Auteur : JNR-CPL

Connaissez-vous Hélène Berr ?

Connaissez-vous Hélène Berr ?

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#WWII #Mémoire #Portrait Connaissez-vous Hélène Berr ?
Hélène Berr a 21 ans en 1942. Étudiante brillante à la Sorbonne jusqu’en 1942, elle est exclue du concours de l’agrégation à cause des lois antisémites de Vichy. Le 7 avril 1942, elle commence à écrire dans son journal où elle consigne quotidiennement toutes ses observations et réflexions.
« Je note les faits, hâtivement, pour ne pas les oublier, parce qu’il ne faut pas oublier » H. Berr.
Le 8 mars 1944, Hélène est arrêtée avec ses parents. Amenés à Drancy, ils sont déportés le 27 mars 1944 à Auschwitz. Transférée à Bergen-Belsen en novembre 1944, elle y meurt en avril 1945, 5 jours avant la libération du camp.
« Le Journal d’Hélène Berr est à la fois le journal d’une jeune juive sous l’Occupation, d’une sensibilité et d’une qualité littéraires exceptionnelles, et une référence historique » Simone Veil v/L’Express.
Comment faire l’histoire de la Résistance ?

Comment faire l’histoire de la Résistance ?

Ce jeudi 11 novembre, Hubert Germain a rejoint le dernier caveau de la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il était l’ultime survivant des Compagnons de la Libération. Est-ce à dire que le temps des témoins est terminé, et que commence celui des historiens ?

Le général de Gaulle n’avait pas souhaité proclamer le rétablissement de la République puisque, pour lui, celle-ci n’avait jamais cessé d’être. Tel est le « mensonge sacré des patriotes », qui donne sa majuscule au grand nom de Résistance. Comment en écrire l’histoire ? Tâche difficile, assurément, qui doit naviguer entre vérité et mensonges, témoignage et archives, enquêtes et mémoire. Les historiens du futur, c’est nous aujourd’hui. Le jeudi 11 novembre 2021, Hubert Germain a rejoint le dernier caveau de la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien, qui lui était réservé en tant qu’ultime survivant des Compagnons de la Libération. Est-ce à dire que le temps des témoins est terminé, et que commence celui des historiens ?

Pour le comprendre, nous allons nous intéresser à l’avant-dernier compagnon de la Libération, mort il y a un an, presque jour pour jour, à 101 ans. Il s’agit de Daniel Cordier.

Nous en parlerons avec Laurent Douzou, historien de la Résistance, rejoint dans la seconde partie de l’émission par Paulin Ismard, dont les entretiens avec Daniel Cordier ont donné lieu, en 2013, à ce beau livre, De l’Histoire à l’histoire. Comment l’histoire peut perdre sa majuscule au moment où la Résistance la conquiert ? Comment un témoin se fait historien, avant de redevenir témoin de la manière dont il est devenu historien ?

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Hommage à Renée Lévy, résistante française de la première heure

Hommage à Renée Lévy, résistante française de la première heure

Par Marie-Jo Bonnet

Publié le 11/11/2021 à 15:26, Mis à jour le 12/11/2021 à 11:11

Petite fille d’Alfred Lévy, Grand Rabbin de France de 1907 à 1919, Renée Léa Lévy est née à Auxerre, le 25 septembre 1906, dans une famille d’universitaires. Famille Grun
FIGAROVOX/TRIBUNE – Le dernier Compagnon de la Résistance, Hubert Germain est inhumé ce jeudi 11 novembre au Mont-Valérien. À cette occasion, l’historienne Marie-Jo Bonnet rend hommage à Renée Lévy, l’une des rares femmes également inhumées au Mémorial de la France combattante.

Marie-Jo Bonnet est historienne, militante féministe et co-fondatrice des «Gouines Rouges». Elle a également participé au Mouvement de Libération des Femmes dès 1971. Auteur de plusieurs ouvrages, elle a publié «La Maternité symbolique» (Albin Michel, 2020).

Petite fille d’Alfred Lévy, Grand Rabbin de France de 1907 à 1919, Renée Léa Lévy est née à Auxerre, le 25 septembre 1906, dans une famille d’universitaires. Son père, Léon Lévy, décédé quatre ans après sa naissance, avait participé à la création des premières Amicales des professeurs de l’enseignement secondaire. Sa mère, Berthe Lévy, fait partie d’une des premières promotions de l’École normale supérieure de Sèvres. Quelques années après la naissance de sa fille, elle est nommée en 1912 professeur de Lettres au lycée Victor-Hugo à Paris.

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Cette famille rend hommage à son grand-oncle résistant qui a sauvé 150 prisonniers pendant la guerre

Cette famille rend hommage à son grand-oncle résistant qui a sauvé 150 prisonniers pendant la guerre

Par Benoit LE BRETON

À Caen en Normandie, Jean-Marie Vinclair entraîne sa femme allemande et leurs deux enfants en pleine Seconde Guerre mondiale. Il souhaite réaliser un documentaire sur son grand-oncle Raymond, résistant ayant sauvé 150 prisonniers pendant la guerre et guillotiné en 1944 par les nazis.

Raymond Vinclair n’a pas été englouti dans les oubliettes de l’histoire. Depuis 2005, la place de la gare à Betton (Ille-et-Vilaine), sa ville natale, porte le nom de cet ancien cheminot rennais, guillotiné à 26 ans, le 24 juillet 1944, dans une prison en Allemagne. Sa notoriété posthume n’a jamais atteint celle d’une Sophie Scholl, la jeune résistante allemande, exécutée par les nazis pour « haute trahison », sur décision du sinistre « tribunal du peuple » à Berlin en Allemagne devant lequel Raymond a aussi comparu.

Mais, héros fantôme, le résistant l’est surtout pour Jean-Marie Vinclair, 48 ans, installé à Caen (Calvados). « Jamais, dans ma famille, je n’avais entendu parler de mon grand-oncle », s’étonne ce professionnel de l’image, pourtant présent, en 2005, lors de l’inauguration de la place à Betton. L’événement n’a pas suffi à piquer sa curiosité. « La représentation que j’avais des relations franco-allemandes se limitait à cette poignée de main, en 1984, entre le président Mitterrand et le chancelier Kohl. Pour moi, l’antagonisme, lié aux deux guerres mondiales, c’était de l’histoire ancienne. »

Prisonniers de guerre libérés

Envoyé en Allemagne, dans le cadre du service du travail obligatoire (STO), Raymond Vinclair a profité de son affectation dans une gare de marchandises pour, avec l’aide de complices, renvoyer dans leur pays des prisonniers de guerre français, belges et néerlandais, en les transférant, la nuit, d’un wagon à l’autre. En deux mois, quelque 150 prisonniers auraient profité du subterfuge avant la dénonciation de ses organisateurs à la Gestapo.

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« PARCOURS DE MANIFESTANTS DU 11 NOVEMBRE 1940 »

« PARCOURS DE MANIFESTANTS DU 11 NOVEMBRE 1940 »

« PARCOURS DE MANIFESTANTS DU 11 NOVEMBRE 1940 »
Fidèles à leur engagement initial, certains manifestants du 11 novembre 1940 ont ensuite prit une part active aux combats dans la Résistance ou dans les armées de la Libération. Certains furent internés ou déportés, souvent décorés de nombreux titres de guerre (66 sont titulaires de la Légion d’honneur).
Selon les statistiques établies en 1998 par l’Association des résistants du 11 novembre 1940 (portant sur 114 membres de l’association), 52 ont eu une activité dans la Résistance après le 11 novembre 1940, 46 ont appartenu aux armées de la Libération et 63 ont été internés ou déportés. Au niveau professionnel, 46 d’entre eux ont fait une carrière politique (dont deux anciens ministres, 6 députés et sénateurs), 40 ont suivi une carrière libérale (dix-sept médecins, sept avocats, trois ingénieurs, un architecte), 35 se sont lancés dans des filières industrielles ou commerciales.
Retrouvez quelques-uns de ces parcours :
Iconographie des 17 Compagnons de la Libération nés, morts ou inhumés dans le Morbihan

Iconographie des 17 Compagnons de la Libération nés, morts ou inhumés dans le Morbihan

23 h 
Quelques jours après l’inhumation de Hubert Germain, dernier compagnon de la libération, au Mont Valérien, nous vous présentons cette iconographie des 17 Compagnons de la Libération nés, morts ou inhumés dans le #Morbihan.
L’Ordre de la Libération est institué par le général de Gaulle en 1940 afin de récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées dans l’œuvre de libération de la France et de son Empire.
17 Compagnons de la Libération sont nés, morts ou inhumés ds #Morbihan dont Mathurin Henrio, de #Baud, abattu par les Allemands en février 1944 alors qu’il n’a pas 15 ans.
Deuxième ordre national français après la Légion d’honneur, l’Ordre de la Libération ne comporte qu’un seul titre, celui de Compagnon de la Libération et un insigne unique, la Croix de la Libération.
Pour rappel, 1 038 personnes, cinq communes françaises et dix-huit unités combattantes sont Compagnon de la Libération. Un peu plus de 700 Compagnons ont survécu à la guerre. 270 sont nommés à titre posthume. 50, déjà Compagnons, sont morts au combat ou en service commandé avant la fin de la guerre. Presque les trois-quart des Compagnons de la Libération sont issus des rangs de la France libre et un quart des rangs de la Résistance intérieure.
Les Compagnons de la Libération sont d’origine sociale, religieuse ou politique très variée. On trouve parmi eux des étudiants, des militaires, des ingénieurs, des paysans, des industriels, des hommes de lettres, des diplomates, des ouvriers, des membres du clergé, des tirailleurs africains, des magistrats ou encore des médecins.
Six femmes ont reçu la Croix de la Libération :
– Berty Albrecht, co-fondatrice du mouvement Combat, morte à la prison de Fresnes en 1943
– Laure Diebold, agent de liaison du réseau Mithridate et secrétaire de Jean Moulin, déportée
– Marie Hackin, chargée de mission avec son mari, disparue en mer en février 1941
– Marcelle Henry, du réseau d’évasion VIC, morte à son retour de déportation
– Simone Michel-Lévy, de la résistance P.😭., morte en déportation
– Emilienne Moreau-Evrard, héroïne de la guerre 1914-18, agent du réseau Brutus
Plus de 10% des Compagnons de la Libération n’ont pas 20 ans au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939.
Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt

Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt

Autre temps fort du week-end commémoratif : le samedi 16 octobre 2021 a eu lieu au château de Châteaubriant la seconde cérémonie de ce 80e anniversaire des exécutions. Serge Adry, Président du Comité local du souvenir des héros de Châteaubriant, demande à la soixantaine de personnes réunies une minute de silence après le dépôt de gerbe effectué par Denis Fraisse, du Comité local. Puis l’allocution suivra, rappelant que, dans cette cour du château, « 27 corps furent jetés, entassés, ensanglantés, avant la mise en bière, simplement numérotés, dans 9 cimetières (…) 27 dirigeants de grandes fédérations CGT, des communistes, des patriotes, des résistants, ne furent pas choisis par hasard, mais désignés par Pierre Pucheux, l’un des grands représentants du patronat ».
(c) Photos Patrice Morel
Madeleine Riffaud, Croix de guerre mais privée de pension

Madeleine Riffaud, Croix de guerre mais privée de pension


Vendredi 12 Novembre 2021
Clara Martinot
L’héroïne de la Résistance fait face à des problèmes administratifs qui l’empêchent de toucher sa pension militaire. Toujours vivante, ce n’est apparemment pas le cas de son dossier, arrivé à expiration.
Non, la célèbre résistante et ancienne grande reporter à L’Humanité, Madeleine Riffaud, n’est pas morte ! Pourtant, depuis plusieurs mois elle ne reçoit plus sa pension militaire, comme l’explique le tweet de Jean-David Morvan, co-scénariste avec elle de la bande dessinée Madeleine, Résistante, retraçant sa vie, pour le moins extraordinaire. Appelée par « une dame très sympathique », employée du ministère des Anciens combattants, elle apprend que son dossier a été clôt, le même jour que l’inhumation d’ Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération. « Ils disent que mon dossier était arrivé à expiration. Sauf que moi je suis encore là, hé ! » s’amuse-t-elle, malgré tout, dans le même tweet. Pour prouver son statut de volontaire de la Résistance, l’ancienne journaliste de 97 ans est dans l’obligation de fournir sa carte d’ancienne combattante, datant de 1957.

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Commémoration. 77 ans après avoir reçu la Croix de la Libération, Grenoble se souvient

Commémoration. 77 ans après avoir reçu la Croix de la Libération, Grenoble se souvient

Ce vendredi 5 novembre 2021, Grenoble (Isère) a célébré le 77e anniversaire de la remise de la Croix de la Libération, le 5 novembre 1944.

Au lendemain d’une première journée de célébration, Grenoble (Isère) a commémoré ce vendredi 5 novembre 2021 le 77e anniversaire de la remise de la Croix de la Libération.

À 10h30, l’Ordre de la Libération a déposé une gerbe sur la plaque des treize Compagnons de la Libération de l’Isère, parc Paul-Mistral, puis une réception était organisée dans les Salons de l’Hôtel de Ville.

Un hommage national sera également rendu en présence du maire de Grenoble, Eric Piolle, au dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, ce jeudi 11 novembre à Paris.

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Nuit des îles (2/12) : 1200 habitants, un puits, deux menhirs et un dolmen : reportage à l’Île de Sein, médaille de la résistance française

Nuit des îles (2/12) : 1200 habitants, un puits, deux menhirs et un dolmen : reportage à l’Île de Sein, médaille de la résistance française

Reportage à l’Île de Sein par Lise Elina pour la Radiodiffusion française (enregistré le 01/07/1945 Programme parisien).

L’Île de Sein, au large de la baie de Douarnenez, 1200 habitants, un puits, deux menhirs et un dolmen.. elle sera faite médaille de la résistance française en août 1946. Mais avant cela, en juillet 1945, la journaliste Lise Elina était sur place pour un reportage qui donnait à entendre des témoignages d’habitants sur la guerre toute récente encore. * Ni gaz, ni électricité, ni eau courante, un horizon qui se borne à la mer, à la pêche, l’Île de Sein propose un paysage grandiose mais un peu sinistre parfois. Le 18 juin 1940 les habitants entendirent l’appel du général de Gaulle. La vie durant la guerre fut difficile sans la plupart des hommes partis combattre. On entendait dans ce reportage les habitants de l’Île de Sein chanter des airs traditionnels et témoigner de leur vie insulaire durant la guerre, qui venait à peine de s’achever.  Par Lise Elina Reportage à l’Île de Sein : Diffusion sur la Radiodiffusion française (Enregistré le 01/07/1945  Programme parisien) Indexation web : Documentation sonore de Radio France Archive Ina-Radio France

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