Quand Instagram contribue au devoir de mémoire

Quand Instagram contribue au devoir de mémoire

Le compte Twitter tenu par l’historien Jean-Christophe Notin sur les combattants de la Libération vient d’être doublé début novembre d’une page Instagram, afin de transmettre une partie de l’histoire de France à travers certains parcours de résistants.

Le compte Twitter « Paroles de Combattants de la Libération » débarque sur Instagram! Jean-Christophe Notin, historien et écrivain, a ouvert en 2019 un compte Twitter, dont l’objectif est de diffuser à un large public les histoires des différents acteurs de la résistance et entretenir un devoir de mémoire à leur égard. Suivi par près de 85.000 personnes, il rencontre un franc succès.

LIRE LA SUITE

Un hommage rendu à Albert Pochat

Un hommage rendu à Albert Pochat

Arrêté le 12 juin 1944, lors de la rafle effectuée par les Allemands à la suite de l’enlèvement de quatre soldats allemands à Plomeur, le 6 juin 1944, Albert Pochat sera déporté au camp de concentration de Buchenwald puis de Ellrich où il décédera le 18 mars 1945, à l’âge de 22 ans.

La médaille de la Résistance française a été décernée à Albert Pochat et remise lors de cette cérémonie à Yanis, son neveu âgé de 16 ans, en présence de ses parents. Une plaque de la rue qui portera le nom d’Albert Pochat et rappelant le parcours de ce résistant a été dévoilée.

Dans son intervention Nathalie Carrot-Tanneau, maire de Tréffiagat-Léchiagat, a invité à « ne pas oublier ceux qui se sont engagés, en particulier tous nos concitoyens bigoudens qu’ils soient de la France Libre, de la France combattante ou de la France résistante et qui ont participé à la libération de notre pays ».

VOIR TOUT

 

À Bourges, le grand résistant berrichon Hubert de Lagarde honoré, petites lueurs sur un soldat de l’ombre

À Bourges, le grand résistant berrichon Hubert de Lagarde honoré, petites lueurs sur un soldat de l’ombre

Militaire par tradition familiale, homme de lettres et d’érudition, patriote sans concession, résistant de la toute première heure, virtuose de la quête, de l’analyse et de la transmission du renseignement, rompu à toutes les techniques de la vie clandestine… Tel fut le lieutenant-colonel berrichon Hubert de Lagarde, mort pour la France en déportation, début 1945. À Bourges, une petite exposition évoque la mémoire de cet homme immense, mais oublié.

Le 25 janvier 1945, à bout de forces, un homme agonise au camp de concentration de Dora, près de Buchenwald, en Allemagne. Le Berrichon demande où en est l’avancée des Alliés. La France est en grande partie libérée, lui dit-on. « En somme, les nouvelles sont bonnes », murmure Hubert de Lagarde. Ses dernières paroles.
Ainsi s’éteint une figure majeure de la Résistance, aujourd’hui très méconnue, qu’une exposition, aux archives départementales, à Bourges (*), tente de ramener vers nous. Dès la fin juin 1945, le colonel Passy, compagnon de la Libération et alors chef du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), les services secrets de la France libre, l’adoube « Résistant de la première heure ».

LIRE LA SUITE

Michel Hollard, le résistant français qui a sauvé Londres

Michel Hollard, le résistant français qui a sauvé Londres

Cet homme a en partie préservé Londres des terribles attaques des V1 allemands grâce à de précieux renseignements livrés en Suisse, en passant par le Genevois et Machilly.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il y eut des hommes à l’héroïsme précoce, tels ces 128 pêcheurs de l’île de Sein qui, dès juin 1940, ont rejoint de Gaulle et l’Angleterre pour poursuivre le combat contre l’occupant nazi. Moins connu, Michel Hollard (1898-1993) est de cette trempe-là. Ce valeureux combattant de la Grande Guerre n’accepte pas la capitulation française.

Une idée précise derrière la tête

Bien décidé à résister, cet ingénieur de 42 ans quitte son emploi au Centre d’Études de Mécanique, Balistique et Armement, à Paris, quand il découvre que cette société travaille pour l’occupant. Il se fait ensuite engager par la maison Gazogènes Autobloc, où sa fonction de représentant lui offre une couverture idéale pour voyager librement en France. Car notre homme a une idée derrière la tête : rejoindre la Suisse et prendre contact avec l’ambassade britannique, dans le but de créer un réseau de résistance. Sous couvert de reconnaître des coupes de bois dans le Jura, permettant d’alimenter les gazogènes, le voici qui arrive à vélo au mont Châteleu (Doubs), proche de la frontière. Grâce à l’exploitant forestier Paul Cuenot, sa première « recrue », Hollard passe en Suisse le 22 mai 1941 et peut contacter l’ambassade britannique installée à Berne. L’accueil est plutôt frais de la part des militaires helvètes et des diplomates anglais, mais sa force de conviction et les renseignements qu’il apporte vont rassurer ses interlocuteurs. Notre homme peut dès lors commencer à constituer son réseau de résistance, baptisé « Agir ».

LIRE LA SUITE

Un biopic français en préparation sur Joséphine Baker

Un biopic français en préparation sur Joséphine Baker

 

Joséphine Baker va avoir le droit à son propre biopic sur grand écran. C’est la première fois que cette figure emblématique de la culture et de l’histoire va bénéficier de sa propre adaptation cinématographique.

John F. Kennedy chez James Gray, Ferrari chez Michael Mann ou encore Maria Callas chez Larraín, les biopics se multiplient sur grand écran. En France, alors que Simone, Le Voyage du Siècle a été présenté en octobre 2022, c’est au tour d’une autre grande femme panthéonisée, Joséphine Baker, d’être au cœur d’un projet cinématographique. Le long-métrage, dont les prises de vue débuteront en 2023, se concentrera sur la vie et l’œuvre de cette artiste hors-norme. Vedette de music-hall et icône des Années Folles, Freda Josephine McDonald de son vrai nom, a également joué un rôle important dans la Résistance Française durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi via ses prises de position contre le racisme, durant le mouvement des droits civiques.

LIRE LA SUITE

« Vous n’irez plus danser », l’histoire des Bals Clandestins pendant l’occupation

« Vous n’irez plus danser », l’histoire des Bals Clandestins pendant l’occupation

De mai 40 à avril 45, pendant la Seconde Guerre mondiale, les bals sont totalement interdits sur le territoire français. S’organisent donc des bals clandestins sur lesquels revient en ce moment le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne, avec l’exposition « Vous n’irez plus danser ».

C’est tout en haut des marches du musée que démarre l’exposition, avec la projection d’un extrait du film La Belle Equipe. Tourné en 1936 sur les bords de Marne, avec Jean Gabin, il illustre l’importance des bals et des guinguettes pendant l’entre-deux-guerres, raconte Manuel Mingot Nicaise archiviste, médiateur au Musée de la Résistance nationale et commissaire de l’exposition Vous n’irez plus danser : « On danse à toute occasion, en famille, ou encore le dimanche entre amis, après la semaine de travail, mais aussi pendant des fêtes commémoratives nationales, comme le 14 juillet. Et c’est un moment aussi où se développent énormément des musiques venues d’outre-Atlantique, apportées par les soldats américains pendant la Première Guerre mondiale, auxquelles viennent s’ajouter des musiques d’Amérique Latine, des Antilles. »

LIRE LA SUITE