Mamadou Hady Bah, le tirailleur sénégalais devenu héros de la Résistance
Héros oublié de la Résistance, Mamadou Hady Bah, tirailleur sénégalais fusillé en 1943, a dirigé le premier maquis vosgien. Son engagement, longtemps effacé de la mémoire collective, renaît aujourd’hui grâce au travail des historiens et aux témoignages de ceux qui l’ont connu.
- Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS, spécialiste de l’immigration et de l’histoire de la classe ouvrière.
Engagé volontaire dans l’armée française, évadé de captivité puis chef de maquis dans les Vosges, Mamadou Hady Bah est une figure exceptionnelle de la Résistance française. Dans le dernier épisode de la saison 2 de la série « La Voix des invisibles », l’historien Gérard Noiriel retrace le parcours de ce tirailleur sénégalais musulman, fusillé en 1943 par la Gestapo. Longtemps méconnu, son rôle dans la Résistance est désormais reconnu et valorisé grâce à la mémoire collective, portée par les témoins, les familles et les travaux des chercheurs.
CNRD 2025-2026

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Information

Cinq nouveaux Stolpersteine ont été posés à Roubaix

Résistance : le combat des Justes pour sauver les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

Quand les grandes rafles débutent à l’été 1942, des pasteurs, des prêtres et des professeurs s’insurgent contre les déportations vers les camps de la mort. Leurs mots viennent briser le silence des institutions et alimenter la flamme de la Résistance, tandis que des écoles et des couvents ouvrent leurs portes aux réfugiés juifs.
Au printemps 1940, l’armée française est défaite par la Wehrmacht et le Maréchal Pétain s’engage à collaborer avec les forces d’occupation. Parmi les mesures prises par son gouvernement, installé à Vichy : le statut des juifs, daté du 18 octobre, qui les exclut de la vie publique. Beaucoup de réfugiés juifs étrangers sont également regroupés dans des camps d’internement.
Exposition itinérante « Toutes les couleurs de la liberté : la Résistance dans les BD de la libération à 1949 »

Parution

Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l’égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l’importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L’équipe d’encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l’improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l’hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, «â??Le palace des bagnards d’honneurâ??» comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17.000 à 20.000 déportés, soit plus d’un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d’extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l’hôtel et que s’est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l’attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l’ampleur de la tragédieâ??? Ce livre est issu d’une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d’archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.
PARUTION DU »GUIDE DES MONUMENTS AUX VICTIMES DES CAMPS NAZIS AU CIMETIÈRE DU PÈRE LACHAISE »
Ce guide présente les 15 monuments en hommage aux victimes des camps nazis au cimetière du Père Lachaise avec un résumé de chaque camp (96 pages).
15 euros (+ 7 euros de frais de port), à commander ou à venir chercher à :
AFMD 75
31 bd Saint Germain
75005 Paris.

