statutaire.
Une part importante des travaux a été consacrée à la Journée nationale de la Résistance ainsi qu’aux conditions de sa pérennisation.
Pour préciser les modalités de son organisation pour 2026, nous proposons une réunion des associations et organisations le
Mardi 10 mars 2026 à 14h30
à la maison du Combattant
et des associations
20 rue E Paillerons 75019
Pour préparer cette réunion, quelques informations et pistes de réflexions retenues par le CPL :
Dans le cadre de la convention entre la Mairie de Paris et le CPL qui coure jusqu’en 2027, la subvention nous permettant d’organiser l’édition 2026 a été votée au Conseil de Paris de février lors du dernier conseil de la mandature.
C’est la prochaine mandature qui pour caler les agendas aura la main tant pour la cérémonie de la rue du Four que concernant la finalisation de l’organisation dans l’arrondissement d’accueil.
À ce jour, il est quasiment assuré que cette édition se tiendra dans le 19e arrondissement.
Cette édition ne pourra pas ignorer la fragilité de la paix dans le monde et les menaces qui s’accumulent, les vaincus de 1945 relevant a tête de façon arrogante et agressive.
Nous proposons que l’édition 2026 participe à la continuation du combat antifasciste scellé le 27 mai 1943.
Sur les pistes des contenus mémoriels à promouvoir et leur actualité dans la France de 2026, pour cette édition (liste non-exclusive), l’année va être marquée entre autres par les anniversaires suivants :
• 90e anniversaire de la guerre d’Espagne et des Brigades Internationales
• 85e anniversaire des premières fusillades de masse de 1941
• 85e anniversaire de l’application du décret allemand Nacht und Nebel (Nuit et Brouillard) organisant la déportation de répression.
• Nous serons à quelques jours du 85e anniversaire de la “ rafle du billet vert ” première grande rafle de persécution.
• Bien sur l’anniversaire du CNR puis de son programme toujours à l’ordre du jour de la JNR
• Nous proposons d’ajouter le 80e anniversaire de l’adoption de constitutions de 1946 et son préambule élaborés par l’assemblée constituante.
• 80e anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui deviendront Droits Humains et l’installation de l’ONU qui serviront de socle au droit international pour un monde de paix et de fraternité.
Nombreuses sont les associations participant à la Journée Nationale de la Résistance à avoir parmi leurs fondateurs ou fondatrices des ancien-nes résistant-es, des interné-es et déporté-es ayant été membre de l’Assemblée Constituante, actrices et acteurs de l’élaboration de la Constitution de 1946. Cette édition 2026 pourrait être l’occasion pour chacune des associations participantes de leur rendre hommage et d’en faire un des thèmes rassembleurs des associations pour cette édition.
Concernant la partie animation et spectacles, le rassemblement des associations autour de la forme village qui a fait la démonstration de sa capacité fédérative demande à évoluer. En s’appuyant sur les productions et relais artistiques et culturels que chacune d’elles porte dans leurs activités, à partir de leurs animations mémorielles, culturelles et artistiques, n’y a-t-il pas là moyen de construire une affiche de spectacle vivant le jour du village qui pourrait se tenir le 28 mai, de proposer des expositions dans les divers lieux de l’arrondissement d’accueil, voire un moment de débat sur un sujet portant date anniversaire ?
Voilà de quoi alimenter la réflexion pour préparer la réunion du 10 mars.
Comptant sur votre présence.
Bien à vous,
Comité Parisien de la Libération
pour nous contacter , <1943.CPL@gamil.com>
Siège social : Musée de la libération de Paris Musée du Gal Leclerc, Musée Jean Moulin, 4 avenue du Colonel H Rol-Tanguy, 75014 Paris.
Administration : Musée de la Résistance nationale, 88 av Marx Dormoy 94 500 Champigny-sur-Marne
Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d’une amnésie française

Des pavés en mémoire de Tsiganes internés par l’État français durant la Seconde Guerre mondiale vont être posés dimanche dans une commune du Bas-Rhin. À Marseille, un monument en hommage aux victimes du génocide tsigane doit également être inauguré. Depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour que cette page sombre de l’histoire de France sorte de l’oubli.

Par : Stéphanie TROUILLARD
Des femmes et des enfants tsiganes internés dans le camp de Rivesaltes, au printemps 1942.© United States Holocaust Memorial Museum

« Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l’extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l’Indre, jusqu’au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C’était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d’être internés dans le camp de Rivesaltes. »

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BLOIS (41) – Lecture à haute voix : « Lisons la Résistance »

BLOIS (41) – Lecture à haute voix : « Lisons la Résistance »

Samedi 14 mars à 15h00 au CRDM, Centre de la Résistance, de la déportation et de la mémoire (6 square Victor Hugo) à Blois (Loir-et-Cher) : Lecture à haute voix « Lisons la Résistance ». Gratuit, sans réservation.

Venez participer à un après-midi convivial autour de lectures réalisées par les bénévoles Lire Ensemble de l’UDAF 41, pour une découverte de récits inspirants de femmes résistantes et résilientes, ces héroïnes à travers l’histoire qui ont relevé des défis avec courage et détermination. Les textes sélectionnés mettront en lumière des parcours variés, montrant que la résistance et la résilience prennent mille visages, du plus ordinaire au plus extraordinaire. Pêle-mêle, le nom de quelques-unes connues et moins connues : Lucie Aubrac, Marie-Madeleine Fourcade, Mélinée Manouchian, Rose Valland, Madeleine Riffaud, Cécile Rol-Tanguy, Yvonne Odon, Laure Diebold, Olga Bancic…

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En Corrèze, des collégiens sur le fil de l’histoire de la Résistance et de la Déportation

En Corrèze, des collégiens sur le fil de l’histoire de la Résistance et de la Déportation

Dans le cadre du concours national de la Résistance et de la Déportation, une vingtaine d’élèves volontaires de troisième du collège Clemenceau, à Tulle, imaginent et réalisent trois vêtements symboliques de la Shoah avec l’artiste Franck Claudon.

Leur salle de cours, l’auditorium de la Cité de l’accordéon, à Tulle,  transformé en vaste et lumineux atelier de couture. Leur sujet d’étude : « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) » ; le thème, cette année, du concours national de la Résistance et de la Déportation, organisé par l’Éducation nationale.

En ce vendredi après-midi, Romane, Élise et leurs copines s’activent, aiguille en main. Avec une vingtaine d’élèves volontaires, issus des cinq classes de troisième du collège Clemenceau, à Tulle, elles cousent et brodent qui une étoile jaune, qui un portrait. Pas n’importe lequel, celui des trois figures de la Shoah – Marcelline Loridan-Ivens, Simone Veil et Ginette Kolinka -, dont elles ont fait le fil rouge de leur projet, conduit par leurs professeures d’histoire-géo Céline Amelot-Roy et d’arts plastiques Sophie Marie (*).

Trois femmes en fil rouge
Chacun, ils ont lu des témoignages, regardé des documentaires, rencontré des représentants du Mémorial de la Shoah, visité le musée Michelet à Brive et son exposition consacrée à l’œuvre d’Anna Garcin « L’art contre l’oubli », et découvert les collections de la Cité de l’accordéon et des patrimoines tullistes. Conservés dans les réserves, plusieurs tenues de déportés, et surtout, la Robe d’après-minuit, réalisée par l’artiste Franck Claudon.

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